Archives mensuelles

février 2007

Communication interactive Événements NTIC OpenSocialWeb

À quoi ressemble Internet 2 ou Web 2.0 ?

27 février 2007

Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous une réflexion qui origine de Michel Cartier et du fruit du travail de veille technologique des membres du Réseau Constellation, dont je fais partie. Cette réflexion prend forme d’un texte et d’une présentation qui sera faite an avril prochain à Paris dans le cadre de la conférence Intracom. «L’histoire de notre société progresse par bonds et, chaque fois, elle s’est dotée d’un nouvel outil de communication afin de faciliter ces passages : l’imprimerie, la radio et la télévision, par exemple. Actuellement, notre société est en mutations profondes et cette fois-ci l’outil de notre changement sera Internet. Comme les outils précédents, il sera le multiplicateur de nos mutations et aussi le miroir de ce que nous devenons : YouTube, Flickr, My Space, par exemple. Plus qu’un réseau, Internet 2 modifiera la démocratie, la culture et l’économie ; plusieurs parlent même de 5e pouvoir. Il devient important de mieux connaître cet outil.

Les deux questions les plus fréquemment posées sont En quoi est-il différent d’Internet 1 ? Et Quel est son futur ?

Les trois générations Internet

Internet 1
C’est en connectant ensemble les ordinateurs (vers 1980) et en leur fournissant un système d’adresse (vers 1990) que l’Internet 1 a vu le jour. Son mode était de type broadcast. c’est-à-dire permettant aux appareils de communiquer.

Internet 2
La convergence des telco, câblo et satellites a commencé à développer l’Internet 2 (vers 1995) auxquels s’ajoutent (à partir de 2000) le sans-fil, le GPS et les circuits RFID, créant un espace beaucoup plus complexe parce que mobile et personnalisé. Bientôt, s’ajouteront la TVHD et ses normes, et encore plus de largeur de bande (à partir de 2007). Son mode est de type narrowcast, c’est-à-dire qu’il favorise la création des niches et permet aux réseaux de communiquer entre eux.

La conférence Next Web à Amsterdam

Différents mots sont utilisés pour décrire cette génération : Web 2.0, Next Web, One Net, Third Generation technologies, augmented reality, peopleware, pervasive computing, multiplateforme, intégration verticale, e-Transformation, plurimédia, etc.

Internet 2 est la suite du Battlefield Internet développé pour l’armée américaine lors de l’envahissement de l’Irak.

Internet 3
Il est déjà en préparation dans plusieurs laboratoires américains (voir le Metaverse Roadmap par exemple). Dans les officines, on le connaît sous le nom de The Next Big Thing.

Son mode IP Everywhere (c’est-à-dire always connected) permet à tous les utilisateurs de communiquer entre eux, le protocole IPv6 (en développement) permettant à tous les appareils actuels et à venir de se connecter ensemble vers 2010. Il sera encore plus puissant et hybride que les précédents : sur mesure, géopositionné, transparent et dématérialisé, c’est-à-dire imbriqué dans l’environnement.

L’industrie Internet

Actuellement, l’industrie Internet est composée d’un quinzaine de secteurs d’activités, chacun possédant son histoire et ses marchés, comme on le voit dans le tableau suivant. On réalise que beaucoup de nos activités quotidiennes ont comme support les TI, et qu’aux techniques actuelles s’ajoutent des innovations que nous utiliserons bientôt (colonne de droite dans le tableau).

Conclusions provisoires

  • À chaque génération, Internet acquiert plus de puissance et se rapproche de l’utilisateur par sa plus grande convivialité et visualisation.
  • La quantité des applications et des innovations est telle que nous avons l’impression d’une accélération phénoménales des TI (ralentie par les résistances sociales) ainsi que d’un haut taux de pénétration auprès du grand public.
  • Chaque nouvelle génération technologique développe en fait une extension de l’espace marchand et modifie le modèle économique.
  • Les promoteurs vont bientôt nous offrir un ultra-haut-débit quasi-gratuit pour favoriser la consomation. Leur but ultime : faire de la mondialisation notre futur (?)»

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Communication interactive Événements OpenSocialWeb

L’Internet…En deux sondages…

26 février 2007

C’est la saison des sondages… Je ne veux pas parler des sondages politiques ni de la campagne électorale sur le Web, d’autres blogeurs comme Michel Leblanc le font très bien… Je veux parler de deux sondages parus récemment, un au Québec et un autre aux USA et qui portent tous deux sur nos habitudes «webifiantes» et «sans-filisantes». Le premier est celui orchestré par le CEFRIO, cet organisme qui a pignon sur rue à Québec et qui aide les organisations à être plus productives en utilisant les technologies de l’information comme levier de transformation et d’innovation. Son directeur Enquêtes et Veille stratégique, Éric Lacroix vient de rendre public son bilan de l’utilisation de l’Internet par les québécois. Le sondage a été réalisé en collaboration avec la maison de recherche Léger Marketing. Je vous pointe ci-dessous quelques faits saillants mais pour en savoir plus je vous renvoie au communiqué de presse officiel du CEFRIO. Celui spécialement amnagé pour le NETendances 2006 n’est pas encore prêt puisque les résultats les plus récents sont ceux de 2005 ! :

* Aujourd’hui, 72 % des adultes québécois naviguent régulièrement sur Internet. Et pour une première fois dans la petite histoire de l’internet au Québec, l’enquête démontre que maintenant, autant de femmes que d’hommes utilisent Internet.

* NETendances révèle que les deux tiers (67 %) des adultes du Québec habitent un domicile branché et que la majorité d’entre eux (86%) sont abonnés à la haute vitesse. Autre gain considérable : la haute vitesse par câble est désormais utilisée par 32 % des Québécois (25 % en 2005).

* Que 2,8 millions de Québécois (47 %) se servent d’Internet dans le cadre de leur travail. Et la proportion d’adultes québécois qui travaillent à la maison par Internet a fait un bond remarquable, passant de 19 % en 2004 à 31 % en 2006.

* Que les blogues gagnent en popularité car, seulement au cours de la dernière année, 450 000 nouveaux lecteurs au Québec. Ainsi, un adulte sur cinq (20 %) a déjà visité un blog, comparativement à un sur dix en 2005

* Et que l’année 2006 a été marquée par le Web 2.0 et en particulier par le téléchargemnent de musique en ligne avec des sites comme iTunes et Last.fm. Ainsi, en 2005, 18% des Québécois téléchargeaient leurs «tounes» préférées. Fin décembre 2006, ils étaient 26%. Une progression qui ne s’arrêtera pas là…Même chose pour les vidéos. Voici ce qu’en dit d’ailleurs le fameux communiqué du CÉFRIO : «Pensons seulement au site YouTube, consacré l’invention de l’année par le magazine Time ou encore plus près de nous, aux Têtes à claques qui fracassent des records de fréquentation. En clair, ce sont 16 % des Québécois qui se sont intéressés aux vidéos en ligne en décembre dernier, ce qui représente 330 000 adultes de plus qu’en 2005. Pas étonnant que plusieurs experts perçoivent ce secteur d’activité comme étant la voie de l’avenir sur Internet».

Des jeunes incessamment connectés !!!

Chez nos voisins du Sud, le groupe Pew Internet and American Life Project vient de publier les résultats d’un sondage sur les habitudes en ligne des américains et particulièrement en ce qui a trait au sans fil. L’étude a qualifié de sans fil une connexion à Internet par Wi-Fi ou par un réseau de téléphonie mobile. Les résultats révèlent des faits étonnants : Les personnes qui utilisent des services Internet sans fil «démontrent un engagement plus profond envers le cyberespace», indique une nouvelle étude américaine. 54% de tous les internautes vérifient leur boîte de courriel quotidiennement, alors que cette proportion s’élève à 72% chez les internautes sans fil en particulier. Un peu moins de la moitié des internautes sans fil consultent des nouvelles en ligne à tous les jours, tandis que cette proportion chute à 31% lorsque l’on considère l’ensemble des internautes.

Le sondage indique que la proportion d’internautes se connectant du domicile à Internet par des services sans fil a presque doublé en deux ans, passant d’un sur dix en janvier 2005 à un sur cinq en décembre 2006. Quelque 80% des internautes avec accès sans fil de leur domicile bénéficient également d’une connexion à large bande. Lesondage révèle également que le sans fil semble mener à un usage plus intense d’Internet, soutenant la prémisse que «la caractéristique essentielle de la communication mobile, c’est la connectivité et non la mobilité». «Les circonstances de vie d’une personne, comme son emploi par exemple, peuvent créer le besoin d’une connectivité généralisée pour le courriel et de services sans fil connexes», suggère le rapport du sondage. Un professeur de sociologie et de planification urbaine et régionale à l’Université de Berkeley en Californie, du nom de Manuel Castells appelle ce phénomène «relentless connectivity», ou la «connectivité incessante».

Et sans aucune surprise, les résultats du sondage de PIALP identifient les jeunes comme étant les plus grands consommateurs de portabilité et de connectivité : Le plus grand pourcentage d’utilisateurs de services Internet sans fil se retrouve dans la tranche d’âge des moins de trente ans (Générations Y et G). Chez ces jeunes répondants, 37% se connectent à Internet en tout lieu, 40% possèdent un ordinateur portable, 26% utilisent un réseau sans fil à domicile et quatre sur dix sont propriétaires d’un téléphone permettant de surfer Internet. Le sondage de Pew a été administré entre le 30 novembre et le 30 décembre 2006 à un total de 2 373 adultes américains âgés de 18 ans et plus. De ces répondants, 1 623 se sont déclarés internautes et 798 de ces utilisateurs Internet ont répondu à des questionnaires sur l’accès en ligne sans fil.

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Entreprise 2.0

Le gaming au secours de la chirurgie laparoscopique !!!

23 février 2007

J’ai reçu, ce matin, un courriel de Patrice Leroux, de l’Université de Montréal, qui me souligne un article paru sur un site d’actus médicales, medpagetoday.com. Cet article réfère à un autre paru dans Archives of Surgery sour le plume du Dr.James Rosser, du Beth Israel Medical Center à New York. Le chirurgien a mené une petite enquête auprès de ses confrères en chirurgie laparoscopique et trouvé que ceux qui jouent à des jeux vidéo au moins trois heures par semaine étaient 27% plus rapides et faisaient 37% moins d’erreurs !

Le Dr. Rosser à gauche

En lisant ces chiffres, cela m’a sonné une cloche… Je connais ce docteur ! Mais où ai-je entendu parler de cette histoire ? Je cherche dans mes lectures récentes et ne trouve rien jusqu’à ce que je me souvienne de mon bon ami Marc Prensky, lui aussi de New York. C’est lui qui m’en avait parlé en septembre dernier lors de ma visite chez lui à NY. Il avait rencontré le bon docteur pour son livre «Don’t Bother Me Mom, I’m Learning», son deuxième ouvrage sur le Digital Game Based Learning, paru en 2006. Dans ce bouquin il mentionne également que le Dr. Rosser, à la lumière de ces chiffres, fait maintenant pratiquer ses collègues au moins une demi-heure en gaming avant de passer en salle opératoire !

En fait, il a tellement de succès avec cette méthode qu’il a créé le «Top Gun Laparoscopic Skills and Suturing training program» suivi actuellement par 33 chirurgiens. Ce qui fait dire au Dr. Rosser : «It is likely that video game skills are a better predictor of demonstrated laparoscopic skills and suturing than years of experience with laparoscopy …».Pareils résaultats ne font pas seulement réagir Marc Prensky. Ainsi, Myriam J. Curet, M.D., du Stanford University Medical Center, trouve l’idée séduisante : «Now kids and guilty parents do not have to argue about the electronic babysitter — this is an investment in the children’s future!» a-t-elle écrit.

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Événements OpenSocialWeb

Journée Infopresse à Montréal : L’Ex-Centris rempli pour le Web 2.0

21 février 2007

Je vous ai déjà entretenu de vide sidéral au Québec pour tout ce qui est technologies du Web 2.0. Aussi que ce vide finalement se comble avec des initiatives telles qu’EspaceCanoë, DoYouLookGood ou encore Agent Solo. Il en est de même pour les grandes messes, entendez par là conférences internationales ou locales sur le phénomène…L’automne dernier, à San Francisco, à guichets fermés. 700 personnes se réunissaient autour de Tim O’Reilly pour célébrer pas la naissance, non, non mais l’arrivée à l’âge adulte du prénomène…


Conférence Infopresse – Panel.

Quelques mois plus tard, à Paris, toujours à guichets fermés, 1 000 personnes (en majorité des blogeurs) assistaient à Le Web 3, conférence internationale organisée par Loïc Le Meur, vice-président Europe de Six Apart. USA et France… Voilà ce qui clochait jusqu’à date. Pour le français, tout se passait en France et pour l’anglais aux États-Unis. Au Québec, en octobre dernier, la conférence webcom-Montréal a fait office de révélateur en ce domaine en attirant une centaine de personnes et en tentant d’expliquer le phénomène. Cette année, on voit que la graine a poussé. Près de 250 personnes ont investi l’Ex-Centris aujourd’hui, à l’instigation d’Infopresse, pour se faire parler des applications concrètes et surtout marketing des blogues et plates-formes sociales à la MySpace ou YouTube.

Donc, agences de pub. de communication et de relations publiques commencent à réaliser le phénomène, d’ailleurs très bien amené par les deux premiers conférenciers, soit Christian Quenneville et Vlad Stesin tous deux de chez Fjord Marketing. Ces derniers ont bien montré toute l’étendue du phénomène en amenant des ememples de vidéos, poscasts, blogs et autres et comment les campagnes de pub en ont été affectées. Vous vous souvenez de la campagne ratée de GM avec le Tahoe ?

Plus tard dans la journée, nous avons eu droit à un panel sur les nouveaux modèles du Web, où sont intervenus, entre autres, Marie-Chantal Turgeon et Érick Vadeboncoeur de DoYouLookGood.com. Bon moment mais qui a prouvé encore une fois qu’il y a du chemin à faire au Québec… La cerise sur le sundae de la journée devait venir du conférencier international invité, Shel Israel auteur de «Global Neighborhoods, How Social Media are moving power from institutions to people et co-auteur de «Naked Conversations : How Blogs are changing the way Businesses talk with Customers». La cerise avait un goût…de déjà vu… Il a parlé de vague irrésistible et irrépressible en parlant des blogues et du 2.0. De l’immense impact des «digital natives» sur les entreprises, etc. Bref, on a déjà entendu… Tout au plus, je retiens une phrase qui valait en soi son pesant d’or :«People create thier own personal brand with blogs. And when they do it in the enterprise, they humanize it.»
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Réalité virtuelle

Quand le virtuel vient à la rescousse du réel…

20 février 2007

Nous sommes plusieurs à voir dans le Web 3D le futur de l’internet, du moins, une partie importante de son évolution. Et cette évolution passe bien entendu par le Gaming tel qu’on le connaît actuellement avec des univers virtuels tels que World of Warcraft (WoW), par le «Serious Gaming» qui donne des univers tels que Re-Mission et qui offre tout le potentiel du «Digital Game Based Learning». L’évolution du Web passe aussi par d’autres environnements virtuels qui ne sont ni ludiques, ni pédagogiques mais qui viennent carrément se substituer à la vie réelle.

Et là, vous me voyez venir… Oui, je vous parle brièvement de Second Life, univers à la mode où tout le monde et sa mère a de bonnes raisons d’y être vu ces temps-ci… De Ségolène Royal à Loïc Le Meur et l’île de Nicolas Sarkozy  en passant par Aura Lily  l’architecte et par toutes les compagnies telles que Mercedes-Benz, Toyota, Dell (avec son île), IBM, 20th Century Fox etc…(pour avoir une idée générale du monde de Second Life sans en devenir membre, il faut visiter SLOTR (Second Life on the Rocks). Mais il y a autre chose que Second Life, Il y a le «Entropia project» et Weblo mais aussi Virtual Laguna Beach…

Le virtuel au secours de MTV

Cela ne vous dit rien ? VLB est en train de ressusciter la chaîne MTV, dépassée dans son offre traditionnelle de clips vidéo et de shows de télé-réalité. Longtemps le navire amiral de tout ce qui était IN pour la jeunesse américaine, MTV avait pris de l’âge… Les autorités de la chaîne ont fait le pari que les jeunes américaines allaient passer bientôt de MySpace et de YouTube aux univers virtuels où ils retrouveront tout ce qu’ils avaient sur les sites du 2.0 dont la possibilité de générer leurs propres contenus mais avec le virtuel en plus : la possibilité de créer et de vivre par avatars interposés.

Et ce n’est pas uniquement pour les jeunes filles en fleur… Un univers come VLB attirera les plus vieux et même les retraités. Vous voulez revivre votre jeunesse ??? Choisissez votre avatar. Garçon ou fille, ils sont tous jeunes et beaux ! Asseyez-vous sur un banc de parc et faites-vous la cour, tenez-vous la main et embrassez-vous ! Ah la jeunesse ! Vous pensez que rien ne vaut la vrai contact ?  Parlez-en aux 300 000 personnes qui se sont inscrites au cours des 10 premières semaines d’existence. Pour vous donner une idée du phénomène, il a fallu trois ans à Second Life pour atteindre ces chiffres même si maintenant le nombre de membres est supérieur à 2 millions

Dans le magazine Wired, on compare Second Life au Far West et son développement anarchique. Pour sa part VLB est comparée à Frontierland de Disney !

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NTIC

Une île, des villes, pas de fils…

19 février 2007

Une île, une ville… Vous vous souvenez du slogan pré-fusions de Géranum Premier ? L’ex-maire de Montréal ne savait pas que cette idée serait récupérée à des fins technologiques…Je veux, bien sûr, parler d’une « Île Sans Fil »… Qui est un groupe communautaire à but non lucratif et qui a pour mission de fournir un accès à internet sans fil public et gratuit aux utilisateurs de portables et de PDA à travers la ville de Montréal. Ils utilisent des logiciels libres et des équipements WiFi abordables pour partager des connections internet à haut-débit.

Pour l’instant beaucoup de «hot spots» mais encore trop peu… Un jour, verra-t-on Montréal complètement Wifi ? Un rêve qui se réalisera mais qui prendra du temps. Toronto a le même genre d’OSBL (organisme sans but lucratif) mais sera probablement en avant de Montréal car le privé lui aussi s’implique.

Le temps qui passe nous éloigne aussi des grandes métropoles de ce monde qui y arrivent. Ainsi, San Francisco sera complètement Wifi d’ici la fin 2007 avec l’aide de Google…qui l’avait déjà fait pour sa ville d’origine soit Mountain View. Philadelphie aussi le sera d’ici la fin de l’année et plusieurs autres y travaillent New, York, Atlanta, Houston et tout récemment, Los Angeles. Los Angeles veut, elle aussi, devenir d’ici 2009 une ville connectée à l’Internet sans fil.

4 millions d’habitants connectés.

Sous l’impulsion de son maire, Antonio Villaraigosa, ce projet vise 4 millions d’habitants, et le coût calculé pour connecter la ville de L.A devrait chiffrer entre 54 et 62 millions $US précise le LA Times. Cela en ferait la ville la mieux équipée en WiFi des États-Unis. Concernant le prix d’accès au WiFi, un appel d’offres sera fait d’ici quelques mois. Offrir gratuitement le WiFi, à l’instar de certaines villes, est une possibilité, mais rien n’exclut aussi un accès à bas prix. D’autres villes dans le monde sont aussi fort bien dotées en accès sans fil dont Paris, Londres, Dublin

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Le journal papier va-t-il disparaître ?

15 février 2007

Au mois d’août, La vénérable revue britanique, The Economist, se posait cette question : «Who killed the Newpaper ?». Et en conclusion de reportage, on en venait à dire que les journaux traditionnels vont disparaître dans leur forme actuelle mais pas le journalisme, que les blogs et les éditions électroniques vont fusionner avec des OSBL en financement du style de New Assignment.net.Vision jovialiste d’une industrie des médias fort lucrative avec des géants aux dents longues tels que News Corp. qui essaient de vampiriser tout ce qui peut leur nuire sur le Web 2.0 ? Peut-être mais The Economist n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme pour les grands médias traditionnels.

De l’autre côté de la Manche, le vénérable quotidien Le Monde s’y met lui aussi… Mais identifie un nouveau joueur technologique qui risque de mêler les cartes… En manchette le 10 février dernier, la version Web du Monde titrait : «Vers la fin du quotidien papier ?». Et je vous cite un passage révélateur : «Le Yantai Daily en Chine et Les Échos en France testent des journaux lisibles sur une simple feuille électronique. À quand le tout-numérique ? La révolution numérique est déjà en cours. Les supports électroniques, qui permettent d’avoir sous la main une information réactualisée à tout moment, seront les nouveaux maîtres du jeu. Il est improbable qu’un adolescent d’aujourd’hui, de la génération des digital natives,(Souvenez-vous d’un de mes carnets inspirés de la présentation de Marc Prensky) et  nés avec Internet, lise à 30 ans un journal quotidien imprimé. Tout s’accélère. Dès aujourd’hui, mon téléphone 3G me permet d’aller chercher des vidéos de 30 images/seconde, des multitudes de textes, à tout moment et de n’importe où. Les journaux imprimés deviendront anachroniques quand seront disponibles tout à la fois des écrans de haute qualité, peu chers, et des réseaux sans fil généralisés à haut débit. Cela devrait arriver dans moins de cinq ans aux Etats-Unis. Même dans les pays du tiers-monde les téléphones mobiles sont déjà là, et le haut débit bientôt aussi.

Le journal papier va donc disparaître ?

Et le reporter du Monde annonce sa propre mort en ces termes : «Un livre imprimé aura toujours du sens, car il peut être lu de nombreuses fois sur plusieurs années. Mais pour un journal, quels sont encore les avantages du papier ? La force de l’habitude pour plusieurs générations de lecteurs, et le confort de lecture sur de grandes feuilles, plus agréable que sur écran. Mais tout va changer avec l’arrivée, après la généralisation du haut débit, de l’encre électronique et des écrans flexibles. Pour faire un quotidien papier, des arbres sont coupés, transportés, transformés en pulpe, puis en rouleaux géants acheminés vers des usines. Des journaux y sont imprimés, empaquetés, chargés sur des camions, puis déchargés dans des points de vente. Les consommateurs vont les acheter, les ramènent chez eux puis les jettent dans des poubelles elles-mêmes récupérées par des camions et envoyés, dans le meilleur des cas, dans un centre de recyclage. Tout cela relève plus de la logistique que de l’information ! Pour quelque chose d’aussi immédiat qu’un quotidien, ce gaspillage est obsolète»

Et vous ? Vous y croyez ???.

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Communication interactive NTIC

Les étudiants pourront suivre leurs cours sur iPods !!!

13 février 2007

Je vous avais dit que j’enseigne depuis janvier comme chargé de cours à l’Université de Montréal ? En fait il s’agit d’un cours sur la pratique de la communication interne mais dans une perspective interactive… Ce faisant, nous avons monté une communauté de pratique sur Viadeo et un des étudiants, Jean-François de son prénom, m’a refilé un texte de la Presse canadienne. Il avait bien lu mes textes sur les iPods et comme étudiant, faisait la fusion entre les deux. De mon côté, j’avais entendu parler du phénomène en écoutant la radio dans ma voiture. Alors voici l’intégrale de la Presse canadienne :

«Écouter son cours dans l’autobus ou visionner les exposés oraux de ses camarades dans le métro, tout ça grâce à son baladeur numérique. Fiction? C’est maintenant possible pour une poignée d’étudiants de l’Université de Montréal. À l’heure où les écoles chassent de leur classes les gadgets technologiques, l’Université entreprend cette session une étude où le baladeur numérique devient partie prenante de cinq cours, dans différentes disciplines.

André H. Caron, directeur du CITE (Centre de recherche interdisciplinaire sur les technologies émergentes), est l’instigateur de cette recherche unique au pays. Lui et quatre autres professeurs ont intégré à leur enseignement du contenu pédagogique audio ou vidéo, que quelque 120 étudiants téléchargent sur leur baladeur numérique qui leur a été prêté (iPod ou un Zen Vision).

Cours complet

Un des cours se donne entièrement en baladodiffusion. Les autres professeurs proposent à leurs étudiants de l’information supplémentaire, selon la méthode qu’ils jugent pertinentes. Les étudiants pourront même être portés à contribution, dit M. Caron, en comparant l’expérience au Web 2.0. « Tout le contenu ne sera pas juste produit par une seule personne. » Pour son cours en italiens, Jacqueline Samperi a ajout des chansons, des vidéos, des clips culturels de la télévision italienne et le CD de conversation qui avant
n’était disponible qu’au laboratoire.

Matériel inédit

La chargée de cours a privilégié du matériel qui n’était pas accessible par Internet et qui permettrait de bonifier le volet oral du cours. Les étudiants pourront même enregistrer leur exposé oral au lieu de le faire en personne, ajoute-t-elle. Mme Samperi a pu constater que les jeunes ne sont pas aussi technos qu’elle le croyait. Plusieurs n’avaient jamais touché à un baladeur numérique. C’est le cas d’Éloïse Osta, étudiante en science politique, qui est finalement tombée sous le charme».

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OpenSocialWeb

Le Web 2.0 par lui-même

12 février 2007

Vous avec entendu parler de «The Machine is us/ing us» ? Je ne referai pas une note là-dessus… Mieux vaut que vous alliez voir ce qu’en dit mon ami Martin Lessard sur son blog ZéroSeconde.Vous pourrez aussi voir le podcast qui dure environ cinq minutes et qui est ma foi, fort bien fait !…Et les commentaires que Martin a reçus

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OpenSocialWeb Réalité virtuelle

Archéologie immersive et frigos sociaux…

12 février 2007

Aura Lily est une archéologue nouvelle génération. Vous ne la retrouverez pas dans le désert en train de fouiller les tombes de la Vallée des Rois. Au contraire, vous la retrouverez, si vous êtes membre, sur Second Life, qu’elle utilise pour recréer des «artéfacts» et l’architecture de l’Égypte ancienne. Utilisant des cartes dressées par des artistes-ingénieurs de l’expédition de Napoléon elle travaille aussi à la reconstitution exacte des temples et édifices de l’île de Philae. Son travail est absolument fascinant et le potentiel éducatif de l’environement imersif de Second Life, ouvrent des possibilités qui semblent illimitées..Aura Lily n’a pas de formation formelle en modélisation 3D et a fait tout le travail par elle-même, mûe uniquement pas sa passion pour cette culture et son architecture.

Autant le dire, j’ai essayé de me rendre à Themiskyra, qui est son univers Égyptien recréé mais il m’a fallu tout d’abord m’inscrire à Second Life et ensuite télécharger le logiciel d’accès à ce monde virtuel pour finalement me faire dire que ma carte graphique était trop vieille pour aficher cet univers. Je devrai donc prendre mon mal en patience. Toutefois, mes recherches m’ont amené sur un autre site où l’auteur, lui, avait son membership et la bonne carte graphique. Il décrit sur son blog sa visite avec force images saisissantes….

Papa et maman ont aussi leur site…

Jusqu’à maintenant, les sites de réseautage social étaient l’apanage de la mise en relation sociale chez les jeunes (MySpace et Facebook) et de mise en relation professionnelle chez les travailleurs et entrepreneurs (LinkedIn et Viadeo). Plus maintenant car papa, maman et toute la famille peuvent se reterouver sur deux sites, encore là, l’un français, l’autre américain… Le premier, je vous en ai déjà parlé, c’est Vox, la dernière création de SixApart, qui vise à étendre l’utilisation du blog à toute la famille. L’autre s’appelle Cozi Central. Lancé en septembre 2006 par deux anciens de chez Microsoft, Jan Miksovski et Robbie Cape, le site vient d’amorcer sa première campagne de marketing viral afin de rejoindre un potentiel de membres estimé à 50 millions de foyers d’ici 2010.

La plate-forme Cozi vise à relier entre eux les membres de la famille et les rejoindre où ils sont avec des messages e-mail ou sms du style .«N’oublie pass de faire ta chambre»…En compétition directe avec les post-it sur le frigo…. En passant, dans une première campagne, les fondateurs ont organisé des partys Tupperware à Seattle. Les parents qui y ont assisté sont devenus les testeurs Beta de la plate-forme et des membres du marketing viral. Ce qui est aussi intéressant dans le cas de cette plate-forme, c’est qu’elle attire les grands annonceurs… En effet, ces derniers semblent fort intéressés par la marché ciblé ainsi offert…

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L’âge de la production Pair-à-Pair (PtoP) ou Power to the People !

11 février 2007

Aujourd’hui, j’ai le goût de vous traduite et citer une partie d’un article paru dans la revue Wired en juillet dernier. C’est un réquisitoire du rédacteur en chef, Chris Anderson en faveur du Web 2.0, qu’il est loin de qualifier, comme certains, de phénomène passager. Au contraire, il en fait un phénomène marquant de l’histoire humaine. Rien de moins… Alors voici l’extrait :

«Au début, la puissance de vapeur a remplacé la puissance de muscle et a lancé la Révolution Industrielle. Puis la chaîne de montage d’Henry Ford, et des avancées dans les domaines de l’acier et des plastiques, a déclenché la Deuxième Révolution Industrielle. Après on a découvert les immenses capacitsés semi-conductrices du silicium et ainsi plongé dans l’Âge de l’Information ou Troisième révolution industrielle. Chaque révolution a été rendue possible par des méthodes de production plus rapides, moins coûteuses et plus accessibles, ce qui a poussé l’efficacité au niveau suivant et transformé le monde.

Nous assistons maintenant à une quatrième révolution. Nous avons des armées d’amateurs, de gens ordinaires, heureux de travailler gratuitement. Appelez cela l’Âge de la Production de Pair-à-Pair. D’Amazon.com à MySpace en passant par YouTube, les compagnies de Web qui réussissent le mieux ont des modèles d’affaires basés sur les contenus générés par l’utilisateur. C’est peut-être la manifestation la plus saisissante du Web de seconde génération (Web 2.0). Les outils de production, des blogues au partage de vidéos, sont entièrement démocratisés, et le moteur de la croissance carbure aux cycles de disponibilité, au talent, et à la capacité de gens ordinaires, ces amateurs, qui en s’assemblant, constituent une main-d’oeuvre distribuée sur une vaste échelle qui n’a, en fait, pas de précédent. Cette évidence est tout autour de nous…

Des Avatars lisant le bouquin de Chris Anderson dans Second Life

Il y a les porte-étendards comme Flickr et son service de partage de photos et l’encyclopédie collaborative Wikipedia. Il y a des royaumes entiers, de vastes espaces que créent à partir de zéro les membres de Second Life. Et que dire des énormes audiences (visiteurs uniques) que génère YouTube avec sa technologie de partage de vidéo si facile à maîtriser… Mais le vrai miracle est le travail intentionnel, volontaire et même bénévole de millions d’entre nous pour noircir des milliards de pages sur ce nouveau Web : 154 millions de pages personnelles dans MySpace, près de 55 millions de blogeurs, 100 millions de clips téléchargés à chaque jour sur YouTube, 8,5 millions de membres profesionnels sur LinkedIn, presque deux millions «d’encyclopédiens» amateurs dans Wikipedia. Le résultat est une culture de viralité, de collaboration, de commentaire, de parole citoyenne et de camaraderie..

Les âges industriels précédents ont été établis et ont fructifié en exploitant aussi le travail des individus, mais à cette époque le travail n’était que cela : du travail… Les ouvriers étaient payés pour leur temps, que ce soit sur un plancher d’usine ou dans un bureau. La machine de «pair-production» d’aujourd’hui fonctionne dans une économie la plupart du temps non-monétaire. La monnaie d’échange est réputation, expression, partage !» – Chris Anderson, Rédacteur en chef, Wired

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NTIC Réalité virtuelle

Un peu de réalité virtuelle dans votre vie ?

10 février 2007

Nous nous approchons de plus en plus de la réalité virtuelle dans nos vies… Les exemples sont légions.. D’abord les sites de mise en relation virtuelle (sociale ou professionnelle), la Lonelygril de YouTube, ensuite les jeux vidéo tels que World of Warcraft (WoW) et les sites tels que Second Life, Club Neverdie ou Weblo. Mais il y a plus. Cette nouvelle réalité, cet univers parallèle se décline maintenant en VirtuSphere qui traduit l’anticipation cinématographique de 1992, «The Lawnmower Man», en Panoscope 360, un projet conjoint de l’Université de Montréal et de la Société des Atrs technologiques (SAT) et le projet CAVE vous connaissez ?


Le projet CAVE                                           VirtuSphere

Il s’agit d’un projet de nos voisins américains qui voulait réaliser un vieux rêve de la science-fiction : le Holodeck de la série télévisée Star Trek The Next Generation. Le projet était piloté par le NCSA Visualization and Virtual Environments Group. CAVE pour «Cave Automatic Virtual Environment» est, comme le Panoscope, un environnement immersif de réalité virtuelle «conçu pour l’exploration et l’interaction avec les environnements spatio-temporels». Le projet, conçu en 1991 par Thomas DeFanti and Dan Sandin, a pris fin en 2005 apès s’être vu couper les fonds par la NCSA (National Center for Supercomputing Applications), elle-même subventionnée par la NSF (National Science Foundation), dont le budget de 6 milliards de $US vient directement du Congrès des États-Unis, mais pas avant d’avoir monté deux prototypes qui existent toujours dont un à l’uiniversité à l’origine du projet soir l’Université de l’Illinois..

En attendant, reste des applications plus terre-à-terre telles que le «mapping virtuel». Le mapping virtuel ??? Eh bien c’est Google Earth et Virtuel Earth 3D de Microsoft. Pour l’instant, c’est bien pour se retrouver, voir son voisinage d’en haut ou même pour laisser des post-it de visites comme sur Socialight mais encore… Dernière trouvaille de Silicon Valley : Les pubs géo-localisées… Ainsi, au printemps, la compagnie automobile Saturn (GM) compte lancer une campagne publicitaire nationale (USA) pour son nouveau modèle Aura en utilisant la technologie Google Earth ! Les usagers zooment de l’espace jusqu’au concessionnaire Saturn le plus proche, où finalement un vendeur vous offre de venir faire un essai routier. On est loin de Star Trek et de la Matrice…

Demain, je vous reparle de Google qui veut compétionner le récent partenariat IBM-Yahoo sur les engins de recherche gratuits pour les entreprises et sur un nouveau site de réseautage social pour papa et maman…

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