Archives mensuelles

février 2009

Entreprise 2.0 Événements

La MATI se penche sur le cas du Web 2.0…

25 février 2009

Connaissez-vous la MATI ? Non ? Je vous avoue que moi non plus jusqu’à tout récemment… Voici ce qu’on en dit sur leur site :

«Le projet de la Maison des technologies de formation et d’apprentissage Roland-Giguère (MATI Montréal) a vu le jour en 2000 grâce à une donation de la Fondation J.A. De Sève et un partenariat de recherche et développement entre l’Université de Montréal, HEC Montréal et l’École Polytechnique. Elle constitue aujourd’hui une composante essentielle du pôle scientifique et technologique, connu sous le vocable de Technopole-Montréal.

MATI Montréal a pour mission de développer des connaissances, des méthodes et des outils pour l’utilisation des TIC dans l’enseignement et l’apprentissage des sciences, des mathématiques, du génie, de la gestion et des disciplines connexes.»

Dans ce cadre assez large, faut le reconnaitre, la Maison, l’Université de Montréal et ses autres partenaires organisent, les 19 et 20 mars prochains, un important colloque intitulé «Le Web 2.0, les réseaux sociaux et l’éducation», colloque auquel j’aurai l’honneur de participer en tant que conférencier en compagnie de l’ami Sylvain Carle de Praized. Notre sujet d’intervention dans ce  milieu universitaire ? «Expériences d’entreprises Web 2.0 au Québec, des acquis à connaitre pour le milieu de l’éducation». Le titre le dit… Nous sommes parmi les rares oiseaux à faire le lien entre l’entreprise et le milieu de l’éducation.

Pour ma part, je dois dire que ça me convient parfaitement bien puisque j’ai une charge de cours à cette même université où j’essaie justement de faire ce lien auprès de mes étudiants. Oh, en passant, si vous regardez bien le programme de ce colloque, vous verrez qu’intervient «en vedette internationale» Patrick Chanezon, de Google. Patrick sera aussi à webcom-Montréal le 13 mai sur le panel animé par Marc Canter Et aussi à souligner le travail d’organisation du copain et Yulbizzeur Robert Gérin-Lajoie, directeur du Bureau de l’Environnement Numérique d’apprentissage (BENA) à l’UdM.

Événements

Vous voulez être blogueur/blogueuse officiel(le) à webcom le 13 mai ?

25 février 2009

Dans le cadre de la prochaine conférence internationale webcom-Montréal, le 13 mai prochain, les organisateurs vont renouer avec un principe que toutes les conférences dignes de ce nom ont adopté au cours des dernières années, même si webcom été parmi les premières à le faire en 2006. Ils vont donc accréditer cinq (5) blogueurs/blogueuses officiel(le)s et qui vont se charger de vous relater les temps forts de l’évènement, que ce soit les conférences mais aussi le webcamp, l’ambiance, le réseautage.

Le principe pour devenir blogueur officiel de la conférence est un peu le même que celui utilisé par l’ami Loïc LeMeur pour sa conférence LeWeb08 à Paris en décembre dernier. Les cinq élu(e)s devront répondre en commentaire à un billet publié sur le blogue de la conférence et dire pourquoi ils désirent être de ce groupe sélect. Les cinq blogueurs/blogueuses choisi(e)s pourront donc assister gratuitement à la conférence mais devront travailler en groupe afin de fournir une couverture complémentaire.
Autre pré-requis : Ils ou elles devront aussi joindre la communauté webcom sur Ning et se présenter entre eux et aux membres en fournissant un court portrait personnel. Moi j’y suis déjà. Et vous ???

Identité numérique

Un p’tit coup de vieux ???

19 février 2009

Un peu partout dans les conférences sur les nouvelles technologies, les communications ou encore les ressources humaines, on a souvent entendu parler de l’influence des natifs de la génération Y. J’en parlais déjà, moi-même, en 2006. En parler aujourd’hui n’étonne plus personne et tous les grands médias traditionnels ont eux aussi récupéré le phénomène, bien sûr avec un certain retard.

Maintenant, c’est la génération suivante qui attire l’intérêt des spécialistes : Le ci-nommés NetGen par Don Tapscott ou encore Digital Natives par Marc Prensky quoique dans son cas, il englobe les deux générations. Particularité de la NetGen ? Elle est composée de filles et de garçons du primaire ayant entre cinq et 11 ans. Ces derniers sont nés avec les ordinateurs et les téléphones portables, le Wifi et bien entendu toutes les autres technologies précédentes, qu’ils maitrisent très vite au grand étonnement ou grand dam de leurs parents et grands-parents, issus des générations X et Baby Boom…

Quand aujourd’hui, j’ai reçu ce message sur Twitter de l’ami Alain Thériault : startupcoach un p’tit coup de vieux http://www.youtube.com/watch?v=9pS5xzOWbwo, cela m’a immédiatement fait penser à eux et à cette maitrise des technologies et du fossé générationnel et technologique qui les séparent de leurs parents. En plus du lien ci-haut, je joins la vidéo à laquelle il réfère :

Note : Si vous continuez vos recherches sur YouTube, vous en verrez plusieurs autres de la sorte…

MAJ

J’avais oublié cette savoureuse parodie que j’utilise dans plusieurs de mes présentations :

Événements

Jusqu’où ira la miniaturisation des conversations (acte 2)

16 février 2009

Je me sens en panne depuis quelques jours… Ah oui ? En panne… vraiment ? Panne d’inspiration sur ce blogue après le billet sur le numérique, surtout avec le travail débuté sur deux prochains bouquins qui accapare du temps d’écriture. Mais ce n’est pas tout… Il y a aussi ma «twiaddiction», grave maladie apparue fin 2007 et qui se propage de façon virale…

Nous étions au moins deux bonnes centaines de patients jeudi dernier à la branche montréalaise de l’arbre mondial Twestival, mis en terre pour une bonne cause : L’eau. Je l’avoue, je suis un peu accro à la micro-conversation, aux micro-références, au micro-journalisme, bref aux 140 caractères. Dans cette foule du jeudi soir, je me suis aperçu que je faisais encore plus «papy du Web» que lors des rencontres de blogueurs ou lors des conférences internationales sur le Web.

Que des Y ou presque… Sauf quelques immigrants du numérique comme Renée Wathelet, Jérôme Paradis et Kim Vallée, Adele McAlear ou encore cet hurluberlu en robe de chambre :

Tout cela pour dire que je twitte maintenant beaucoup plus que je ne blogue. Ma production sur le Web a donc migré, comme je l’avais écrit ICI il y a déjà quelque temps vers le court, le bref, l’instantané. Signe des temps ou effet passager ? Médias complémentaires ou concurrents ou encore transition vers une autre forme de libre expression qui se cherche une forme pour intégrer le prochain internet ?

Oui, oui, c’est moi en train de Twitter avec un iPhone. Sacrilège !!!

Car il y a déjà Internet2, car il y a le virtuel et car il y a la miniaturisation des outils de propagation des contenus. On va bientôt tenter de légiférer sur les médias numériques, tenter de contrôler et de censurer la liberté d’expression. Serons-nous assez rapides et véloces pour demeurer en avance sur les législateurs, les corporatistes, les conservateurs et les intégristes ?

Pour l’instant, la micro-conversation n’est pas encore devenue micro-média récupéré par les «MAJORS» mais pour combien de temps encore ?

Crédits : La caricature est d’Awak’iT et les photos de Renée Wathelet.

Cloud Computing Communication interactive Entrepôts de données

Vous voulez un Plan numérique ?

11 février 2009

Intéressante rencontre que j’ai faite en début de semaine avec Marc-Alexandre Forget, ci-devant «Senior Sales Exec) chez PEER1, une entreprise de réseaux (télécom) en premier mais qui a muté au fil des ans en entreprise multi-services mais gravitant toujours autour du «core» réseaux. Parmi les électrons qui gravitent dans cette compagnie établie un peu partout dans le monde mais aussi ici au Québec, figurent les entrepôts de données.

Vous savez comment je me passionne pour les méga-entrepôts de données de Google et des autres, mais il est intéressant de voir que dans la guerre des données, existent aussi d’autres joueurs, dont Peer1. Voici la carte de leur réseau qui relie chaque entrepôt de serveurs de données.

Marc-Alexandre parle d’un réseau privé mais il est fascinant de voir que la configuration de ce réseau ressemble en plus petit à celle du réseau Abilene aux USA.

Une différence notoire, la présence de Montréal dans leur réseau. Souvenez-vous d’un paragraphe que j’ai écrit dans un billet de juin dernier et intitulé « L’avenir du Quéec passe-t-il par le numérique ? Réponse oui !» ? J’avais écrit ce billet à la suite d’une autre intéressante conversation, cette fois-là avec René Barsalo de la société des Arts Technologiques (SAT). Voici ce passage :

«Géographiquement le Québec occupe, d’une part, une place stratégique pour la transmission de données par fibre optique, Il est sur le chemin le plus court pour relier l’Europe et la Chine, donc en mesure de profiter des retombées potentielles de l’installation d’une autoroute à méga-débit, un peu comme le PC1-Cable (PC pour Pacific Crossing et à 640 Gigabits/seconde) qui relie actuellement le réseau WIDE Internet (Widely Integrated Distributed Environment) au Japon au réseau américain Abilene (Advanced Networking for Learning-edge Research and Education) du projet nommé ambitieusement Internet2.».

Donc, Peer1 pourrait participer au développement stratégique du numérique au Québec, j’y reviendrai.  Autre facteur dont nous discutions : La crise économique frappe aussi l’industrie des télécoms et des entrepôts de données. Il y a d’ailleurs ce reportage dans InfoWorld mais aussi dans quelques jours, dans la Silicon Valley, la Technology Convergence Conference, qui va poser les questions de l’heure. Réduit-on nos investissements ? Comment rendre nos installations plus performantes et moins énergivores. En bref, comment prendre le tournant vert…

Vous voulez un Plan numérique ?

Réponse : S’installer au Québec… Vous rigolez que vous me dites en choeur ? Pas de quoi… On a beaucoup parlé ces derniers temps d’un plan numérique pour le Québec. Ce Plan, si jamais il se réalise, ne doit pas ignorer ce grand pan de stratégie : Les entrepôts de données fonctionnent et sont climatisés à l’électricité et au Québec nous avons une source verte et renouvelable : l’eau ! De plus, nos alumineries ferment l’une après l’autre et sont des installations idéales pour de tels méga-centres. De plus, ici au Nord du Nord, comme l’a chanté un de nos poètes célèbre, il en coûte moins cher de chauffer que de climatiser. Nous sommes en récession, qu’attendons-nous pour inclure ce secteur stratégique dans un Plan numérique certes mais aussi dans le programme d’infrastructure (une « autoroute » méga-débit) et générer encore plus d’emplois ?

Bref, une discussion intéressante qui a aussi débordé sur les SaaS (Software as a Service) le Cloud Computing et le Web 2.0. Ce qui m’amène à la conférence que j’ai faite hier devant des membres du Réseau Action Ti, anciennement la FIQ. Et justement je leur ai présenté l’image suivante :

Il s’agit UNIQUEMENT de la consommation de Google… Imaginez la consommation de 1, 5 milliard d’internautes dont près de 30% génèrent régulièrement du contenu sur le Web quotidiennement. Aux USA, c’est 64 % des 12-17 ans qui le font quotidiennement. Et que dire de toutes les entreprises qui, face à la crise économique, vont se tourner de plus en plus vers Google et Amazon pour impartir leur centres de traitement de données et applications ? Une manne je vous dis…

La récession n’est pas dans la production de contenus sur le Web. Au contraire, cette production devrait être un facteur de relance. Mais en est-on vraiment conscients dans des gouvernements 1.0 qui misent sur les baisses d’impôts et les programmes habituels d’infrastructure ( ponts, routes, égoûts, ect.) ? J’en doute fortement…

Bref, pour en revenir à ma rencontre de départ, Peer1 n’a pas un site Web très 2.0 à mon avis mais ils ont au moins un blogue corporatif et une «Community Evangelist» du nom de Charnell Pugsley. Et au moins, ils sont sur Facebook et ont leurs campagnes de pub sur YouTube…

Communication interactive

Les 25 stars du Web québécois: Ma liste de suggestions…(MAJ finale)

10 février 2009

Notre collègue et amie Michelle Blanc sera demain matin à Radio Canada pour tenter d’établir une liste des 25 personnes qui comptent dans le Web au Québec. Comme le dit si bien Philippe Martin dans son billet qui définit sa propre liste, c’est une difficile tâche qui va susciter beaucoup de commentaires et de controverses. Car comme le mentionne Michelle sur son blog:« Les critères sont vagues, flous et subjectifs et tournent autour de l’influence perçue, de l’apport qu’ils ont donné au Web et à sa communauté ou des sentiers imbattus qu’ils ont défrichés.»

Comme Philippe, je n’aime pas tellement le concept de vedettariat et de «stardom» comme disent les «Ricains«. Pour moi, le terme qui me met le plus à l’aise est «influenceur»… Pour établir cette liste, j’ai fait comme l’ami Phil et essayé d’appliquer un filtre basé sur le professionnalisme, l’innovation, la communication et l’engagement dans des projets et des communautés. Donc voici ma liste pas objective (dont je m’exclue) de ceux et celles qui ont marqué le Web québécois, ces derniers temps :

– Yves Williams : Blog – AgentSolo

– René Barsalo : SAT

– Laurent Maisonnave ; blog – Ile-sans-fil – Podcamp

– Sandrine Prom Tep Blog – Utilisabilité Québec – HEC

– Denis Boudreau – Blog – W3Québec

– Michelle Blanc – Blog – Yulbiz- le Guignolée des blogueurs

– Patrick Tanguay: blog – Station C – Yulblog

– Isabelle Lopez : blog – Zap-Québec – MA14

– Caroline Allard: Blog – Exvisu – Auteure

– Mario Asselin: Blog – Opossum – Pourquoi Bloguer – Zap Québec

– Sylvain Carle : Blog – Praized – Webcamp – Pourquoi bloguer

– Sébastien Provencher: blog – Praized

– Carl-Frédéric De Celles: Blog – Xmedia – Buzzz.tv

– Philippe Leroux: Indice du commerce électronique – VDL2

– Martin Ouelette:  blog – Pourquoi bloguer – Provokat

– Michelle Sullivan: blog – Third Tuesday – Podcamp

– Martin Lessard: blog – Yulbiz – Pourquoi bloguer – Webcamp

– Marie-Chantal Turgeon: blog – Pourquoi bloguer – Creacamp

– Mitch Joel: blog – Podcamp – SixPixels

– Radio-Canada sur le web:  Bruno Guglielminetti

– Evan Prodromou: Wikitravelidenti.ca

– Philippe Martin : blog – Yulbiz – Pourquoi bloguer – La fabrique de blogues

– Sylvain Grandmaison : blog – Podcamp

MAJ

Coïncidence ou pas, une des personnes de ma liste en a demandé le retrait (comme pour Philippe). Je respecte bien sûr cette demande et en profite pour rajouter une Yulbizeuse en échange, soit  Kim Vallée.

Voici les listes de Philippe Martin, Michelle Blanc et Bruno Guglielminetti. Le résultat final consensuel est accessible ici sur le site de l’émission de Christiane Charette. Bon, on est passé de 25 à 10 noms. Je n’en fais pas partie, un peu surpris mais pas offusqué car la principale reconnaissance vient de mes lecteurs fidèles et assidûs. Un grand merci tout de même aux trois experts pour leur initiative que certains contestent et contesteront. À chacun(e) son combat…

Communication interactive Entreprise 2.0 Intranet

Dessine-moi un intranet 2.0 : Un cas de bonne gestion du changement…

6 février 2009

Il semblerait y avoir deux façons pour les intranets 2.0 et tous les«Business Social Softwares» de ce monde de faire leur entrée en entreprise : Ou bien «top down» ou encore «bottom-up»…

Source Éric Blot Awak’iT

Bottom-up pourrait vouloir dire utiliser GoogleDocs pour partager des documents, Twitter pour communiquer des statuts ou gérer les mesures d’urgence, et PBWiki pour collaborer sur des documents en équipe. Les morceaux s’intègreraient petit à petit, de façon organique, dans un patchwork intranet que je qualifierais d’intranet pré-2.0 ou encore 1.5 si vous préférez… Et au fil des intégrations, avec les réseaux sociaux avec BlueKiwi, ou GoLightly, en lien avec un annuaire d’entreprise, des blogues avec WordPress, ensuite «agrégés» avec iGoogle ou Netvibes,  etc. on parviendrait en bout de ligne à «l’entreprise patchwork  2.0».

Stratégie d’intégration

Si vous gérez l’intranet et l’introduction d’outils Web 2.0 dans votre organisation et en particulier la couche de «business social software», désolé les ami(e)s mais le «bottom-up« et le «patchwork organique» ne fonctionnent pas… «Bottom-up can’t be managed» comme disent nos Voisins du Sud. Vous êtes surpris ? Pas très 2.0 comme attitude non ? Faut être réalistes ici. Monter une stratégie d’intégration de tous les outils technologiques qui composent le coffre à outils d’une stratégie «entreprise 2.0» ne peut attendre l’intégration organique surtout avec un budget et des échéances à gérer…

Donc, vous devez orchestrer une stratégie traditionnelle d’intégration planifée, dite «top-down». Dans des grandes entreprises corporations ou ministères, la stratégie d’intégration est planifiée en plusieurs étapes, chacune comptant sur ses ressources de projet, humaines et financières ainsi que du budget nécessaire et surtout d’un échéancier réaliste. Et pour avoir quelques chances de succès, cette stratégie doit aussi comporter un volet communication et surtout de gestion du changement. Car avec un échéancier souvent serré, implanter de nouveaux outils génère habituellement une levée de boucliers des utilisateurs, bercés de leurs habitudes intranet 1.0.

Mais qu’en est-il des PME ou organismes publics comme les universités ? J’ai toujours eu l’impression qu’il devait en être de même et le pense encore mais je dois avouer que le cas de l’Université PennState et de son progamme appelé Outreach aux USA m’a fait écarquiller les yeux… Cette étude de cas m’a été refilée par l’ami Chris McGrath et voici comment il me l’introduit : «I have never, ever come across an enterprise social software launch as fast, well-orchestrated and effective as the one Penn State Outreach did last week.».

Remarquez qu’il parle du lancement de la partie social software comme intranet mais quand même, lisez bien ce qui suit ; Un petit bijou de créativité, débrouillardise, communication et gestion de changement… J’ai demandé à Chris la permission de traduire ce qui suit d’un de ses billets :

Déploiement à 1 500 utilisateurs en sept semaines, congé des Fêtes inclus…

Pendant que Chris était en train de finaliser le contrat avec le département des achats, la coordonnatrice intranet, Bevin Hernandez, était déjà en train de travailler sur l’échéancier de lancement dans son bureau.

La planification du lancement

La date choisie pour le lancement a été le 29 janvier, seulement sept semaines plus tard avec le congé des Fêtes entre les deux… Ce devait être un lancement très «public». L’équipe a donc demandé aux 1 500 employés de geler la date dans leur agenda et de ne rien prendre d’autre parce qu’il y aurait quelque chose de très important et mystérieux.

Postcard

Postcard back

Une mystérieuse carte postale demandant aux employer de bloquer la date du lancement dans leur agenda.

Formation technologique

L’équipe intranet savait aussi qu’un des principaux freins à l’adoption serait l’inconfort technologique de plusieurs employés. Donc coïncidant avec le lancement, ils ont créé une formation appelée «Professional Development Series». J’aime bien le titre accrocheur…
Are you wikirsstwitterblogified?

La «Professional development series» conçue pour former et informer les usagers aux outils de collaboration 2.0

Le coordonnatrice Bevin a mentionné qu’à date, ces formations avaient un «immense succès».

It’s all about People

L’intranet forcément a pris le nom : Outreach et le thème de la campagne de lancement de sa nouvelle version était : “A Time to Connect”.

En ligne avec le thème, ils ont fait ce que j’appelle de la communication croisée avec la création de posters comme «teasers» pour les profils relationnels du nouvel intranet.

Whi is only two degrees from Kevin Bacon?Whi is 17 inches shorter than her husband?Who was an extra in the move The Pelican Brief?Who was on romper room at age 5?

Selon madame Bevin, ces posters ont été le plus gros accrocheur de la campagne : “I heard references to it in various meetings and classes where people thought it was fantastic and ‘wished they could do that’. L’équipe a dû étouffer des petits rires parce qu’ils savaient bien qu’ils pourraient effectivement le faire bientôt.

«Kits» de bienvenue

Chaque employé a reçu un «kit de bienvenue» contenant l’horaire de la journée une pochette avec des documents spéciaux.

Volunteers assembling kits

Des volontaires en train d’assembler les 1500 kits de bienvenue

Le jour du lancement

Ce que je vous décris n’est qu’un rapide survol de ce qui s,est fait, cette journée-là…

Ils ont constitué un objectif clair :

“The intranet will engage employees to connect across Outreach with peer, management, and leadership, encouraging collaboration and knowledge sharing. These connections will provide greater service to our learners, our communities, and each other.”

Ils ont installé d’immenses posters dans les ascenseurs et dans les divers endroits très fréquentés par le personnel.

Ils ont «coulé» une video montrant un «feature» du nouvel intranet.

Ils ont diffusé un message audio du vice-président.

Ils ont lancé un appel sur tout le campus pour participer à un projet très exclusif et avec 20 volontaires, ont monté un groupe-pilote

Ils ont tenu ce que les américains appellent un barnraising. Nous ici c’est une corvée. En wiki SVP !

Tout cela en sept semaines et le jour du lancement, le coordonnateur est apparu sur cette vidéo :

Bevin Hernandez présentant le nouvel intranet  our.outreach

Réception enthousiaste

Peu de temps après le lancement, des commentaires enthousiastes ont commencé à affluer des urilisateurs :

“I’ve utilized an intranet in most of the jobs that I’ve worked to this point. Our.Outreach is HANDS DOWN the very best I’ve seen/used. Fantastic job!”

“Thanks so much for your efforts on behalf of yesterday’s launch. What a rich addition to our environment!  I spent hours clicking and exploring and investigating and didn’t put a dent in it.”

“One of the great reasons that this project has come to this point, and why we are sharing in the success of this launch today, is that our.outreach is an intranet project which is not ‘owned’ by the technologists within the organization (and that would be by my unit, Outreach Technology Services). Everyone ‘owns’ the content and we as the technology unit facilitate its use and availability. We all now have the ability to share our stories, and it truly is a shared business venture!”

Un projet novateur

Le projet «Penn State Outreach’s enterprise social software» a été novateur de plusieurs façons, dont la première fois que qu’un projet comme Outreach était présenté directement aux employés au lieu de passer par la ligne hiérarchique et les gestionnaires

Mais pour Chris, le consultant intranet et vendeur de la solurion retenue (Thoughtfarmer» : »Most importantly to me, this was the shortest “decision-to-implementation” project that the organization has ever undertook. Plus de 75 personnes ont participé à ce projet. Si vous voulez en savoir plus, le projet a aussi fait l’objet d’une série de billets dans The Communication Insider.

Identité numérique Réalité virtuelle

Google et la NASA s’intéressent à la «singularité» de Kurzweil !

5 février 2009

Je vous ai déjà parlé de la conférence qu’a donnée Ray Kurzweil en 2007 à TED, qui justement se déroule ces jours-ci, où on parle tellement des «bugs» de Bill Gates… Je vous ai aussi parlé de M. Kurzweil à la suite d’un reportage étonnant réalisé sur lui par le magazine Wired en mars dernier. Eh bien, ce visionnaire un peu sauté sur les bords récidive cette semaine et fait la une du Web et même des médias traditionnels car il s’est entendu avec nul autre que Google et le NASA afin de créer une nouvelle université de la Singularité !!!

La singularité, c’est l’obsession du môssieur… Il s’y prépare sérieusement, ce qui a fait l’objet du reportage dont je vous ai parlé dans Wired. Cette université, qui n’aura d’université que le nom, aura pour but de préparer tous ceux qui le veulent à cette «singularité». Vous avec la définition en hyperlien ICI mais en gros c’est un le moment où la technologie et en particulier l’intelligence artificielle va changer le destin de la race humaine. et cela, ce n’est pas pour dans 100 ans. Dans la vidéo ci-dessous, vous le verrez, il en parle pour 2020. Ça c’est dans une dizaine d’années environ. Dix ans, c’est demain !!!

La conférence de Kurzweil à TED

D’ailleurs, selon lui, nous avons déjà terminé ou presque le travail de «mapping» du cerveau humain… Dans quelques années, nous pourrons intégrer, grâce aux nanotechnologies, des «mini-rooters» dans notre cerveau pour nous faire basculer d’un univers à un autre. Du réel au virtuel… Et viendra le temps où l’humain fusionnera avec la machine, robot ou ordinateur. i.e. Cyborg.

Science-fiction à la Star Trek avec Data et les Borgs ? Kurzweil est convaincu que nous n’en sommes plus très loin. Et en réalité virtuelle, j’ai déjà écrit un billet sur le fait que le «holo-deck» existait déjà. Et en passant, vous avez vu à CNN lors des élections présidentielles US l’apparition d’une journaliste holographique ?

Bref, Google, la Nasa et Kurzweil y croient eux et financeront cette institution qui donnera des cours en : nanotechnologies, biotechnologies et intelligence artificielle… Vous voyez le rapport ? Comme l’a dit Kurzweil à l’AP: « One of the objectives of the university is to really dive in depth into these exponentially growing technologies, to create connections between them, and to apply these ideas to the great challenges [facing humanity]. »

La NASA fournira le campus et Google le premier million de $ mais d’autres entreprises vont être sollicitées à 250 000 $ pièce tandis que les élèves devront payer 25 000 $ pour une session de neuf semaines ! Intéressé(e)s ? Vous pouvez vous inscrire à : SingularityU.org

Communication interactive Entreprise 2.0 Événements Intranet

Entreprise et intranets 2.0 : Quand les gros avaleront les petits…

4 février 2009

Dans mon premier billet sur la conférence Enterprise 2.0, qui a eu lieu à Boston au mois de juin dernier, j’écrivais ces lignes : «Intéressant aussi le fait qu’il mentionne que le marché de l’Entreprise 2.0 est estimé à 4,3 milliards de $ d’ici cinq ans, soit 2013. Pas pour rien que tous les grandes firmes se convertissent aux vertus du 2.0, de Microsoft à IBM en passant par SAP, Oracle, Alcatel-Lucent, Novell, OpenText, Vignette, etc. s’y mettent…» Je parlais alors de Dion Hinchcliffe et son atelier sur l’entreprise 2.0.

Je notais donc la présence en force, à la conférence, de toutes les dignes compagnies représentantes de Web 1.0, reconverties aux bienfaits du Web 2.0. IBM, Microsoft, Open Text, Oracle, Sun et EMC2 … En fait, la partie «Expo» de la conférence, où elles étaient toutes présentes avec leurs gros kiosques, m’a fait alors penser à ces conférences où je me rendais fin des années 90 et début 2000, des conférences sur le KM et les intranets, dont KM World & Intranets, où l’on pouvait assister à un spectacle bien particulier avant que n’éclate la bulle techno.

Les gros d’un côté, les petits de l’autre…

Un spectacle où ces grosses boîtes Ti côtoient une foule de petites solutions essayant de se frayer une rentabilité Des dizaines de petites «startup» dans leurs petits kiosques 10X10 et qui tentent d’intéresser des clients corporatifs à leur brillante idée de solution alors que les gros navires comme IBM et Microsoft, pavoisent dans des espaces cinq fois plus vastes, avec démos live et cadeaux à la clé ! Toutes ces petites entreprises sont disparues avec l’éclatement de la bulle ou ont été rachetées par les gros. Demandez aux gens de RedDot, qui justement étaient à Boston mais plus sous leur bannière originale. Achetés tout d’abord par Hummingbird, ils sont ensuite passés avec leur acheteur sous la férule d’Open Text et c’est leurs couleurs qu’ils arboraient au salon d’exposition.

Ce qui m’a fait penser que bien des petites compagnies, présentes à Boston, risquent de subir le même sort, surtout en ces temps économiques troubles… À Boston, j’en ai dénombré 41 avec des noms aussi évocateurs que Mzinga, Jive, Acquia, Igloo, nGenera, WorkLight, Box, Awareness, expresso, Mindjet, GROUPSwim, openwater, Tomoye, etc.

Du lot, trois se démarquent par leur notoriété déjà acquise et la portée de leur solutions. Il s’agit de AmazonWebServices, la division «Cloud Computing» du géant de Web 2.0, de Zoho, une entreprise californienne plus spécialisée dans le CRM et la gestion de projet et que le copain Pascal Veilleux décrit comme un mini-Google ou Google-killer en termes de services Web et aussi vétéran du Web 1.0 ainsi que SocialText, le leader mondial du wiki d’entreprise mais qui se définit maintenant comme un «Business Social Software».

Le fondateur et CEO de l’entreprise, Ross Mayfield, était sur place tout au long de l’événement. Il a donné une conférence où il en a profité pour lancer un nouveau produit appelé SocialCalc. Il s’agit en fait d’un Excel/wiki, chaque cellule pouvant être explosée et pouvant ainsi devenir source de multiples informations connexes ou supplémentaires sur le donnée et celui qui l’a créée. Flyé mais utile… Bref , Ross a été présent tout du long, animant une journée «barcamp» gratuite, et donnant volontiers des informations sur ses produits au kiosque. Un gars vraiment sympathique, accessible, intéressant, facile d’approche. Très différent de bien des stars du Web 2.0 qui auraient des leçons d’humilité à prendre de lui (et je ne nomme personne mais vous suivez mes yeux vers Davos)

Fais-moi un intranet 2.0 (1)

Pour en revenir aux petites entreprises qui à mon avis, risquent de faire une percée en 2009 ou encore de se faire avaler par les gros poissons, je les divise en deux catégories : D’une part les suite logicielles (les Business Social Software à la SocialText) qui offrent un ou plusieurs outils du Web 2.0 (Blogue, wiki, Fils RSS, Réseau Social, Bookmarking social, Tagging, mashups et j’en passe…). Des 41 sur place à Boston, plus des trois quarts des startups ne seront pas de retour à Boston en 2009. Je m’attends à revoir bien sûr, SocialText mais aussi GoLightly et BlueKiwi.

Les deux vont probablement  survivre et prendre chacun leur marché cible. GoLightly l’Amérique du Nord, Blue Kiwi l’Europe. (qui prendra les autres continents ???). Les deux solutions sont presque jumelles (voir les diagrammes ci-dessous avec BlueKiwi à gauche et GoLightly à droite) en cela qu’elles tentent d’offrir aux entreprises la suite complète d’outils collaboratifs : Blogues, wikis, calendriers, annuaires, fils RSS, intégration du courriel et de la messagerie instantanée, SSO, engin de recherche et tagging, forums, capacité multilingue, outils de statistiques, vidéos, et ce qui est le plus important, la création de groupes ou communautés.

Les deux sont compatibles, entre autres, avec SharePoint mais j’aime bien les récents développements chez BlueKiwi, présentés l’automne dernier à Paris par son CEO, Carlos Diaz. Ainsi, BK offre une toute nouvelle approche pour identifier les communautés à mettre en oeuvre. Il permet aux employés de s’inscrire et au départ de signifier leurs intérêts. Comme il se crée ainsi un genre de nuage de «tags» d’intérêts, l’administrateur de communautés (un nouveau rôle en émergence dans les entreprises) peut ainsi diriger son attention vers la création de communautés déjà identifiées comme viables par ces «tags».

Mais aussi un principe de double tagging sur la personne elle-même. Donc je peux tagguer qui je suis et quels sont mes intérêts et compétences et les autres employés peuvent en rajouter avec mon accord. Et aussi la possibilité d’intégrer des widgets dans les communautés et pour la première fois, la possibilité d’intégrer le principe de boîte à idées. Efficace !

Mais la plate-forme française n’offre pas encore tous les outils collaboratifs et encore moins la possibilité  d’offrir aux entreprise une véritable plate-forme intranet où il est possible d’intégrer portail, information corporative, CRM, CMS, ERP etc. Donc pas intranet 2.0. Moins évident pour son compétiteur américain.

La plate-forme GoLightly est plus complète en termes d’outils, intégrant blogues, forums, vidéos, etc. et en termes de connectivité avec les systèmes d’entreprise tels que CRM, CMS et services Web. De plus, elle offre aussi une couche supplémentaire. En fait les deux plates-formes offrent les couches de connexion, de collaboration, de socialisation et d’administration. mais seule la plate-forme créée par Sarah Golightly (non, non, ce n’est pas une blague) offre en plus la couche de transactionnelle. Cette suite est donc la plus proche de l’intranet 2.0.

Et ce que j’aime des deux plates-formes et que certains gros fournisseurs n’offrent pas nécessairement, c’est la couche d’administration avec des outils intégrés d’analyse et de «reporting». C’est habituellement le point faible des solutions Web 2.0 : l’impossibilité de bien gérer la croissance et le développement, l’absence d’outils de travail pour les futurs administrateurs de communautés.

Fais-moi un intranet 2.0 (2)

Dans la seconde catégorie, les intranets 2.0 qui incluent, en plus de la suite logicielle 2.0, les autres fonctionnalités intranet 1.0 dont la communication d’entreprise et ce qu’identifie «méchamment» Carlos Diaz dans un Webcast réalisé au lancement de la nouvelle version de BK 2009, comme étant la capacité de faire des liens entre des documents et des pages Web et non des liens entre les personnes…

Dans cette catégorie intranet 2.0, à Boston l’an dernier, j’avais rencontré les gens de ThoughtFarmer, qui venaient de lancer leur version française et qui vise, entre autres le marché québécois. Elle est la seule à se présenter comme étant un véritable intranet 2.0. Cette plate-forme est un produit de la compagnie «vancouveroise» Openroad Communications et une co-création de Chris McGrath et Darren Gibbons. N’en déplaise à Carlos, leur plate-forme ne lie pas que les documents et les pages Web mais aussi les personnes.

Chris m’est revenu, il y a quelques jours et m’a ouvert le produit pour que je le teste. Sa version française n’est pas encore parfaite mais ce sera fait bientôt. Voici une capture d’écran d’un hypothétique intranet nommé Axio :

Un intranet complet et qui est à même de gérer des communautés en lien avec les profils, les groupes en wikis, lier mon blogue et même mon Twitter, qui intègre le principe de boîte à idées (Mais pas encore le principe plus large d’ideagora), les outils intranet et les autres sites Web d’unités, qui offre un annuaire téléphonique en lien avec le profil professionnel, les tags, le bookmarking et vote à la Digg, name it !

Sur Twitter, j’ai eu le malheur (ou le bonheur) de dire que j’évaluais et qu’à première vue, le produit était intéressant pour les entreprises québécoises, surtout les PME. En fait, c’est un produit plus qu’intéressant pour les entreprises qui n’ont pas encore d’intranet et qui veulent investir peu et avec un ROI rapide. Cette solution sera difficile à vendre aux grandes entreprises ou organisations qui elles, sont prises avec des méga-solutions de portail intranet propriétaires à la IBM, Microsoft, SAP et autres…

Dans les minutes qui ont suivi mon message Twitter, d’autres compagnies offrant des produits intranet 2.0 m’ont signalé leur existence et conseillé de tester leurs produits. Parmi elles, Adenin et son produit IntelliEnterprise.

Et pour bien appuyer sur l’intérêt du produit, voici le message que j’ai reçu sur Twitter : «@Emergent007 « User interface languages include Eng, German, French, Polish, Russian, Spanish, Chinese, Swedish, Portuguese, Italian, Dutch »». Le message m’a été envoyé par Meryl K Evans, pourtant plus spécialisée dans les CSS et les jeux vidéo.

Pour avoir aussi testé cette version, j’y ai presque retrouvé un intranet 1.0 des années 2000 mais avec quelques ajouts dont celui du profil (voir la capture d’écran). J’ai aussi reçu un message Twitter de Altassian me vantant les mérites de leur produit Confluence. Ce dernier se classe plus dans la première catégorie, soit celle des «Business Software Solutions» car il s’agit là d’une silution de wiki d’entreprise…

Pour vous en dire encore plus sur les deux faces de l’Entreprise intranet 2.0, je suis allé consulter les spécialistes de Gartner et leur «Magic Quadrant». Remarquez que ce graphique n’est pas complet et c’est voulu par Gartner. Apparaître sur ce graphique est un privilège… Il y a donc beaucoup d’appelés, peu d’élus,  les privilégiés et les autres, comme dans les loges du Centre Bell…

Les privilégiés sont IBM, Microsoft dans le haut et surveillez la montée de Google… Alors que tous les autres (présents à Boston) se retrouvent dans les cases du bas en se font la lutte pour survivre. Comme je le disais en début de billet, ces compagnies vont se partager un marché de 4,3 milliards en Amérique du Nord dans les cinq prochaines années, chiffre que sera révisé compte tenu du ralentissement économique. Mais reste que le marché est énorme et comme pour dans le cas du Web 1.0, la crise économique va forcer des fusions, des acquisitions et déjà des disparitions.

Mais le marché est définitivement là pour rester et j’aimerais bien que BlueKiwi et ThoughtFarmer percent leurs créneaux respectifs et réussissent à prospérer à l’ombre des IBM et Microsoft. Surtout que les entreprises commencent à prendre le phénomène au sérieux. Aux USA et en Europe. Ici au Québec, c’est plus laborieux…

MAJ

J’ai reçu un commentaire de Barthox que je trouve fort pertinent et même s’il est disponible ci-dessous, je le reproduis, question de faire du pouce sur son exposé concernant Clearspace.:

«Wow! Quel compte-rendu!

Bravo, cela fait longtemps que je n’ai plus lu une analyse comparative comme celle-la.

Toutefois, je pense que Jive Software sera à nouveau de la partie. J’ai eu l’occasion de tester leur produit E2.0 ‘Clearspace’ (en fait, tout le monde peut le faire, à partir de leur site web), et j’ai beaucoup apprécié!»

Je dois avouer que je n’ai pas évalué toutes les solutions incluses dans le «Magic Quadrant» de Gartner, dont Clearspace. Ce dernier est un «Business Social Software» et se classe donc dans la première de mes deux catégories. En effet, il est très bien positioné par Gartner et pourrait être de ceux qui seront de rerour à Boston en juin prochain.

Mais Clearspace, de Jive Software, comme les autres que je n’ai pas pris la peine d’évaluer, n’offre pas vraiment un produit «novateur». Justement, voici comment ils présentent les «innovarions» de leur version 2.5. Dans une vidéo impossible à incrémenter (embedder) dans un blogue. Pas très 2.0 comme marketing vous en conviendrez. Si vous voulez en savoir plus, cliquez sur l’image.

2e MAJ

Et pour en remettre une couche : Je vous ai parlé plus tôt des grands qui vont finir par dominer le marché et des grandes entreprises, «prises» avec le IBM, Microsoft et SAP de ce monde, alors voici que je reçois un message de Dion Hinchcliffe, oui, oui, celui du début du billet. En voici la teneur :

dhinchcliffe SAP adds enterprise 2.0 features to latest suite while Twitter meets ERP http://bit.ly/Ti7x Good coverage by Larry Dignan

Cliquez sur le lien et vous ariverez sur un article de ZDNet où on explique les récentes avancées de SAP dans le Web 2.0 et les intranets de grosses entreprises.

Communication interactive Entreprise 2.0 Innovation Intranet

L’innovation chez Google, IBM et le Power V !

3 février 2009

Entre l’évaluation de plates-formes intranet qui se veulent multilingues et Web 2.0 et sur lesquelles j’écrirai dans un prochain billet, je continue à naviguer sur le Web à la recherche d’informations pouvant m’aider dans l’élaboration de la programmation du prochain webcom-Montréal. En particulier tout ce qui a trait à l’innovation. J’avoue, le sujet me passionne de plus en plus.

Ce faisant, je suis tombé sur une intéressante entrevue avec l’économiste en chef de Google, Hal Varian, qui est, entre autres, «Professor of information sciences, business, and economics at the University of California at Berkeley». Et ce dernier n’y va pas avec le dos de la cuiller quand il parle de la nécessité pour les dirigeants d’entreprise de changer leurs pratiques d’affaires et leur façon de penser l’innovation.

Voici un passage de l’entrevue :

« We’re in the middle of a period that I refer to as a period of “combinatorial innovation.” So if you look historically, you’ll find periods in history where there would be the availability of a different component parts that innovators could combine or recombine to create new inventions. In the 1800s, it was interchangeable parts. In 1920, it was electronics. In the 1970s, it was integrated circuits.

Now what we see is a period where you have Internet components, where you have software, protocols, languages, and capabilities to combine these component parts in ways that create totally new innovations. The great thing about the current period is that component parts are all bits. That means you never run out of them. You can reproduce them, you can duplicate them, you can spread them around the world, and you can have thousands and tens of thousands of innovators combining or recombining the same component parts to create new innovation. So there’s no shortage. There are no inventory delays. It’s a situation where the components are available for everyone, and so we get this tremendous burst of innovation that we’re seeing.»

Et encore, Varian est intarissable et j’aurais pu le citer encore et encore mais il y a mieux. Écoutez tout simplement son entrevue donnée au McKinsey Quarterly en cliquant sur l’image ci-dessous :

Mais je vous le dis tout de suite, quand il est question d’innovation, j’aime tout particulièrement ce qui se fait de côté des plates-formes de partage d’idées, les fameuses idéagoras. En cela, les plates-formes intranet que j’évalue actuellement en sont encore loin… Celles qui offrent cette opportunité ne sont pas tournées vers les employés à l’aide d’une section particulière de l’intranet mais plutôt vers les clients (Dell, Starbucks, Amazon, Proctor & Gamble, etc.) ou vers les employés des autres et même les retraités (YourEncore, NineSigma, TekScout, InnoCentive, etc.) toutes sauf… IBM..

Toujours eux et c’est compréhensible quand on sait que Big Blue se veut un modèle d’entreprise 2.0 et prouve ainsi à ses clients la pertinence de ses solutions d’affaires. D’autres sociétés travaillent également sur le principe des ideagoras et de l’innovation à l’intérieur de l’entreprise. Le Groupe français Awak’It est l’exemple qui s’en rapproche le plus… Il est grand temps que les entreprises comprennent que l’innovation ne vient pas uniquement de la R&D ou des clients. Le «crowdsourcing» s’applique aussi aux partenaires d’affaires et surtout aux employés, qu’ils soient actifs ou retraités.

De toutes ces plates-formes, celle qui sert le mieux l’innovation est encore la doyenne InnoCentive. J’ai déjà publié une entrevue avec son président Dwayne Spradlin. Voici un reportage télé qui fait corporatif, j’en conviens, mais qui explique bien le principe que je viens de développer. Vo us pourrez en savoir plus au prochain webcom-Montréal car Jon Fredrickson, d’Innocentive, présentera «Open Innovation – the fuel for growth and change.» dans la piste Innovation.

MAJ

Je viens tout juste de prendre connaissance d’un billet paru sur Minnov8 et intitulé «Why Executives don’t « get » Social Media». Intéressant car écrit justement par un dirigeant. Tous ces derniers sont de générations en compétition pour le «pouvoir» et il explique bien ses motivations de «Power V» avec le graphique suivant.

Pas besoin de vous dire qu’avant que les Intranets 2.0, les idéagoras et l’entreprise 2.0 décolle vraiment dans les entreprises, va falloir un changement de leadership et/ou un reconditionnement de ceux et celles qui vont s’accrocher. On nomme cela : Gestion du changement et transformation organisationnelle. Penser collaboration plutôt que compétition. Passer de hiérarchie verticale à wérarchie horizontale…. En passant, «Power V» est employé dans un autre contexte mais qui en dit long….

Communication interactive Événements

Davos : Allez ! Dites-le, je suis un f…. idéaliste !

2 février 2009

Tiens, billet d’humeur ce soir… Le Web 2.0, le «Power to the People» le UGC (User Generated Content). Tout cela était réalité jusqu’à la fin de l’An de Grâce 2008. Avec la crise économique, le mouvement social s’est lui-même économisé, bizarrement. Au lieu de représenter une alternative à l’économie et les technologies 1.0, en ces temps tumultueux de crise économique, les plus grands ténors se sont, au contraire d’Ulysse, laissés séduire par les sirènes de l’argent, du pouvoir, des gens riches et célèbres, du Jet Set, entre autres, réunis à au Forum économique mondial de Davos.

Le résultat, l’annonce faire par la soeur de Mark Zuckerberg mais aussi les courbettes publiques de non seulement Mme Facebook mais de plusieurs autres. En fait, tout le gratin 2.0 était à Davos. Je vous ai déjà parlé de la table ronde intelligente organisée par l’ami Loïc LeMeur sur la vie privée. Mais il y a eu des , comment dirais-je, des «licheries» comme dirait l’amie Michelle Blanc.

Bref, est-ce une bonne idée de positionner le Web 2.0 de cette façon ? Évangéliser les barbares et potentats de l’économie et dirigeants mondiaux qui profitent de leur position fragile au haut de la Longue Traîne pour exploiter le bon peuple ou encore boycotter pareille rencontre et organiser un Davos 2.0, touts horizons confondus ? Là encore Mme Facebook a frappé mais de la bonne façon cette fois, avec un sondage-évangélisation et démonstration du pouvoir de sa plate-forme. (Bon pour les investisseurs…)

J’aurais préféré la seconde option au lieu de voir les Scoble, LeMeur, Arrington, Zuckerberg, Hurley, Hoffman, Mundie et compagnie se précipiter langue pendante devant l’opportunité d’un séjour dans l’antre capitaliste mondial.

Mais le question essentielle c’est que tout ce beau monde EST capitaliste et que pour la majorité d’entre eux, ce n’est pas VOUS qui comptez mais COMBIEN vous leur rapportez.

Dieu du ciel !!! Une chance qu’il y ait des gens comme Marc Canter ou Dwayne Spradlin (InnoCentive) et ce, même s’ils ne sont pas sans reproches. Au moins, ils travaillent pour VOUS ! Et ILS seront avec nous au prochain webcom à Montréal le 13 mai prochain ! Allez. dites-le, je suis un f…. idéaliste !