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octobre 2009

Événements LeWebParis

LeWeb-Paris: j’veux pas rater la messe!

31 octobre 2009

Encore une fois cette année, tout le «who’s who» du Web 2.0 va se retrouver à Paris les 9 et 10 décembre pour participer à la messe annuelle organisée par Loïc et Géraldine LeMeur. Et je ne voudrais pas rater cette occasion pour tout l’or du monde…

En fait, ce sera ma quatrième participation à la conférence LeWeb qui, cette année, a comme thématique le «Real Time Web». En effet, j’ai assisté à l’édition de 2006, qui a été marquée par la controverse autour la présence de plusieurs politiciens français dont Nicolas Sarkozy. J’avais alors écrit CE billet.

L’année suivante, en 2007, ce fut mémorable à tous points de vue. À mon avis, la meilleure cuvée à tous points de vue: conférences, panels, endroit, nourriture, ambiance, soirées, etc. Surtout avec ce qui se passait alors avec le Open Social Initiative, le panel de fin de conférence sur le sujet et ma rencontre avec Marc Canter.

La controverse

À ces deux premières conférences, j’avais assisté en tant que simple participant. L’an dernier, j’avais réussi à obtenir une accréditation à titre de blogueur officiel en compagnie de Patricia Tessier. Nous nous en promettions des belles surtout avec l’arrivée de Twitter et le possibilité. de «couvrir» en direct la conférence, bref, du «Real-Time Web» justement.

Mais encore une fois, LeWeb08 fut marquée tout d’abord par la controverse… La salle non chauffée, la bouffe pas très bonne et surtout très rare, les problèmes de connexion Wifi qui nous ont empêché de twitter la conférence en direct pour une bonne partie mais aussi controverse entre Michael Arrington, le Gilmor Gang et Loïc.(Voir l’intro de la vidéo ci-haut)

Les Européens des paresseux, pas de mentalité entrepreneuriale? Une controverse qui s’est poursuivie jusqu’au restaurant, Arrington levant le nez sur l’invitation de Loïc à un des meilleurs restos de Paris, allant même jusqu’à dire qu’il préférait un hamburger chez McDo. Bref…

Cette controverse va permettre à Loïc de faire un peu de kilométrage dans sa programmation car le Gilmor Gang et Arrington sont de retour en 2009 mais Loïc a aussi prévu un autre panel où Arrington sera assis avec huit entrepreneurs Web européens. Empoignade verbale à l’horizon?

Bref, l’édition 2009 s’annonce des plus prometteuse. Je ne serai pas le seul québécois à vous en rendre compte. L’an dernier nous étions deux… Cette année, nous serons quatre, les trois autres étant Benoit Descary, Sébastien Provencher et… Tara Hunt. Cette dernière aurait tout aussi bien pu être sur l’estrade avec les autres vedettes du Web 2.0 car elle en est une. Co-fondatrice des BarCamps, animatrice aux Foo Camps de Tim O’Reilly, auteure, conférencière bref, vous voyez le portrait… Tara demeure maintenant à Montréal avec son chien-vedette @Ridley.

Toute une programmation

Parlant de programmation, Loïc et Géraldine se sont vraiment défoncés pour cette édition. Des grosses pointures, en voulez-vous? Alors, en voilà: En plus d’Arrington, il y aura Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, Chad Hurley (YouTube) Niklas Zennstrom (fondateur de Skype), John Ham (Ustream), Om Malik (GigaOm), Brian Solis (PR 2.0), Andrew Keen (Cult of the Amateur), Chris Brogan, Steve Gilmor, Robert Scoble, Jeremiah Owyang, Joi Ito et bien d’autres mais fait surprenant, peu de francophones. En fait, deux seuls soit Ouriel Ohayon et Patrice Lamothe.

Comme pour l’an dernier, il y aura la grande salle ainsi que deux autres en satellite. Il y aura aussi la «startup competition», le «Full day with Google» ce qui devrait plaire à Benoit et plusieurs panels intéressants dont un sur le Web en Asie avec Joi Ito à la barre mais aussi un sur les applications Twitter avec entre autres, le montréalais Evan Prodromou de Identi.ca et Laura Fitton, madame Twitter en entreprise, qu’on a accueilli à webcom-Montréal l’an dernier.

Présence des femmes

Écrire au sujet de @Pistachio (Laura Fitton) m’amène à traiter de la présence féminine et de la royauté… Étant responsable de la programmation pour webcom-Montréal, je sais qu’il est difficile de trouver l’équilibre entre les femmes et les hommes chez les conférenciers.

C’est pareil à Paris mais Loïc et Géraldine ont fait un effort notable car en plus de Laura, nous pourrons entendre et rencontrer une reine, une baronne, une CEO, une VP, une auteure, une chercheuse, une directrice exécutive et une rédactrice-en-chef. Oui, oui, une reine…

Coup de théâtre,  L&G ont convaincu la reine de Jordanie de prendre la parole. Sa majesté Raina Al Abdullah est outrageusement belle et je la soupçonne d’être aussi outrageusement intelligente. Ils ont aussi convaincu la baronne Susan Greenfield, directrice de l’Institut Royal de Grande-Bretagne. Bon assez pour la noblesse. Les autres femmes invitées ont toute mon admiration et en particulier Marissa Mayer de Google et Gina Bianchini de Ning. Avoir ces deux dernières à Montréal serait cool, non?

Bon assez rêvé, en plus de ces quatre «personnalités», les autres conférencières seront Laura Fitton, bien entendu ainsi que Danah Boyd, qui a visité Québec récemment, Jennifer Corriero, Jennifer L. Schenker et la sulfureuse Violet Blue. Vous connaissez? Non?

Les trois premières lignes de sa biographie disent tout:

« Violet Blue is omnipresent on the Web. » –Forbes

« America’s leading (very) public intellectual sexologist, Violet Blue. » –The Institute for Ethics and Emerging Technologies

« Violet Blue is the leading sex educator for the Internet generation. » –Webnation

Vous voyez le portrait? Dans mon prochain billet, j’écrirai sur le communauté des blogueurs accrédités et aussi sur la partie plus «social networking» de l’événement mais qu’il suffise de mentionner que L&G ont organisé une soirée (lire party) qui risque d’être mémorable au VIP Room à Paris, LE club sélect et à la mode.

Communication interactive Réseaux professionnels internes wikis

Google Wave: un écosystème qui risque de faire des ravages…

17 octobre 2009

Sur mon profil Facebook j’ai inscrit samedi matin : Vient de s’administrer la piqûre Google Wave 😉 Et je dois avouer qu’il s’agit d’une piqûre sérieuse car on devient rapidement accro au nouvel environnement collaboratif conçu à Mountain View. Ce dernier est en phase beta mais déjà, il offre des possibilités immenses pour quelqu’un comme moi qui a presque tous les services Web de Google dans mon compte.

Sauf pour ce blogue qui est généré par WordPress… Je ne peux donc pas publier de billets à partir de Wave et l’inverse comme c’est le cas pour ceux conçus avec Blogger (voir dans la démo ci-dessous).

Wave est un environnement assez austère au premier abord et pas facile à comprendre pour le commun des mortels. La série de petits vidéos tutoriels qui nous accueillent dans l’interface est donc essentielle pour tout débutant. Mais une fois qu’on a compris le principe de la vague, le plaisir commence.

Le plaisir de partager fichiers, images, conversations, cartes interactives, sondages en temps réel, wikis, blogues. micro-blogues, etc. Comme je l’ai déjà écrit, les possibilités sont immenses et là, je pense entreprise. En fait, Wave est un écosystème Web et ça, c’est de bien mauvaises nouvelles pour Microsoft car Wave risque de faire des ravages dans les rangs SharePointistes

Regardez bien la capture d’écran suivante:

Chaque wave ou vague (colonne de droite) est une conversation, ou un projet wiki que vous initiez ou auquel vous participez. Toutes ces conversations/projets se retrouvent dans la colonne du centre alors que tous vos contacts et votre navigation se retrouve à gauche. En haut, dans les petites cases bleues, se retrouvent toutes les fenêtres et vagues ouvertes et actives.

Travailler dans les vagues

Ce qu’il faut comprendre pour bien travailler dans une vague, c’est qu’il faut réduire toutes les autres cases et n’avoir à l’écran que la vague sur laquelle on veut travailler. Alors, quand vous voulez ajouter votre contribution apparait alors cette interface d’édition tout-à-fait géniale quoique pas encore complète à mon avis:

En haut se retrouvent tous les participants au projet/conversation et j’expliquerai plus loin la présence des têtes non-identifiées. J’ai encerclé en rouge les fonctions d’insertion d’hyperlien, d’ajout de fichiers ( Word, Excel, PowerPoint, photos, vidéos, etc), recherche Google bien entendu, d’ajout de gadgets ou robots, d’insertion de sondages et de cartes interactives (Google Maps bien sûr…).

De toutes ces fonctions, la plus intéressante est l’ajout de gadgets/robots(petite pièce de puzzle verte). C’est l’équivalent des applications iPhone ou Facebook. La porte est ainsi grande ouverte à la multiplication de ces derniers. Présentement, ils se déclinent ainsi:

  1. Robots
    1. Chatbots
    2. Conversion
    3. Games
    4. Groups
    5. Integration
    6. Language
    7. Polling
    8. Search / Aggregation
    9. Utilities
    10. Wave Management
  2. Gadgets
    1. Utilities
    2. Games
    3. Hooks

Cette liste est tirée d’un des sites dédiés à ces nouvelles applications:

Il y a aussi http://withwaves.com/ et je parie que le nombre de ces sites va augmenter rapidement au cours des prochains mois. Donc, des gadgets et robots qu’on amène dans notre vague comme on invite nos amis. Ce sont les têtes anonymes dont je parlais tout à l’heure.

Ils servent à intégrer dans la vague une recherche automatique quand vous posez une question incluant les mots what, when, where, who ou encore à insérer automatiquement des cartes géographique mais aussi pour traduire en temps réel les conversations, comme démontré dans la vidéo-démo.

Ou encore, comme le mentionne l’ami Éric Baillargeon dans une de nos conversations en wave de samedi matin :«La plus belle appli, malheureusement US only for the moment est twiliobot qui permet de convertir un numéro de tél. en appel IP comme 418………… et qu’ensuite la conversation entre les 2 utilisateurs de la Wave puisse accéder au fichier sonore de la conversation téléphonique en plus d’avoir la transcription texte de cette même conversation ajoutée à la Wave si désiré». À quand l’intégration de Skype?

Finalement, je me suis défoncé de plaisir avec l’intégration dans une vague de mon fil Twitter avec TwitterGadget comme le démontre la capture suivante:

Reste à voir ce que Wave pourra offrir en termes de Mémoire d’entreprise™. Je pense ici à l’archivage des vagues et des documents qu’elles contiendront mais aussi la recherche de toutes ces données accumulées. Je vous reviendrai avec une autre analyse au cours de la prochaine semaine mais ce qui me frappe tout à coup c’est que dans mon billet précédent, je parlais de l’avenir des agrégateurs Web. Je crois qu’avec Wave, je viens finalement de trouver mon agrégateur de prédilection.

Mais Wave est plus qu’un agrégateur. Il se veut être un véritable écosystème d’entreprise, un univers de collaboration et de conversation et il n’est qu’à ses premiers pas. Imaginez seulement ce qu’il peut devenir dans un an ou deux…

Communication interactive Entreprise 2.0 Médias sociaux

Les agrégateurs Web ont-ils un avenir?

15 octobre 2009

C’est la question que je me suis posée il y a quelques jours en recevant une alerte d’un nouvel abonné à mon Netvibes. Il faut comprendre que j’ai deux agrégateurs de contenus Web (et non pas seulement de blogues) en opération soit Netvibes et iGoogle et mon cœur balance toujours entre les deux. Il balance tellement qu’aucun des deux ne réussit  à m’intéresser suffisamment pour que j’en fasse ma page d’accueil par défaut.

C’est toujours mon blogue qui fait office de page d’accueil. Donc je me pose la question: ces plates-formes d’agrégation ou pages personnalisées (personalized home pages) ont-elles un avenir? J’ai entendu dire que Netvibes roulait dans le rouge profond (légende urbaine?) tandis que iGoogle avait de la difficulté à attirer des utilisateurs. Pour en avoir le cœur net, je suis allé vérifier dans la liste TechCrunch et fait une comparaison sur compete.com (image ci-dessous):

Selon TechCrunch les derniers chiffres sur les membres datent d’avril 2007. À cette date, il y avait 10 millions de membres d’enregistrés. Rien depuis… Et comme le tableau le démontre, Netvibes a compté plus de 613 000 visiteurs uniques en août dernier, en baisse mais domine toujours iGoogle. Pas si mal… Les deux plates-formes enregistrent une hausse annuelle en pourcentage mais rien de comparable avec la croissance de sites comme Facebook (194%) ou les 1 170% de Twitter.

Pourtant, les Netvibes et iGoogle ont tout pour connaître une croissance beaucoup plus fulgurante car ils proposent pour le Web 2.0 l’incontournable principe du portail, le moyen de concentrer en un seul endroit, toutes les sources d’information, outils et communautés qui nous sont utiles et ce faisant, optimiser notre temps et notre navigation.

Ou ont-ils un avenir en entreprise en venant remplacer les portails de première génération à la WebSphere ou SharePoint? J’ai bien hâte jeudi prochain au webcom-Montréal car la Direction générale de l’aviation civile française va venir présenter son nouveau portail intranet bâti à la Netvibes.

Pour ma part, je vois très bien un Netvibes interne pour servir d’agrégateur de blogues d’entreprise, pour les concentrer en un seul endroit au sein de l’intranet. Faudra en parler à  Tariq Krim ou Freddy Mini, si jamais ils viennent à  Montréal dans le cadre d’un prochain webcom.

Bref, vous êtes quoi, Netvibes ou iGoogle?

Communication interactive Entreprise 2.0 Innovation Intranet Réseaux professionnels internes

Quel est ce tabou dont on n’ose parler sur la place publique?

14 octobre 2009

Je tiens à revenir sur un sujet très sensible dans les entreprises québécoises ces derniers mois. On en parle à mots couverts entre professionnels des communications ou des ressources humaines responsables de la gestion et du développement des intranets.

Quel est ce tabou dont on n’ose  parler sur la place publique? Eh bien, je vous le donne en mille. C’est l’incompétence de plusieurs personnes qui travaillent dans les départements de Ti, l’obsession pour la sécurité de leurs gestionnaires et l’immobilisme général qu’ils imposent à l’entreprise.

Hier, en pleine OpenWorldConference 2009 d’Oracle qui se déroule actuellement à San Francisco, Ann Livermore VP chez HP a été très claire:  70% des budgets Ti vont aux opérations et à la maintenance des systèmes et seulement 30% à l’innovation. Ce qui a fait dire à certains participants que le chiffre de 30% était encore trop optimiste…

Et Livermore a poursuivi en mentionnant que le crédo de HP dans les prochaines années serait la MODERNISATION. Pas par le Web mais bien par la rénovation de ce qui existe déjà… La modernisation des applications et des infrastructures tout en offrant les services de virtualisation et de Cloud Computing. Mais faut comprendre que HP vise à séduire les Ti traditionnels, le gros du marché en entreprise et ainsi leur faire cracher bien des $$$.

La vraie modernisation passe par le 2.0

Les responsables intranet savent bien que leurs stratégies de croissance passent par les outils et usages du Web 2.0 mais les Ti ne veulent rien entendre surtout quand il est question d’intégrer un outil tel qu’un blogue WordPress dans leur sacro-sainte architecture technologique. Encore moins un réseau social en code source ouvert, Ô sacrilège… Certains disent qu’ils ne sont pas «prêts» à intégrer le Web 2.0 dans une informatique tournée vers les processus d’affaires.

D’autres, par contre, admettent indirectement leur incompétence. Laissez-moi vous raconter… La semaine dernière j’ai rencontré une personne d’une entreprise québécoise  qui travaille dans une petite équipe responsable de l’intranet. Comme dans 70% des cas, toutes entreprises confondues, cette équipe fait partie du département des communications. L’équipe est consciente qu’elle doit prendre le virage 2.0 et teste les différents outils (blogue, wikis, etc.) mais doit le faire «sous le radar», en dehors de l’entreprise et de son firewall et surtout pas sur les serveurs de l’entreprise.

L’informatique de cette entreprise est tellement dépassée et bureaucratisée qu’elle a évalué que la mise en place d’un blogue interne coûterait, tenez-vous bien, 150 000$… Les deux bras m’en sont tombés! J’écrivais en août dernier : «Nos entreprises se débattent encore avec leurs intranets 1.0 et quand elles veulent les faire évoluer, se butent souvent à la résistance des départements TI qui, au lieu de générer l’innovation, comme ce fut jadis le cas, la freinent furieusement afin de conserver leurs prérogatives et leurs architectures si familières, si rassurantes mais pas si sécuritaires…».

C’est bien cela le principal problème des entreprises québécoises, présentement loin en retard sur celles des USA ou d’Europe. C’est que leur informatique ne suit pas, résiste, freine le changement. Les employés de ces départements sont mal formés ou pas du tout aux technologies du Web et surtout du Web 2.0. Et surtout leurs dirigeants sont de la vieille école et c’est dommage car les Ti, auparavant, généraient le changement. C’était il y a bien des années…

Et le changement vient de la base…

Comme je le dis souvent en conférence, les employés poussent pour l’adoption en interne de leurs usages externes du Web en tant que consommateurs. Les Ti eux, ont les deux pieds sur le frein. C’est tellement typique d’une entreprise 1.0 où les technologies et les usages sont dictés par les Ti alors que dans l’entreprise 2.0 ce sont les usagers qui les dictent.

Regardez d’ailleurs ce dernier tableau publié récemment sur le blogue de la conférence Enterprise 2.0 et qui porte sur les leaders de l’intégration des outils du 2.0 dans l’entreprise. Clairement et majoritairement c’est maintenant du bottom-up: les employés imposent les usages. Ce sont eux qui génèrent maintenant l’innovation.

Pour en savoir un peu plus sur les conditions de succès de l’intégration des stratégies et outils du Web 2.0 dans l’entreprise et aussi pourquoi certains se plantent royalement, je vous suggère de lire attentivement le billet publié par Dion Hinchcliffe, intitulé: « 14 Reasons Why Enterprise 2.0 Projects Fail ».

Comme par hasard, il y traite entre autres de « bottom-up » et de gouvernance… Dion est l’un des grands spécialistes de l’entreprise 2.0 et devrait d’ailleurs être à Montréal en mai prochain avec son University 2.0, dans le cadre de webcom-Montréal. En passant, c’est un pré-scoop !

Et parlant de scoop, ceux qui sont allés sur le site de webcom-Montréal auront certainement remarqué que Walton Smith, de Booz Allen Hamilton sera de la partie et viendra parler du projet de communauté interne baptisé « Hello ». BAH ce n’est pas rien aux USA, c’est un des principaux fournisseurs du gouvernement américain avec 22 000 employés. Il y aura aussi Viviane Garrigos, de la Société Générale en France qui viendra aussi présenter leur communauté interne.

À quand une communauté interne dans une entreprise québécoise?

Médias sociaux OpenSocialWeb

Quand SlideShare se cherche un modèle d’affaires…

13 octobre 2009

C’est bien connu que les sites et plates-formes du Web 2.0 ont de la difficulté à se définir un vrai modèle d’affaires, de mettre sur pied une structure qui leur permette un apport de revenus régulier et surtout croissant. Il y a la pub ciblée sur les individus mais cela ne suffit pas.

Plusieurs sites et plates-formes se sont donc tournés vers les entreprises, que ce soit LinkedIn ou SecondLife et ont ouvert des sections particulières pour ces dernières. C’est aussi le cas pour SlideShare mais contrairement aux autres, elle n’a semble-t-il pas la prétention d’offrir une vraie version entreprise, même si une section toute spéciale a été ouverte sur la plate-forme..,

J’ai ainsi reçu un courriel de la célèbre communauté de partage de présentations (PowerPoint ou autres) et qui annonce  ainsi leur quête du Graal :

«SlideShare Business: LeadShare & AdShare, ROI for even the smallest business & budgets». AdShare, c’est comme le nom le dit la possibilité pour une entreprise de s’annoncer, elle ou ses produits, sur la plate-forme. Quant à LeadShare, voici comment l’équipe présente ce service aux membres : «When someone is browsing your content, LeadShare asks for their contact information. These leads are potential customers you can follow up with and put into your CRM system. The point is to translate interested viewers into real revenues».

Donc, on «scrape» les données des visiteurs et les fournit aux entreprises qui peuvent ainsi faire un «suivi». L’avantage est donc pour les entreprises de mettre des présentations PowerPoint en ligne sur SlideShare afin d’attirer des clients potentiels. Je ne suis pas un spécialiste de la pub mais avec AdShare, c’est une autre façon détournée de faire de la publicité  et ainsi de pervertir l’objectif initial de partage gratuit en volontaire d’information.

Ce n’est donc pas une vraie version entreprise mais juste la possibilité pour les entreprises de maintenant annoncer sur SlideShare. De toute façon, je ne vois pas de vraie valeur ajoutée à une version entreprise de partage de présentations.

Je suis puriste ou quoi?

Communication interactive Entreprise 2.0 Gestion des organisations Ideagoras Innovation wikis

Cinq raisons pour ne pas être une entreprise 2.0… (2/2)

7 octobre 2009

Je poursuis ma réflexion sur les objections et parfois les peurs qui sont exprimées envers l’adoption des outils et stratégies 2.0 par les entreprises québécoises. Remarquez qu’elles doivent être les mêmes en Europe comme aux USA.

Crainte du buzz négatif

Quand les gestionnaires/managers et professionnels de la communication parlent de la perte de contrôle du message, il se justifient souvent comme étant les chiens de garde de la communication professionnelle et les garde-fous contre les dérapages communicationnels. On les entend souvent dire que si l’opportunité leur est offerte, les employés vont se mettre à dire n’importe quoi, critiquer leurs supérieurs et leur entreprise, se « bitcher » (comme dit Michelle Blanc) entre eux et même aller jusqu’au harcèlement. De plus, ils imaginent le pire à l’externe: les secrets coulés, les dénonciations anonymes etc.

Rien de plus faux. Que ce soit dans un blogue un wiki ou un réseau professionnel, tous les employés sont identifiés par leur nom, donc on oublie l’anonymat. Deuxio, pensez-vous une seconde qu’un employé s’exposerait de lui-même à la critique de ses PAIRS en émettant un commentaire diffamatoire ou une remarque, disons sexiste? EH ! c’est sa crédibilité professionnelle qui est en jeu ici!

C’est un peu comme avoir l’air fou en se saoulant et en faisant l’imbécile au party de Noël devant tous les collègues et patrons. Et comme dans pareil cas, ce sont ces mêmes collègues qui viennent calmer le jeu en commentaire dans un blogue dans un réseau professionnel. Troisio, les communautés ou réseaux internes ont ou auront de plus en plus, comme je l’ai mentionné dans le billet précédent, des « règles d’engagement » ou code de déontologie communautaire, créé, mis en place et géré par un responsable des communautés internes avec l’aide et l’appui des employés eux-mêmes. C’est d’ailleurs ce qu’on fait les employés chez IBM à l’aide d’un wiki…

C’est aussi ce qu’ils affirment dans l’étude dont je parlais hier: selon la première édition d’un baromètre réalisé par Novamétrie et Digital Jobs sur les stratégies RH et les réseaux sociaux et France « Les collaborateurs sont donc favorables à un code de bonne conduite. Ils sont 86% à juger qu’il n’existe pas de charte d’utilisation des réseaux sociaux dans leur entreprise. « Il y a une sorte d’urgence dans ce domaine », constate Christophe Excoffier, de Novamétrie, en rappelant que les collaborateurs ont une vraie expertise des réseaux sociaux. « Ce sont eux les experts de ces outils ». Ça, c’est ce que l’on nomme de la responsabilisation. Le bon vieil empowerment…

Sceptiques? Prenez un exemple vieux comme la communication interne elle-même. Quel est l’événement interne le plus mobilisateurs et le plus responsabilisant jamais organisé par les communications internes? Je vous le donne en mille: les opérations portes-ouvertes.

Eh bien c’est le genre d’événement où on demande aux employés de participer et d’être le centre d’attraction dans leur milieu de travail. En fait, on « crowdsource » l’événement en leur demandant d’organiser des kiosques, de mettre en valeur leurs véhicules de travail, etc. Et ils ne se font pas prier et le font souvent bénévolement et sont plus que fiers d’inviter parents et amis afin de leur montrer leur expertise et leur savoir-faire.On ne fait rien d’autres dans un blogue ou une communauté professionnelle…

Pour en avoir organisé plusieurs, je peux vous dire que c’est mobilisateur en diable mais aussi un des moyens de développer un très fort sentiment d’appartenance et de fierté. De plus, les employés de sentent valorisés et reconnus. Ces événements restent gravés dans la mémoire collective pour des années. On les responsabilise et que font-ils? Des conneries? Que non… Plutôt tout le contraire et ils montrent de façon éclatante à tous que les employés SONT la marque de l’entreprise et une marque positive. C’est de 2.0 avant le chiffre…

Pas des outils professionnels

C’est le syndrome Facebook… Ce sont des médias ou réseaux sociaux donc des endroits où les employés vont perdre leur temps (ça c’est le prochain point). Ici tout est question de perception. Facebook et MySpace, les deux réseaux sociaux les plus populaires sont vus par les entreprises comme des endroits où on va socialiser, se tirer des moutons ou des vampires donc perdre du temps précieux.

Les dirigeants sont rarement au courant qu’il existe sur le Web des réseaux professionnels, tels que LinkedIn ou Viadeo et que c’est sur ces modèles que se bâtissent aussi bien aux USA qu’en Europe les premiers réseaux internes, les premières communautés professionnelles.

Ce que les dirigeants oublient aussi c’est que ces communautés/réseaux sont générateurs de vélocité à l’interne car ils permettent, par la génération de profils professionnels basés sur l’expertise, de répondre plus rapidement à la clientèle, de former plus rapidement des équipes de travail et de projet mais aussi de générer de l’innovation, comme je l’ai mentionné dans le dernier billet dans le cas des idéagoras. Ces dernières sont aussi des communautés professionnelles où les employés ne vont pas perdre leur temps mais bien fournir à l’entreprise les idées qui risquent de la faire gagner sur ses concurrents.

Chronophage

Perdre du temps… La hantise des gestionnaires/managers. Et ils se donnent souvent en exemple… Je n’ai pas le temps de bloguer, je suis déjà débordé. Où trouverais-je le temps? Poser la question est un peu lui répondre… C’est une question d’organisation du travail, de gestion du temps… Mais aussi la création de nouveaux usages et de nouveaux emplois basés justement sur les usages.

Chez IBM, où tout employé peut avoir son blogue, un wiki, et faire des podcasts, on compte plus de 16 000 blogues actifs avec 70 000 auteurs et plus de 26 000 wikis avec près de 60 000 contributeurs. IBM a une plate-forme de réseautage professionnel qui liste 600 000 profils d’employés et 1 200 000 recherches sur ces derniers. Le réseau a généré 1 800 communautés qui comptent 147 000 membres. Et tout ce beau monde serait en train de papoter, de se lancer des moutons? IBM avec pareilles pertes de temps serait au bord de la faillite!!! Pourtant, il n’en est rien…

C’est que chez Big Blue, les dirigeants ont décidé d’intégrer nouveaux outils aux pratique et usages, modifiant ainsi la structure même du travail et la nature de la communication. IBM personnifie par ses nouveaux usages l’entreprise 2.0. La communication est devenue conversation et le travail est devenu collaboration.

Chronophage? En faisant ce billet, est-ce que je perds mon temps et est-ce que je bouffe du temps sur mes autres activités? À cela je réponds par la négative. Et vous?

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Cinq raisons pour ne pas être une entreprise 2.0… (1/2)

6 octobre 2009

Voici une série de deux billets où je tiens à réfléchir avec vous à cinq raisons que je m’entends souvent servir lorsqu’il est question de changer en entreprise les habitudes de communication et d’utilisation des outils intranet de deuxième génération, cinq raisons pour ne rien faire et que l’on retrouve aussi en partie dans ce tableau tiré d’une enquête menée auprès des participants à la conférence Enterprise 2.0 à Boston.

Aujourd’hui, les deux premières:

Perte de contrôle

Évidemment, les départements de communication et les agences de relations publiques traditionnels ont une peur bleue de perdre le contrôle sur le message corporatif. Mais il est facile de leur prouver, statistiques de réseaux sociaux à l’appui, qu’ils l’ont déjà perdu et que le mieux qu’ils ont à faire c’est de joindre la conversation et ainsi réinventer leur job car en effet, les employés véhiculent le message corporatif dans les réseaux sociaux externes, dans leurs blogues, dans le flux du micro-blogging etc. et ce, sans se soucier des spécialistes. Mieux vaut  travailler avec eux, redéfinir les « règles d’engagement », ce que ces spécialistes comme Brian Solis nomment maintenant les « social media guidelines ». Pour ce faire, ils ont une base de données intéressante à leur disposition intitulée : Social Media Governance Empowerment with Accountability.

Il en est de même pour les gestionnaires/managers ainsi que pour les départements légaux. À trop vouloir ne rien dire, on se coupe de la réalité de nos clients. Et à trop vouloir retenir l’information pour conserver son pouvoir, on crée de l’insatisfaction parmi les employés. Ces derniers perdent aussi confiance car ils voient bien que les belles valeurs énoncées par la direction ne se traduisent que rarement en résultats à leur niveau. Ils voient aussi que les cadres intermédiaires ont peur de faire remonter l’information quand elle risque de les désavantager et qu’ils gonflent les informations qui les avantagent. Combien de « revues verticales » de la haute direction sont-elles ainsi faussées volontairement? Les employés ne sont pas dupes et voient bien que les babines ne suivent pas les bottines…

De là une peur bleue chez les cadres à voir la conversation, les communautés et l’innovation venir horizontaliser l’entreprise et ainsi  bousculer leur confort et affaiblir leur pouvoir. Heureusement, on commence à voir apparaître des leaders parmi les CEO, des dirigeants avec assez de force et de charisme pour forcer la ligne hiérarchique à céder. Ce sont eux qui sont les champions de l’entreprise de demain mais ils savent qu’ils ne sont pas seuls et que les employés, loin de résister à ces changements, sont souvent ceux qui le prônent comme le montre ce second tableau:

Mais aussi cette étude Novamétrie/Digital Jobs, réalisée auprès de 27 directeurs des ressources humaines de grandes et moyennes entreprises (Areva, Cegid, Bouygues Telecom, SFR, Axa, IBM, TF1, Sephora, Groupama, PSA…) et une phase quantitative conduite auprès de 260 collaborateurs (employés), du 11 août au 14 septembre et qui vient d’être rendue publique en France. Un passage est fort révélateur: « …pour 92 % des collaborateurs (employés), ils (réseaux sociaux) constituent un bon outil de communication, alors que 84 % estiment qu’ils sont utiles pour véhiculer leur image. Mais ils sont aussi une majorité à penser qu’ils sont efficaces pour le recrutement (71 %) et la fidélisation des collaborateurs (51 %) ».

ROI difficile à calculer

Difficile, oui car nous n’en sommes qu’au début de leur intégrations dans l’entreprise. mais des cas commencent à émerger comme celui des wikis. Pas sexy ces derniers mais ô combien efficaces. Le cas classique est celui de la banque d’investissement Dresdner Kleinwort Wasserstein qui a implanté en 2004 une série de projets wikis. En six mois, le trafic dépassait celui de l’intranet statique, le temps passé en réunion était réduit de moitié et le nombre de courriels était pour sa part, réduit de 75%. Belle réussite pour le CIO de l’année en 2003, un dénommé JP Rangaswani et la firme choisie soit SocialText.

JP Rangaswani

Un autre ROI tiens… Celui d’IBM avec son idéagora ThinkPlace, mise en place en 2005. En quatre ans, donc, près de 20 000 idées ont été soumises par les employés, plus de 600 ont été mises en place, pour des économies ou gains estimées à plus de 700 millions$ US. Bref, le ROI ou RSI est au rendez-vous 2.0 et l’agilité ainsi que le faible coût des solutions feront en sorte que finalement les outils de communication et de collaboration intranet deviendront un investissement en termes de motivation, de mobilisation, de responsabilisation mais aussi en $$$.

Dans le prochain billet, je traiterai des trois autres soit :

  • Crainte du buzz négatif
  • Pas des outils professionnels
  • Chronophage
Entreprise 2.0

Une vidéo sur deux cultures: un must du genre

5 octobre 2009

C’est @eogez sur Twitter qui m’a poussé le lien sur cette vidéo qui est plus qu’une simple vidéo faite par un gamer. Intitulée « L’entretien », c’est en fait un CV vidéo GTA réalisé par Rod Pulsar. En le regardant on ne peut que remarquer le « clash » de deux cultures qui ne se comprennent vraiment pas. La culture corporative et la contre-culture des gamers. Ce qui me ramène inévitablement aux propos de Marc Prensky dans son libre « Don’t bother me Mom, I’m learning », propos qui militent en faveur de l’intégration du serious gaming dans le système d’éducation.

Ceux qui n’ont jamais joué à WoW ne pourront jamais comprendre jusqu’à quel point ce jeu, comme plusieurs autres, forment à la collaboration, au leadership, à l’apprentissage des langues et de l’économie, au «multi-tasking » et à bien d’autres choses utiles dans la vie professionnelle. Mais bon, je laisse la vidéo parler car c’est un must du genre, en compétition pour le Prix Machinima du Festival du Jeu Vidéo 2009.

Communication interactive Entreprise 2.0 Innovation Mémoire d'entreprise

Les idéagoras ont une étonnante attractivité pour l’entreprise: ses retraités!

3 octobre 2009

La semaine dernière dans CE billet, j’ai rapidement traité des idéagoras, ces plates-formes de collaboration mais surtout de génération d’idées et d’innovation, repérées et identifiées comme telles par Don Tapscott dans son bouquin Wikinomics, publié en 2006. Le phénomène n’est donc pas nouveau, surtout quand on réalise que le site Innocentive a été créé en 2001, soit bien avant l’arrivée du phénomène 2.0. J’avais déjà aussi écrit sur leur potentiel innovant dans un premier billet en 2008.

Toutefois, ce que je n’ai jamais écrit à leur sujet mais que je souligne à grands traits  dans toutes mes conférences sur l’entreprise 2.0 et sa mémoire, c’est que ces idéagoras ont une étonnante attractivité pour l’entreprise et… ses retraités!

Et pour ce faire, je donne toujours l’exemple de la plate-forme YourEncore (image ci-dessous) qui est le lieu de rencontre des entreprises à la recherche d’expertise et de solutions potentielles à des problèmes en faisant appel aux membres de la communauté des retraités.

C’est du pur « crowdsourcing » et un bon moyen pour les entreprise d’aller puiser à peu de frais dans le formidable bagage d’expertise que détiennent les membres de cette communauté.

Récupérer l’expertise un enjeu majeur

Comme je le mentionne dans mes conférences, imaginez que les entreprises, au lieu de perdre l’expertise de leurs employés qui partent ou sont à la retraite, pouvaient mettre en place, en extranet, de telles plate-formes et ainsi garder le lien avec ces derniers. Un lien permettant d’avoir recours à leur expertise contre rétribution, comme c’est le cas pour YourEncore. Bien mieux ainsi que de laisser cette expertise aller à ses concurrents non?

Et que dire aussi de la possibilité pour les départements de communication et des RH de garder un lien beaucoup plus fort maintenant que le journal interne papier n’est plus (ou presque).Cet enjeu de l’expertise des retraités va devenir, à mon avis, un enjeu majeur au cours des prochaines années. Qu’on se le dise: d’un côté, les sociétés occidentales vont perdre entre 30 et 50% de leur employés d’ici cinq ans. De l’autre, les nouvelles générations n’ont pas le nombre suffisant pour combler cet immense trou de main-d’oeuvre et d’expertise.

Que va-t-il se passer alors ? J’estime que les entreprises devraient être pro-actives et qu’elles mettent à profit des solutions comme les idéagoras pour retraités, sinon les gouvernements risquent de leur forcer la main avec des législation de soutien car c’est là l’autre partie de l’équation. Avec le nombre croissant de retraités, les régimes de retraite d’entreprise, lourdement taxés par la récente crise et les caisses publiques risquent de manquer de fonds.

De plus, les retraités eux-mêmes sont de plus en plus nombreux, après la dolce vita des premières années, à vouloir compter sur un revenu d’appoint. Imaginez alors tout le potentiel d’un extranet/ideagora d’entreprise qui leur offre cette possibilité tout en les laissant travailler de la maison, ce qui réduit, entre autres, les frais en espace-plancher pour les entreprises.

Il y a une entreprise qui a déjà compris le phénomène. Laquelle? Je vous le donne en mille. C’est Big Blue! Eh oui, IBM, le vaisseau amiral de l’entreprise 2.0 a maintenant sa plate-forme de crowdsourcing pour ses retraités et appelée The Greater IBM Connection.

Chez IBM, on ne parle pas d’idéagora mais bien de « business and social network». The Greater IBM Connection est donc ouverte non pas seulement au principe de la résolution de problèmes (les seekers et solvers) mais aussi à la socialisation entre retraités et employés actifs, assurant ainsi le lien de communication. Génial, quoi! Alors, à qui le tour ?