Archives mensuelles

juin 2010

Communication interactive Événements Real-Time Web Web sémantique

Premier tweet, premières pubs et premier milliard…

28 juin 2010

Décidément, les fondateurs de Twitter ne font rien à moitié ces temps-ci, question d’attirer les feux de la rampe. La semaine dernière, Evan Williams et Biz Stone recevaient le président russe Dimitri Medvedev à leurs quartiers généraux de San Francisco et le faisaient en grande pompe dans la cafétéria. Medvedev a profité de cette visite dans Silicon Valley pour créer son compte et publier son premier Tweet :

Hello everyone! I’m on Twitter, and this is my first tweet. 1:25 PM Jun 23rd via web

Comme on est à même de le constater en visionnant cet événement «historique», son premier message était plus consistant que ce qui apparait en anglais sur le compte…

President Medvedev Visits the Twitter Office from TwitterHQ on Vimeo.

De la bonne pub pour Twitter mais aussi pour le président qui a aussi visité, entre autres, Apple. Parlant de publicité,  juste avant, Stone et Williams ont eu à défendre devant la communauté des développeurs les récents changements survenus depuis avril sur la plate-forme californienne de micro-blogging. Des changements beaucoup orientés annonceurs.

Vous avec entendu parler de Twitter Places, Promoted Tweets et Twitter Annotations ? Twitter Places c’est la première incursion de Twitter dans le monde de la géolocalisation. Donc, en conjonction avec Google Maps, de permettre de situer l’origine du tweet .

La fonctionnalité a été mise en service, en douce le 14 juin dernier. Dans un billet sur le blogue de la compagnie, le responsable de ce département chez Twitter, Othman Laraki annonce aussi que ce travail s’est fait en collaboration avec FourSquare et Gowalla, ce qui veut dire une intégration des check-ins dans Places  mais aussi la possibilité d’intégrer l’API dans d’autres applications. Comment faire pour avoir accès à ce nouveau service ? Facile, il suffit d’aller dans «Settings» et de cocher la case TweetLocation pour l’activer ou encore de suivre les instructions.

Virage publicitaire et capitaliste ?

Mais ce sont les deux autres qui suscitent plus la controverse chez les développeurs et sonnent l’arrivée en force de  la publicité sur Twitter. Les Annotations permet aux développeurs (et à Twitter bien sûr) d’ajouter des informations supplémentaires à un tweet – comme une chaine de texte, une URL, un tag d’emplacement ou des bits de données – sans affecter le compte de caractères (140). Autrement dit, de telles informations constituent les métadonnées du tweet ou de l’utilisateur qui l’a posté  et suivent le contenu original dans son voyage à travers la Twittosphère.

Les applications et services peuvent alors prendre ces informations, les filtrer et leur donner une signification. Dans un certain sens, Annotations ressemble au protocole «Open Graph» de Facebook, qui ajoute aussi des métadonnées au comportement des utilisateurs sur certains sites quand ils sont connectés. De même qu’ils le sont avec Facebook, les annonceurs sont intéressés par la capacité de Twitter à les aider à cibler des utilisateurs basés sur leurs intérêts.

Et une fois ce ciblage fait, les entreprises partenaires pourront dans une première phase,  se prévaloir de la possibilité d’acheter des mots-clés comme pour Google Adwords et afficher leur tweets promotionnels (Promoted Tweets) dans les résultats de l’engin de recherche de la plate-forme de micro-blogging.

Il s’agit bien là d’une première phase et les autorités de Twitter y vont du bout des pieds avec cette nouvelle initiative car ils savent bien qu’ils marchent sur des oeufs car la publicité sur Twitter n’a jamais été populaire, aussi bien auprès des utilisateurs que des fondateurs eux-mêmes, à preuve ces remarques de Biz Stone sur le blogue de Twitter:

«Over the years, we’ve resisted introducing a traditional Web advertising model because we wanted to optimize for value before profit. The open exchange of information creates opportunities for individuals, organizations, and businesses alike. We recognized value in this exchange and planned to amplify it in a meaningful and relevant manner.

Stubborn insistence on a slow and thoughtful approach to monetization—one which puts users first, amplifies existing value, and generates profit has frustrated some Twitter watchers. Believe me, when your name is Biz and you’re a co-founder of Twitter, it also means putting yourself at the mercy of folks like Stephen Colbert who hit home runs with lines like, « So, I assume that ‘Biz’ in ‘Biz Stone’ does not stand for ‘Business Model’. »»

Et comme le rajoute le COO Dick Costolo, Twitter expérimentera cette formule avec quelques partenaires dont Best Buy, Bravo, Red Bull, Sony Pictures, Starbucks, and Virgin America afin d’évaluer la «résonance» de ces tweets promotionnels. S’ils résonnent bien, on pourra passer à la phase suivante soit leur apparition dans les flux personnels.

Remarquez que Twitter, avec ses 75 millions de membres, n’a pas tellement le choix de prendre ce virage stratégique et embrasser cette nouvelle orientation «business». Il y a un certain Mark Zuckerberg qui les pousse à le faire. D’une part avec le Open Graph et sa politique ouvertement orientée marché. D’ailleurs, le patron de Facebook ne s’en est pas caché la semaine dernière au festival Cannes Lions International Advertising. Deux de ses objectifs sont d‘atteindre un milliard de membres et un milliard de $. Un autre est possiblement d’être bientôt coté en bourse. Plus capitaliste que ça…

Mais tout n’est pas perdu pour les idéalistes… Déjà, certains, comme Joshua Shinavier, voient poindre à l’horizon l’opportunité pour Twitter et Facebook de fournir la matière première du futur Web sémantique… en temps réel !

Mais dans cette histoire qui profite à qui ?

Communication interactive Identité numérique Médias sociaux

YouTube aux artistes: permettez et profitez !

23 juin 2010

À tous ceux et celles qui se plaignent de l’invasion des médias sociaux dans les domaines des arts et de la culture, en particulier dans le domaine de la musique, je vous suggère de bien regarder et surtout écouter la présentation de Margaret Gould Stewart, en charge de l’expérience utilisateur chez YouTube. Une conférence faite à TED plus tôt cette année, où elle parle de «Digital Rights Management» et de droits d’auteur. et elle sait de quoi elle parle car chez YouTube, elle gère 20 heures de vidéos téléchargés à chaque minute ou l’équivalent de 100 ans de vidéo par jour…

Elle y mentionne entre autres le cas d’une vidéo de mariage qui a atteint 40 millions de visionnements et qui a permis à Sony et la chanson d’un de ses protégés, «Forever» de Chris Brown, disparue des palmarès depuis 18 mois de revenir en tête de ces mêmes palmarès. Sony, en plus, a mis une publicité pour accompagner la vidéo et l’a aussi reliée à la chanson originale sur iTunes…
Comme le mentionne madame Stewart, les créateurs de contenus, producteurs et distributeurs devraient faire attention avant de bloquer le contenu généré par les utilisateurs qui recyclent les contenus artistiques. Comme elle le dit: «You can miss new art forms, new audiences, new distribution channels and new revenue streams». pour elle, nous en arrivons avec YouTube à un écosystème culturel d’opportunités : «Allow, then benefit»…

Entreprise 2.0 Événements

Mais qu’est-ce que SAP fait dans Facebook ?

22 juin 2010

Qu’est-ce qu’une grosse boîte de logiciels 1.0 comme SAP peut-elle faire dans Facebook ? Je suis tombé un peu par hasard sur cette nouvelle application intéressante d’analyse de réseaux sociaux développée par la firme allemande. En y regardant de plus près, je crois que SAP essaie de mettre en valeur ses capacités en analytique et tableaux de bord avec une nouvelle application développée expressément pour Facebook et appelée «Friend Network Optimizer». Une idée un peu folle en première analyse mais qui pourrait bien marcher car il y a d’autres desseins derrière…

Simplement dit, SAP n’a pas réinventé la roue ni créé un nouveau Farmville, mais son application fait  le travail. Elle imite les rapports de Crystal de SAP afin de  permettre aux utilisateurs d’explorer leur réseau dans Facebook et créer un «leaderboard» d’activité sociale. En bref, vous pouvez voir comment vos amis se classent l’un par rapport à l’autre.

L’application expose aussi votre activité sociale et vous dit comment optimiser votre réseau avec un genre de jeu qui vous incite à gravir les échelons de la compagnie et de passer de spécialiste à président du CA et cela, basé sur système de pointage. Ainsi, vous êtes spécialiste avec entre 0 et 100 000 points et président du CA avec plus de 5 millions de points. Pour l’instant, je suis directeur à plus de 60 000 points ;-0)

Mais pourquoi avoir fait pareille application 2.0 dans Fecebook ? Pourquoi une firme comme SAP qui transige avec les grandes entreprises de ce monde ferait-elle du Web social ? À mon avis pour justement montrer ce dont elle est capable en termes de développement d’applications, particulièrement en matière de tableaux de bord. Faut pas oublier que Facebook lui offre une visibilité de 500 millions d’utilisateurs et que SAP flirte de plus en plus avec le marché de l’entreprise 2.0.

Positionnement contredit par un récent tweet de Geroges Dearing:

“Most of the people making the big decisions [in  ad spending] are not on Facebook” [FT.com] http://bit.ly/a6A5qF | #fb

Mais quand même, à Boston, la semaine dernière, Franz Aman, «VP of Intelligence Platform Product Marketing», chez SAP est venu faire une présentation en keynote puisque SAP commanditait la conférence Enterprise 2.0. Le titre de sa prestation ?  Je vous le donne en mille:

Une simple coincidence ? Je ne crois pas… ll s’agit là d’un exercice de positionnement et d’un message assez clair. IBM  et les autres devront compter avec un nouveau joueur dans le marché de l’entreprise 2.0. Un GROS joueur…

Entreprise 2.0 Événements

Entreprise 2.0. Pépites d’or et prise d’otage (suite et fin)

21 juin 2010

Même titre que mon plus récent billet car il sera une fois de plus question  de belles découvertes (pépites d’or) mais aussi de déceptions intenses. En fait, c’est bien ce qui résume cette édition de la conférence Enterprise 2.0. En effet, nous sommes loin des controverses ou des débats épiques entre McAfee et Thomas Davenport et des keynotes de 2007 soit David Weinberger, Andrew McAfee, Mike Rhodin, Don Tapscott, Ross Mayfield, Thomas Davenport, Derek Burney et Dennis Moore, Stowe Boyd, Jessica Lipnack, etc…

Don Tapscott en 2007 avec en arrière-plan Ross Mayfield

Nous sommes plutôt à l’heure de la mise en valeur des sponsors principaux : Microsoft avec deux keynotes, Jive, Novell, SocialText et SAP et une présence soutenue d’IBM dans les conférences ordinaires et les événements sociaux. Tous les autres sponsors ont eu leur visibilité dans les divers panels mais je me dois de souligner le retenue d’un d’entre eux: BlueKiwi. Chapeau à Carlos Diaz pour ne pas être entré dans le jeu.

Bref, de la seconde journée, je retiens les keynotes du CEO de Jive, Tony Zingale mais surtout celui de Bevin Hernandez, gestionnaire de projet à l’Université Penn State.

Bevin Hernandez – photo Alex Dunne

Même si Zingale a été énergique, incisif et charismatique, c’est à la douce et subtile Hernandez que revient la palme de l’inspiration avec une présentation toute en intelligence sur la psychologie des employés et la gestion des changements. La pyramide de Maslow, bien des gens connaissent mais ses «Magic Quadrants» m’ont beaucoup inspiré ainsi qu’une vidéo qu’elle a présenté et qui montre bien le phénomène d’adoption groupal et de viralité. Voici la vidéo:

Et sa présentation disponible sur SlideShare:

De toute cette seconde journée, ce fut elle mais aussi deux autres présentations qui ont sauvé la mise. Dommage que les deux aient eu lieu en même temps dans des salles différentes. J’ai donc manqué celle proposée pat IBM, intitulée «Evolution of E2.0 at IBM: The frustrations and the Glory» et animée, entre autres, par Rawn Shah, auteur du livre «Social Networking for Business».

Selon les commentaires de @cflanagan, j’aurais raté une bonne démonstration des essais-erreurs-réussites d’une équipe en charge de la mise en action d’une stratégie Web 2.0 en entreprise. Quand on sait qu’IBM fait figure de précurseur en ce domaine, j’imagine en effet que j’ai raté une bonne présentation… Je me suis plutôt présenté à celle des amis Bill Ives et Thierry Hubert afin de constater les progrès de leur bébé Darwin.

C’est que son évolution m’intéresse au plus haut point car je l’identifie comme l’un des principaux outils nécessaires à la création d’une Mémoire d’entreprise™, le sujet de mon prochain livre. En fait, il s’agit d’un moteur de recherche de conscience (Awareness Engine)  ou cortex virtuel, qui se base sur la théorie du Chaos et est en fait, l’un des premiers vrais moteurs du Web sémantique. Et c’est la recherche sémantique et ces outils de conscience virtuelle qui vont permettre aux informations pertinentes et conversations et échanges collaboratifs de remonter à la surface de la mer de données que vont générer les entreprises avec les nouveaux outils d’information, de collaboration et de gestion issus du Web 2.0.

Bref, cette conférence m’a attiré comme un papillon à la lumière du réverbère. Et je je suis pas déçu de l’évolution du produit depuis nos premiers entretiens sur le sujet, il y a deux ans à cette même conférence, Thierry m’ayant été présenté par l’Éminence grise de l’entreprise 2.0 en France, Richard Collin, celui-là même qui avait prédit une conférence 2010 dominée par les commanditaires et les vendeurs de solutions…

En terminant, je ne me permettrai pas de faire de suggestions ou de recommandations à Steve Wylie et son équipe pour la conférence de l’an prochain. Je sais quel travail ils ont abattu et comment il est ingrat mais je tiens à souligner deux tweets issus des commentaires des participants au post-mortem:

  1. Good lesson learned: Get more interaactive with your audience. More Q&A #e2conf 12:29 PM Jun 17th via TweetDeck
  2. Great suggestion for #e2conf for next year: Go external ! It works cause we do it at #webcomMT 😉

Deux tweets, deux grandes tendances dans les conférences. La première est de faire des présentations d’au plus 20 minutes et de laisser un autre 20 minutes pour des questions-réponses, favorisant ainsi l’interactivité entre les présentateurs et les participants. La seconde est d’ouvrir la conférence à toute la partie externe du travail des entreprises: Social CRM, eCommerce, eBranding, recrutement 2.0, gestion de crise, géo-promotion, etc. Une très bonne suggestion qui va dans le sens de ce qui se fait déjà webcom, ici à Montréal. Car l’entreprise 2.0, pour une fois, ce n’est pas que l’interne…

Communication interactive Entreprise 2.0 Événements Intranet Réseaux professionnels internes

Entreprise 2.0: pépites d’or et prise d’otage…

19 juin 2010

Une partie de mes craintes s’est matérialisée à la conférence Enterprise 2.0, qui a eu lieu à Boston la semaine dernière. La crainte que la conférence soit dominée et d’une certaine façon prise en otage par les commanditaires, vendeurs de solutions 2.0. Déjà au programme, on pouvait noter leur omniprésence et leur nombre croissant à l’exposition mais aussi et surtout dans les conférences spéciales keynotes sur les panels et autres conférences et même dans les événements de réseautage de fin de journée. Pour faire ses frais et faire un profit, une conférence du genre, qui accueille 1 500 participants, doit-elle «vendre son âme» à ses commanditaires et laisser ces derniers faire des «pitches de vente« impunément?

JP Rangaswami

Cette question a fait l’objet de nombreuses conversations parmi les participants et certains conférenciers. Ainsi, au cocktail du mardi, je me suis retrouvé à la même table que le conférencier-vedette JP Rangaswami, que j’avais rencontré une première fois lors de sa conférence à LeWeb3 à Paris en 2007. JP était catégorique dans ses propos. il n’en revenait pas de s’être retrouvé sur scène avant deux «sponsors« venus vendre leur salade 2.0, soit Cisco et SAP. Selon lui, les commanditaires ont leur place dans une conférence mais dans une piste ou une salle particulière et identifiée comme telle. Je suis entièrement d’accord avec lui, comme plusieurs participants d’ailleurs car la question est revenue en fin de conférence le jeudi lors du traditionnel post-mortem en compagnie des organisateurs dont Steve Wylie.

Voici d’ailleurs deux tweets de Luis Suarez, pourtant d’IBM et ensuite deux autres référant à des billets-bilan sur le conférence où Alistair Croll et Jacob Morgan parlent du même problème:

  1. RT @elsua: #e2conf Less panels and more individual tracks of folks next year, please? Panels = vendor pitches from customers Agree again 12:12 PM Jun 17th via TweetDeck

  2. Agree with @elsua: #e2conf Too much vendor focus, vs. people side; more on practitioners’ focus, successes, challenges, case studies 12:09 PM Jun 17th via TweetDeck

  1. RT @acroll: Some closing thoughts on E2: http://bit.ly/ak6gob #e2conf 11:48 AM Jun 17th via TweetDeck

  2. My Thoughts on the Enterprise 2.0 Conference http://dld.bz/hrG5 – By Jacob Morgan at #e2conf (via @aponcier) Mine will follow soon…

Pépites d’or…

Mis à part cette situation, la conférence a tout de même été l’occasion pour moi de faire de belles découvertes et d’apprécier les prestations de plusieurs conférenciers et conférencières. En tout premier lieu celle de JP Rangaswami. ce dernier parle souvent des «millenials» dans ses conférences et de leur impact sur l’entreprise, un peu comme je le fais dans les miennes. Sans surprise mais à mon amusement, il a remarqué leur absence dans l’assistance. Il a demandé que ceux qui étaient présents lèvent la main dans la grande salle, une seule main s’est levée…

Et c’est à cette occasion que j’ai réalisé qu’à la conférence Enterprise 2.0, les participants sont tous des générations subséquentes, soit des générations X et Baby Boomers. Et beaucoup de Papys et mamys 2.0, comme le démontre cette photo prise à la suite d’un panel sur le micro-blogging ainsi que mon tweet:

Earlier this morning JG Rangaswami was surprised to see no Milleniels at #e2conf. In Twitter panel average age must be 40 over #e2conf-51 2:40 PM Jun 15th via TweetDeck

Normal dans un sens car les jeunes en entreprise ne sont pas encore en position de donner des conférences et/ou n’ont pas besoin de se faire former sur les outils et les usages du Web 2.0… La conférence est donc un lieu de rencontre pour les professionnels bien établis dans leur entreprises respectives et pour les spécialistes et consultants du domaine. De rencontre mais aussi et surtout d’échange de bonnes pratiques et c’est là que j’ai trouvé mes pépites d’or, mes belles découvertes et coups de coeur…

Le premier a été introduit par R. Lemuel Lasher [PDF Presentation], président, Global Business Solutions Group (GBS) et Chief Innovation Officer, chez CSC. en présentation spéciale (keynote) ce dernier est venu présenter la stratégie d’adoption 2.0 chez cette entreprise multinationale et là, Ô surprise, il a annoncé sur scène que la responsable de la mise en oeuvre de cette stratégie, Claire Flanagan, était d’office promue à titre de directrice:

@cflanagan: Just got promoted to director at CSC #e2conf 10:53 AM Jun 15th via TweetDeck

Cette promotion spectaculaire m’a confirmé dans mon intention d’assister à la conférence de Claire plus tard dans la journée et intitulée «Enterprise 2.0. It’s No Field of Dreams». Je vous publie quelques-unes de mes notes de la conférence sur Twitter et vous offre aussi la présentation disponible dans SlideShare.

  1. CSC initiative: Peaceful coexistence between SharePoint, WebSphere, Confluence & C3 #e2conf -13 15 juin 2010 14:00:06 via TweetDeck

  2. CSC 20K registered users in 4 months May to August 2009 and 45K a year later #e2conf -13 15 juin 2010 13:47:12 via TweetDeck

  3. CSC Initiative : 1.5 community manager, 12 super users, more than 100 advocates. They were all involved from the beginning #e2conf 15 juin 2010 13:27:53 via TweetDeck

  4. @cflanagan: You can’tt plan to go viral. You can’t go viral if you don’t plan well… #csc #e2conf 15 juin 2010 13:23:01 via TweetDeck

  5. @cflanagan:: Critical that our execs. be involved and advocates of the project #csc #e2conf 15 juin 2010 13:21:25 via TweetDeck

  6. CSC usage of network 58% consumers, 42% contributors. Again, impressive #e2conf 15 juin 2010 13:19:36 via TweetDeck

  7. At CSC conference on their C3 initiative: Connect, Communicate, Collaborate. A network with more than 45 000 users impressive #e2conf 15 juin 2010 13:17:00 via TweetDeck

Pas besoin de vous l’écrire en long et en large… J’ai adoré cette étude de cas , leur C3 Initiative, les trois C pour Connect, Communicate et Collaborate. Je n’ai pas hésité une minute à la fin  de cette dernière pour aller rencontrer Claire et Simon Scullion, son complice de présentation. Ils étaient accompagnés à Boston par leur architecte en utilisabilité, Gary Lungarini. Oui, oui, vous avez bien lu, ils ont des «Usability Architects» chez CSC…

Dans l’ordre: Gary Lungarini, Claire Flanagan et Simon Scullion

Donc, j’ai eu une longue discussion avec eux sur un de mes tweets concernant la «cohabitation pacifique» entre SharePoint, WebSphere, Confluence et C3 qui utilise Jive. Les participants au prochain webcom-Montréal le 17 novembre prochain seront en mesure de poser eux-mêmes cette même question car cette étude ce cas est confirmée et ce n’est pas la seule… Pour les autres, consultez mon prochain billet…

Communication interactive Entreprise 2.0 Événements

Enterprise 2.0. La «grande messe» commence…

15 juin 2010

Ce matin, va débuter, à Boston,  la «gande messe» annuelle de l’entreprise 2.0. Arrivé hier, j’ai déjà pu assister au traditionnel «Evening in the Cloud», avec comme participants David Berlind, Yuvinder Kochar, Bill McNee et Sean Poul mais l’intérêt n’était pas dans la salle mais dans les corridors…

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Première et fugitive impression que la conférence Enterprise 2 sera différente de celles des deux dernières années. Premièrement les salles ne sont pas les mêmes  et plus petites au Boston Westin Waterfront ce qui me laisse l’impression qu’il y aura moins de monde mais bon… Attendons pour voir. Hier tout de même, dans les fameux couloirs,  j’ai rencontré de nombreuses figures connues telles que Sameer Patel, Oliver Marks, Chris McGrath, Georges Dearing, Vassil Mladjov, Bertrand Duperrin et Richard Collin.

«Gourous» de l’Entreprise 2.0, Sameer et Georges sont venus confirmer un peu mon impression. Même si Sameer s’est beaucoup investi dans cette conférence, je senti un peu de lassitude envers le sujet,  comme chez Georges qui a avoué être ici juste pour rencontrer les «vieux amis» mais aussi chez  l’ami Bertrand Duperrin qui y ajoute une petite touche de cynisme. Il y a aussi Richard Collin qui a partagé cette impression en parlant d’un programme taillé sur mesure pour les «sponsors» Mais bon, ce ne sont toujours que des impressuions et puisque tous les grands prêtres y sont alors ce devrait être de bons offices…

Voici d’ailleurs le menu de cette première journée, du moins celles où j’ai l’intention de toucher le bénitier à la porte:

Can Enterprise 2.0 Crack Through the KM Culture Barrier #e2conf-9 avec comme conférencier Carl Frappaolo et ensuite les keynotes:

Keynote – JP Rangaswami, CIO and Chief Scientist, BT Design #e2conf

Keynote – The Human Network @ Work #e2conf – Jim Grubb, Murali Sitaram

Keynote – Enterprise 2.0 – Are CIOs Ready to Bite? #e2conf – JP Rangaswami, Ted Schadler, Murali Sitaram, Alex Wolfe

Keynote – The C-Level Perspective: Social Collaboration Fueling Innovation, Business Results and Competitive Advantage #e2conf – :R. Lemuel Lasher

Keynote – Collaboration Within Context #e2conf – Franz Aman

Keynote – The State of Enterprise 2.0 #e2conf- Andrew McAfee

Keynote – Innovation Through Enterprise 2.0 #e2conf – Andrew McAfee, Gentry Underwood

Gros programme pour un avant-midi avec au moins deux grosses pointures soit JP Rangaswami et Andrew McAfee. Tous les habitués attendent son «State of the Enterprise 2.0» qui doit préfigurer le lancement de son nouveau livre sur le sujet.

En début PM, une étude de cas qui risque d’être fort intéressante soit:

Enterprise 2.0: It’s No Field of Dreams – A CSC Case Study #e2conf-13 avec Claire Flanagan et Simon Scullion. Pour la suite, je vous reviens avec un prochain billet.

Communication interactive Événements Innovation Mobilité Real-Time Web

MAJ – iPhone 4G: je n’avais pas fait le rapprochement, je le jure…

8 juin 2010

Sérieusement, je n’avais pas fait le rapprochement avec l’annonce faite par Dieu le Père hier quand j’ai publié mon billet sur la mobilité et l’avenir des téléphones intelligents, je le jure… Par contre, ce fut fort distrayant de suivre les annonces faites par Steve Jobs à la conférence WWDC10 au Moscone Center de San Francisco. Distrayant pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que cela s’est déroulé en semi Real-time Web… Je m’explique: pas de retransmission en direct de ses propos sur UStream ou autre Web.TV. Comme vous le voyez sur le montage ci-dessous, il a fallu recourir à des sites spécialisés tels que Engadget, qui ont blogué ou tweeté les propos de Jobs en plus de prendre des photos. Voyez UStream qui a fait la même chose à la grande stupéfaction des personnes en ligne: «Quoi ? Pas de live-feed?»

Imaginez, il y avait 5 000 personnes à tirer le jus du Wifi mis en place par ATT. Vous dire que le tout a planté, personne n’est surpris mais cela a fait enrager Dieu le Père qui a ainsi raté quelques effets de scène. Oh, en passant, de toutes les sources disponibles hier, c’est Jacqui Cheng du site Ars Technica qui a fait la meilleure couverture des propos de M. Apple alors qu’Engadget avait les meilleures photos. Bref, on se serait crus en 2007-08 en non en 2010.

Ce fut aussi distrayant car Jobs est venu parler de plusieurs choses dont justement la pénétration des iPhones auz USA mais ne s’est pas servi des mêmes données que moi, les miennes originant de la firme Nielsen. Voyez par vous-mêmes:

Étonnant! 58,2% pour le iPhone, 22,7% Android et 12,7% pur RIM (Blackberry). Nielsen vient tout juste de publier ses propres chiffres et qui donnent un tout autre portrait: 35% pour RIM, 29% pour Apple, 19% pour MSWindows Mobile et 9% pour AndroidOS. Les chiffres sont trompeurs… Ceux de Jobs ont trait à l’usage du Web (Browser usage) alors que ceux de Neilsen parlent de parts de marché. Donc Dieu a pris la tarte qui le faisait mieux paraître.

Même dans cette situation avantageuse, je retiens les propos de l’ami Christian Aubry sur mon mur Facebook à la suite de la publication de cette photo :«Amazing… Android existait à peine il y a 18 mois et a déjà raflé près du quart du marché. Je prédis que, dans 18 mois, ces proportions seront inversées, avec ± 50 % pour Android et à peine 25 % pour le iPhone des « inforiches »». Il n’a presque pas tort…

Les annonces

Mais trève d’analyse et de commentaire. Dieu le Père avait convié la terre entière pour propager la bonne parole. En essence, qu’a-t-il annoncé? Voici mon résumé en ordre inverse de publication:

  1. #WWDC10 FaceTime video calling is for iPhone 4 to iPhone 4 only … about 21 hours ago via TweetDeck

  2. #WWDC10 Steve Jobs introducing FaceTime video calling . ((Had to come someday…) about 22 hours ago via TweetDeck

  3. #WWDC10 Jobs to crowd: « TURN OFF YOUR WIFI » about 22 hours ago via TweetDeck

  4. #WWDC10 iAds R turning on July 1 Nissan is going 2 giv away a new car, & U cn enter through the ads about 22 hours ago via TweetDeck

  5. RT @KrisColvin: iBooks, iBookstore, iAds, iMovie for iPhone…. that’s it. I need to change my name to iKristi. about 22 hours ago via TweetDeck

  6. #WWDC10 Jobs demoing iAds : you get 60% of the revenues, and you get paid via iTunes Connect about 22 hours ago via TweetDeck

  7. #WWDC10 Jobs demoing what iAds looks like Apple is aiming for Emotion + interactivity… about 22 hours ago via TweetDeck

  8. RT @artionet: Three stores on the iPhone: iTunes, iBooks, and App Store. #WWDC10 about 22 hours ago via TweetDeck

  9. @bduperrin Une bonne compétition pour le Nexus ;-0) Pas un fan de jeux ni de cinéma. Alors iMovie et gyro… about 22 hours ago via TweetDeck in reply to bduperrin

  10. #WWDC10 People are hiding from Apple personel to keep posting on their laptops #wifi #fail about 22 hours ago via TweetDeck

  11. #WWDC10 Jobs to attendees you have to put your notebooks down #wifi #fail about 22 hours ago via TweetDeck

  12. RT @Scobleizer: Wow, the vid editing is pretty mind blowing. It’s amazing wht we R going tto do on a phn. I’ll def B using ths. about 22 hours ago via TweetDeck

  13. #WWDC10 Jobs announcing iMovie for iPhone about 22 hours ago via TweetDeck

  14. #WWDC10 adding a gyroscope in iPhone 4 about 22 hours ago via TweetDeck

  15. #WWDC10 Jobs: The third new thing: iPhone 4 is powered by the A4 chip about 22 hours ago via TweetDeck

  16. #WWDC10 Steve says « Well, we’re gonna hope things get fixed before my next demo here. » about 22 hours ago via TweetDeck

  17. #WWDC10 Jobs demo stopped by lack of Wifi… about 22 hours ago via TweetDeck

  18. #WWDC10 : Jobs to the croed: « you could help me out if you’re on Wifi if you could just stop… » about 22 hours ago via TweetDeck

  19. #WWDC10 Retina display has 326 pixels per inch about 23 hours ago via TweetDeck

  20. #WWDC10 1 billion $ paid to developers Big check on screen… about 23 hours ago via TweetDeck

  21. #WWDC10: Jacqui Cheng REPORTING FROM STEVE JOBS; Downloads from the App Store crossed 5 billion downloads about 23 hours ago via TweetDeck

  22. #WWDC10: Farmville on iPhone! In the year since launch of Farmville, it has grown to over 70 million monthly active users. about 23 hours ago via TweetDeck

  23. From WWDC10 : iPad now can read pdf’s. Follow her she’s the best : http://bit.ly/97DWsa about 23 hours ago via TweetDeck

  24. Keynote from Steve Jobs about to begin at 1:PM ET at WWDC10 Can also Follow here: http://bit.ly/bXM8sU

En résumé que le iPad va lire les Pdf, que Farmville (70 millions de membres) et GuitarHero vont être disponibles sur le nouveau iPhone 4G, que les développeurs sur iPhone se sont partagé, à date, un milliard de $, que le nouveau iPhone aura un «Retina display» de 326 pixels au pouce, qu’il tournera avec une nouvelle puce A4, qu’il sera muni d’un gyroscope, qu’il accueillera iMovie, qu’ Apple va créer un iBook store,  qu’il y aura sous peu des iAds avec 60 des revenus publicitaires qui iront aux développeurs (la ruée vers l’or) et que Nissan fera tirer une voiture dans le cadre de leur lancement en juillet et finalement que de iPhone va devenir un vidéophone. Jobs appelle cette nouveauté «FaceTime video calling».

Suivant la présentation de l’autre coté de l’Atlantique, le copain Bertrand Duperrin m’a posé la question qui tue : @Emergent007 alors il en pense quoi l’ennemi du « propriétaire » ? 🙂

Et moi de lui répondre : @bduperrin Une bonne compétition pour le Nexus ;-0) Pas un fan de jeux ni de cinéma. Alors iMovie et gyro… about 23 hours ago via TweetDeck in reply to bduperrin

Mais j’avoue que le vidéophone m’a fait tiquer même si Jobs a raté sa démo par manque de Wifi…

MAJ

Voici finalement la vidéo de la présentation de Dieu le Père, déposée aujourd’hui sur YouTube:

Communication interactive Études Internet Innovation Internet of Things Mobilité

À quand l’ordibalaphotovideosmartgpsphone ?… 2013 ?

7 juin 2010

Dans mon dernier billet, je vous ai fait part de mes réticences quant aux prédictions et listes d’innovations technologiques étant supposées changer nos vies ou celles plus éthérées des entreprises. Mais quelques firmes ont prouvé, au fil des ans, qu’elles pouvaient anticiper le marché et nos habitudes de consommation. Parmi ces dernières, il y a Gartner… Je réfère souvent à leurs fameux Hype Cycles mais pas cette fois-ci… Dans leur «Top End User Preductions for 2010», la firme de vigie technologique a retenu mon attention avec celle-ci:

D’ici trois ans, donc, les téléphones mobiles deviendront notre principal accès au Web. Déjà, il se vend plus de ces téléphones que d’ordinateurs, mobiles ou pas… Mais ce qui est encore plus intéressant c’est quand on décode les chiffres publiés récemment par la firme de mesure Nielsen car cette dernière prédit, chiffres à l’appui que les téléphones intelligents sont dépasser en ventes tous les autres d’ici l’automne 2011.

Ces chiffres sont pour les USA mais dans ce domaine, l’Europe suit pas très loin derrière alors que le Canada et le Québec  traînent de la patte avec un marché encore trop réglementé, qui limite la concurrence et empêche les prix de chuter, aussi bien pour les appareils que pour les forfaits. Parlant d’Europe, la version francophone de Wikipedia offre ces chiffres quant aux parts de marché des différents joueurs:

Ces données diffèrent sensiblement de celles  publiées par Nielsen pour les USA :

Autre donnée intéressante, dans ce marché en croissance: seuls deux joueurs sont justement… en croissance. En effet, selon Nielsen, Apple et Android sont les seuls à afficher une croissance de 2% de leur parts de marché entre le dernier quart de 2009 et le premier de 2010. iPhones contre gPhones, système fermé contre système ouvert. La bataille est claire et nette et dans cette mêlée, comment se comportent les soldats/consommateurs?  La majorité des usagers demeure fidèle à son camp respectif comme le démontrent ces chiffres.

La question est plus de savoir dans quel camp se rangeront les Microsoftistes et les Blackberryistes et autres adeptes de téléphones intelligents. Android n’a que 9 % du marché chez nos voisins mais est en croissance. Apple en a 21% et est aussi en croissance. C’est toujours Blackberry qui domine le marché avec 35 mais perd 2%…

Une chose est certaine et ressort clairement de tous ces chiffres: le matériel d’informatique personnelle est en profonde nutation tandis que les appareils téléphoniques traditionnels sont en voie de disparition. J’en veux pour témoins ces deux photos que j’ai prises. Sur la première, on voit la mutation du téléphone portable vers le «SmartPhone»

Remarquez à l’extrême gauche: il fut un temps où organisateur personnel (PDA) et téléphone étaient deux outils distincts… Sur la seconde (ci-dessous), on voit la miniaturisation graduelle de l’ordinateur personnel pour en arriver au même résultat que pour le téléphone…

Mais il n’y a pas que la quincaillerie qui compte. Il y a aussi et surtout les usages… Pourra-t-on faire la même chose, les mêmes tâches sur un iPhone ou gPhone que sur le Acer à large clavier et écran 17 pouces ? Bien sur que non… Mais voyez ce qui de dessine selon l’étude menée par Nielsen:

Le graphique est un peu trop petit mais notez que les six premiers usages sont les messages textes/SMS, l’internet mobile, les courriels, la gestion de photos, le téléchargement d’applications et les services de géolocalisation. Les jeux vdéo sont bien là en septième mais on parle de jeux déjà téléchargés. Les jeux en ligne sont en avant-dernière position. La Web TV est aussi loin dans le classement alors que l’usage de la réalité augmentée n’est même pas du tableau…

L’avenir dans les tablettes ?

Faudra-t-il que les interfaces en reviennent à des proportions permettant une meilleure qualité d’image ? C’est probablement ce que se sont dit les gens chez Apple qui ont misé gros sur le iPad. Les consommateurs semblent leur donner raison et nous sommes en train d’assister à la même course entre Apple et les autres pour ce segment de marché. Parmi les autres, on verra bientôt Google et Microsoft mais il y a actuellement The Streak de Dell et on fonde aussi beaucoup d’espoirs dans le Ideapad U1 Hybrid de Lenovo. Tous deux roulent sur  Android… Curieusement, il y a aussi une petite compagnie québécoise, plus précisément de Rimouski, qui est dans la course.

Déjà ou parle du ExoPC Slate comme d’un  iPad killer. Retenez bien le nom de cette marque et le nom de son concepteur, Jean-Baptiste Martinoli et surtout lisez cette analyse du produit faite récemment par Nelson Dumais. Une vraie tablette PC qui roule sur Windows 7…

Bref, l’avenir de l’informatique personnelle et mobile réside-t-elle dans la combinaison de trois interfaces «phone-pad-ordi» ou dans un appareil unique du genre de celui que je décrivais dans mon tout premier billet sur ce blogue, le «balaphotovideoscopesmartgpsphone» mais avec en plus quatre premières lettres soit: «ordibalaphotovideoscopesmartgpsphone»?

Identité numérique LifeLogs Mémoire d'entreprise Mobilité Réalité virtuelle

Web X.0: bienvenue sur la planète intelligente !

4 juin 2010

C’est curieux comme le hasard fait bien les choses. Hier soir j’ai partagé mon repas et mes idées avec Louise Guay. Bien sût, elle a parlé longuement de ses projets avec le MIT qui touchent, entre autres, le projet de «responsive cities» mais elle a aussi traité d’identité virtuelle et nous nous sommes vite entendus sur les prémices que sont la mobilité et la réalité augmentée. Je n’ai pas pu résister de lui parler aussi de mémoire d’entreprise™ et qui parle mémoire, parle données.

Et comme par hasard, en arrivant au Condo Émergent (le vrai) sur Foursquare, j’ai branché nonchalamment la télé pour tomber sur une pub d’IBM traitant exactement des mêmes thèmes abordés lors de notre soirée. Toutes les nouvelles technologies que nous inventons et fabriquons se retrouvent dans la majorité des objets que nous utilisons. En cela, les frigos intelligents, les téléphones intelligents, les systèmes de transport intelligents et participatifs comme celui de BART à San Francisco, le projet de Bixi-wiki à Montréal, les maisons éco-énergétiques équipées par la domotique, bref, tout cela c’est les responsive cities et plus…

Je parle de «smart objects» (smart phones, etc), de «smart cities», de «smart energy», de «smart enterprises», bref de «smart planet». et encore une fois, qui des entreprises a compris qu’une planète plus intelligente passait par non seulement l’accumulation mais aussi par le traitement des milliard de données que nous produisons quotidiennement ?

Plusieurs compagnies s’y intéressent. L’une d’entre elles étant justement IBM comme le fait foi cette pub:

Mais IBM n’est pas seule, peu s’en faut… Depuis longtemps dans mes billets je parle de la guerre que se livrent IBM, Microsoft, Amazon, SalesForce, Facebook, Google et quelques autres: la guerre des données, vos données ! Je ne reviendrai donc pas sur tous les aspects de cette guerre qui vise à dominer le marché de l’identité numérique et de manière indirecte l’identité virtuelle mais laissez-moi vous rapporter les propos des fondateurs de Google, Serguey Brin et Larry Paige.

Encore une fois, par hasard, je suis tombé ce matin sur ces propos rapportés par Nicholas Carr dans son bouquin «The Big Switch – Rewiring the world from Edison to Google». Au chapitre 21, intitulé iGod, Carr relate une entrevue les deux fondateurs de Google, entrevue donnée en 2004 au magazine Playboy ( Oui, il y a des articles sérieux)…

Je reproduis ici tel quel les propos du narrateur et du «narré»: «Toward the end of the interview, Paige and Brin gave voice to their deepest ambition. They weren’t just interested in performing their search engine, they said. What they really looked foward to was melding their technology with the human brain itself. «You want access to much (information) as possible so you can discern what is most relevant and correct» explained Brin. «The solution isn’t to limit the information you receive. Ultimalely you want to have the entire world’s knowledge connected to your mind«.

Et plus loin, Carr écrit ceci: «It wasn’t the first time that Brin and Paige talked about their desire to tinker with the human brain-and it wouldn`t be the last. In fact, the creation of an artificial intelligence that extends or even replaces the mind is a theme they return to again and again. «Every time I talk about Google future with Larry Paige», reports Steeve Juvetson, a prominent Silicon Valley venture capitalist, «he argues that it will become an artificial intelligence».

Les buts sont clairs: amasser le plus de données possible  avec les réseaux et médias sociaux, le géoréférencement, les mashups, la réalité augmentée et surtout des Lifelogs afin de mettre en place une banque de données universelle et avec l’aide du Web sémantique, de permettre de créer la mémoire et son interprétation intuitive nécessaire à la création de l’intelligence artificielle (AI) et ainsi de réaliser ce que Ray Kurzweil attend depuis longtemps et annonce pour 2029: la fusion homme-machine.

Et bizarrement, la semaine dernière, j’ai rencontré le fiancé de Clara Shih, cette dernière était conférencière à webcom. Daniel de son prénom est neuro-chirurgien mais aussi entrepreneur dans Silicon Valley. Leurs recherches ont levé des centaines de millions en financement et devinez sur quoi il travaille? Sur des puces implantables dans le cerveau humain et qui permettent (entre autres) de transférer de l’information dans les deux sens. «Uploader au cerveau ou downloader dans un ordinateur». Et ils ont déjà réussi à «downloader» une demi-heure d’activité mentale sur un ordinateur. Imaginez les implications et la quantité de données. Imaginez les implications médicales mais aussi légales et éthiques. Vous vous rappelez la branchement cervical entre Néo et la Matrice?

MAJ

En résumé, je vous invite à écouter attentivement cette vidéo mettant en vedette Ray Kurzweil tournée, comme par hasard, au Googleplex. et ce n’est pas par hasard que Google subventionne The Singularity University

Merci Louise pour l’inspiration…

Entreprise 2.0 Gestion des organisations Innovation Internet of Things Web 3.0 Web sémantique

Dix innovations qui changent l’entreprise? Il y a loin de la coupe aux lèvres…

3 juin 2010

Par hasard, une fois de plus, je suis tombé sur un Tweet m’indiquant, hyperlien à l’appui, «les dix innovations qui changent l’entreprise». Je n’ai jamais aimé ce genre de classements ou de palmarès mais par curiosité, j’ai cliqué sur le lien qui m’a amené sur le site français 01NetPro. Ce dernier fait son classement ainsi:

1/ Réalité augmentée / Un environnement physique contextualisé
2/ Interfaces utilisateur / Une nouvelle ergonomie pour plus d’efficacité
3/ Travail collaboratif / Un virage vers la messagerie instantanée et le social
4/ Sémantique / Une nouvelle façon de trouver l’information
5/ Poste de travail en ligne / Un bureau accessible de partout
6/ Réseaux sociaux / L’explosion des communautés intra et interentreprises
7/ Affichage dynamique / Une communication à la fois active et passive
8/ Virtualisation / Un poste de travail interchangeable et moins fragile
9/ Géolocalisation / Les bonnes informations au bon moment
10/ RFID / Un décollage qui préfigure l’Internet des Objets

Intéressant car se retrouvent là les innovations et les grandes tendances qui vont avoir un impact majeur sur nos vies personnelles et professionnelles au cours des cinq à dix prochaines années. C’est là que je ne suis plus d’accord avec le titre. Dans un récent billet, j’ai traité  des entreprises, de la planète intelligente et de l’intelligence artificielle. J’ai titré sur le Web X.0. Ces dix tendances vont y contribuer certes mais dans le cas des entreprises, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

Dans bien des cas, les entreprises en sont encore à se demander quoi faire avec le Web 2.0, les réseaux sociaux, les blogues et les wikis. Ils en sont encore à la seconde génération d’intranets et se méfient de tout ce qui est collaboratif et qui implique une perte de contrôle du message et du pouvoir qui y est associé. Alors leur parler de réalité augmentée, de Web sémantique (Web 3.0) et d’Internet of things ou d’intelligence artificielle? Nous sommes loin du «mainstream» et employer le présent dans un titre pour qualifier ces tendances est comment dire… prématuré ?

Pour les entreprises, que ce soit des deux côtés de l’Atlantique, je préfère me fier au HypeCycle de Gartner. Comme vous êtes à  même de le constater, plusieurs des dix tendances qui «doivent» changer l’entreprise ne sont pas dans le cercle rouge du début de l’adoption mais plutôt loin à gauche dans le «technology trigger». Et remarquez la ligne de temps au bas. Entre cinq et dix ans avant qu’elles atteignent le seuil d’adoption généralisé pour les points bleus et plus de dix ans pour les triangles jaunes…

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas des cas d’exception, en particulier en réalité augmentée, aussi bien aux USA et en Europe avec comme exemple CultureClic. Mais parler d’adoption à large échelle intra et extra muros, c’est une autre histoire. Il faut aussi souligner que l’adoption de ces technologies et de leurs usages passe par du vrai monde. NOUS, comme consommateurs et NOUS comme employés. Nous sommes encore loin du 20% de early adopters de plusieurs de ces nouvelles technologies. Et de convaincre le 80% restant ?  Je le répète, il y a loin de la coupe aux lèvres… Avec un grand besoin de gestion du changement!