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Communication interactive Études Internet Événements Réseaux sociaux Social Business

Il n’y a pas que Dell et Pepsi qui sont intéressés par ce qui se dit sur les médias sociaux.

12 janvier 2012

Lors de mon bilan de la conférence LeWeb11 fait en décembre dernier, j’ai écrit quelques lignes sur l’omniprésence de Radian6. à la conférence Évidemment, le fait d’être maintenant sous le parapluie de Salesforce aide beaucoup l’ex-petite entreprise canadienne (bureaux à Frédéricton, Halifax et St-John) d’analyse des médias sociaux en termes de visibilité et de moyens financiers pour le marketing. Je me rappelle de leur présence beaucoup plus discrète à Boston en 2009 lors de la conférence Enterprise 2.0.

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Événements Innovation Mobilité NTIC

Départ de Localmind pour SF: c’est pas parce que c’est prévisible et convenu que c’est acceptable !

14 juillet 2011

À la suite de la lecture d’un article dans Cyberpresse ce matin, j’apprends que l’entreprise Localmind, « considérée comme une entreprise montante de la scène technologique montréalaise, annonce avoir complété une ronde de financement de 600 000$. «Nous avons commencé à tenter d’obtenir du financement en avril. Tout s’est fait assez rapidement», dit Lenny Rachitsky, cofondateur de l’entreprise. Le Californien d’origine était installé à Montréal depuis décembre, où il travaillait à développer le service de géolocalisation sous la gouverne de l’accélérateur Year One Labs. »

localmind

Vous l’aurez peut-être noté mais la journaliste Maie-Ève Morasse écrit à l’imparfait en parlant du travail de M. Rachitsky à Montréal… C’est qu’un peu plus loin dans son article, elle mentionne que ce dernier, une fois ses $$$ amassés, se pousse en Californie : « Les fondateurs de Localmind annoncent du même coup qu’ils quitteront la métropole pour s’installer à San Francisco, en Californie ». Et elle fait ensuite parler ce cher entrepreneur spécialisé dans la géolocalisation :

«C’était génial de travailler avec Year One Labs, mais pour aller à un autre niveau, c’était important d’être à San Francisco. Il y a là-bas tout un écosystème du web social et de la mobilité», explique Lenny Rachitsky, qui dit quitter Montréal avec tristesse.

Quitter Montréal avec tristesse mon oeil ! Et pour aller à quel autre niveau ? Comme je le dis plus loin dans le stream Twitter, il y a plein de startups dans le monde et elles n’ont pas besoin d’aller en Califormie pour « passer à un autre niveau »…  Et Montréal a un écosystème Web social et mobile plus que dynamique et créatif, à tel point qu’on y vient de partout, en particulier de France mais aussi de la Vallée. Montréal EST Web et cela depuis fort longtemps, depuis bien avant la Bulle. Et elle se taille une place de choix , entre autres, dans la R&D. Parlez-en à Darwin Development Corporation ou encore à Google.

Je trouve son attitude indécente pour ne pas dire plus. On peut très bien avoir une startup à Montréal, se faire financer par du capital venu d’ailleurs et faire un succès mondial. Certains le croient comme le mentionne Laurent Maisonnave avec à l’appui une entrevue qu’il a réalisée à Paris en décembre dernier avec Fred Guarino et je mentionne aussi le cas de Buyosphere des amis Jérôme Paradis et Tara Hunt ou encore de Needium des amis Sylvain Carle et Sébastien Provencher.

À moins que les VC ne demandent expressément, en retour du financement, de déménager… Encore là, ce serait scandaleux ! Et j’écris cela, je le sais, en plein dans le Montreal Startup Festival, qui se déroule dans le Vieux Port du 13 au 15 juillet.

J’ai donc « tweeté » cet article et eu une intéressante conversation avec Laurent LaSalle, un des trois auteurs de Triplex à Radio-Canada. Pour suivre la conversation, partez du bas et remontez :

Emergent007 Claude Malaison @
@LaurentLaSalle Pas acceptable mais socialement et économiquement moral…
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LaurentLaSalle Laurent LaSalle @
@Emergent007 Sortir de ses gonds face à une telle nouvelle, ça aussi c’est prévisible. Est-ce acceptable? 😛
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Emergent007 Claude Malaison @
@yveshache C’est pas parce que d’autres le font que c’est socialement et économiquement acceptable !
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Emergent007 Claude Malaison @
@LaurentLaSalle Oui / yes !!!
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LaurentLaSalle Laurent LaSalle @
@Emergent007 Alors sors de tes gonds.
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Emergent007 Claude Malaison @
@LaurentLaSalle C’est pas parce que c’est prévisible et convenu que c’est acceptable. Désolé mais pas d’accord…
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LaurentLaSalle Laurent LaSalle @
@Emergent007 …mais plein d’autres le font, et ça c’est normal… c’est prévisible, c’est convenu, c’est acceptable.
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Emergent007 Claude Malaison @
@fharper D’accord et la nouvelle sort la journée du #StartupFest
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harper Frédéric Harper @
@Emergent007 dommage, on a un bel écosystème de startup ici…
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Emergent007 Claude Malaison
@LaurentLaSalle @yveshache On va dire la même chose avec @missrogue et #Buyosphere ?
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Emergent007 Claude Malaison @
@LaurentLaSalle Pourquoi normal? Plein se startups ailleurs ds le monde et qui ne courent pas à SF après avoir été financées
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LaurentLaSalle Laurent LaSalle @
@Emergent007 On s’entend que c’est un parcours normal, mais qu’on risque de nous casser les oreilles comme quoi c’est un affront?
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Emergent007 Claude Malaison
Localmind amasse 600 000$ et ensuite quitte Montréalhttp://tinyurl.com/5ubu2de #startupmtl #fails

Je ne suis pas d’accord avec les propos de Laurent et oui, je vais lui casser les oreilles. Pas parce que c’est un affront… Parce que c’est, comme je l’ai dit plus haut, socialement et économiquement inacceptable et qu’il faut bien que quelqu’un « sorte de ses gonds », comme le dit Laurent…

 

Entreprise 2.0 LifeLogs Mémoire d'entreprise Web 3.0 Web sémantique

Le Web en temps réel: nouvel Eldorado ou étape transitoire?

10 août 2009

Plus d’une semaine sans avoir écrit une seule ligne sur mon blogue… Syndrome de la page blanche??? Non, c’est juste une panne d’inspiration… Ce matin, c’est l’ami Christian Joyal, qui m’a «dépanné» sur Twitter. Christian venait de publier ce Tweet: @iamkiai: Betting on the Real-Time Web http://tinyurl.com/kk9a2g

Référence est faite à un article paru dans l’édition Web de BusinessWeek sur un nouveau phénomène qui est en train de monter en puissance, qui est la nouvelle «lubie» de l’ami Laurent Maisonnave et qui se nomme le «Real-Time Web». Laurent en parle comme du nouvel Eldorado du Web alors que John Borthwick, un des investisseurs de Twitter et CEO de betaworks en parle comme du «Next Big Thing». Pas d’accord. Je suis toujours d’avis que le Web 3.0 sera sémantique. Donc, le Real-Time Web est, à mon avis, une étape transitoire, ce que Tim O’Reilly et Dion Hinchcliffe ont identifié comme étant le Web Squared ou Web² . Mais cette étape, à n’en pas douter, est très importante.

Pour les investisseurs Internet tels que Borthwick ou Ron Conway, c’est un marché de plusieurs milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. D’ailleurs l’article de BW propose un « slide show » de 59 diapos présentant toutes les compagnies ou « startups » présentant des produits à même de générer le Web en temps réel. Bien sûr, Twitter, TweetDeck, SeesmicDesktop ou FriedFeed, mais aussi Kyte et UStream ou ChartBeat, etc. Pas surprenant que Twitter ait levé récemment un 35 millions $.

It’s all about Data…

Vous connaissez ma lubie pour les données sur le Web…C’est là l’enjeu crucial… Le futur du Web va se jouer sur ces données. Les nôtres et celles des entreprises. Le Web 3.0 ou 4.0 ou sémantique ou autre sera celui qui réussira à faire un tout cohérent de ce que le Web 2.0 et le Web en temps réel ou Web² vont produire dans les prochaines années, soit une masse gigantesque de données. Sir Tim Berners-Lee parle du défi de lier toutes ces données et met de l’avant le W3C SWEO Linking Open Data community project.

De son côté, Google, qui d’autre, a lancé plus tôt cette année, sa nouvelle option Google Squared. Tiens donc… Et c’est la VP Marissa Mayer qui en avait fait l’annonce dans cette vidéo:

Cette même Marissa Mayer que j’avais rencontrée à Paris à la conférence LeWeb08. J’avais ensuite écrit dans mes billets post-conférence :

« Mais voilà qu’en début d’année, madame Mayer en remet une couche et signant sur le blogue de Google un long billet sur le futur de la recherche Web : «The Future of Search», un remarquable travail d’analyse de l’avenir de Google Search. Ce que je retiens, c’est le dernier paragraphe de la conclusion où elle parle de l’engin de recherche idéal et le reproduis ici :

«So what’s our straightforward definition of the ideal search engine? Your best friend with instant access to all the world’s facts and a photographic memory of everything you’ve seen and know. That search engine could tailor answers to you based on your preferences, your existing knowledge and the best available information; it could ask for clarification and present the answers in whatever setting or media worked best. That ideal search engine could have easily and elegantly quenched my withdrawal and fueled my addiction on Saturday. I’m very proud that Google in its first 10 years has changed expectations around information and how quickly and easily it should be able to be retrieved. But I’m even more excited about what Google search can achieve in the future.»

Un engin intuitif et qui peut chercher de lui-même dans des carnets de vie personnels (ou LifeLogs) ou dans des banques de mémoire d’entreprise. Après Microsoft et Twine, Google entrera de plein pied dans le Web sémantique.»

Cet engin intuitif, c’est justement ce que Mme Mayer a présenté avec Google Squared, du moins à son premier stade de développement. Et comme je le disais, il y a d’autres joueurs, ne comptez pas Microsoft pour battu et regardez aussi des illustres inconnus pour le moment comme Twine et Darwin. Et en particulier cette dernière soit Darwin Development Corporation, une startup de Boston avec des ramifications montréalaises, fondée par Thierry Hubert. Les deux premiers paragraphes de leur présentation sur leur site en dit beaucoup :

« We believe that our Emergence Ranking™ of Web events produces a more meaningful result to users over the existing popularity ranking techniques. Our Awareness Engine™ is named DARWIN because it classifies and correlates Web events according to attractors of the chaotic nature of the Web 2.0.

DARWIN embraces the growing and unstructured Web events into a scaleable ecosystem transforming this “chaos” of information into a meaningful and targeted expression for its users and clients.»

Et le Web 3.0 basé en partie sur ces outils de recherche et d’analyse intuitive des données viendra finalement concrétiser en entreprise la dixième et dernière étape de ce que je nomme la Mémoire d’entreprise™. C’est Jon Husband qui m’avait mis sur cette piste il y a quelque temps en disant qu’il est buien beau de vouloir créer une mémoire en entreprise, de bâtir, communiquer, partager, identifier, agréger, récupérer, transmettre, documenter et gérer les savoirs mais il faut, pour faire tout cela, être capable de rechercher et trouver ces savoirs dans des montagnes de données ainsi générées en entreprise.

Pour cela, il faut certes lier les données, mais aussi un cortex virtuel pour faire les corrélations et extraire l’information du chaos de données…

Cloud Computing Identité numérique Sécurité des données Web 3.0 Web sémantique

Web 3.0. O’Reilly réplique avec le Web Squared…

25 juillet 2009

C’est Tim Berners-Lee qui a mis le feu aux poudres… Depuis le temps que je vous écris que le Web en 2009-2010 fleurira de vos données «It’s all about Data» et que j’écris sur la guerre des données (Data War) qui se joue entre les grands comme Google, Microsoft, Amazon et autres, une guerre qui a pour armes d’accumulation massive le Cloud Computing, le scraping et la portabilité, je croyais donc le sujet entendu. Eh bien, non… Sir Thimoty, qui se présente toujours comme l’inventeur du World Wide Web (www ou encore W3) est venu en rajouter une couche avec une sortie publique fort remarquée, à la conférence TED, en février dernier.

Il est venu parler du futur Web, donc du Web 3.0 où tout n’est que données liées (Linked Data). Il est surtout venu faire la promotion du W3C SWEO Linking Open Data community project.  La simple existence de ce projet et ses possibilités a excité les neurones de plusieurs et valu un super billet de vulgarisation dans ReadWriteWeb, édition française. Mais aussi une réplique de Tim O’Reilly et John Batelle, quelques mois plus tard, dans un webcast préparatoire à la conférence Web 2.0 Summit qui aura lieu en octobre à San Francisco. En effet, on ne détrône pas si facilement O’Reilly de sa paternité chiffresque…

Le SlideShare du webcast de Tim O’Reilly le 25 juin dernier

Il est donc revenu à la charge lors de ce webcast en proposant, comme le mentionne l’ami Fred Cavazza dans un excellent billet d’analyse, un Web intermédiaire, soit de Web Squared ou si vous préférez le Web². Comme l’écrit Fred: «Les explications autour de ce Web² sont résumées dans l’article fondateur suivant : Web Squared: Web 2.0 Five Years On ». C’est un article sur le site de Web 2.0 Summit qui appuie leurs prétentions mais les deux compères ont aussi pris le soin de rédiger un «White Paper» pour officialiser leur paternité sur le thème et l’idée.

Ce qui n’a pas empêché une autre grosse pointure, soit Dion Hinchcliffe de venir rajouter son propre grain de sel avec le billet: The Evolving Web In 2009: Web Squared Emerges To Refine Web 2.0. Hinchcliffe, qui écrit aussi pour ZDNet, donne des ateliers sur l’entreprise 2.0 à la conférence bostonienne Enterprise 2.0 et est, pour le bonheur de ceux et celles qui assistent à ses «workshops», un fervent adepte des schémas. Il a donc pondu le schéma suivant:

Hinchcliffe présente donc le Web² comme une suite logique et naturelle du Web 2.0, une forme d’évolution ou comme le dit Fred de «maturation qui va nous amener vers la prochaine itération majeure», soit le Web 3.0, le Web sémantique où les données et les liens fusionnent, là où se crée finalement une interrelation entre toutes les données afin de finalement donner un sens au Data Cloud, un sens généré au départ par les usagers eux-mêmes comme dans le projet original de Linked Data de Berners-lee.

Sa croissance est exponentielle. Ce nuage va devenir immense et pas seulement avec les données personnelles et tout ce que cela implique au niveau de leur entreposage et de leur portabilité mais aussi de leur protection et sécurité mais aussi celles des entreprises, à l’externe aussi bien qu’à l’interne… Un immense Cloud planétaire! Certains se réfèrent déjà au concept de Neural Net développé en science fiction et en référence aux travaux sur les Artificial Neural Networks, associés à l’intelligence artificielle. D’autres, comme Thierry Hubert, avec son projet Darwin, parlent de Virtual Cortex, issu directement de la «Théorie du Chaos»…

Bref un SupraNet où des agents intelligents se chargent de faire les corrélations pour récupérer de cet immense et chaotique nuage de données et de liens, les informations pertinentes, requises par les utilisateurs.

Et dire que Gene Roddenberry, il y a bien des années, a décidé de donner un nom très particulier au premier robot à cerveau positronique doté d’intelligence artificielle à apparaître dans sa série Star Trek. Ce nom, vous l’avez deviné, c’est : Data