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#LeWeb 2010 à Paris: le grand retour vers le futur !

7 décembre 2010

Mardi matin très tôt, départ de l’hôtel dans le 2e, en direction du complexe Les Docks où a lieu la conférence Le Web3 cette année. Impressionnant comme complexe et comme salles. Il y aura 110 conférenciers en tout et le bruit court que Loïc aura investi pas moins d’un million d’Euros dans l’aventure. Question de connexion Internet, pas de problèmes pour l’obtenir mais c’est très lent !

Non, non… Vous ne rêvez pas… J’ai écrit ces lignes et pris cette photo en décembre 2007, lors de mon second passage à la comférence qui s’appelle maintenant LeWeb et qui est devenue depuis, la plus importante conférence sur le Web en Europe. Ces premières lignes sont tout autant d’actualité car nous allons faire à compter de demain un grand retour vers le futur au complexe Les Docks pour l’édition 2010 de la conférence. Et il y aura plus de 110 conférenciers et je n’essaie plus de compter combien aura investi l’ami Loïc LeMeur dans l’expérience.

Mais certainement assez pour en faire un succès égal sinon supérieur à celui de 2007. En fait, je vais quitter l’hôtel plus tard aujourd’hui, question d’aller me rendre compte sur place de l’avancée des préparatifs lors de la traditionnelle visite des lieux pré-LeWeb, visite organisée pour les blogueurs et menée par Loïc. Ce sera l’occasion de lui parler des questions d’intendance comme le sujet qui nous préoccupe tous, soit le WIFI…

Mais comme les choses évoluent dans la vie, vous allez avoir aussi droit à cette visite et pas plus tard que maintenant car justement, Loïc a fait ce court enregistrement pour vous:

Bref, c’est demain que commence officiellement la conférence mais déjà il règne à Paris une effervescence peu commune et non, ce n’est pas le champagne… Hier, certains journaux titraient: “Paris au centre de l’Univers Internet pour deux jours”. Presque vrai ! Il y a plein de blogueurs partout et le flux Twitter “frétille” comme le mentionnait l’ami Charles Nouÿrit hier…

Hier c’était aussi l’occasion pour bon nombre de blogueurs québécois qui couvrent la conférence de rencontrer les amis Parisiens lors du Yulbiz-Paris.

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J’ai pris quelques photos dont celle-ci qui nous montre les amis Philippe Martin et Fred Cavazza en compagnie d’une des surprtises de la soirée soit Stéphanie Booth. Steph est notre “mère” à tous, blogueurs officiels de la conférence. C’est elle qui décide qui bloguera ou pas et qui motive les troupes. Elle est Suisse et aussi blogueuse émérite.

Ce soir c’est elle qui nous recevra en compagnie de Fred de Villalmil et Damien Douani sur la péniche en bord de Seine mais hier elle a fait une apparition fort remarquée au Yulbiz. En passant, un grand merci à Fred, Fadhila Brahimi et Émilie Ogez pour l’organisation. Donc, au programme aujourd’hui: Visite du Complexe Les Docks à quelques heures du grand début. Ensuite, visite de l’Opéra Garnier sous le thème de son fantôme et ensuite le Party Blogueurs. On s’en reparle demain…

Entreprise 2.0 Gestion des organisations Intranet

J’en ai marre des marchands de tapis de prétentions et d’illusions !

23 octobre 2010

Hier sur Facebook j’ai fait une ¨mimi-montée de lait¨,  en affirmant que je n’en pouvais plus de voir et d’entendre tous ces épais qui se prétendent 2.0 et qui font tout à l’envers. Et dire que des entreprises vont planifier leurs stratégies sur leurs inepties…  J’ai bien aimé le commentaire de l’ami Jean-François Poulin qui en a remis et précisé :

– Il y a ceux qui prétendent faire du web depuis 15 ans.
– Il y a les consultants qui n’ont jamais fait de sites ni en agence ni en tant que producteur…
– Il y a les nombreuses compagnie incapable de terminer leur boulot comme il faut…

Tu en veux d’autres?

Il y a beaucoup de prétention dans notre métier, ajoute Jean-Françcois.

Oui, en effet, beaucoup de prétendus spécialistes du Web qui sont apparus dans le décor d’on ne sait où en 2009-2010 et qui se bombardent spécialistes des médias sociaux, du marketing Web, des blogues ou de Twitter et osent proposer des conseils ou formations aux entreprises par le biais d’associations, organismes ou entreprises privées qui n’en connaissent pas plus long mais qui pensent venir en aide à leurs membres ou communautés mais surtout profiter de la manne, du pactole…

C’est drôle et ce ne l’est pas mais quand on regarde comme il faut les contenus et l’expérience offerts car on en revient à bien des prétentions. Le terme Web 2.0 est devenu à la mode en 2004 après un Foocamp de Tim O’Reilly mais ses bases sont bien plus profondes. Elles originent des essais collaboratifs, de knowledge management, de eLearning et de eCommerce des années 90 et qui n’a pas connu ne peut pas comprendre la toile de fond…. Presque 15 ans de développements qui ont mené à une éclosion d’outils Web beaucoup plus faciles à maitriser et utiliser par monsieur tout le monde: le user generated content. Mais il ne faut pas oublier que la publication décentralisée a fait ses premières armes avec les outils de gestion de contenus au début des années 2000, soit en même temps que les wikis et les blogues, qui eux aussi ont permis aux individus de s’exprimer plus librement dès la fin des années 90.

Spécialiste du Web? Comme le dit encore Jean-François, qui peut prétendre avoir mis les mains sous le capot et codé un site en HTML, DHTML (pour dynamic hyper text markup language) XML,  PhP et j’en passe… Qui sait ce que veut simplement dire <em>Tu en veux d’autres?</em> ou encore <br></br> , qui s’est dépatouillé dans les méandres d’une architecture de l’information, qui a travaillé à peaufiner les critères de performance d’un engin de recherche, mis en place un thésaurus ou réfléchi à une folksonomie? Qui s’est penché sur la mise en place d’une stratégie qui intègre les trois formes de Net (intra-extra-inter) pour en faire un tout cohérent et surtout performant? Qui peut se targuer d’avoir travaillé sur un CRM pour être capable d’y ajouter la lettre S ? Qui peut en toute honnêteté affirmer qu’il maîtrise toutes les facettes du Web et est en mesure d’élaborer une stratégie pour son client qui intègre non seulement des outils mais aussi les usages, qui prévoit la transformation des processus, des hiérarchies, qui prend en compte la formation et la gestion du changement nécessaires ? Qui sait que le 2.0 mettra du temps à pénétrer la fibre entreprise, qu’il faudra trouver de nouveaux talents pour gérer les communautés 2.0 créées, qu’il faudra créer une structure minimale de gouvernance au sein de l’entreprise ?

Et qui sait encore que cette gouvernance est essentielle à l’acceptation des outils Web 2.0 par les départements Ti traditionnels et que ces derniers tiennent mordicus à leur architecture technologique et leurs legacy systems et que par-dessus tout, ils carburent à la sécurité? Bref, j’en ai un peu beaucoup marre comme plusieurs autres qui l’avouent en privé. Marre que des entreprises bien intentionnées se fassent arnaquer par des charlatans qui n’ont à leur crédit que leur profil Facebook et LinkedIn ainsi qu’une centaine de Tweets et de followers…

Le marché du marketing Web est présentement une véritable jungle et s’y aventurer pour une entreprise est justement cela: une aventure. Quant à l’entreprise 2.0, le marché est encore relativement vierge mais je les vois venir de loin tous ces marchands de tapis de prétentions et bien des fois d’illusions.

Blogues Événements

MAJ: LeWeb 2010. Nom de code de la grande messe : plates-formes !

21 octobre 2010

Permettez-moi de reprendre exactement les propos que j’ai tenus en juillet dernier lors de mon billet d’introduction à la conférence LeWeb : «Encore une fois cette année, tout le «who’s who» du Web 2.0 va se retrouver à Paris les 8 et 9 décembre pour participer à la messe annuelle organisée par Loïc et Géraldine LeMeur. Et je ne voudrais pas rater cette occasion pour tout l’or du monde…». Nous avons été 2 500 à cette 6e édition à partager notre enthousiasme et parfois nos déceptions, personnellement, dans cette série de billets.

Oui, pour tout l’or du monde je ne voudrais manquer ce  septième rendez-vous qui marquera au grand bonheur de plusieurs d’entre nous, le retour  au lieu où s’est tenu en 2007, le meilleure édition à vie de cette conférence soit Les Docks.

Et je fais ici une mise à jour. Lors de mon billet de juillet, je ne savais pas encore si je serais invité en tant que blogueur officiel pour ma 5e présence consécutive et qui d’autre du Québec le serait. Pour le moment, l’Éminence rose des blogueurs, Stéphanie Booth n’a pas terminé sa sélection mais il est officiel qu’il y aura aussi Diane Bourque et Tara Hunt, le tout nouveau québécois Damien Guinet, alias Damdam et le duo Descary-Maisonnave.

Et pour cette occasion, nos hôtes nous ont concocté une programmation fort relevée avec comme thème général : plates-formes… De tous les genres de plates-formes technologiques dont les mobiles : Android vs Apple vs Microsoft vs Nokia, etc., les vidéos (ex. Google.tv), les sociales (Facebook, TwItter, etc.). Il y sera beaucoup question de Google et d’Android et j’ai bien hâte de voir si la question de la mort du Web sera posée à la suite de la sortie de Chris Anderson et surtout d’entendre Marissa Mayer (ma préférée ;-), que j’essaierai d’interviewer à la suite de sa récente nomination à la tête des services de localisation googlesques. Il y a ainsi plusieurs autres raisons de s’enthousiasmer sur le programme et les personnes qui seront présentes en keynote ou pas, car n’oubliez pas que LeWeb, c’est aussi le grand rendez-vous annuel et planétaire des blogueurs d’affaires…

Parmi les autres conférenciers qui me donnent le goût d’y être et que je veux absolument rencontrer, il y a Gary Varneychuck, qui cette année ne va pas donner de conférence mais plutôt consacrer tout son temps sur la grande scène à une séance de questions-réponses (Q&A). Il y a aussi l’ancien CEO de SAP, Shai Agassi, que j’ai déjà rencontré à la conférence annuelle des clients de SAP à Orlando. Agassi n’est plus dans le domaine des Ti mais dans le domaine des nouvelles énergies et se consacre entièrement au Project Better Place. Il viendra rendre compte de ce projet qui a fait l’objet de toutes les attentions, en particulier dans Silicon Valley, entre autres depuis ce reportage paru en 2007 dans la revue Wired.

Pour plus de précisions sur le programme, je vous laisse avec nos hôtes et leur traditionnelle vidéo de présentation. Pour ce qui est de l’inscripttion, vous n’avez qu’à cliquer sur le bannière en haut à droite.

Communication interactive Entreprise 2.0 Gestion des organisations wikis

Entreprise 2.0: le grand retour…

9 octobre 2010

Depuis presqu’un an maintenant, j’ai mis la pédale douce sur mes activités de consultation dans le domaine de l’entreprise 2.0 pour me consacrer à l’organisation des événements webcom et à la mise en forme d’un plan d’affaires pour leur développement. Ceci étant fait et les webcoms de Toronto et Montréal sur les rails pour novembre, le temps est venu de reprendre du service 2.0 en consultation. Sur ce blogue, je n’ai eu de cesse de traiter des enjeux qui confrontent les entreprises québécoises mais il faut maintenant passer de la parole aux actes et ne pas se reposer sur les consultations passées qui ont connu du succès comme celle du Groupe Canam.

Intranet 2.0

C’est pour cette raison que je viens de remettre en ligne un nouvel onglet à ce slogue, soit NOS SERVICES. J’écris NOS car se joignent à moi de vrais spécialistes de haut vol de l’entreprise 2.0 avec de nombreuses années d’expérience. Pas seulement dans le Web 2.o mais aussi dans le 1.0. Pour bien comprendre vos besoins, c’est essentiel… Voici ce que je mentionne dans la nouvelle page :

Votre intranet date de quelle année ?  1998, 2000, 2002 ? Vous êtes de la génération des intranets informatifs et infobèses. En effet, vous avez profité de toutes ces années pour accumuler les informations, les formulaires, les procédures en .pdf mais aussi les applications nécessaires à l’analyse stratégique ou encore au travail proprement dit. Vous avez peut-être intégré un outil de gestion de contenus et même un portail d’entreprise. Mais depuis vous surfez sur vos investissements, parfois majeurs. Faut dire qu’avec les récentes conditions économiques il y a de quoi hésiter avant de se lancer dans l’aventure 2.0.

Mais vous vivez avec des problèmes… Problème parce que l’engin de recherche ne fonctionne pas correctement car les contenus sont mal ou pas du tout indexés, problème de gouvernance car nul ne sait au juste à qui appartient l’intranet ou encore c’est un conflit latent entre les Ti et les Communications, problème car le bottin téléphonique ne permet par de connecter les expertises à un profil de base qui ne donne qu’un numéro de téléphone et une adresse courriel, problème parce que la direction ne veut rien savoir d’investir dans un blogue un wiki ou un réseau social à l’interne parce que cela ferait perdre du temps et que les employés diraient n’importe quoi.

Problème aussi parce que vous êtes comme 80% des entreprises qui ont intégré des outils de portail 1.0 comme SharePoint et qui éprouvent toutes les difficultés du monde à trouver des ressources compétentes pour faire évoluer ces technologies vers des objectifs de collaboration, d’innovation  et de productivité. Problème aussi avec une hiérarchie qui ne comprend pas que l’intégration des nouveaux usages du Web est cruciale à la rétention des nouveaux employés  et que ces derniers formeront 45% de la nouvelle main-d’oeuvre d’ici quatre ans. Problème aussi avec la présence de vos employés dans les réseaux sociaux comme Facebook… Problème de rétention de vos jeunes talents et problème de reconnaissance de l’expertise de vos séniors.

De plus, vous cherchez les personnes vraiment compétentes avec de nombreuses années d’expérience, capables de former vos employés et même vos cadres aux enjeux stratégiques auxquels répondront les nouvelles technologies mais aussi la communication interactive et un mode de gestion participatif ? Ou encore vous cherchez simplement une formation de base, une initiation  aux outils comme les blogues et les wikis?

Si ce portrait ressemble en tout ou en partie à votre réalité, c’est que vous avez besoin de nos services-conseil mais aussi d’intégration et de formation.

Nos profils, notre diversité mais aussi notre complémentarité parlent pour nous. Et quand je parle diversité, c’est on ne peu plus vrai avec le Vancouverois Jon Husband, auteur, blogueur et expert mondial en développement organisationnel, qui devrait s’installer à Montréal dans les prochains mois, avec le franco-québécois Olivier Zara, auteur, blogueur et formateur, expert reconnu du Web 2.0, des réseaux sociaux, du branding personnel et heureux propriétaire dans le 450, ainsi qu’avec Nathalie Berger d’Idéactif,  consultante, blogueuse, formatrice, experte en expérience utilisateur (UX), présidente d’Utilisabilité Québec et fière résidente des Cantons de l’Est.

Ce groupe n’est que le noyau d’une constellation d’étoiles. Nous osons espérer qu’il grossira au fil des mois et des mandats afin  d’aider les entreprises québécoises à rattraper le retard qu’elles accusent présentement sur leurs voisines du Sud ou d’outre-mer. Pour cela d’ailleurs, nous avons aussi créé la communauté Entreprise 2.0 Québec sur Facebook. Vous êtes un(e) professionnel(le) de la communication ou des Ti, impliqué(e) dans le développement de l’intranet de votre entreprise ? Vous êtes consultant comme nous ? Joignez le groupe et enrichissez la conversation et l’expertise !

Blogues

Quand j’étais blogueur…MDR!

8 mai 2010

Ce n’est pas la suite des billets sur Web 2.0 Expo mais un aparté. Quand même, je ne pouvais pas passer par-dessus la satire de @jcfrog sur les copains blogueurs d’Outre-Atlantique. Donc, comme le dit lui-même Loïc sur Twitter ou est-ce Seesmic:

«bel effort! bravo @jcfrog” Quand j’étais blogueur bisou @korben @pressecitron @loic @mrboo @vinvin @pocarles #noel #alabourre”».

Ouf… Twitter, Facebook et Foursquare ont bouffé une partie de ma prose mais je résiste et signe 😉

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La conversation a quitté la Blogosphère. Doit-elle revenir?

16 février 2010

L’idée pour ce billet m’est venue d’un coup à la lecture de ce tweet publié hier par l’ami Mario Asselin:

Alors, nos chers amis journalistes dont madame Chantal Hébert en seraient à réfléchir sur l’ouverture ou pas des commentaires sur  leur blogue. (????) Question qui dans les faits, revient toujours et encore, et surtout en provenance de l’élite bien-pensante qui historiquement, a eu le contrôle sur les moyens de diffusion de la parole, de l’écrit et plus tard de l’image, donc de la connaissance…

Mais à mon avis, en 2010, nous n’en sommes déjà plus à se poser cette question sur les commentaires dans les blogues car vous remarquerez que ces derniers se font de plus en plus rares. En effet, les commentateurs quittent de plus en plus la Blogosphère . La rétroaction que nous avons désormais de notre lectorat s’exprime ailleurs et autrement. Où et comment ?

Dans la grande rivière de la micro-conversation (ou micro-blogging) et par le nombre de «re-tweets» ou RT d’un billet mais aussi par les quelques mots qui accompagnent cette recommandation. Car il s’agit bien de recommandations. Si quelqu’un prend le temps de recommander votre billet c’est du moins qu’il l’apprécie ou encore qu’il trouve le contenu pertinent, ou que ce dernier sert  à faire avancer la réflexion collective sur un sujet donné.

Depuis le début des blogues, les lecteurs pouvaient devenir commentateurs et participer à un débat communautaire sur une idée soumise dans le billet. Maintenant, avec le Web en temps réel, il deviennent des passeurs, des relayeurs d’information et élargissent non pas seulement les débats possibles mais aussi la communauté et le fameux accès «sérendipitique» à la connaissance.

Ce billet s’inscrit dans la lignée de mes billets publiés sur la miniaturisation de conversations où je me demandais, entre autres, si la conversation avait quitté la blogosphère pour la micro-blogosphère. Après avoir écrit ces lignes, je comprends que les deux sont et doivent être complémentaires. Les billets de blogues ou encore les articles dans les médias traditionnels ou Web, fournissent les contenus. Twitter et compagnie fournissent maintenant la communauté et la conversation. Il suffit maintenant d’allier les deux, donc, oui de fermer les commentaires mais à la place, ouvrir sur nos blogues un flux en temps réel à la suite de chaque billet, et de relier ce petit ruisseau à la grande rivière, ce que font de plus en plus de réseaux et médias sociaux (Facebook, LinkedIn, SocialText, etc.).  Mais pas encore les blogues…

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Joyeux Noël à tous et toutes et bon anniversaire Philippe!

24 décembre 2009

Un dernier et court billet avant Noël pour vous souhaiter à tous et toutes un Joyeux Noël mais aussi pour souligner demain le quatrième anniversaire du blogue de l’ami Philippe Martin, plus de 700 billets et plus de 2 000 commentaires plus loin.

Et curieusement, ce matin, en allant visiter son blogue, j’ai trouvé deux pépites d’or relatives au Yulbiz. Deux vidéos d’archives sur des éditions qui remontent aux tout débuts. Alors, faites comme moi et régalez-vous. Quatre ans, ça passe vite et les gens changent…

Un premier clip tourné en juin 2006:


YULBIZ_2006-06
envoyé par pmartin.

Et celui-ci du 30 janvier 2007:

Communication interactive Événements

La «peoplisation» passera mais le Yulbiz demeurera…

1 décembre 2009

Le récent billet de l’ami Martin Lessard sur le Yulbiz du mois de novembre me laisse un peu perplexe. D’aucuns y verront une charge à fond de train des traditionalistes et tenants de l’orthodoxie contre la dénaturation de cet événement qui au départ était  “un regroupement de blogueurs d’affaires qui vise à favoriser le réseautage et la pratique des blogues dans un contexte professionnel”.

Membre du conseil d’administration de Yulbiz.org ,  tenant de LA liste des blogueurs d’affaires et directeur du collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires», je devrais sans attendre me ranger derrière les propos de Martin mais comme le dit souvent Michelle Blanc, notre présidente et fondatrice, je me garde une «p’tite gêne»…

Pourquoi ? Parce que des propos de Martin, je flaire un peu nostalgie sur les discussions d’initiés et les ouvertures à des occasions d’affaires qui étaient le lot des premiers événements au café Méliès, fréquentés alors par quelques «initiés». Et que dire de la question du mois qui est disparue corps et biens… Ce qui fait dire à Martin:

«De quelques blogueurs, mâles en majorité, du début, voilà que s’est rajouté une nouvelle foule dans la mouvance des réseaux sociaux, de la WebTV et de Twitter, équilibrant le ratio homme femme, augmentant celui des ‘peoples’, abaissant la lumière et augmentant le son de la musique. Voilà ce qui ressemble plus à party mensuel branché».

Et Martin en rajoute: «De rares, les moments de rencontres entre gens de la numéricratie montréalaise se sont depuis généralisés, diversifiés, spécialisés –les ‘camps’ et autres non-conférences ont pris l’espace de discussion et de réflexion– et le Yulbiz est devenu l’after-party où on se voit, se fait voir et regarde l’élite numérique. Car quand la musique est si forte et la lumière si basse, les paroles deviennent inutiles».

Et il en remet une autre couche en final: «Yulbiz était au début “un regroupement de blogueurs d’affaires qui vise à favoriser le réseautage et la pratique des blogues dans un contexte professionnel”. C’était la façon qu’on le présentait alors que j’étais sur le conseil d’administration. Il est aujourd’hui le lieu de rencontre branchée et de réseautage d’une élite web, de micro-entrepreneurs et d’artistes».


Le Yulbiz, un party d’artistes?

Le Yulbiz ne serait plus qu’un 5 à 7 branché pour l’élite 2.0, un party d’artistes? Je ne crois pas… J’étais à celui du 24 novembre au Jello Bar, tout comme Martin et une centaine d’autres personnes. J’étais accompagné de Marie-Frannçoise Hervieu, associée chez Allard Hervieu Communication et nouvelle blogueuse d’affaires. Elle a profité de son immersion pour rencontrer plein d’autres blogueurs et blogueuses, d’autres relations d’affaires du domaine des RP et elle en a profité pour converser, réseauter.

La musique trop forte? Faut croire que je suis parti trop tôt car la musique ou le niveau sonore n’était pas plus élevé qu’à l’habitude. Ce dernier ne m’a pas empêché de converser, d’introduire Marie-Françoise et de souhaiter la bienvenue au Yulbiz à de nouvelles figures comme Suzanne Lortie, dont le blogue vient de naître ou encore Tara Hunt, une des figures dominante des blogues, des Barcamps et du Web 2.0 mondial et qui est maintenant une montréalaise…

Je viens de parler de trois femmes. Eh oui, comme le dit Martin le ratio homme-femme s’équilibre au Yulbiz et ce n’est qu’une bonne chose et n’en déplaise à Martin, le Yulbiz n’a jamais été un espace de réflexion. De discussion oui, qui amène plus tard à la réflexion. Et cela, à mon avis, n’a pas changé. La quantité n’a pas évacué la qualité et le nomadisme de l’événement a dépoussiéré les participants de la première heure, secoué les vieilles habitudes et à mon avis pour le mieux.

Yulbiz international

Le Yulbiz est tout cela et encore plus. Il est aussi un mouvement international et cela, on a tendance à l’oublier trop vite. La semaine dernière, il y a eu Yulbiz à Bruxelles comme le démontre ce «slide show» de présentation et surtout le billet «feedback» sur son blogue par l’ami et organisateur Vincent Battaglia.

Un Yulbiz, comme le dit Vincent, pas comme les autres avec lui aussi son petit côté «people». Ce soir, ce sera celui de Paris auquel j’assisterai. Demain je vous écris sur les faits saillants et les belles rencontres qui auront lieu au Père Tranquille avec photos en prime. En passant, vous en connaissez des bistros qui se présentent ainsi sur le Web? Selon les organisateurs, Fred Cavazza, Émilie Ogez et Fadhila Brahimi, ce sera l’occasion de faire un bilan de 2009 et faire quelques prédictions sur 2010…

Yulbiz est un formidable outil de réseautage international qui nous permet de rencontrer les blogueurs européens, américains et même cubains, de tisser une toile de solidarité et de collaboration internationale qui pourrait, comme le rêve Michelle, aboutir à une grande manifestation internationale.

Ça c’est une vision que nous avions et que nous avons toujours. Le Yulbiz n’est pas un événement «people» mais un besoin fondamental pour nous tous, besoin de nous retrouver en communauté que ce soit à Montréal, Paris, Lille, Bruxelles, La Havane, San Francisco ou ailleurs. La «peoplisation» passera mais le Yulbiz demeurera…

p.s. Dans les dix jours qui vont suivre, l’horaire sera chargé en France: conférences à donner, clients à rencontrer,  amis à retrouver, voyages à Bordeaux et Clermont-Ferrand mais aussi LeWeb09 en direct. De tout cela je vous en écris à compter de demain!

Événements LeWebParis

LeWeb ’09: Web en temps réel et étranges rencontres…

14 novembre 2009

Comme je l’ai écrit dans un récent billet, je serai à la conférence LeWeb ’09 à Paris, les 9 et 10 décembre prochain. Je ferai partie de la cohorte de 68 blogueurs et blogueuses qui ont été sélectionné(e)s afin de décrire dans leur billets et leurs tweets les péripéties de la conférence organisée par Loïc et Géraldine LeMeur et qui a pour thème cette année : le Real-time Web.

Pour moi, c’est une quatrième édition mais la seconde en tant que blogueur officiel. Du Québec, nous serons quatre soit Tara Hunt, Sébastien Provencher, Benoît Descary et moi-même mais curieusement je suis inscrit «officiellement» comme blogueur de France.

Cette année, plusieurs nouveaux visages parmi les blogueurs sur place mais quand même plusieurs visages connus, surtout français comme Charles Nouryit, Éric Dupin, Damien Guinet, Frédéric De Villamil, Sandrine Plasseraud mais aussi notre responsable de communauté, Stephanie Booth. Car il y a une communauté des blogueurs officiels qui déploie ses ailes dans Google Groups.

Parlant de communauté, celles des blogueurs d’affaires de Paris se réunira le 2 décembre dans le cadre d’un Yulbiz-Paris. Nul besoin de mentionner que j’y serai afin de rencontrer les organisateurs locaux soit Fred Cavazza, Émilie Ogez mais aussi d’autres potes comme Bertrand Duperrin, Anthony Poncier, Éric Blot et Vincent Berthelot.

Je vais aussi profiter de  on passage à Paris pour donner une conférence dans le cadre du petit-déjeuner du Club JAM du 3 décembre  sur le thème de « bloguer dans un contexte d’affaires », En fait je vais parler des blogues mais aussi et surtout de comment faire pour se recréer un emploi à titre de consultant au sortir d’un long passage en entreprise. Je vais aussi profiter de mon passage à Paris pour visiter Libération.fr et Rue89 et revoir avec joie deux ex-conférenciers de webcom-Montréal soit Ludovic Blecher et Arnaud Aubron.

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Pour en revenir à la conférence LeWeb09, j’espère que Loïc aura su résoudre les problèmes qui ont entaché la dernière édition, soit des problèmes de connectivité, de chauffage et de manque de nourriture comme le démontre ce montage photo. La bouffe et le vin ont été achetés dans une épicerie pas loin…

Bref, je vais certainement assister à plusieurs conférences spéciales ou «keynotes», ces dernières ayant lieu sur la scène centrale , devant laquelle sont alignées les tables des blogueurs officiels (photo plus haut) pour assister, entre autres aux propos de Marissa Mayer de Google. Mais je compte aussi faire des escapades pour aller assister à la compétition des «start-ups», co-organisée par Loïc et TechCrunch Europe. La liste des compagnies en compétition vient d’être publiée et est disponible ICI. Elles sont 16 en compétition et ont des noms tous plus farfelus les uns que que les autres.

Je vais aussi me promener dans les autres zones spéciales aménagées comme celles pour le réseautage «networking» où on peut faire d’étranges rencontres comme celle de l’an dernier avec Marc Canter.

Aussi dans celle réservée aux démos de produits/services et l’atelier, un espace réservé à des présentations spéciales. L’an dernier, le jour 1 avait été réservé à Google et le jour 2 à Facebook… Et je vous réserve quelques photos de la soirée (lire party) qui risque d’être mémorable au VIP Room , LE club sélect et à la mode à Paris par les temps qui courent.

Communication interactive Entreprise 2.0 Gestion des organisations Ideagoras Innovation wikis

Cinq raisons pour ne pas être une entreprise 2.0… (2/2)

7 octobre 2009

Je poursuis ma réflexion sur les objections et parfois les peurs qui sont exprimées envers l’adoption des outils et stratégies 2.0 par les entreprises québécoises. Remarquez qu’elles doivent être les mêmes en Europe comme aux USA.

Crainte du buzz négatif

Quand les gestionnaires/managers et professionnels de la communication parlent de la perte de contrôle du message, il se justifient souvent comme étant les chiens de garde de la communication professionnelle et les garde-fous contre les dérapages communicationnels. On les entend souvent dire que si l’opportunité leur est offerte, les employés vont se mettre à dire n’importe quoi, critiquer leurs supérieurs et leur entreprise, se « bitcher » (comme dit Michelle Blanc) entre eux et même aller jusqu’au harcèlement. De plus, ils imaginent le pire à l’externe: les secrets coulés, les dénonciations anonymes etc.

Rien de plus faux. Que ce soit dans un blogue un wiki ou un réseau professionnel, tous les employés sont identifiés par leur nom, donc on oublie l’anonymat. Deuxio, pensez-vous une seconde qu’un employé s’exposerait de lui-même à la critique de ses PAIRS en émettant un commentaire diffamatoire ou une remarque, disons sexiste? EH ! c’est sa crédibilité professionnelle qui est en jeu ici!

C’est un peu comme avoir l’air fou en se saoulant et en faisant l’imbécile au party de Noël devant tous les collègues et patrons. Et comme dans pareil cas, ce sont ces mêmes collègues qui viennent calmer le jeu en commentaire dans un blogue dans un réseau professionnel. Troisio, les communautés ou réseaux internes ont ou auront de plus en plus, comme je l’ai mentionné dans le billet précédent, des « règles d’engagement » ou code de déontologie communautaire, créé, mis en place et géré par un responsable des communautés internes avec l’aide et l’appui des employés eux-mêmes. C’est d’ailleurs ce qu’on fait les employés chez IBM à l’aide d’un wiki…

C’est aussi ce qu’ils affirment dans l’étude dont je parlais hier: selon la première édition d’un baromètre réalisé par Novamétrie et Digital Jobs sur les stratégies RH et les réseaux sociaux et France « Les collaborateurs sont donc favorables à un code de bonne conduite. Ils sont 86% à juger qu’il n’existe pas de charte d’utilisation des réseaux sociaux dans leur entreprise. « Il y a une sorte d’urgence dans ce domaine », constate Christophe Excoffier, de Novamétrie, en rappelant que les collaborateurs ont une vraie expertise des réseaux sociaux. « Ce sont eux les experts de ces outils ». Ça, c’est ce que l’on nomme de la responsabilisation. Le bon vieil empowerment…

Sceptiques? Prenez un exemple vieux comme la communication interne elle-même. Quel est l’événement interne le plus mobilisateurs et le plus responsabilisant jamais organisé par les communications internes? Je vous le donne en mille: les opérations portes-ouvertes.

Eh bien c’est le genre d’événement où on demande aux employés de participer et d’être le centre d’attraction dans leur milieu de travail. En fait, on « crowdsource » l’événement en leur demandant d’organiser des kiosques, de mettre en valeur leurs véhicules de travail, etc. Et ils ne se font pas prier et le font souvent bénévolement et sont plus que fiers d’inviter parents et amis afin de leur montrer leur expertise et leur savoir-faire.On ne fait rien d’autres dans un blogue ou une communauté professionnelle…

Pour en avoir organisé plusieurs, je peux vous dire que c’est mobilisateur en diable mais aussi un des moyens de développer un très fort sentiment d’appartenance et de fierté. De plus, les employés de sentent valorisés et reconnus. Ces événements restent gravés dans la mémoire collective pour des années. On les responsabilise et que font-ils? Des conneries? Que non… Plutôt tout le contraire et ils montrent de façon éclatante à tous que les employés SONT la marque de l’entreprise et une marque positive. C’est de 2.0 avant le chiffre…

Pas des outils professionnels

C’est le syndrome Facebook… Ce sont des médias ou réseaux sociaux donc des endroits où les employés vont perdre leur temps (ça c’est le prochain point). Ici tout est question de perception. Facebook et MySpace, les deux réseaux sociaux les plus populaires sont vus par les entreprises comme des endroits où on va socialiser, se tirer des moutons ou des vampires donc perdre du temps précieux.

Les dirigeants sont rarement au courant qu’il existe sur le Web des réseaux professionnels, tels que LinkedIn ou Viadeo et que c’est sur ces modèles que se bâtissent aussi bien aux USA qu’en Europe les premiers réseaux internes, les premières communautés professionnelles.

Ce que les dirigeants oublient aussi c’est que ces communautés/réseaux sont générateurs de vélocité à l’interne car ils permettent, par la génération de profils professionnels basés sur l’expertise, de répondre plus rapidement à la clientèle, de former plus rapidement des équipes de travail et de projet mais aussi de générer de l’innovation, comme je l’ai mentionné dans le dernier billet dans le cas des idéagoras. Ces dernières sont aussi des communautés professionnelles où les employés ne vont pas perdre leur temps mais bien fournir à l’entreprise les idées qui risquent de la faire gagner sur ses concurrents.

Chronophage

Perdre du temps… La hantise des gestionnaires/managers. Et ils se donnent souvent en exemple… Je n’ai pas le temps de bloguer, je suis déjà débordé. Où trouverais-je le temps? Poser la question est un peu lui répondre… C’est une question d’organisation du travail, de gestion du temps… Mais aussi la création de nouveaux usages et de nouveaux emplois basés justement sur les usages.

Chez IBM, où tout employé peut avoir son blogue, un wiki, et faire des podcasts, on compte plus de 16 000 blogues actifs avec 70 000 auteurs et plus de 26 000 wikis avec près de 60 000 contributeurs. IBM a une plate-forme de réseautage professionnel qui liste 600 000 profils d’employés et 1 200 000 recherches sur ces derniers. Le réseau a généré 1 800 communautés qui comptent 147 000 membres. Et tout ce beau monde serait en train de papoter, de se lancer des moutons? IBM avec pareilles pertes de temps serait au bord de la faillite!!! Pourtant, il n’en est rien…

C’est que chez Big Blue, les dirigeants ont décidé d’intégrer nouveaux outils aux pratique et usages, modifiant ainsi la structure même du travail et la nature de la communication. IBM personnifie par ses nouveaux usages l’entreprise 2.0. La communication est devenue conversation et le travail est devenu collaboration.

Chronophage? En faisant ce billet, est-ce que je perds mon temps et est-ce que je bouffe du temps sur mes autres activités? À cela je réponds par la négative. Et vous?

Communication interactive Entreprise 2.0 Ideagoras Innovation Intranet Médias sociaux Mémoire d'entreprise wikis

Les médias sociaux et la perte de productivité des employés? Mon oeil…

2 août 2009

C’est dimanche et la pluie tombe allègrement dehors. Je m’installe à mon bureau et redonne vie à mon ordinateur portable. Première destination virtuelle, mes agrégateurs iGoogle et Netvibes, question de faire le tour de l’actualité, ce qui m’amène sur les pages du New York Times où je lis « Serendipity, Lost in the Digital Deluge ». Une bonne entrée en matière qui me pousse à la twitter. J’ouvre donc ma console TweetDeck et hop! je refile à la communauté dominicale. C’est à ce moment que cette dernière, en retour, me refile ce qui suit: @ChicagoDesign: Employers need to set rules on use of electronic social media http://bit.ly/171Mau.

Le lien amène à un article, paru ce matin dans le journal Sacramento Bee et où le journaliste Mark Glover est tout content d’écrire que les médias sociaux nuisent à la productivité des employés et en prend pour témoins deux personnes interviewées soit une avocate de la Chambre de commerce locale et une présidente d’agence de PR-Marketing locale. Donc, personne des entreprises elles-mêmes. Pourtant, à Sacramento, capitale de l’État de Californie, il doit bien y en avoir quelques-unes, sinon le gouvernement lui-même…

L’essence du propos vient donc étayer le titre « Employers need to set rules on use of electronic social media ». En principe, je suis d’accord et je travaille avec mes clients dans le même sens quand le besoin s’en fait sentir, car il y a en effet des cas d’abus. Mais si une entreprise se voit dans l’obligation de réguler, donc de réagir, c’est qu’elle n’a pas été pro-active…

Comme le montre ce graphique tiré d’une étude de Nemertes Research, parue l’an dernier, près de 50 % des entreprises bloquent ou encouragent, donc, ont un semblant de politique envers les médias et réseaux sociaux externes. Plus de 50 % ne font rien, par indifférence ou par ignorance…Donc oui, une politique mais qui ne soit pas conçue uniquement par des juristes, des spécialistes RH ou de communication interne mais en collaboration avec les employés, avec les super-utilisateurs qui sont les futurs responsables de communautés internes. En fait, le problème n’est pas de savoir s’il faut ou non se doter d’une politique d’utilisation des médias et réseaux sociaux externes.

La question cruciale pour les entreprises est plutôt de savoir si elle doit se doter d’une stratégie d’intégration des usages du Web 2.0 en interne, ce que l’on nomme maintenant une stratégie entreprise 2.0 ou encore une reconfiguration de l’intranet d’entreprise.

Lors d’une récente conférence prononcée à Lille, LA ville des grandes entreprises françaises de distribution (Castorama, La Redoute, Auchan, etc.) j’ai identifié 262 groupes d’employés d’Auchan sur Facebook et posé la question: Pourquoi sur Facebook et pourquoi autant?

… Parce que les employés n’ont pas la possibilité de « réseauter » en interne. Ce n’est pas sorcier pourtant… Donnons aux employés la possibilité de participer à un RÉSEAU PROFESSIONNEL INTERNE et d’y découvrir les expertises de leurs pairs, la possibilité de travailler en équipe en wiki au lieu de perdre du temps dans les réunions et les échanges improductifs de versions de documents Word par courriel, la possibilité de soumettre leurs idées sur le développement d’un nouveau produit ou sur l’amélioration d’un processus de travail et d’être ainsi reconnu par l’entreprise et leurs pairs dans une idéagora d’innovation interne.

Alors, je vous gage un 20$ qu’ils ne ressentiront pas l’appel de Facebook ou de YouTube. Pas besoin de gager gros car il suffit de comprendre ce qui se passe chez IBM. Même si Big Blue s’est dotée d’une politique d’utilisation externe, elle s’est surtout appliquée sa propre médecine 2.0 en interne avec des résultats on ne peut plus probants comme le montre le tableau ci-dessous:

Et aussi ce tableau,car IBM a aussi sa propre idéagora interne nommée ThinkPlace. Voyez d’ailleurs ce que cette dernière a généré en gains de productivité justement! Oh en passant, des canaux de WebTV en interne, ça existe aussi…

Coïncidence, quelques minutes après avoir lu le reportage dans le journal californien et surtout, un peu enragé par les propos des soi-disant spécialistes en médias sociaux (le sujet d’un prochain billet), je suis tombé sur un autre billet portant sur la perte de productivité associée aux médias sociaux, celui-ci écrit par Joshua-Michéle Ross, dans le O’Reilly Radar. Encore là, même vision tronquée de la réalité:

« Ever since I posted a how-to on establishing guidelines for social media in the workplace, the issue that has generated the most energy concerns productivity. Employers it seems are very worried about lost productivity due to social media usage (Facebook, Twitter etc.).».

Au lieu de s’inquiéter de la perte de productivité due à l’usage des médias et réseaux sociaux externes, les employeurs auraient tout avantage à penser aux gains de productivité inhérents à une stratégie globale de collaboration, d’innovation et de création de mémoire à l’interne,soit les trois fondements de l’entreprise 2.0, fondements qui ne peuvent cependant être mis en place sans l’appui

d’un solide Plan de communication et de gestion du changement et d’une formation adéquate aux nouveaux outils de travail que sont les wikis, les réseaux professionnels, les idéagoras, la Web TV et autres…

Communication interactive Événements

Joyeux anniiiiversaiiire ! Trois ans déjà…

23 mars 2009

Nous sommes le 23 mars… Trois ans déjà !

Eh oui, c’est le troisième anniversaire de mon blogue ce matin. Faut dire que l’accouchement en mars 2006 fut, comme dans bien des cas, un  peu difficile : Un seul billet en mars et rien en avril. Ensuite trois mois de production et trois autres mois sans rien publier…

En fait c’est en novembre 2006 que je m’y suis consacré quotidiennement, ai vraiment intégré la Blogosphère, la niche du blogue d’affaires et découvert le Yulbiz.

Pour marquer le coup, j’ai pensé republier ce premier billet, tout court, écrit le 23 mars 2006 :

À quand le «balaphotovidéoscopesmartGPSphone» ???

Pour bientôt si l’on en croit Anssi Vanjoki, le patron de la division multimédia de Nokia. En fait, ce dernier prédit la mort de la photo, des baladeurs, des caméras vidéos, etc… De tout…ou presque…«D’ici six à douze mois, il y aura de nombreuses autres annonces de ce genre. Les prochains qui disparaîtront sont les fabricants de baladeurs musicaux et ensuite les fabricants de caméras vidéo», explique-t-il. À lire dans le Webzine Technaute. Tags: Tags:

Ce qui présageait les téléphones intelligents «Smart Phones», dont le iPhone…

MAJ :

Comme c’est un anniversaire, j’ai droit à plein de souhaits, aussi bien en commentaires ci-dessous que sur Twitter où les copains se font un plaisir de «retwitter« mon lien sur ce billet. Mais le plus drôle et original à date m’a été servi par le copain Éric Blot sur mon mur Facebook. Avec son équipe chez Awak’iT, Éric est un des «Pros» de la communication Web (texte, photo, vidéo, etc.) mais aussi une sorte de fakir prestidigitateur…

Voici donc son clin d’oeil :