Y a-t-il un futur après MySpace ?

À cette question, la réponse est évidente : OUI. Et ce futur sera décliné en des milliers ou en millions de micro-MySpace…Et celui qui prépare activement la nouvelle phase de la révolution sociale n’est nul autre que l’ancien CEO d’Intermix alors propriétaire de MySpace, Richard Rosenblatt. Depuis la vente de la méga plate-forme à Rupert Murdoch pour 580 millions $, Rosenblatt n’a pas pris de sabbatique ni de longues vacances dans une île perdue dans le Pacifique Sud. Il a plutôt fait travailler ses neurones. Et c’est en lisant l’édition de décembre 2005 de la revue Business 2.0 et en particulier l’article intitulé «Masters of thier Domains» que l’inspiration lui est venue : Acheter le plus de noms de domaine possible et les jumeler à une plate-forme générique de mise en relation. Les utilisateurs viennent à ces DNS en les tapant directement ou en faisant des recherches ou encore de façon virale, arrivent sur des sites en devenir qu’ils peuvent bâtir, personnaliser, mettre à leur image et remplir de leur propre contenu, créant ainsi des communautés-niches verticales de contenu qu’un wiki permet ensuite d’enrichir de la contribution des membres de la petite communauté.

Comme le fait remarquer Rosenblatt, il y a 70 millions de blogs actuellement  et 110 millions de membres sur MySpace donc on sait que les gens veulent publier du contenu sur Internet. Pour lui, il suffit de leur donner une plate-forme 2.0 avec DNS à la clé et hop ! Chacun peut concevoir une mini plate-forme Web, style MySpace. Une grosse différence cependant selon Rosenblatt. LE MySpace est basé sur ce que l’individu veut montrer aux autres. Les micro-MySpace seront basés sur ce que les individus savent et veulent partager.

Une idée qui est loin en avance sur la tendance actuelle de tout ce qui se fait dans le monde du Web 2.0. Mais comme Rosenblatt a une réputation dans le milieu, il n’a pas eu de difficultés à vendre son idée. Il a créé Demand  Media et convaincu les «venture capitalists» de pomper 220 millions $US dans cette aventure. Et ce n’est qu’un début… Il y a déjà plein d’investisseurs, parmi ceux qui ont raté l’achat de MySpace ou de You Tube, qui cognent déjà à la porte de Demand Media. On estime déjà la valeur de la compagnie à plus de 500 millions $US et Rosenblatt parle, tout esquissant un léger sourire, que Demand vaudra, au bas mot, 2 milliards $US en 2008 ! Tags: Tags: Tags: Tags: Tags: Tags:

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