Yulbiz-Montréal: le retour de la question du mois !

Premier Yulbiz de l’année au Québec mardi en fin de journée à la Buvette chez Simone. Et comme c’est souvent le cas en début d’année, il y avait foule. Des Yulbizzeurs mais aussi des clients réguliers ce qui fait que la place a été  vite remplie à capacité et favorisé les contacts. Encore cette fois, on en a profité pour parler blogues mais aussi d’affaires, ce qui est bien. On en a surtout profité pour réintégrer la question du mois, cette dernière commanditée par Deloitte.

Logo Yulbiz-Montréal

Historiquement, on utilisait un cahier et un crayon pour la question. Difficile à la longue de retranscrire des réponses faites avec des écritures indéchiffrables. Donc mardi ce fut une première expérience avec un iPad2 et une question posée sur le site de Deloitte et générée par le logiciel de forum Discus. Beaucoup de réponses à la question : Combien de temps vous faudra-t-il pour remplacer votre ordinateur avec une tablette numérique? Mais aussi quelques petits pépins inhérents au logiciel qu’il faudra corriger d’ici la prochaine édition en février. Pour cela, il faudra compter sur la nouvelle figure publique de Deloitte au Québec, soit Karima-Catherine Goundiam.

montageYulbiz

Un montage photo du Yulbiz, et de l’after-Yulbiz qui s’est déroulé pour certains d’entre nous au resto Damas.

Et deuxième tradition réintégrée lors du dernier Yulbiz de 2011, LA liste officielle des blogueur(euse)s d’affaires du Québec. Elle compte maintenant 126 noms. Si votre nom ne s’y retrouve pas, si votre adresse a changé  ou si vous ne pratiquez plus, SVP, me le faire savoir en commentaire à ce billet.

Michelle Blanc Yannick Manuri
Martin Lessard Kristina Tomaz-Young
Marie-Chantal Turgeon Pascal Beauchesne
Mario Asselin Christian Guy
Claude Malaison Jean-Marc Langevin
Philippe Martin Benoît Descary
Sylvain Carle Adrien O’Leary
Marc Snyder Josh Nursing
Martin Ouellette Patrick Jetté
Mitch Joel Pascal Veilleux
Geoffroi Garon Heri Rakotomalala
Guillaume Brunet Jean-Julien Guyot
Josée Plamondon Geneviève Piquette
Muriel Ide Harry Wakefield
Christian Aubry Yannick Manuri
Yves Williams Jean Fahmy
Vincent Abry Gabriel Rodrigue
Jacques Warren Jean-Sébastien Bouchard
Éric Baillargeon Harry Wakefield
Arnaud Mangasaryan Yannick Manuri
Kim Auclair Jean Fahmy
Pascal Hébert Rémi Prévost
François Aubin Benoît Meunier
Sébastien Provencher Rebecca Coggan
Stéphane Guérin Manuel Angelini
Patrick Tanguay Barry Welford
Bruno Boutot Nathalie Berger
Sébastien Paquet Louis Durocher
Mathieu Bélanger Frédérick Giasson
Carl Charest Pierre Bouchard
Martin Leclair Michelle Sullivan
Pierre Côté Guillaume Thoreau
Gabriel Rodrigue Marc-Olivier Vachon
Denis Canuel Andrés Restrepo
Yanick Bédard Amélie Racine
Isabelle Lopez Alain Savard
Benjamin Yoskovitz Stéphane Hamel
Kim Vallée Michael Carpentier
Laurent Maisonnave Stéphane Gauvin
Alain Thériault Dany Dumont
Jérôme Paradis Martin Bittner
Daniel Lafrenière Simon Bédard
Nathalie Gauthier Luc et Aryane Gendron
Anouk Hébert Ahmed Galipeau
Katheline Jean-Pierre Renée Wathelet
Isabelle Poirier Sandrine PromTep
Marie-Louise Gariépy Yannick Gélinas
Vallier Lapierre Patricia Tessier
Quynh Nguyen Francis Bilodeau
Laurent LaSalle Yves Carignan
Denis Paul van Chestein Pascal Bernardon
Geneviève Lamy Karine Miron
Olivier Mermet Cédric Fontaine
Éric Noël Julie Fortin
Anne-Marie Cordeau Francis Bilodeau
Karine Vezeau Benoît Grenier
Éric Bisson Diva Virginie
Stéphane Bergeron MissPixels
Diane Nadeau Henriette Nendaka
Mathieu Laferrière Marika Laforest
Véronique Raymond Pierre Duhamel
Diane Bourque Valéria Landivar
Bruno Guglielminetti Chantal Binet

 

 

Blackout SOPA: quand le Web fait la grève !

Je ne pouvais pas passer sous silence ce qui se passe aujourd’hui chez nos voisins du Sud et un peu partout sur la planète alors que comme le mentionne Le Devoir «Plus de 7000 sites Internet du monde, surtout anglophones, manifestent aujourd’hui leur opposition aux projets de lois de lutte contre le piratage des élus américains».

Une lutte qui a ses armes de protestation massives sur le Web avec sites, pages Facebook, comptes Twitter, vidéos sur YouTube et de nombreux blogues dont celui de Fred Benenson qui permet de visualiser tout ce qui se dit au sujet de SOPA sur Twitter à l’aide de nombreux graphes. Nul doute que les Radian6 ou Nexalogy seront eux aussi à même d’analyser cette journée de grève mais une  chose est certaine, l’épicentre de ce mouvement de la planète Web est UN site intitulé SOPAstrike (Cliquez sur l’image ci-dessous pour y avoir accès).

webstrike

Et comme le précise le journaliste Stéphane Baillargeon :« Cette protestation exceptionnelle du Web réagit à deux projets de lois contre le piratage, Stop Online Piracy Act (SOPA) et Protect IP Act (PIPA). Les textes législatifs veulent enrayer le téléchargement illégal de produits protégés par des droits d’auteur. Des dispositions prévoient le blocage des sites fautifs, le déréférencement de ces sites dans les moteurs de recherche, mais aussi le gel des sources financières des entreprises pirates en visant les services de paiement électronique».

N’écoutant que ma curiosité, je suis donc allé me promener sur le Web pour prendre la mesure de la contestation. Et en effet, comme le rapporte Le Devoir, peu de sites majeurs ont fait la grève du noir «blackout» de 24 heures mais il y en a quand même des très importants comme Wikipedia, WordPress.org, Firefox (Mozilla.org), reddit.com mais aussi BoingBoing et O’Reilly Media (voir montage ci-dessous)

montagesopa

Le plus imaginatif, à mon avis, a été le magazine Wired qui a censuré son édition quotidienne en ligne (voir ce-dessous)n mais ofrait un bouton en bas à gauche qui permettait de censurer ou de décensurer pour ainsi être en mesure de lire les propos et titres sur les projets de loi.

wiredsopamontage

D’autres comme les géants Google et Facebook ou encore Flickr, y sont allés de pages explicatives sur leurs plates-formes respectives tout en incitant leurs utilisateurs à protester et «pétitionner» leurs représentants au Congrès (montage ci-dessous).

activism

Notez aussi que Google a mis un bandeau noir sur son logo pendant 12 heures et est un des leaders de cette contestation, ce qui a fait bondir le dinosaure et magnat de la presse Rupert Murdoch. Ce dernier a accusé Google mais aussi le président OBama de tous les maux de la terre dans cette affaire et ne s’est pas gêné pour le tweeter :

rmurdochsopa

En effet, le président des États-unis et son administration viennent de mettre tout leur poids du côté des grévistes. «Any effort to combat online piracy must guard against the risk of online censorship of lawful activity and must not inhibit innovation by our dynamic businesses large and small», peut-on lire sur le blogue de la Maison Blanche. C’est un long billet qui se porte à la défense de l’industrie et qui exhorte toutes les parties à travailler ensemble pour trouver une solution acceptable pour tous au problème du piratege.

En terminant, je suis allé faire une veille sur TweetDeck (racheté par Twitter et maintenant disponible en version Web) en rajoutant une colonne #SOPA. Vous dire… Les tweets se succèdent à un rythme effarant ! Je n’ai même pas le temps de les lire, ça va trop vite et ca n’arrête ou ne ralentit pas !!! Et parlant de Twitter, il est à noter leur silence TONITRUANT dans cette journée de grève ou de protestation. Rien de leur part bien qu’officiellement ils soient contre les projets de loi…

Pour de plus amples informations je vous suggère les liens suivants:

Article du Devoir: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/340514/internet-ferme

Article du LA Times: http://www.latimes.com/business/la-fi-internet-strike-20120119,0,147220.story

Billet du Huffington Post: http://www.huffingtonpost.com/2012/01/15/rupert-murdoch-sopa-twitter-google-obama_n_1207615.html

Billet de la Maison Blanche: http://www.whitehouse.gov/blog/2012/01/14/obama-administration-responds-we-people-petitions-sopa-and-online-piracy

 

DRH et Social Business: tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir…

En plus de l’Observatoire de l’intranet édition 2012, la société française Arctus effectue aussi un sondage annuel auprès des entreprises et sociétés afin de sonder les DRH sur leur degré de e-transformation. Elle publie donc, comme c’est le cas pour les intranets, un Observatoire. L’enquête en ligne a été ouverte du 4 septembre au 30 novembre 2011. L’échantillon retenu pour l’analyse des données est composé de 83 entreprises françaises. Et il faut noter et on le verra dans les résultats qu’il n’y a pas que les Communications ou les Ti/Si qui sont impliquées dans ce que Michel Germain nomme la e-transformation, soit le passage d’une entreprise traditionnelle à une entreprise sociale (Social Business).

observatoireRH-logo

Et il ne faut pas se surprendre des grands faits saillants de ce premier sondage. Comme le démontre le tableau ci-dessous les préoccupations sont assez proches de celles de l’Observatoire de l’intranet en particulier pour la mobilité et les RSE (réseaux sociaux d’entreprise). Ce qui diffère c’est évidemment la préoccupation marquée pour la gestion et le transfert des connaissances ainsi que pour l’innovation et l’intelligence collective, des domaines habituellement chasse gardée pour les DRH.

faits saillants

Mais ce qui me frappe dans ces constats, c’est que tout le monde veut aller au ciel mais personne ne veut mourir… Ainsi, dans le domaine de l’innovation, les DRH se voient comme les initiateurs au sein de l’organisation dans 61% des cas et qu’en plus, ils identifient les outils collaboratifs comme favorisant l’innovation pour plus de 80% des répondants mais seulement 39% favorisent la mise en place d’un processus de collaboration ou pas pour capter l’innovation. Traditionalistes les DRH ? Voyez le tableau ci-dessous:

idées1

Ça ne peut pas être plus clair. Comme dirait l’autre, plus clair que ça, tu meurs… 61% répondent qu’ils «incitent le développement d’une culture favorable à l’échange et au partage» et que 17% répondent qu’ils ne font rien… 39% des répondants indiquent qu’ils mettent en place des processus pour exploiter les idées et l’innovation mais seulement 2% utilisent les outils collaboratifs… Bref on fait bien peu dans l’Hexagone en termes de génération d’idées chez les employés ou les clients afin de favoriser l’innovation.

Innovation, RSI et transmission du savoir

Très différent des chiffres et de la réalité nord-américaine où les sites de génération d’idées (idéagoras) sont de plus en plus nombreux, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur des entreprises, qu’on pense seulement à Innocentive, IdeaStorm, MyStarbuckIdea, MechanicalTurk, etc. mais aussi les sites à l’interne comme ceux d’IBM, soit ThinkPlace et Greater IBM Connection. Je reviendrai sur ce dernier cas mais je tenais à mentionner que ces plates-formes sont actuellement celles qui ont le plus grand potentiel de retour sur investissement (RSI), ce qui fait que Forrester avait déjà noté en 2009 que de tous les outils du Web social, les idéagoras sont celles qui ont marqué la plus forte croissance d’adoption aux USA au cours de cette année-là. En fait, en 2008, il n’apparaissaient même pas dans leur étude (tableau ci-dessous).

croissance

Le cas de Greater IBM Connection est encore plus intéressant car il adresse aussi le second grand constat de l’Observatoire des DRH et de la e-transformation, soit la gestion et le transfert des compétences. En effet, cette idéagora est née de l’initiative des retraités d’IBM qui ont décidé de la créer afin de continuer à partager leur expertise avec leur entreprise mais aussi afin de la partager avec les plus jeunes. Il s’agit donc là d’un lieu d’échange et de transfert d’expertise et de transmission de savoir tacite. Du coup, on évite aussi un autre problème croissant chez les entreprises: la perte d’expertise au profit de la concurrence car qu’arrive-t-il aux retraités après leur départ ?

Beaucoup se retrouvent sur des sites comme YourEncore où ils monnaient leur expertise auprès de qui voudra bien de leurs compétences. Ou encore, il se font consultants. Ainsi, selon les derniers chiffres, 62% des organisations embaucheraient des retraités comme consultants et pas nécessairement ou uniquement les leurs…

Les réseaux socio-professionnels ou RSE

Dans l’étude d’Arctus, 70% des répondants considèrent que la facilité d’identification des compétences est essentielle à une bonne gestion des ressources mais comme on vient de le voir, seulement 2% utilisent les outils collaboratifs et seulement 29% pensent qu’un réseau socio-professionnel interne peut les aider alors qu’il a été prouvé aux USA que justement, c’est le premier grand avantage d’un tel réseau qui fonctionne par profil d’expertise et permet par recherche et mots clés de trouver plus rapidement les expertises requises. Certains fournisseurs vantent leurs produits en parlant de LA solution aux traditionnelles lacunes des bottins téléphoniques internes. Bref, on repassera…

Je saute la mobilité car on pourra y revenir dans un autre billet plus spécifique pour traiter en finale du quatrième constat le l’Observatoire. Près de 3/4 des répondants trouvent que réseau socio-professionnel interne est nécessaire ou souhaitable mais 42% d’entre eux craignent la fameuse perte de contrôle et la baisse de productivité: «Quoi ? Un Facebook à l’interne pour que les employés aillent perdre leur temps à dire un peu n’importe quoi ?». Bref vous voyez le genre… En fait constatez par vous-mêmes avec le tableau ci-dessous qui, en passant, ne diffère guère d’autres tableaux nord-américains sur le même sujet.

rserisques

Les peurs hiérarchiques sont bien ancrées et le tableau le prouve hors de tout doute. Comme cet autre tableau tiré d’une étude USAienne et qui identifie encore plus précisément ceux qui ont peur dans la hiérarchie. Et sans surprise, plus on monte dans la hiérarchie plus ça résiste. Plus on descend, moins ça résiste… Fascinant n’est-ce pas ? On est encore loin de l’entreprise horizontale et de la «wirearchy»…

résistance

Ce qui me «bugge» un peu dans le tableau précédent sur les risques c’est la dernière colonne. Comment le fait d’avoir un réseau socio-professionnel en interne peut-il contribuer à faire fuir les talents ? Il me semble que c’est plutôt l’inverse ? Bref, il y a quand même de l’espoir et habituellement cela vient d’en bas comme le démontre le tableau ci-dessus. Malgré les peurs de la hiérarchie, les usages sont là et là pour rester, ce qui fait que nous avons le tableau suivant:

rse2

60% des répondants n’ont pas encore l’outil mais seulement 9% ont une population réfractaire et 40% ont déjà certains usages, ce qui fait qu’en bout de ligne, entreprises et organisations n’auront pas le choix que de devenir à terme une «Social Business». Ce qui donne le dernier tableau et il sera intéressant de voir l’an prochain la progression:

rse1

En terminant, je voudrais simplement mettre ce résultat en perpective avec ceux obtenus mondialement par la firme américaine McKinsey. Vous remarquerez que pour l’Europe, le pourcentage est presque identique à celui de l’Observatoire (28% chez McKinsey contre 27% pour l’Observatoire) et que comme je le mentionnais plus tôt, l’Amérique du Nord est en avance (35%) mais on note une forte croissance du côté Asie-Pacifique.

Les outils

En passant, le tableau de McKinsey montre quelque chose qui me réconforte quand on parle d’entreprise 2.0 ou de Social business. En Amérique du Nord, en Inde et en Asie-Pacifique, les blogues sont encore bons deuxièmes derrières les services Web, ce qui signifie qu’ils sont encore une partie essentielle d’une stratégie d’entreprise «sociale». Si vous désirez en savoir plus sur les résultats de l’Observatoire, je vous donne ci-dessous le lien pour y avoir accès:

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Il n’y a pas que Dell et Pepsi qui sont intéressés par ce qui se dit sur les médias sociaux.

Lors de mon bilan de la conférence LeWeb11 fait en décembre dernier, j’ai écrit quelques lignes sur l’omniprésence de Radian6. à la conférence Évidemment, le fait d’être maintenant sous le parapluie de Salesforce aide beaucoup l’ex-petite entreprise canadienne (bureaux à Frédéricton, Halifax et St-John) d’analyse des médias sociaux en termes de visibilité et de moyens financiers pour le marketing. Je me rappelle de leur présence beaucoup plus discrète à Boston en 2009 lors de la conférence Enterprise 2.0.

Une présence où ils avaient tout de même organisé une soirée avec Chris Brogan comme MC et où j’avais rencontré brièvement leur ex-président, le canadien Marcel Lebrun… Depuis ce temps, ils ont fait beaucoup de chemin, entre autres en implantant le principe de «social media command center» chez des clients comme Dell avec son Social Media Listening Command Center ou encore Pepsi.Co avec son Gatorade Mission Control. En fait leur liste de clients est assez impressionnante.

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Des centres de veille et d’analyse de l’activité sur les médias sociaux et où travaillent des gestionnaires de communautés

Ce qui m’amène à vous écrire sur la veille et l’analyse. En effet, il n’y a pas que Dell et Pepsi.co qui sont intéressés par ce qui se dit sur leur marque sur les médias et réseaux sociaux. Toutes les entreprises sont présentement en demande aussi bien pour l’externe (ce qui se dit sur eux sur le Web ou Internet) mais aussi  à l’interne avec l’apparition, entre autres, des RSE (réseraux sociaux d’entreprise) ou comme je préfère les nommer les réseaux socio-professionnels internes.

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Le profil d’un community manager aux USA

De là l’apparition d’un nouveau métier dans les entreprises soit le gestionnaire de communautés . Mais pour que ce dernier fasse bien son travail, il doit avoir non seulement des écrans qui surveillent les comptes Twitter ou Facebook de l’entreprise. Il doit pouvoir surveiller et analyser une foule d’autres sites et réagir rapidement aux conversations qui se déroulent parfois en temps réel. Donc, plusieurs entrepreneurs entreprenants ont vite compris que s’ouvre ainsi un fort lucratif marché.

MONTAGEVEILLE

De là la popularité renouvelée de vieux outils revampés comme WebTrends qui a présenté récemment sa solution dite «sociale» et qui, comme par hasard, se nomme «Social Media Command Center» (Voir le montage ci-dessus) ou encore d’outils très novateurs comme le montréalais Nexalogy ou encore le «bostonomontréalais» Darwin Awareness Engine. Et un dernier en date qui vient de s’annoncer.

En effet, j’ai reçu cette semaine un communiqué du Dachis Group. Le Dachis Group c’est une firme texane qui a entre autres acquis le 2.0 Adoption Council de Susan Scrupski, devenu depuis le Dachis Group Social Business Council. Donc, cette firme qui se présente dans le communiqué comme «the world’s leader in Social Business» (lire Entreprise 2.0), a annoncé plus tôt cette semaine son entrée dans le marché de l’analyse et de la veille sur les médias et réseaux sociaux avec un trio d’outils:

«Dachis Group, the world’s leader in Social Business, today announced the launch of Social Performance Monitor (SPM), an online service powered by the company’s big data analytics platform that helps global companies measure social media’s impact on brand performance. Social Performance Monitor (SPM) is the first subscription service and third social measurement application offered by Dachis Group. In addition to Social Performance Monitor, Dachis Group offers the Social Business Index, a free site that ranks the performance of the world’s most social brands, and Social Portfolio Insights, an application that enables brands to assemble and track their global portfolio of social accounts and coordinate with the individuals that manage them. Dachis Group’s suite of social measurement applications is available today by visiting www.socialbusinessindex.com.» Le lien ci-contre mène au dernier outil. Pour avoir une meilleure idée du trio offert, cliquez plutôt ICI.

Dachis n’est qu’un autre parmi une longue liste à se lancer dans la course aux analyses sociales. À part ceux déjà mentionnés et qui sont les plus connus, il y a les SocialTarget, ContextMine, WhatsUpGold, SentimentMetrics, SproutSocial, MediaMiser, Orgnet.com et j’en passe et j’en oublie . Mais Dachis a UN sérieux avantage sur les autres, mis à part Radian6: justement son positionnement de «leader»  en «Social Business» qui, en passant, est maintenant LE buzz word au lieu de l’entreprise 2.0. En fait, ce n’est pas Dachis qui est le véritable leader en ce domaine mais encore et toujours IBM. Pour vous en convaincre, cliquez sur l’image ci-dessous:

social business

Donc, si Dachis peut compter sur l’avantage d’être un des leaders en Social Business, le groupe le doit beaucoup à l’intégration du 2.0 Adoption Council qui regroupe tout le gratin des entreprises américaines et multinationales ayant déjà intégré le Web 2.0 en tout ou en partie. En passant et pour en revenir à Radian6 et son rachat par Salesforce, comment se présente maintenant le géant du CRM ? Non pas comme une Social Business mais comme une Social Enterprise. Ahhh! Compétition quand tu nous tiens…

 

Storify dans WordPress: pourquoi mélanger les genres ?

Hier, j’ai reçu un courriel de mes «amis» de chez Storify. Je le reproduis ci-dessous ainsi que l’image qui l’accompagnait:

storifyplugin>

«You can now create Storify stories for self-hosted WordPress blogs right from the WordPress dashboard. After installing our new Storify WordPress plugin, you will be able to select Storify from the left side of the WordPress dashboard or from the “New” menu at the top. Then, create a Storify story. When you click “Publish,” your stories will post both to your WordPress blog and Storify account! You can now add social media to any post, and create new posts more quickly and easily by using Storify in WordPress

Je ne sais pas pour vous mais la perspective de faire du «story telling» dans mon blogue ne me sourit pas du tout. À mon avis, Storify, comme Paper.li, est un outil de curation et non de création. Donc pourquoi vouloir mélanger les genres ? Question qu’il faudra poser à Matt Mullenweg lors du prochain WordCamp-Montréal