Comme pour la caricature parue dans le dernier billet de Michel Leblanc, la mienne aussi se passe de commentaires et est déjà traduite. Elle illustre la génération des «G», celle qui est vraiment «native» du numérique…

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Comme pour la caricature parue dans le dernier billet de Michel Leblanc, la mienne aussi se passe de commentaires et est déjà traduite. Elle illustre la génération des «G», celle qui est vraiment «native» du numérique…

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Au Québec, les gens comme les entreprises s’éveillent à peine au phénomène du Web 2.0 que déjà ailleurs, particulièrement aux USA, on envisage l’avenir à coup de Web 3 ou Web sémantique, de Web 3D (voir le Metaverse Roadmap Project) ou encore même de Web 4 dont parlent Seth Godin et RadarNetworks mais qui ne s’entendent pas sur la définition de ce dernier. Comme le dit Michel Leblanc dans un de ses récents billets, RadarNetworks avance l’idée du Web en tant qu’«Operating System» ou WebOS avec graphique à l’appui. Cela me fait penser au graphique que j’avais publié lors de webcom-Montréal en octobre 2006 en que je reproduis ci-dessous. Dans ce dernier, je suis plus près de Seth Godin dans l’interprétation de la direction que prend le Web.

Cependant, ce qu’à mon avis, RadarNetworks essaie d’identifier n’est pas le Web 4, qui lui demeurera niché dans l’Internet traditionnel mais bien ce que certains identifient comme Internet 2. Déjà l’armée américaine, les universités et grands centres de recherche mondiaux tels que Cal-Tech et le CERN ainsi que certaines entreprises privées comme Google et Microsoft travaillent avidement et ce, depuis 2003, à mettre sur pied un réseau parallèle hyer-rapide. Ainsi en 2003, une initiative conjointe CERN et Cal-Tech avait donné un record de vitesse de 5,44 gigabit par seconde (Gbps). C’est à des années-lumière du 100 mégabits par seconde (Mbps) promis pour bientôt par Vidéotron…

Annonce faite en 2003 par le CERN
Depuis, les choses sont allées très vite, c’est le cas de la dire.. Quand on regarde un peu plus loin, on peut voir qu’entre l’Asie et les USA existe le PC1 Cable System et que ce dernier offre actuellement une possibilité de 180 gigabits/seconde (Gbps) et qu’en plus il a été conçu pour atteindre UN Tétrabit/seconde !!! (Tbps). Cette méga-autoroute n’a pas été mise là par hasard. Autant les USA, que le Japon et la Chine ont de grandes ambitions. Ainsi Google et Microsoft sont en train d’installer des méga-usines de serveurs et d’entreposage de données en Oregon et dans l’état de Washington (sur le chemin du PC1). On vise rien de moins que de révolutionner l’ordinateur ! Le LapTop deviendrait un vulgaire terminal pour accéder à une foule de Services Web. Sceptiques ? Regardez l’offre de Services Web actuelle de Google et demandez-vous pourquoi Bill Gates a laissé sa place à Ray Ozzie… Si vous voulez en savoir plus sur ce facsinant sujet, je vous invite à lire les fantastiques reportages réalisés pour Wired par Georges Gilder et Fred Vogelstein. Dans ma présentation du mois d’octobre j’y avais aussi fait allusion, surtout celui, intitulé : «The Information Factories», où l’auteur, Georges Gilder, décrit ainsi ce que Google et Microsoft sont en train de réaliser et qui est à mon avis très proche du «Operating System» :
«The desktop is dead. Welcome to the «Internet cloud», where massive facilities across the globe
will store all the data you’ll ever use. George Gilder on the dawning of the petabyte ages»
C’est le nouvel Internet qui sert déjà les grandes institutions. Aux USA, le projet s’appelle clairement Internet 2 et propose aux universités et centres de recherche une connextion au réseau Abilene, lui-même connecté à PC1Cable System. En Europe, en avril 2006, le projet EGEE du CERN (Union Européenne) a, pour sa part, été utilisé dans la lutte contre le virus mortel H5N1 de la grippe aviaire. Grâce à l’infrastructure de grille (grid computing) du projet EGEE, six laboratoires en Europe et en Asie ont analysé 300 000 composants de médicaments potentiels pour le traitement de la maladie. Cette recherche, menée sur 2 000 ordinateurs dans le monde entier avec l’aide d’un logiciel développé au CERN, a permis d’identifier et de classer les composés chimiques les mieux à même d’inhiber l’enzyme N1 du virus. En un mois, la collaboration est parvenue à traiter autant de données qu’un seul ordinateur en 100 ans !! Toutes choses rendues possible par DANTE et le réseau Géant2, réseau jumeau d’Abilene aux USA.

Et comme pour Internet 1 un des principaux utilisateurs de ce nouvel Internet 2 sera l’armée… En fait tous les militaires salivent devant les possibilités offertes. Pour vous en convaincre, jetez un coup d’oeil sur le site Horizontal Fusion… Édifiant !
Tags: Internet 2 Tags: Web 4 Tags: Internet Cloud Tags: Information Factories Tags: Web sémantique Tags: Web 3D Tags: Web OS
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Deux exemples : Un au Québec et un autre en France… Le premier a trait à tout ce qui grouille et grenouille autour de la campagne électorale au Québec.Tous les partis ont des sites Web plus ou moins bien faits et à ce qu’en rapporte Michel Leblanc, ce serait le Bloc Pot qui aurait le meilleur ! Les partis ont aussi et maintenant des blogs, certains font des podcasts et certains comme le parti Libéral du Québec ont même tenté d’inciter les blogueurs à faire la promo. de leur programme, dixit Magalie Laliberté du PLQ et rapporté par Tristan Péloquin de LaPresse.
«Je sollicite votre participation en tant que membres du Parti libéral ou sympathisants, peut-on lire. Nous formons une équipe de jeunes (20-35 ans), prête à véhiculer les idées et valeures (sic) du PLQ au sein des nouveaux médias que sont les blogues.»
Bien sûr, cela a mis le Directeur Général des élections du Québec (DGEQ) sur le gros nerf. Ce dernier ne connaît pas le Web ou du moins les phénomènes de masse sur le Web qualifiés de 2.0. Il a ainsi fait enlever des vidéos dites partisanes de YouTube pour ensuite rendre une décision favorable ces jours-ci en faveur d’un blogeur de centre-droite.

Caricature visuelle sur la liberté d’expression parue sur le blog de Florence Meichel
Comme le dit Mario Asselin sur son blog :
«… la principale conclusion à tirer de cette première semaine de campagne est que les partis politiques n’étaient visiblement pas plus prêts que ne l’étaient les dispositions législatives du Québec dans ce contexte où les usages d’internet ne cessent de croître.».
Ce qui fait que la législation sera revue, inévitablement et pariez sur un «encadrement» plus serré de la participation citoyenne sur Internet (le DGEQ parle déjà de statut d’intervenant particulier). Et pariez que la presse traditionnelle ne se fera pas prier pour commenter et prendre partie !
Plus de commentaires, que faire ???
Le second vient de France et là aussi c’est du sérieux… Plusieurs connaissent Loïc Le Meur, un des blogeurs français les plus connus et lus. Ce dernier a pris ouvertement partie, dans la présidentielle, pour le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy. Sur son blog mais aussi dans Second Life, où il a créé une île pour le candidat, une île où entre autres, on tient des débats. Jusque là, rien d’extraordinaire en soi… Ce qui l’est plus, c’est que l’ami Loïc vient de décider de fermer son blog aux commentaires, ce qui constitue dans la blogosphère, un crime de lèse-majesté.

Dans un podcast, il explique que son blog est devenu «ingérable» avec quotidiennement 500 commentaires dont 50% de trolls. Aussi des commentaires qu’il qualifie d’insultants et parle de son blog comme d’un endroit où on propageait des fausses rumeurs et des propos décalés par rapport aux sujets traités. En fait, son engagement dans la campagne électorale y est pour beaucoup. Dans une campagne tous les coups sont permis et il en fait l’expérience…
Bien qu’il se défende de couper la conversation et dise chercher des issues comme un Google Group ou encore un blog modéré «comme sur Second Life», il n’en demeure pas moins que son blog n’en est plus un. Du moins au sens littéral et idéologique. Ce qu’il tente de faire maintenant c’est d’animer des communautés d’intérêt virtuelles en mode forum… Dommage… En voulant amener la Blogosphère à un rôle plus actif et important dans le débat politique, Loïc a peut-être donné l’occasion à la politique et au pouvoir de récupérer, de pervertir et corrompre une initiative à l’origine citoyenne et démocratique….
Tags: Web politique Tags: Campagne électorale Tags: Québec Tags: Loïc Le Meur Tags: Présidentielles Tags: Parole citoyenne Tags: Blogosphère
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Combien de sites y a-t-il sur le Web ? Question existentielle s’il en est une… Des millions, pour sûr mais conbien au juste et lesquels ? Ouf ! Une question encore plus existentielle. Cartographier le Web semble être la solution non ? C’est justement à cette tâche que se sont attelés, fin des années ’90, les éditeurs de DMOZ.org, l’Open Directory Project (Ils sont maintenant 74 719). Directement issu du mouvement Open Source, l’Open Directory Project visait et vise toujours à construire un immense annuaire du web 100 % gratuit, comme les membres aiment à le rappeler. En fait le projet et le site sont parmi les précurseurs du Web 2.0 et du contenu généré par les utilisateurs.Ainsi, à date, ils ont rescensé plus de quatre millions de sites et les ont classés dans leur méta-annuaire en quelque 590 000 catégories ! Cela ne vous rappelle pas une autre plate-forme avec le même genre de but collaboratif ?
Wikipedia, bien sûr ! Seule la technologie employée pour bâtir l’encyclopédie mondiale change… Les buts sont les mêmes… Rescenser, documenter, classer. D’autres que moi s’en sont bien aperçus et ont décidé de revamper l’initiative du ODP en utilisant le Wiki comme vecteur technologique. Ce que ça donne ? Une nouvelle rivalité 2.0 avec la plate-forme Chainki Cette dernière est aussi un .org mais devient un projet concurrent de DMOZ. Chainki.org est construite sur les bases d’un Wiki, avec la possibilité d’édition offerte pour tous les utilisateurs. La plate-forme existe en différentes langues, français y compris.

En haut Chainki et en-dessous Dmoz
Les catégories sont assez détaillées et précises et sont basées sur le même principe que pour DMOZ.org. En fait, je suis persuadé qu’ils ont copié au départ. Pour vous en convaincre j’ai fait la même recherche dans les deux sites. Elle donne le même résultat… (voir les captures d’écran ci-jointes) Sauf que la chaîne de catégorie est un peu différente… Qui aura le dernier mot et finira par rescenser et cartographier le Web ? Le Wiki ou le Open Source ?
Tags: Web 2.0 Tags: Open Source Tags: Collaboration Tags: Wiki
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Je ne voulais pas faire de chronique techno-politique en cette campagne électorale qu’on nous afflige mais je ne peux plus me retenir, c’est plus fort que moi… Vous voulez savoir ce qui a vaincu ma résistance ? Une courte chronique sur le blog de Bruno Guglielminetti faisant état d’un nouveau site Web du DG des Élections intitulé «Pourquoi je vote» récemment mis en ondes et supposé conçu afin d’intéresser les jeunes à la politique et surtout au prochain scrutin…

Un site traditionnel, informationnel…de l’nfo. sur les différents partis, sur la campagne etc…Quand on clique pour voir ce qui est dit sur les partis, la liste des partis nous est présentée par ordre alphabétique, ce qui fait qu’on voit apparaître en première vision (tout dépendant de votre résolution d’écran) l’Action Démocratique, le Bloc Pot et le Parti Communiste !!! Il y a bien deux mini-blogs le premier plus Forum sur Pourquoi voter ? et le second plus large sur Ton opinion sur ? pour le moment pas beaucoup de commentaires… Mais ce qui est le plus intéressant c’est le Profil électoral…
On inscrit son code postal et son numéro de porte et on a (théoriquement) toutes les infos. personnalisées sur notre circonscription, les adresses des bureaux de révision, et de vote ainsi que…une liste tronquée des candidats locaux. Je ne sais pas si c’est partout pareil mais j’ai fait l’essai pour ma circonscription (Chambly) et la liste des candidats ne donnait que le candidat libéral avec son agente officielle !!! Pas fort.. Pour le savoir, il a fallu que je tape des mots-clés dans Google (News et Blogs), qui offre une recherche personnalisée dans cette page-profil. Pour retrouver le candidat de Parti québécois (qui en passant, se fait très discret) j’ai tapé : parti québécois chambly. Google a peiné un peu et a fini par me donner 10 résultats. Et le bon résultat était le dernier…
Bref, il faudra repasser pour attirer les jeunes. Pourtant, un site à la Ziki.com aurait, à mon avis, attiré bien des «Y»…En attendant, c’est sur YouTube que ça se passe !
Tags: Élections Québec Tags: Directeur général des élections Tags: Web politique Tags: Parti québécois Tags: Bloc Pot Tags: Chambly
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