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NTIC

Internet of Things Internet2 Mobilité NTIC

Guerre du futur : les USA la fera en réseau et avec Iron Man !

17 octobre 2013

Vous connaissez le principe du «Network Centric Warfare» ? Ou encore «Battlefield Internet» ? À ceux qui auront répondu des jeux vidéo, je dirai : Vous brûlez mais ce n’est pas tout-à-fait cela… C’est en fait l’application des jeux vidéo, des intranets, de l’Internet, de la connectivité à extrême haute vitesse, du «Grid Computing» et du Cloud Computing au service de la stratégie militaire américaine. «Battlefield Internet», c’est la puissance d’un intranet global (armée, marine et aviation + services spéciaux) mis au service d’un nouveau concept de guerre chirurgicale et hautement technologique, soit le «Network Centric Warfare». Lire la suite

Big Data Communication interactive Entreprise 2.0 Études Internet Gestion des organisations Identité numérique Intranet Mémoire d'entreprise NTIC

Votre entreprise en 2020 sera-t-elle in-so-co-mo-an-in-lu-vi ?

2 octobre 2013

Sera-t-elle interactive, sociale, collaborative, mobile, analytique, infonuagique, ludique, virtuelle (in-so-co-mo-an-in-lu-vi), un amalgame de toutes ces réalités ou que sais-je encore ? Ce sont tous des termes qui sont actuellement employés par les grandes firmes USAiennes de vigie en matière de NTIC et de technologies. Gartner, Forrester, Dachis Group, Altimeter pour ne nommer que celles-ci.

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Blogues Communication interactive Événements Internet of Things NTIC

La semaine digitale à Bordeaux, c’est parti !!!

26 mars 2013

Je vous ai déjà écrit sur ce blogue que j’aurais possiblement le privilège de participer à la troisième édition de la semaine digitale de Bordeaux à titre de conseiller à l’organisation ainsi que conférencier invité. Le tout s’est concrétisé avec en plus la responsabilité d’une équipe de blogueurs qui auront à assurer la couverture des divers événements prévus durant cette intense semaine. L’équipe se compose, à part moi, du prolifique Grégoire Bessagnet qui bloguera sur trois plates-formes à la fois dont Cité-Digitale, de Pauline Deysson, dit «popolatortue», de Nils Lataillade (non, ce n’est pas le frère d’Anne) et d‘Agnès Barrot pour qui bikinis et tweets font bon ménage. Lire la suite

Événements Ideagoras Innovation Mobilité NTIC

Quels usages pour le français dans les TIC et les réseaux sociaux ?

26 juin 2012

Je tenais à partager avec vous les propos que je tiendrai mardi le 3 juillet prochain à Québec dans le cadre de la RIFÉ 2012 (Rencontre internationale de la Francophonie économique). La question posée aux membres de mon panel est : « L’usage du français dans les TIC et les réseaux sociaux : une exigence pour développer les échanges francophones ? Lire la suite

Cloud Computing Communication interactive NTIC

Les vertus du terminal…

10 février 2012

Simple nostalgie ou autre chose ??? Les geeks du Web 2.0 redécouvrent les «vertus» du terminal avec Cathode… Faut bien avec l’arrivée du Cloud Computing ou infonuagique  et le retour annoncé de l’ordinateur central. Voici ce qu’en dit en essence Gizmodo : «OSX-only Cathode is chocked full of class. Not only can you tailor each and every mode to your nostalgia gland’s content, but even the try-before-you-buy mode is slick: instead of locking you out after so many minutes, Cathode instead degrades the quality of the terminal, making it flicker and waver even more than by default

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Événements Innovation Mobilité NTIC

Départ de Localmind pour SF: c’est pas parce que c’est prévisible et convenu que c’est acceptable !

14 juillet 2011

À la suite de la lecture d’un article dans Cyberpresse ce matin, j’apprends que l’entreprise Localmind, “considérée comme une entreprise montante de la scène technologique montréalaise, annonce avoir complété une ronde de financement de 600 000$. «Nous avons commencé à tenter d’obtenir du financement en avril. Tout s’est fait assez rapidement», dit Lenny Rachitsky, cofondateur de l’entreprise. Le Californien d’origine était installé à Montréal depuis décembre, où il travaillait à développer le service de géolocalisation sous la gouverne de l’accélérateur Year One Labs.”

localmind

Vous l’aurez peut-être noté mais la journaliste Maie-Ève Morasse écrit à l’imparfait en parlant du travail de M. Rachitsky à Montréal… C’est qu’un peu plus loin dans son article, elle mentionne que ce dernier, une fois ses $$$ amassés, se pousse en Californie : “Les fondateurs de Localmind annoncent du même coup qu’ils quitteront la métropole pour s’installer à San Francisco, en Californie”. Et elle fait ensuite parler ce cher entrepreneur spécialisé dans la géolocalisation :

«C’était génial de travailler avec Year One Labs, mais pour aller à un autre niveau, c’était important d’être à San Francisco. Il y a là-bas tout un écosystème du web social et de la mobilité», explique Lenny Rachitsky, qui dit quitter Montréal avec tristesse.

Quitter Montréal avec tristesse mon oeil ! Et pour aller à quel autre niveau ? Comme je le dis plus loin dans le stream Twitter, il y a plein de startups dans le monde et elles n’ont pas besoin d’aller en Califormie pour “passer à un autre niveau”…  Et Montréal a un écosystème Web social et mobile plus que dynamique et créatif, à tel point qu’on y vient de partout, en particulier de France mais aussi de la Vallée. Montréal EST Web et cela depuis fort longtemps, depuis bien avant la Bulle. Et elle se taille une place de choix , entre autres, dans la R&D. Parlez-en à Darwin Development Corporation ou encore à Google.

Je trouve son attitude indécente pour ne pas dire plus. On peut très bien avoir une startup à Montréal, se faire financer par du capital venu d’ailleurs et faire un succès mondial. Certains le croient comme le mentionne Laurent Maisonnave avec à l’appui une entrevue qu’il a réalisée à Paris en décembre dernier avec Fred Guarino et je mentionne aussi le cas de Buyosphere des amis Jérôme Paradis et Tara Hunt ou encore de Needium des amis Sylvain Carle et Sébastien Provencher.

À moins que les VC ne demandent expressément, en retour du financement, de déménager… Encore là, ce serait scandaleux ! Et j’écris cela, je le sais, en plein dans le Montreal Startup Festival, qui se déroule dans le Vieux Port du 13 au 15 juillet.

J’ai donc “tweeté” cet article et eu une intéressante conversation avec Laurent LaSalle, un des trois auteurs de Triplex à Radio-Canada. Pour suivre la conversation, partez du bas et remontez :

Emergent007 Claude Malaison @
@LaurentLaSalle Pas acceptable mais socialement et économiquement moral…
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LaurentLaSalle Laurent LaSalle @
@Emergent007 Sortir de ses gonds face à une telle nouvelle, ça aussi c’est prévisible. Est-ce acceptable? 😛
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Emergent007 Claude Malaison @
@yveshache C’est pas parce que d’autres le font que c’est socialement et économiquement acceptable !
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Emergent007 Claude Malaison @
@LaurentLaSalle Oui / yes !!!
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LaurentLaSalle Laurent LaSalle @
@Emergent007 Alors sors de tes gonds.
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Emergent007 Claude Malaison @
@LaurentLaSalle C’est pas parce que c’est prévisible et convenu que c’est acceptable. Désolé mais pas d’accord…
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LaurentLaSalle Laurent LaSalle @
@Emergent007 …mais plein d’autres le font, et ça c’est normal… c’est prévisible, c’est convenu, c’est acceptable.
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Emergent007 Claude Malaison @
@fharper D’accord et la nouvelle sort la journée du #StartupFest
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harper Frédéric Harper @
@Emergent007 dommage, on a un bel écosystème de startup ici…
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Emergent007 Claude Malaison
@LaurentLaSalle @yveshache On va dire la même chose avec @missrogue et #Buyosphere ?
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Emergent007 Claude Malaison @
@LaurentLaSalle Pourquoi normal? Plein se startups ailleurs ds le monde et qui ne courent pas à SF après avoir été financées
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LaurentLaSalle Laurent LaSalle @
@Emergent007 On s’entend que c’est un parcours normal, mais qu’on risque de nous casser les oreilles comme quoi c’est un affront?
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Emergent007 Claude Malaison
Localmind amasse 600 000$ et ensuite quitte Montréalhttp://tinyurl.com/5ubu2de #startupmtl #fails

Je ne suis pas d’accord avec les propos de Laurent et oui, je vais lui casser les oreilles. Pas parce que c’est un affront… Parce que c’est, comme je l’ai dit plus haut, socialement et économiquement inacceptable et qu’il faut bien que quelqu’un “sorte de ses gonds”, comme le dit Laurent…

 

Communication interactive Entreprise 2.0 Études Internet Intranet Mobilité NTIC

Observatoire 2011- prise 2: Le long et pénible chemin vers la e-transformation…

17 juin 2011

Hier, dans le premier volet de cette analyse de la version 2011 de l’Observatoire de l’intranet, j’ai traité de la collaboration et des réseaux sociaux internes, les deux grandes tendances à vouloir se confirmer au sein des entreprises, surtout en France puisque l’Observatoire tire une bonne partie de ses résultats des intranets de l’Hexagone.

observatoire2011

Dans ce second volet, je vais traiter de deux autres tendances soit le mobile et la gouvernance mais aussi des intranets eux-mêmes et de leur long et pénible chemin vers leur e-transformation, comme dirait l’ami Michel Germain. Pas seulement le passage au Web 2.0 mais celui d’un outil de communication parmi tant d’autres vers un véritable portail de travail, de collaboration, d’information mais aussi de mémoire pour l’entreprise…

Mobilité et magasins d’applications…

Hier, je disais que l’intranet serait, si la tendance se maintient, plus collaboratif, socio-professionnel et mobile mais à ce dernier point, je n’avais guère apporté de détails sauf l’assertion faite dans l’étude sur les cinq grandes tendances de 2011. Voici donc, ci-dessous, les constats de l’équipe de l’Observatoire en ce domaine:

mobile2011

Notez que l”on associe d’une part mobilité à accès distant ce qui, à mon avis, fausse un peu la réalité. C’est vrai que le rêve de bien des responsables intranet est de donner accès à tous les employés (collaborateurs) à l’intranet et que pour ce faire, plusieurs ont comme objectif de la faire en donnant un accès distant pour la maison. Mais peut-on parler de mobilité quand la majorité des employés ont encore un poste fixe à la maison ? Certes, les téléphones intelligents, les ordinateurs portables et les tablettes se multiplient mais il y a encore loi de la coupe aux lèvres en entreprise et en ce domaine.

Mais bon… Les auteurs notent que 75% des entreprises proposent un accès distant, en hausse de 10% par rapport à l’an dernier mais ce qui est le plus intéressant, c’est le second constat: “l’objectif d’adaptation de l’intranet à la consultation sur terminal léger de 17% annoncée dès 2010 pour cette année est confirmé. Multiplication par 2 d’ici un an”. Les mots-clés sont: consultation et terminal léger mais on pourrait aussi parler d’applications d’entreprise, applications de travail, on s’entend. Bref, la mobilité passe par les terminaux légers qui foisonneront au cours des prochaines années et nécessairement, envahiront l’espace entreprise.

appstore

Mais pour nourrir des terminaux, on aura besoin  de plus que de simples contenus informationnels aussi “curés ou récurés” soient-ils… On aura besoin d’applications, qu’elles proviennent de l’externe ou bien de l’interne. Et à ce titre, c’est peut-être bien là une des planches de salut pour les départements Ti qui actuellement sont très frileux à tout ce qui est Web et encore plus quand on leur parle des “Apps Stores”ou si vous voulez, magasins d’applications. Car mobilité veut aussi dire applications conçues pour le mobile et comme pour Apple ou Android, le futur de ces applications passe par un dépôt à l’intention des usagers.

Encore là, il y a loin de la coupe aux lèvres en entreprise, surtout à cause du conservatisme des départements Ti. Mais il y a de l’espoir. Je reproduis ci-dessous une partie du billet commis par Dion Hinchcliffe sur le sujet des “Apps Stores” en entreprise :

“The good news is that most of the top Enterprise 2.0 products, with the notable exception of Microsoft SharePoint, now allow OpenSocial applications to be installed and used with them. This includes Lotus Connections, Jive, SocialText, Confluence, etc. The problem with this? There really isn’t an enterprise-ready OpenSocial app store that exists today that has necessary features we’d want to see to provide ready, end-user access to a river of 3rd party social applications. This includes vendor verification, curation, review, payments, etc. And that doesn’t include the kind of feature that IT departments are going to want in app store if they’re even going to set them lose, which I’ll get to in a minute.

But that’s about to change as I discussed recently as OpenSocial has increasingly added an enterprise focus to its capabilities. Now Jive Software will be adding a full-blown enterprise app store in its much-anticipated next iteration, Jive 5, which should be released next month. The new app store, which Robert Scoble took a look at last month, had at at last count commitment from 50 software vendors. Jive is as close as any large enterprise software vendor has gotten to providing a complete apps store.”

Hinchcliffe parle de ces “magasins d’applications” pour les fournisseurs de solutions 2.0 comme Jive mais aussi le Smart Market d’IBM ou encore le Google Apps Marketplace mais je vois aussi tout le potentiel qu’ils peuvent contenir pour les développeurs à l’interne avec des magasins conçus en interne et pour l’interne. Bref…

Une gouvernance hésitante?

Pour en revenir à l’observatoire, une autre tendance de 2011 concerne la gouvernance, sujet difficile s’il en est au sein des entreprises. Ne serait-ce qu’avec la simple question: “À qui appartient l’intranet?”.

propriete2011

On voit que les résultats confirment la dominance des services de communication mais aussi de la dualité qui existe encore bel et bien avec les départements Ti, d’où l’éternelle question qui soulève le problème de la gouvernance et qui a été résolue dans 16% des cas par une responsabilité de gouvernance conjointe entre les communications, les Ti et parfois des RH (ressources humaines). Va pour la propriété mais ce n’est là qu’une partie de l’équation gouvernance. Ainsi il est important dans quelque projet intranet que ce soit d’avoir un commanditaire ou parrain, ce que nos cousins appellent le sponsor et surtout que ce dernier soit membre de la haute direction idéalement le VP d’une unité-cliente qui génère des revenus pour l’entreprise ou encore mieux le PDG ou CEO lui-même !

montagesponsors

Dans le graphique des sponsors en haut, on remarque que dans 35% des cas, la direction est impliquée ce qui est bien mais on remarque aussi que dans 46% des cas, c’est encore les communications ou les Ti qui portent le projet, ce qui est moins bon car il arrive souvent ce qu’on remarque sur le graphique du bas, soit que la stratégie ne soit définie en amont que dans 50% des cas alors que les outils, eux, le sont en premier dans 46% des cas…

Ce qui fait que les intranets manquent généralement de vision à long terme et sont très conservateurs dans leur approche des nouvelles stratégie d’intégration des technologies de collaboration et de mémoire. J’en veux pour témoin l’intéressant graphique sur les socio-types de l’entreprise tels que définis dans l’Observatoire 2011. En fait on a identifié sept types d’entreprises soit:

  1. Conservatrice
  2. Atypique
  3. Bâtisseure
  4. En mouvement
  5. Avant-‐gardiste
  6. Technophile
  7. Championne

En passant, ce classement ressemble drôlement à l’échelle des technographies sociales qui identifie les catégories d’employés du “Lagger” jusqu’au Early Adopter”. Et si on regarde le graphique ci-dessous, on comprend vite qu’il vient confirmer le conservatisme des entreprises et de leurs projets intranet, entre autres en termes de gouvernance et de fonctionnalités,

sociotypes2011

comme vient aussi le prouver le montage de graphiques suivant sur les technologies actuellement déployées.

montageoutils

Ce qu’on remarque de ce montage c’est que la moitié des outils déployés à gauche, soit ceux les plus implantés, sont des outils conventionnels issus du Web 1.0. Les moins implantés sont les nouvelles technologies, entre autres, celles qui impliquent la collaboration, le réseautage socio-professionnel et la mobilité. Bref, s’il faut se fier sur les entreprises Avant-gardistes et Championnes (1%), on risque d’attendre longtemps pour un changement en profondeur des entreprises surtout que près de 50% sont à la traîne. Mais signe positif, les entreprises affublées du titre de Bâtisseur ou En mouvement ne sont pas loin derrière et elles, comptent pour 48%.

Événements Internet of Things Mobilité NTIC

MAJ: Xoom va-t-elle marquer la renaissance de Motorola ?

6 janvier 2011

Ça y est ! Ce que nous attendions est en train de se produire au CES (Consumer Electronic Show). Toutes les compagnies ou presque présentent ou vont présenter leur tablette à la iPad. Et pour l’instant, l’accueil le plus dityrambique est réservé à la renaissance de Motorola et de sa nouvelle tablette Xoom, la première à fonctionner avec Android 3.0 Honeycomb, le système d’exploitation de Google spécialement développé pour les tablettes et disponible en mars prochain en magasin.

Intéressante présentation du système. Si vous être propriétaire d’un Nexus One ou S, vous allez vous demander, comme moi, s’il ne vaut pas la peine de remplacer votre iPad…

Pour revenir au lancement Las Vegassien, Motorola  a mis la barre haute en produisant un audacieux clip pré-lancement qui évoque l’évolution des tablettes à partir des égyptiennes et situe le iPad comme un objet déjà historique :

Toutes les applications classiques d’Android (Gmail, You Tube, etc…) ont été repensées pour pouvoir être utilisées de façon optimale sur une tablette. Dotée de deux caméras recto-verso et de la possibilité de visionner les vidéos en format Flash, la Xoom comprend un processeur double coeur (Dual Core) et un écran haute définition (HD). D’abord connectée aux réseaux 3G au premier trimestre 2011, elle devrait d’ici la fin de l’année, se connecter aux réseaux 4G.

Remarquez la vidéo de présentation de cette tablette. On jurerait que les auteurs se sont servis de Microsoft Surface pour la première partie :

Plus tôt, j’ai écrit renaissance à propos de Motorola. En effet, avec la tablette Xoom, Motorola compte bien revenir à l’avant-scène de l’électronique, de la téléphonie et des tablettes tactiles et mobiles et reprendre sa place perdue parmi les grands. Vous vous souvenez du téléphone portable Razor ? Un des meilleurs que j’ai eus…

MAJ – La tablette de Motorola a été sacrée meilleur «gadget» du CES de Las Vegas mais aussi la meilleure de toutes les tablettes présentées à cet événement, donc, un candidat sérieux pour Apple et son iPad. Pour plus de détails, cliquez ICI.

Communication interactive Événements Identité numérique NTIC

MAJ – Hastings et Zuckerberg, personnalités de l’année… Et Assange ?

15 décembre 2010

Logiquement, ce billet devrait être celui de mon bilan de la conférence LeWeb, qui a eu lieu à Paris, les 8 et 9 décembre derniers. Pourtant, un sujet tout autre s’est imposé lors du vol de retour vendredi dernier. Dans l’avion, je suis tombé sur deux magazines américains, soit Fortune et Time. L’un titrait sur la “2010 business person of the year” avec comme photo de couverture le CEO de Netflix, Reed Hastings, tandis que l’autre titrait “Do you want to know a secret” avec comme photo de couverture Julian Assange de Wikileaks. Un excellent papier d’ailleurs sur les grands enjeux du secret.

unes

Bon, je me suis dit que le palmarès ne serait pas le même que dans un magazine d’affaires comme Fortune, lorsque Time dévoilerait SA personne de l’année et je croyait dur comme fer que le reportage sur Assange, datant du 13 décembre, servirait d’introduction à sa future nomination comme personne de l’année. Je me suis trompé…

personne

Le magazine Time vient de nommer Mark Zuckerberg comme SA personnalité de l’année 2010. Dans Fortune, le jeune milliardaire et fondateur de Facebook est arrivé quatrième dans le décompte des 50 personnalités business de l’année. Oh, en passant, parmi les 25 premiers, douze sont du domaine des nouvelles technologies, soit 50% de la représentation. Dans les cinq premiers, on en retrouve trois: Hastings en premier, Steve Jobs en troisième et Zuckerberg en quatrième.

Les autres ?

6e = Robin Li, Baidu
7e = Larry Ellison, Oracle
10e = Jeff Bezos, Amazon
11e = Eric Schmidt, Google
12e = Mark Pincus, Zynga
15e = Sam Palmisano, IBM
18e = Marc Benioff, Salesforce
19e = Marc Andreessen, Andreessen Horowitz
23e = Dick Costolo, Twitter

Pour en revenir à la personnalité de l’année, le choix de Fortune peut paraître bizarre avec Reed Hastings de Netflix. De l’aveu même des rédacteurs de Fortune, il n’aurait jamais dû se retrouver en premier et faire la couverture mais qu’on le veuille ou pas, les actions sont en hausse de plus de 200 % ce qui en fait aussi le “stock of the year”. Mais surtout, Netflix est en train de devenir plus qu’un simple phénomène mais une véritable révolution dans la distribution et bientôt qui sait dans la production de films en streaming sur Internet.

Va pour ce choix mais Zuckerberg comme personnalité TIME de 2010 ? Selon eux, ce dernier a mis en contact plus de 500 millions de personnes et ainsi créé le troisième plus important pays du monde ??? Oui mais… Car il y a un mais. En termes d’impact, je crois que Julien Assange et Wikileaks en ont eu beaucoup plus et soulèvent beaucoup plus de questions, de réactions, de prises de position. Wikileaks pose des questions sur la liberté de la presse, sur la convergence entre la presse traditionnelle et les nouveaux médias Web, sur ce qui est ou devrait être secret, et encore plus sur l’avenir d’Internet et la volonté des puissants de baîllonner notre liberté personnelle et collective…

On verra pour les autres publications qui font aussi ce genre de nominations mais pour ce qui est de TIME, il en est plusieurs à penser que leur comité de sélection s’est couché devant des pressions “officieuses”: De dire l’ami Philippe Martin sur son mur Facebook: “je pense plutôt qu’ils ont reçu d’énormes pressions pour ne pas nommer Assange allant contre le vote du public, c’est politique”.

Philippe a raison.  Je crois qu’Assange méritait le titre. On donne bien le Nobel à un dissident chinois qui milite pour les droits de la personne. Là, on ne dérange que le gouvernement Chinois et c’est voulu. Mais nommer Assange personnalité de l’année dérange trop de monde et ce n’est pas voulu !

MAJ 1

Selon ce que rapporte lesaffaires.com, Assange était en avance dans le vote populaire pour le titre de personnalité TIME de l’année mais ce vote aurait été “modéré” par un comité restreint d’experts ainsi que par les journalistes du magazine. Puis-je rajouter : “désireux de ne pas trop déplaire au gouvernement des USA qui en a fait son ennemi public numéro 1″…

MAJ 2

En fait, Assange a gagné le vote des lecteurs du TIME avec 382, 020 votes, loin devant le Premier ministre du Turquie Recep Tayyip Erdogan. Ironique non ? Pour les résultats, consultez le reportage du TIME.

MAJ 3

Et je ne peux qu’être d’accord avec le commentaire de Michelle Sullivan sur son babillard Facebook: “Sorry Mark, I don’t agree with Time Magazine’s choice for person of the year. And don’t tell me Time is incapable of making controversial choices – Hitler was named Time’s Man of the Year for 1938 in January 1939, only months before WWII was declared by the Allies. He had already annexed Austria by then, and Kristallnacht had taken place. I don’t care about the movie. Zuckerberg was so 2009″.

MAJ4

En France, vous savez, le journal Libération a annoncé dernièrement qu’il accueillait sur ses serveurs une version miroir du site Wikileaks. Libération continue dans la même veine en publiant aujourd’hui un texte qui va dans le même sens que ce billet et titre: Entre Assange et Zuckerberg, Time choisit le moins dérangeant. Voici d’ailleurs reproduit le lead de leur texte :”On attendait Julian Assange, le porte-parole emprisonné de WikiLeaks, et c’est le visage de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, qui s’affiche à la une du magazine américain Time pour sa rituelle « personnalité de l’année ». Un choix « soft » plutôt qu’un choix « hard », pour un magazine qui a pu se montrer plus audacieux par le passé“.


NTIC

RockMelt ou quand la navigation sur le Web devient sociale…

27 novembre 2010

Cela faisait un bail… Ma dernière analyse de produit remonte en effet à celle de Google Wave l’an dernier. Cette semaine, je n’ai pu résister à la tentation et me suis inscrit sur la liste d’attente pour obtenir un accès à la version beta du nouveau navigateur RockMelt. Oui, oui, j’ai succombé au “buzz” sur le Web concernant ce nouveau produit, buzz qui en fait un des produits les plus en vue avec Storify.

Je n’ai pas eu à attendre longtemps avant de pouvoir tester le navigateur “dit” social. Le lendemain je recevais au moins deux accès privilégiés en provenance des ami(e)s Phil Jeudy et Andrea Baker. Donc, création de mon accès et c’est parti! D’entrée de jeu on arrive sur cette page d’atterrissage (landing page) pour le moins invitante et originale:

rmelt1

C’est la première fois qu’un produit en beta m’accueille de cette façon, avec un message collectif de toute l’équipe de cette nouvelle entreprise. J’aime bien et donc, donne une première impression positive. La seconde page, est tout aussi efficace en présentant le produit lui-même et ses principales fonctions:

rmelt2

Donc, on se retrouve non seulement en présence d’un navigateur Web traditionnel mais aussi d’une interface qui permet aussi bien le réseautage, la recherche, le partage et la vigie informationnelle comme le démontre bien le montage que j’ai réalisé (ci-dessous).

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Dans le premier rectangle en haut à gauche, on peut cliquer sur des icônes qui nous amènent dans nos comptes synchronisés de Twitter et Facebook ainsi que dans nos flux RSS, ce qui répond aux besoins de partage et de vigie. Des deux côtés du navigateur on retrouve aussi des boutons qui nous permettent de réseauter avec nos amis Facebook. En fait, deux boutons à droite permettent d’avoir accès aux flux Twitter et Facebook alors qu’un troisième mène sur notre profil Facebook. À gauche, la série de petites images représente nos amis Facebook. En cliquant sur une image, apparaît son flux personnel, une fenêtre pour clavarder ainsi que d’autres boutons pour permettre d’insérer des liens ou d’avoir accès à leur profil (image en bas à droite).

En passant j’aime bien la fonction recherche (image ci-dessus, en bas à gauche et aussi ci-dessous).

rmelt9

Elle présente les résultats dans un genre de menu déroulant par-dessus la page de navigation. Je trouve cette idée fort pratique… Forts pratiques également l’historique de navigation mais aussi l’ouverture de multiples fenêtres et contrairement à Firefox, l’ouverture d’une nouvelle fenêtre nous amène sur la page d’accueil du navigateur au lieu d’une page vide.

Finalement, j’ai trouvé un autre bouton fort sympathique dans la barre de navigation supérieure, tout juste entre la fenêtre de l’URL et celle de la recherche:

rmelt23

Une fonction qui nous permet de commenter des pages Web aussi bien dans un courriel que dans nos flux Twitter et Facebook tout en insérant automatiquement un lien sur la page en question.

En conclusion,  je n’ai guère trouvé de points négatifs à ce nouveau navigateur, sauf…Sauf que l’interface n’est par encore aboutie en matière de traduction des textes ou mots décrivant les fonctionnalités. On retrouve souvent une page avec des boutons en anglais et d’autres en français mais bon… Je me dis que c’est la version beta… Et en passant, autre point positif/négatif,  il est très rapide mais encore très instable !

Entreprise 2.0 Intranet Mobilité NTIC

Netvibes et la quête du GRAAL: widgets, personnalisation et entreprise !

11 octobre 2010

Dans un récent billet je posais carrément la question de la survie des agrégateurs Web tels que Netvibes et iGoogle face à la montée des applications mobiles du même type mais avec des interfaces plus conviviales et tactiles du type magazines sociaux et personnalisés à la Flipboard. Il semble que Netvibes, entre autres,  ne soit pas prêt à baisser pavillon et rendre les armes. Suite logique à l’agrégation des contenus Netvibes oriente maintenant son offre et sa stratégie marketing sur la personnalisation et les micro-applications. Et pas surprenant non plus, la compagnie française axe son tir sur un autre segment de marché : l’entreprise.

netent

Regardez bien cette capture d’écran d’une des pages du site. Elle est réservée aux entreprises et leur offre rien de moins qu’un portail, qu’il soit  intranet ou extranet. Mais le mot portail n’est pas très à la mode dans un monde très Web 2.0. Alors chez Netvibes on parle aussi et surtout de dashboard… Les français ont le chic pour l’utilisation des mots anglais. Un tableau de bord, donc qui permet de regrouper toutes les informations utiles. Il peut y en avoir un seul ou de multiples, à vous ou à votre entreprise de décider…

Mais le concept du tableau de bord, surtout en gestion, n’est pas nouveau et une panoplie de logiciels tous plus 1.0 que les autres ont été développés dans les années 90 et 2000.

tableaux

De même que les portails d’entreprise à la SharePoint, WebSphere, SAP Enterprise Portal, ou autres (Sun, Oracle ou BEA pour n’en nommer que quelques autres) Et là, Netvibes arrive et propose ses dashboards personnalisables et ses widgets. Du temps du 1.0, on parlait de portails et de portlets ou de WebParts pour SharePoint. Personne ne réinvente la roue ici…

On parlait aussi de personnalisation pour ces gros portails d’entreprise. Pour ce faire, il fallait créer des annuaires et des profils pour chaque employé, eux-mêmes catégorisés avec des niveaux différents d’accès ou d’approbation.Peu d’entreprises ont sû maitriser convenablement la personnalisation de leurs intranets et Internets et atteindre le GRAAL du SSO (Single Sign On) ou authentification unique. Netvibes saura-t-il se coller ou se fondre dans les environnements informatiques faits de legacy systems ou systèmes patrimoniaux et atteindre le fameux GRAAL plus facilement et à moindre coût ?

netwidget

D’un autre côté, les widgets ou mini-applications sont la réponse aux applications mobiles conçues par la communauté mondiale des développeurs Web pour les appareils mobiles et tactiles comme les téléphones intelligents et les tablettes mais aussi pour des méga-communautés comme Facebook. Quel sera leur avenir dans un environnement fermé et sécurisé ? Dans la mesure où les entreprises s’ouvrent au logiciel libre cet avenir sera moins précaire mais le logiciel libre n’est viable qu’en Europe pour le moment ou sur les appareils mobiles pour la plupart personnels.

Donc, la question est de savoir si Netvibes sera capable de faire mieux que Google avec ses gadgets (ci-haut). De ce côté-ci de l’Atlantique, j’en doute, du moins pour les grosses entreprises et les organismes publics. La cible au Québec et ailleurs en Amérique du Nord devrait être les petites entreprises et les PME car plus perméables au logiciel libre, moins informatisées à la dure et surtout avec moins de $$$ dans les goussets corporatifs.

Beaucoup de plate-formes Web 2.0 se cherchent toujours un modèle d’affaires et plusieurs se tournent vers les entreprises pour engranger les profits. Qu’on pense à SecondLife, UStream, Skype, Netvibes mais aussi FourSquare… De cela il  sera question dans le prochain billet.

Communication interactive Événements Gestion des organisations Internet of Things NTIC

Quand la guerre 1.0 a désespérément besoin du 2.0…

19 août 2010

Ces jours-ci, je fais ce que l’on peut appeler un devoir de mémoire. Je recule dans le temps à travers les billets de mon blogue à la recherche de toutes les pépites d’or qui peuvent me servir pour la rédaction de mon prochain livre. Et hier, je suis tombé sur ce billet écrit il y a plus de deux ans. En le relisant, je me suis aperçu qu’il gardait toute sa pertinence au vu et au sû de ce qui se passe actuellement chez nos Voisins du Sud mais aussi au Canada, les deux nations étant engagées dans un même combat en Afghanistan. Alors, quand le 1.0 a désespérément besoin du 2.0…

Vous connaissez le principe du «Network Centric Warfare» ? Ou encore «Battlefield Internet» ? À ceux qui auront répondu des jeux vidéo, je dirai : Vous brûlez mais ce n’est pas tout-à-fait cela… C’est en fait l’application des jeux vidéo, des intranets, de l’Internet, de la connectivité à extrême haute vitesse et du «Grid Computing» au service de la stratégie militaire américaine. «Battlefield Internet», dont j’ai déjà parlé ICI, c’est la puissance d’un intranet global (armée, marine et aviation + services spéciaux) mis au service d’un nouveau concept de guerre chirurgicale et hautement technologique, soit le «Network Centric Warfare», dont Michel Cartier faisait état dans ses conférences.

Mais c’est bien plus que cela… Dans son édition de décembre 2007, le magazine Wired a consacré un reportage percutant sur les ratées de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan ainsi qu’aux ratées de Tsahal au Liban et intitulé : «How Technology Almost Lost the War : In Iraq, the Critical Networks are Social». Selon l’auteur Noah Shachtman, ces ratées sont le fait et l’oeuvre du concept de NCW, un concept créé au début des années 1990 par Arthur Cebrowski et John Garstka, tous deux alors capitaines, un dans la marine et l’autre dans l’aviation.

Tous deux maniaques de nouvelles technologies, ils ont élaboré ce tout nouveau concept de guerre technologique avec soldats quasi-virtuels reliées par intranet à leur poste de commandement, lui-même relié à un centre des opérations. De même pour les véhicules, les tanks et ainsi de suite… Le concept a fait ses premières preuves lors de la guerre du Golfe. Vous vous souvenez de la foudroyante avance dans le désert, les pertes énormes chez les Irakiens, les frappes chirurgicales ? Tout cela, c’est le résultat de leur théorie de guerre en réseau.

L’armée du futur apprend les leçons du passé

Le concept, on le voit, a eu du bon… Ils en concluaient que moins de soldats étaient nécessaires pour faire de plus vastes dommages à une armée ennemie et infliger moins de pertes chez les civils. En fait, ils parlaient d’une avancée historique dans le concept de la guerre. On aurait rien vu de tel depuis Napoléon !!! Rien de moins… Forts des résultats obtenus dans le désert du Koweït, les américains et surtout Georges Bush et Donald Rumsfeld en tête, ont décidé d’y mettre le paquet et de créer l’armée du futur. Investissement prévu : 230 milliards de dollars !!!

On a complètement revu les télécommunications, les serveurs et le stockage de données, fusionné les intranets inter-armes, branché les véhicules et les soldats. Mais ce n’est pas tout, on a amélioré les technologies de ciblage et de tir, les armes elles-mêmes, etc… Et finalement, par-dessus le tout, on a formé officiers et soldats à cette nouvelle réalité. Et c’est bien de parler de nouvelle réalité car toute la formation a été remaniée pour être donnée sous forme virtuelle, soit en simulation, soit en gaming ! Avec une population dont l’âge varie entre 18 et 25 ans, quoi d’autre ???

Bienvenue donc dans l’armée du futur. Une armée technologique, rapide, puissante, mobile mais pas nécessairement énorme en termes de nombre. De quoi se croire tout-puissants et ainsi jouer aux gendarmes du monde… Piège dans lequel sont tombés Bush et Rumsfeld. Et c’est reparti : Tout d’abord l’Afghanistan et ensuite l’Irak. Les choses ont été relativement bien dans la première phase de ces deux guerres. En fait tant que la guerre a été traditionnelle. Une guerre de mouvement où on cherche à détruire les forces de l’ennemi.

Mais là où cela ne va plus, c’est dans une guerre de résistance et de terrorisme alors qu’il faut occuper un large territoire avec peu de troupes. Dans pareil cas, rien ne faut une bonne vielle bombe artisanale ou un kamikaze, concepts historiques… Et comme dans l’histoire, les USA ont eu tendance à se protéger comme dans le Far-West où les soldats pas assez nombreux restaient dans leurs forts et faisaient des sorties punitives. Même chose d’ailleurs au Vietnam. Donc, le reportage montre que les USA sont en train d’apprendre que le NCW n’est pas une panacée et ne fonctionne pas dans de pareils cas. Ils apprennent à la dure n’ayant pas tiré de véritables leçons des guerres précédentes.

Quand la guerre 1.0 a désespérément besoin du 2.0…

Ce qui fonctionne ? Le Web 2.0 voyons !!! Vous riez ? Sachez que les cours en simulation virtuelle portent maintenant sur les relations avec les Irakiens, sur les traditions, les us et coutumes, sur comment engager une conversation et comment se faire des amis… Bref, comment faire de «networking» avec la population afin de contrer les «insurgés», comment collaborer avec les élus locaux, «mettre les Irakiens de leur bord».

Pour ce faire, ils ont créé les HTT, pour Human Terrain Teams et ces derniers ont même des blogues !!! Et ils ont aussi engagé 150 «Social Scientists» qui ont été «embeddés» dans 26 unités et qui ont travaillé sur les «Six Degrees of Separation». Ces derniers travaillent sur les contacts humains, certes, mais auront aussi à leur disposition des serveurs et logiciels sociaux… Déjà en socialisant avec la population locale, en entrant en contact sur des bases culturelles et sociales, la stratégie a payé et le nombre de morts et blessés en Irak a été en forte baisse.

C’est un peu ce que voulait dire l’ambassadeur américain Robert Gates en 2007 en parlant du manque de préparation des troupes de l’OTAN à cette nouvelle réalité sur l’autre théâtre d’opérations soit l’Afghanistan..

MAJ

Une stratégie sur le terrain mais aussi une autre pour l’ensemble des forces armées toutes armes confondues. C’est ainsi que le Département de la Défense s’est doté d’un Social Media Hub. On y retrouve une foule de données intéressantes ainsi que des présentations comme celle-ci, inoffensive car on ne s’attend guère à y retrouver des documents sensibles à la Wikileaks ou encore les conversations des membres des HTT ou des Social Scientists. En fait, le hub donne accès à toutes les plates-formes 2.0 utilisées à l’externe par tous les services mais rien, bien entendu, sur ce qui a été intégré aux intranets traditionnels.

DODSMH

Gates est maintenant secrétaire à la Défense et le général Petraeus, grand responsable de la «2.0 isation» en Irak est maintenant en Afghanistan pour tenter d’appliquer les mêmes mesures contre-insurrectionnelles. Les troupes américaines se retirent lentement de l’Irak mais les HTT sont redéployés en Afghanistan. Sauront-ils calmer les ardeurs talibannes  ? Pas sans aller eux aussi au casse-pipe comme le souligne ce IN MEMORIAM sur le blogue des HTT…