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La révolution iPad ? Je n’en peux plus…

11 avril 2010

Je n’en peux plus… d’entendre parler du iPad et surtout de la supposée révolution que cette tablette est supposée déclencher sur la planète de 1,7 milliard d’internautes. Premièrement, les ventes sont décevantes. Les analystes s’attendaient à des ventes de 750 000 exemplaires à son lancement, incluant les pré-commandes, alors que le nombre d’unités vendues a atteint les 300 000.

Et qui achète le nouveau gadget  de Steve Jobs? Les geeks et propriétaires d’autres outils fermés d’Apple (voir photo ci-haut). Pourtant, quand a filtré la nouvelle de sa création, on parlait de nouveau marché, d’atteindre ceux et celles qui n’ont pas de «laptop» MacBook ou de iPhone ou iPodTouch bref, les plus vieux, les cinquantenaires et soixantenaires du babyboom. Est-ce la cas? Non.

À quoi sert donc le iPad quand on a déjà un ordinateur portable, surtout un Netbook et un Web-téléphone, genre Nexus One ? Pour le livre ??? Voyons donc, le Kindle est meilleur à cette tâche… En fait, il n’y a pas de besoin pour le iPad. Donc Apple essaie d’en créer un. En ce sens, je souscris entièrement aux propos de Jeff Jarvis. (En passant, il est actionnaire d’Apple)

Événements LifeLogs Mémoire d'entreprise NTIC Web 3.0

#ParisLille 3- L’essence d’une expérience de vie et d’hospitalité

13 juin 2009

Je voulais terminer ma série de billets sur notre périple en France par un compte-rendu de notre passage à Lille. Je dis «notre» parce que contrairement à Paris où j’étais seul québécois, je suis parti en TGV pour Lille afin de rejoindre les potes Philippe Martin et Michelle Blanc, eux déjà sur place…

Mais je m’aperçois en fouillant pour ma recherche que de nombreux billets ont déjà été publiés sur le sujet : @erdelcroix: vidéos en ligne des conférences à Lille de @MichelleBlanc, @emergent007 et @PhilippeMartin http://ow.ly/dS9. C’est ainsi que l’ami Éric Delcroix twitte ce matin le contenu de nos conférences de la semaine dernière. Parce que ces dernières ont été filmées par l’équipe de Jérôme Moles d’Awak’iT et mises en ligne sur son blogue en même temps qu’une lettre ouverte qui nous était destinée.

En fait, notre périple dans la capitale des Ch’tis n’est pas passée inaperçue car il n’y a pas que ces deux amis qui ont blogué et twitté notre court passage. Donc, j’en fais un résumé à la fin de ce billet…  Il s’est passé tellement de choses dans un si court laps de temps ! J’essaie de ramasser mes idées et souvenirs, question de ne rien oublier mais peine perdue, si je commence, je suis certain que je vais en louper des bouts.

Mais bon, voici l’essence d’une expérience de vie et d’hospitalité : À la différence de Philippe et Michelle, j’arrive à Lille en début de soirée après avoir failli rater mon TGV. Merci d’ailleurs à Éric Blot qui m’a sauvé la mise à la Gare du Nord. Une courte heure de train, justre assez pour mettre la dernière main à ma présentation du lendemain. J’arrive à Lille et suis «pris en charge» par l’ami Jérôme Moles. Pas question de voiture, nous irons à pied au resto où m’attendent les autres, en comité restreint, comme le dit Éric Delcroix qui est là, en compagnie de Philippe, Michelle et de Yann Karvarec de Digiport et co-organisateur de notre venue avec Jérôme.

Découverte des spécialités locales mais j’ai la digestion difficile depuis le repas du midi du premier jour de la conférence de Paris. Une intoxication  au poisson qui va me suivre pendant tout le périple… Bref, première soirée faite de discussions animées dans un resto en vieilles pierres, style auberge du 17e siècle… Le séjour commence bien.

Notre hôtel, lui, est aux antipodes… Le Suitehotel Lille Europe est situé dans un secteur de Lille où les édifices sont ultramodernes, dont la gare Lille Europe, et d’une architecture à couper le souffle. Donc, il est lui aussi moderne et les chambres sont vastes et comment dire, semblent avoir été aménagées en «kit» à la IKEA. Toute la salle de bain semble faite d’un seul bloc… Bref, du wifi gratuit dans la chambre. Parfait pour prendre les derniers messages et twitter un peu.

La spectaculaire gare Lille Europe

Le lendemain, c’est le départ en taxi avec Philippe et Michelle. Direction, Digiport. Eux ont visité la veille, pas moi… Je suis donc impressionné par la restauration de ces vieux bâtiments industriels du siècle dernier.

Photo de la galerie d’Émilie Ogez

Et que dire de la salle de conférences en auditorium… Cette salle va lentement s’animer de figures connues mais surtout de figures inconnues. Plus de cent personnes vont ainsi venir s’asseoir dans une salle qui peut en contenir trois fois plus au moins mais pas grave… Il y a de l’atmosphère, je la sens bien. Ça va être un avant-midi spécial…

À Philippe donc de briser la fine couche de glace… Voici comment l’a décrit l’amie Émilie Ogez (en passant, retenez bien ce nom) dans son blogue : «C’est Philippe Martin qui démarre avec une présentation intitulée : “Dix technologies du web 2.0 qui permettent de bâtir l’ADN numérique de votre entreprise”. Un choix difficile quand on sait qu’il existe aujourd’hui plus de 3000 applications (Go2Web20.net)». J’enchaîne ensuite avec : “Quels sont les avantages et enjeux pour une entreprise à intégrer de nouvelles stratégies de collaboration et de partage, issues du Web 2.0 ?”

Photo de la galerie d‘Éric Blot

Et pour la grande finale, Michelle se lance avec : “Médias sociaux et l’entreprise, Médias sociaux dans le monde, Médias sociaux et référencement Exemples concrets d’utilisation des médias sociaux et ROI” Comme le dit Émilie :  ça commence fort avec le premier slide, où on peut lire : “Sex drug ad rock & Roll”, les innovateurs du Web”. À en juger par le flot de commentaires sur Twitter et de photos sur Facebook, Flickr et Twitpic, nous avons bien «performé» et surtout, à mon avis, brossé un tableau complémentaire et cohérent du Web 2.0. Bref, YÉ !

Ensuite, c’est le cocktail avec champagne et petites bouchées savoureuses, où se succèdent les rencontres, discussions et échanges de cartes d’affaires avant de prendre la direction de centre-ville. Nous y trouvons une terrasse ouverte où la serveuse veut absolument que nous allions plutôt à l’intérieur… Rien n’y fait, nous voulons manger au grand air, grand bien nous en fasse d’ailleurs. Mais j’ai l’appétit léger après les bouchées ce qui fait que je discute avec @vinch01 ou Vincent Battaglia, venu tout droit de Bruxelles. Ce dernier envisage d’organiser une pareille conférence là-bas… Pourquoi pas ???

Vincent Battaglia à gauche en compagnie de Michelle, entre autres.

Mais il faut quitter parce que nous attend le Yulbiz/Blog-em-Nord et la communauté des blogueurs et blogueuses de la capitale du Ch’nord. Voici comment un de ceux-ci décrit l’endroit : le bar récent “Le monde moderne” en plein cœur de Lille qui propose une ambiance sympathique, et, de ce que j’ai entendu, des petits encas vraiment formidables ! C’est de Julien Leconte, alias Freeman59.

Photo de la galerie de Vincent Battaglia

Un petit bar à deux étages où nous sommes un peu à l’étroit, ce qui fait que lentement mais sûrement, nous nous retrouvons tous et toutes dehors en terrasse et en pleine rue… Magique ! Et comme dans tout bon Yulbiz qui se respecte, ça se termine par un «After» dans un resto pas loin et ensuite les digestos dans un bar. Nous quittons ce dernier et nos hôtes à regret.

Le lendemain c’est le départ pour Paris. Michelle et moi allons sur le plateau de TechToc.TV pour l’enregistrement d’une émission en compagnie du pote Vincent Berthelot et de Frédéric Bascunana, notre hôte sur le thème : Entreprise et marketing 2.0 état des lieux entre le Québec et la France. Ce dernier a tellement apprécié qu’il nous en a redemandé. Donc pas une table ronde mais bien deux ! Le retard pris nous empêche de nous rendre à La Cantine comme prévu. Seul Philippe y sera allé et aura tout de même manqué l’ami Fred Cavazza.

Notre dernière soirée, nous la passons au Harry’s en compagnie de l’ami Bertrand Duperrin et de Frédéric de Villamil. Pas besoin de vous décrire le Harry’s. Je l’ai fait en détails dans ce billet, il y a deux ans. Nous finissons la soirée par un repas, Place du Marché St-Honoré, pas loin de notre hôtel. Le lendemain, c’est déjà le départ mais Phil et moi profitons d’une petite heure pour nous promener et aller Place de la Concorde pour y voir le déploiement policier autour de l’ambassade des USA. OBama est toujours en ville.

Lui quittera Paris dans son 747 Air Force One, nous aussi en 747 mais Air France. Merci spécial à Jérôme, Éric et Sabine 🙂

Pour en savoir plus:

Hashtags Twitter de nos conférences #Cousins2.0, #ParisLille
Nos conférences en vidéo et le billet de Jérôme Moles : http://bloglille.awakit-groupe.net/2009/06/lettre-publique-%C3%A0-trois-experts.html
Éric Blot: Le Web2.0, l’innovation participative, la mémoire d’entreprise, et le marketing nouvelle génération
Les Z’Ed : Trois canadiens à Lille sous le signe du Web 2.0 et de Twitter
Emillie Ogez : Retour de Lille où j’ai rencontré des québécois
Freeman59.fr : Apéro Yulbiz : le compte rendu
Net&Co 3 : experts du Québec à Lille…
B-r-ent : France-Quebec une même vision de l’entreprise 2.0 ?

Photos de notre périple de Philippe Martin
Les photos d’Émilie Ogez
Les photos de Vincent Bataglia

Les photos d’Éric Blot

Et les miennes sur Flickr

Entreprise 2.0 Événements Innovation NTIC Web 3.0

MAJ – Entreprise 2.0 : Google choisit la pente raide de l’Open Source avec Wave !

29 mai 2009

Je voulais écrire sur mon expérience à la soirée des Prix d’excellence de la SQPRP, soirée que j’ai «twittée« et «facebookée« en direct hier soir du théâtre Telus à Montréal. Malheureusement ou heureusement, ce sera pour demain. C’est que l’actualité a le don de nous rattraper malgré nos meilleures planifications.

La raison de ce changement ? Mes amis de Mountain View avaient une importante conférence au Moscone Center de San Francisco, les deux derniers jours. Une conférence pour développeurs appelée «Google I/O».  J’aurais bien aimé y être même si je ne suis pas développeur, surtout qu’on y donnait des gPhones mais pas pour cette seule raison.

Mais tout d’abord, une première vidéo qui vous mettra «dans le bain». C’est celle d’ouverture par nul autre que Eric Schimdt. Et un peu comme pour Barrack Obama qui a fait vibrer les américains avec son fameux «Yes we can», le CEO de Google, s’adresse à la communauté Internet en disant et répétant : «It’s time», le temps est venu… Pour quoi ? Écoutez-le donc parler d’innovation et de simplicité :

Je saute ensuite dans le temps… Le deuxième jour de la conférence commence et Vic Gundotra arrive sur scène et là, bang, la surprise…  Le VP Ingénierie de Google, y fait l’annonce d’un possible compétiteur pour SharePoint. Pour ceux qui ne le savent pas, SP est le navire amiral Entreprise 2.0 de Microsoft… Et comme vous le verrez dans cette seconde vidéo, la nouvelle star,  la ci-devant nommée Google Wave, cache un autre étonnement.

Vous vous souvenez que dans mes récents billets, j’ai abondamment traité de la monoculture propriétaire nord-américaine en matière informatique, qui alourdit et quelquefois immobilise les entreprises. Eh bien, comme le disait Schmidt, «It’s about time…». Google propose ainsi Wave en Open Source aux individus, comme aux entreprises afin de simplifier les processus de communication et de collaboration.

Google prend donc des voies détournées pour conquérir le marché de la communication et de la collaboration, marché largement associé à l’Entreprise 2.0 mais pas l’autoroute… Plutôt un chemin en pente raide afin de faire subtilement entrer l’Open Source dans les grandes entreprises nord-américaines mais aussi ailleurs dans le monde.

Et pour ce faire, Vic et les frères Lars et Yens Rasmussen demandent à la communauté des développeurs de l’aider à terminer le produit qui est dans sa forme rudimentaire. Bel exemple de «crowdsourcing», en cohérence avec la philosophie Linux. Mais déjà, des voix se font entendre, entre autres sur Twitter, pour dire que le produit parce qu’il est Open Source, sera bien pour les individus mais pas pour les entreprises. Le débat est lancé…

Imaginez ce qui va se passer du 22 au 25 juin prochain à Boston devant toute la communauté internationale de spécialistes réunie pour la conférence annuelle Enterprise 2.0. Beaucoup de discussions et beaucoup d’anticipation. Vic ou quelqu’un d’autre sera-t-il sur place pour en parler encore ? Bref, bien des billets sur le sujet ont déjà été écrits et bien d’autres le seront dans les prochains jours et prochaines semaines.

Je me suis inscrit à Wave pour en savoir plus d’ici à son lancement commercial. De plus, je serai à Boston pour vous en rendre compte, si jamais… La vie comme l’actualité a de ces agréables surprises…

MAJ

Je vous ai dit, dans l’avant-dernier paragraphe, que bien des billets seraient écrits sur le sujet. Je tiens juste à vous souligner celui que vient de publier Dion Hinchcliffe, qui sera lui aussi à Boston fin juin. Dans ce billet écrit pour le compte de ZDNet, Hinchclife y va d’une très sérieuse analyse du potentiel de Wave en entreprise et publie, entre autres, cet intéressant diagramme ;

Et il termine son analyse avec le paragraphe suivant :

«Google has launched many communication services since its inception including Gmail, Gtalk, Blogger to name just three, yet none of these have had such obvious business utility or attempted to reinvent the collaborative process from the ground-up. While it’s always possible that Google Wave will never broadly take off (see Mary Jo Foley’s analysis of Wave here), I’m betting that it’s likely to be one of the most interesting offerings to businesses that the company has created yet. With the open positioning, early outreach to the world, and the clarity of purpose and design, Google Wave has a good shot at helping take Enterprise 2.0 to the next level in many organizations.»

Et vous, vous en pensez quoi ?

Communication interactive Entreprise 2.0 Événements NTIC

Twitter une soirée gala en direct. De l’inédit pour la SQPRP

28 mai 2009

Un court billet avant d’en faire un plus long demain sur la soirée des Prix d’excellence de la SQPRP (ou Société québécoise des professionnels en relations publiques), qui aura lieu ce soir à compter de 17h00 au Théâtre Telus à Montréal. Pour vous mentionner que je la «twitterai» en direct. En soi, il ne s’agit pas pour moi d’une première et nous sommes maintenant légion à le faire, tout spécialement dans le milieu du Web et particulièrement dans les conférences 2.0. Rien pour écrire à sa mère diraient certains copains blogueurs et twitteurs…

Mais pour les professionnels du domaine des relations publiques et des communications corporatives, ce sera une première qu’ils ont tenu à souligner, comme vous pouvez le constater sur la capture d’écran ci-dessous, surtout qu’il s’agit de leur évènement de reconnaissance annuel.

Faut dire que ce milieu professionnel s’ouvre graduellement aux nouveaux usages de la communication Web 2.0, aussi bien grand public qu’entreprise, la raison de mon arrivée chez Allard Hervieu Communication où nous développerons une pratique Entreprise 2.0 complète, allant de la stratégie à l’implantation d’outils. En passant, notre nouveau site, plus Web 2.0, sera en ligne à mon retour de France le 8 juin.

Bref, je vous réserve impressions et photos pour le billet de demain et si vous avez le goût de me suivre sur twitter, mon pseudo est @Emergent007 et le «hashtag» de la soirée est #SQPRPEX. Et comme le mentionne le copain Philippe Martin dans son billet de ce matin, je me servirai du petit oiseau et du petit poisson mais aussi de mon inséparable et combien ô utile TweetDeck.

Cloud Computing Entreprise 2.0 Études Internet NTIC

Entreprise 2.0 : le frein de la monoculture du logiciel propriétaire…

19 mai 2009

À la suite de mon billet sur l’entreprise 2.0 et le retard du Québec en cette matière, Nicolas Roberge a  laissé un commentaire fort à propos et auquel je voulais répondre également en commentaire. Mais je voulais y intégrer un autre tableau/image de l’étude réalisée par Forrester. Alors, aussi bien y aller de ce billet en lieu et place…

Donc, voici d’une part son commentaire :

Superbe analyse! J’ai particulièrement aimé le passage qui explique que les entreprises et gouvernements ont fait la plupart de ses investissements internet avant 2001. Toutefois, avec la venue du SOA (architecture orientée services), il y avait façon de faire évoluer ces mêmes solutions morceau par morceau, soit sans jeter le bébé avec l’eau du bain. Toutes les technologies sont en mesure de travailler ensemble et d’offrir des solutions intégrées de grande envergure. La monoculture dans l’industrie des TIC au Québec nuit beaucoup à son développement.

L’éclatement d’internet de cette décennie est largement attribuable au logiciel libre qui a réduit les frais reliés au développement d’infrastructures d’envergure.

Et d’une autre, ma réponse :

Nicolas, tu as raison quand tu parles du logiciel libre mais, car il y a un mais,  aussi bien au Québec qu’ailleurs en Amérique du Nord nous avons, comme tu le dis si bien,  une monoculture du logiciel propriétaire et de l’informatique traditionnelle. Cette culture Ti est loin de vouloir changer, si on se fie à cet autre tableau de l’étude de Forrester à laquelle je référais dans le précédent billet.

En effet, si la réduction des coûts des Ti est la principale préoccupation en cette période de récession, l’usage du logiciel libre pour réduire ces coûts est loin dans les priorités. Un maigre 10% des entreprises considèrent très important d’étendre leur usage du logiciel libre alors que 34% disent que ce n’est pas important et je gagerais bien une de mes chemises que dans le 10% on retrouve beaucoup de répondants européens… Et ce n’est pas tout. Le reste du tableau est encore plus navrant…

Pas important non plus de réduire le nombre de vendeurs majeurs de logiciels avec lesquels les entreprises font affaires, pas important non plus d’externaliser les applications et encore moins important de prioriser la dématérialisation de ces mêmes applications. Bref, le Cloud Computing vient en dernier dans les priorités.

Et pourtant aussi bien le logiciel libre que le SaaS et le Cloud Computing sont des solutions à la préoccupation majeure qui est la réduction des coûts des Ti en entreprise. Bref, reste encore beaucoup de chemin à faire avant que la monoculture informatique traditionnelle change. Et sans ce changement, l’entreprise ne pourra pas vraiment se dire ou être 2.0 !

Ce que confirme d’ailleurs un des «gourous» du Web et de l’entreprise 2.0  aux USA, soit Dion Hinchcliffe, que j’ai rencontré l’an dernier à la conférence Enterprise 2.0 à Boston. Ce dernier a publié, à la fin janvier, un billet très intéressant sur ZDNet.com, billet intitulé :« Using Web 2,0 to reinvent your business for the economic downturn». Et sa recommandation no 1 : Move to lower-cost online/SaaS versions of enterprise applications.

En fait, les voici toutes :

  1. Move to lower-cost online/SaaS versions of enterprise applications.
  2. Use Enterprise 2.0 to capture the knowledge and know-how of employees.
  3. Strategically move IT infrastructure to the cloud.
  4. Embrace new low-cost models for production such as crowdsourcing.
  5. Lower customer service costs by pro-active use of online customer communities.
  6. Reduce application development and integration time/expenditures with new platforms and techniques.
  7. Open your supply chain to partners on the Web
  8. Overhauling and reinventing paper and digital workflow.
Communication interactive Événements NTIC

Poussée de fièvre 2.0 dans l’industrie de l’auto ?

23 avril 2009

Comme je l’ai écrit dans mon dernier billet, je m’attendais, hier, à entendre parler de tribus lors de la conférence de Seth Godin à la journée Infopresse360. Il a abordé le sujet mais curieusement ce n’est pas cela qui a retenu mon attention. Ce qui m’a le plus surpris hier c’est que tous les conférenciers ou presque parlent d’automobile… Ce qui m’a fait twitter la réflexion suivante : Curious, everybody’s talking about cars today, even Godin #IPconfSG

Et pas seulement les conférenciers…

Au repas du midi, j’étais assis à côté de l’ami Martin Aubut, anciennement de Canoe. Martin est maintenant avec l’agence Palm + Havas. Et sur quel compte travaille-t-il actuellement ? Je vous le donne en mille sur celui de Volkswagen… Et comme Martin est un spécialiste des communautés, attendez-vous à ce que le constructeur allemand arrive bientôt avec une campagne communautaire. En fait, c’est déjà commencé, humblement dans leur cas, avec un blogue et vidéos YouTube sur le diesel propre…

Coïncidences ? Peut-être mais alors pourquoi dites-moi, je reçois également un courriel de l’agence de relations publiques Morin qui m’annonce le « 33 clés »: Un jeu de fiction immersif et interactif permettant de remporter une MAZDA3 2010 ? Et pourquoi Mazda me suit dorénavant sur Twitter ? Et pourquoi en cette même journée j’apprends que Ford va se servir de 100 blogueurs pour mousser sa nouvelle Fiesta ?

C’est tout simplement qu’en cette période de crise économique, l’industrie automobile semble avoir découvert les vertus et bienfaits des campagnes marketing Web 2.0. Le marketing Web, ce n’est pas ma tasse de thé, donc j’en parle ou j’en écris rarement mais là, je ne pouvais pas passer à côté. Trop de signes, trop de coïncidences…

Hier à la conférence, Tony Chapman a montré ce que son agence, Capital C, était en train de faire pour le Nissan Cube : Du contenu et une campagne générée par les utilisateurs, un concours de personnalisation avec une voiture à la clé à un des 500 finalistes, appelés hypercubistes, ayant «crowdsourcé» la meilleure idée. Une belle étude de cas ! Intéressante aussi celle de Mazda et son concours basé sur les jeux immersifs et interactifs (aussi connus sous le nom de Alternative Reality Games ou ARG). Ce qui me met un peu mal à l’aise, c’est ce que font les agences avec les blogueurs.

Dois-je être inconfortable ou au contraire applaudir leur utilisation comme dans le cas de Ford qui cible directement ces derniers comme vecteurs de promotion de sa nouvelle Fiesta ? Même genre de «social media push» que les autres avec un concours intitulé «Fiesta Movement» qui a attiré 4 000 participants. Comme pour les autres campagnes on procède ensuite à des éliminatoires où la communauté doit décider qui seront les 100 finalistes. Les heureux élus ne seront pas d’un tirage final pour gagner une Fiesta comme pour Nissan, non… Les 100 auront une Fiesta à leur disposition pour six mois et auront à bloguer leur “expérience” !

Et que dire de Mazda ? Voici comment on décrit la campagne dans le communiqué/courriel :

«33 clés propose aux Québécois une série d’aventures bien réelles aux côtés de personnages colorés et déterminés à libérer l’humanité de l’emprise d’une organisation dominatrice connue sous le nom de la Croix-Verte. Les joueurs, qui vivront une expérience multimédia de classe mondiale, auront à participer à des missions inspirées de la vie réelle, notamment en relevant des défis à couper le souffle, tout en cherchant à résoudre une multitude de problèmes. Le but de l’exercice ? Trouver les 33 clés cachées un peu partout au Québec, dont l’une permettra de déverrouiller la MAZDA3 2010 personnalisée appelée L’Âme qui sera remise au gagnant du concours, le 18 mai prochain»

Ce communiqué/courriel a eu son effet puisque j’écris ces lignes mais aussi parce que l’ami Geoffroi Garon l’a aussi reproduit sur son blogue. Bref… Ce que je trouve de plus intéressant dans tout cela c’est cette réaction d’une industrie frappée de plein fouet par la crise économique. Ceux qui osent innover, faire différemment et surtout avec l’aide des NTIC, ont à mon avis, les meilleures chances de sortir en leaders de cette crise. Donc, si l’on se fie à cette poussée de fièvre 2.0, attendez-vous à voir Nissan, Mazda, Volkswagen et Ford dans le lot !

Événements NTIC

Bonne fête Twitter : trois ans déjà !

21 mars 2009

Déjà trois ans… Eh oui, le service de micro-blogging Twitter est déjà vieux de trois ans. En cette même journée, il y a trois ans le co-fondateur Jack Dorsey envoyait son premier Tweet et ainsi, avec Evan Williams, Biz Stone et quelques autres, créait un média social qui a connu, en 2008, une  croissance phénoménale de 1 382 % .

Afin de marquer cette journée pour le moins spéciale, nous avons tous souhaité bonne fête/joyeux anniversaire/happy birthday à Twitter de cette façon : RT @mashable: Happy Birthday Twitter! (PLEASE RT!) http://bit.ly/cvtpS

Cependant, je tenais à marquer le coup de façon spéciale. Quoi de mieux alors que de vous présenter le prestation de Evan Williams à la conférence TED et intitulée : «What’s behind Twitter’s Explosive Growth»

Événements NTIC

MAJ: Un évènement a changé le monde il y a 20 ans : La naissance du WWW !

13 mars 2009

Je vous traduis le billet mis ce matin, sur le site des célébrations du WWW . Car c’est en mars 1989 que naissait un bébé qui, en plus de grandir, a changé à jamais le monde, comme le disent les autorités du CERN et bien d’autres… M…. 1989, c’était hier !

«Il y a 20 ans ce mois-ci, quelque chose de spécial s’est passé au CERN et qui a changé le monde à jamais : Tim Berners-Lee a remis un document à son superviseur  Mike Sendall et intitulé «Information Management : a Proposal».

«Vague mais excitant» a été la réflexion faite par Sendall, en faisant signe de la tête à Berners-Lee de continuer. L’année suivante, le World Wide Web naissait… Cette semaine, c’est un plaisir et un honneur pour nous que d’accueillir l’inventeur du Web de nouveau au CERN pour marquer cet anniversaire tout à fait spécial, à l’endroit même où le Web est né».

Les célébrations

Une commémoration spéciale a eu lieu  au Globe cet après-midi, le 13 mars de 14h30 à 17h30 et a consisté en de courtes présentations de vétérans du Web et d’un «discours keynote» de Tim Berners-Lee avec une démonstration du navigateur d’origine appelé alors Next et ensuite d’une présentation de la part de certaines personnes que Berners-Lee considère comme faisant des choses «intéressantes» sur le Web aujourd’hui.

Même si les célébrations au CERN étaient sur invitation seulement, il est possible d’en suivre certaines parties :

– La célébration est en webcast «streamée» par le CERN et le canal français lci.fr .
– Diffusion sur Eurovision qui a retransmis l’évènement détails.

L’horaire du Webcast

14:00: Mot de bienvenue du prfesseur Rolf Heuer, Directeur général du CERN
14:05: Panel: The history of the Web avec Ben Segal, Jean-Francois Groff et Robert Cailliau
15:00: Démo du NeXT computer sur lequel Tim Berners-Lee a développé le Web et qui a constitué le premier serveur Web
15:15: ** Pause **
16:00: Keynote: Tim Berners-Lee
16:30: Panel: The future of the Web avec Chris Bizer, Stephane Boyera, Dan Brickley et Tom Scott
17:00:Fin

Vous avez des questions pour Tim Berners-Lee ?

Les organisateurs de la conférence Lift ’09, qui s’est déroulée à Genève le mois dernier, ont mis en ligne un site où vous pouvez poser vos questions à  Tim Berners-Lee, mais aussi voter pour les meilleures, soumises par l’ensemble de la communauté. Les questions les plus populaires auront une réponse directe du Père du Web.

Où le Web est né :

Pour plus d’information sur les débuts su Web au CERN sur les sites suivants:

CERN – where the web was born
The first ever web server: http://info.cern.ch/

Note : Intéressant que les célébrations aient lieu un vendredi 13…

Cloud Computing Identité numérique NTIC Sécurité des données

Quand le père du Web s’en prend à Google et au «snooping»…

11 mars 2009

Vous connaissez le «snooping« ? Non, non, cela n’a rien à voir avec Snoopy et Charlie Brown… Je suis tombé, par Twitter et non par hasard, sur un article publié sur le site Web de la BBC, où l’auteur (inconnu) relate les propos tenus sur ce phénomène par le fondateur du WWW, Sir Tim Berners-Lee devant un comité des communes en Angleterre.

Selon le père fondateur, Internet est en danger et c’est le snooping exercé, entre autres par Google, qui en est la cause. Bon, ok, je vais vous expliquer… Le snooping est une technique en sécurité informatique qui consiste à vérifier la nature des sites Web consultés par le personnel d’une entreprise utilisant le réseau Ethernet, et, le cas échéant, à bloquer l’accès aux sites indésirables.

Des logiciels de surveillance de trafic ou logiciels-espions tels que Spector Pro permettent de visualiser en direct un site consulté par un employé et d’en bloquer l’accès immédiatement. Ils permettent aussi de constituer une liste des sites qui ont déjà été consultés, de créer un fichier de sites indésirables et d’en interdire l’accès automatiquement.

La légalité de cette pratique a toujours été sujette à caution…. Mais vous voyez tout le potentiel commercial qu’elle implique…  Alors,  elle est maintenant utilisée par plusieurs entreprises Web, dont Google pour surveiller nos habitudes de navigation, quels sites vous visitez, ce que vous y faites, etc. pour ensuite vendre cette information à d’autres compagnies intéressées à vous vendre leur salade. C,est ce qu’on nomme pompeusement le «Behavioural Advertising» ou encore «Behavioural Targeting» .

Sir Tim, maintenant professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a déclaré, entre autres, ce qui suit devant le All Parliamentary Group on Communications à Londres  : «People reveal “very sensitive” details through their Web use and their privacy should be not be infringed. We must not snoop on the Internet», a-t-il martelé en concluant : «What is at stake is the integrity of the Internet as a communications medium».

Pour plus de détails, je vous invite à lire les deux articles suivants sur le site de la BBC :

Web founder’s ‘snooping’ warning
Google serves up behavioural ads

Communication interactive Identité numérique NTIC Réalité virtuelle Web 3.0

Functional MRI : Bienvenue dans la réelle science-fiction !

5 janvier 2009

Je vous ai déjà parlé de Ray Kurzweil, et de sa conférence à TED sur le mapping du cerveau humain. Voici un autre exemple d’où la science et la technologie en sont rendus. Télépathie, «Functional MRI» (pour Magnetic Resonance Imaging) ou encore Big Brother ? On parle aussi de «Neural Marketing»… Bienvenue dans la réelle science-fiction !

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webcom-Montréal au Citoyen numérique : quand passé et futur se rencontrent…

20 novembre 2008

Je vous mentionnais, plus tôt aujourd’hui dans un court billet, que l’ami Michel Dumais a diffusé son émission hebdomadaire Le Citoyen numérique avec comme thème particulier le dernier webcom-Montréal.

Parmi les invités, Joël Muzard, conférencier et grand maître des schémas de collaboration, Slyvain Carle, qui a mené de main de maître le webcamp, Nathalie Berger, une des prêtresses de l’utilisabilité, qui était à webcom et qui a aussi parlé de la journée mondiale de l’utilisabilité, et finalement moi-même. Il y a été question du succès de l’évènement avec près de 450 participants mais aussi de mes conférences coups de coeur (question de l’animateur). Je lui ai répondu sans hésitation Laura Fitton et sa conférence sur le micro-blogginng et ce, pour l’originalité, la qualité et la passion. Et nous sommes rapidement passé à un autre sujet…

J’aimerais ajouter deux autres coups de coeur à ma liste soit la conférence d’Isabelle Juppé. À chaque fois que je la vois prendre la parole, je ne peux qu’admirer, cet ex-journaliste et femme de politicien qui est en train de faire sa marque dans le monde du numérique en parlant des femmes et du facteur humain numérique. À Montréal, elle a fait une présentation toute en sensibilité et surtout sans filet. Pas de texte, pas de présentation PowerPoint.

Des participantes concentrées à noter ou à Twitter les propos de Michelle Blanc : Geneviève Lefebvre et Caroline Allard, connues mondialement sous leur identité de blogueuses soit Chroniques blondes et Mère indigne.

Aussi la présentation conjointe de Michelle Blanc et Yves Carignan de DessinsDrummond, une des premières conférences à webcom à parler de réel RSI (retour sur l’investissement). Vous en voyez souvent, vous des PDG monter sur le podium avec leur consultante pour faire une présentation des plus sérieuse mais aussi empreinte d’humour ? Pas fréquent alors chapeau ! Parlant de ce fameux RSI, il en a été question à l’émission car nous avons discuté de la programmation du 13 mai 2009.

J’ai expliqué à Michel Dumais que la thématique de webcom-Montréal, justement tourner autour de ce concept de RSI avec des études de cas de la trempe de celle de DessinsDrummond avec chiffres à l’appui afin de prouver aux entreprises que les nouvelles technologies, moins coûteuses et plus faciles à implanter et surtout à utiliser, vont les aider en temps de crise économique, leur offrir des opportunités de se démarquer de leurs compétiteurs, en économisant temps et argent.

Mais ce n’est pas tout… Lors du prochain webcom, un autre grand thème sera l’identité numérique et ce qui arrive à nos données personnelles sur le Web. Leur sécurité, leur «portabilité» d’un site à l’autre, leur entreposage, leur accès et surtout leur uexploration par autrui, ce que les américains appellent le «Data Mining», un domaine considéré par plusieurs comme le prochain Eldorado du Web et de l’économie numérique.

De tels sujets soulèvent les passions et des discussions animées. L’organisation de webcom va donc tenter de faire venir les meilleurs experts d’ici et d’ailleurs pour débattre de l’Open Social Initiative et aussi de son contrepoids, le Open Social Bill of Rights of Users. À ce sujet, lisez ICI le compte-rendu que j’avais fait du panel de clôture de la conférence LeWeb03 l’an dernier à Paris.

Parlant de «Data Mining«, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre les propos du dernier invité à l’émission, «l’avocat du diable« comme le surnomme Michel Dumais, soit Pierrot Péladeau. Il a traité de la crise économique et de l’usage qu’ont fait les institutions financières des nouvelles technologies pour abuser des possibilités de crédit aux consommateurs et ainsi provoquer la crise qu’on connait. Fascinant… Je vous gage un nounours en peluche qu’il sera du prochain webcom…

En terminant, je tiens à vous préciser que vous pouvez voir l’entrevue de Yves Carignan et Michelle Blanc dans les entrevues réalisées par Christian Aubry et Laurent Maisonnave avec UstreanLive, ces dernières disponibles sur le blogue de la conférence. Pour ce qui est de toutes les conférences, captées en vidéo, elle seront bientôt disponibles avec les présentations PowerPoint dans la section Archives du site. Un message sera envoyé à tous les participants pour les aviser de leur mise en ligne.

MAJ – Plusieurs personnes qui n’ont pas pu écouter l’émission m’ont demandé si on pouvait retrouver l’eregistrement quelque part sur le site de CIBL-FM. Réponse de  Michel Dumais : pas actuellement. Mais il m’a mentionné hier que TOUTES les émissions seront disponibles sur le site du Citoyen numérique d’ici trois semaines. Patience, donc…