Archives mensuelles

octobre 2007

Communication interactive Événements

Loïc et la TV dématérialisée : C’est parti !

5 octobre 2007

C’est parti pour l’ami Loïc LeMeur. Depuis mercredi, il lance sa nouvelle entreprise (la cinquième) mais à San Francisco et pour l’instant appelée Loïc-TV ou une CVCC «Collaborative Video Content Company». Et ce qu’il y a d’original avec son projet de Web TV, c’est que tout se passe devant vos yeux. En effet, Loïc a décidé de «crowdsourcer» ou «dématérialiser» son entreprise.

Sur son blogue, une série de podcasts quotidiens vous tient ainsi au courant de l’évolution du projet. En fait il appelle cela sa première «émission» et lui a temporairement donné le nom «Startup». temporairement parque qu’il sollicite votre opinion et pas seulement sur le nom de cette émission. Il veut aussi un thème musical et des employés. Dans l’émission de mercredi, il a même fait des offres d’emploi et jeudi, une foule de CV étaient dans sa boîte de courriels… Et attendez-vous à être sollicités sur d’autre sujets…

Et que dire aussi du podcast avec Robert Scobble en date de ce matin où ce dernier y va de commentaires sur l’avenir de la vidéo et de la télé et traite YouTube de vidéo 1.0 !!! Bienvenue à l’hypervidéo dématérialisée !!!

Dans les derniers mois, il s’était aussi permis de créer un comité aviseur virtuel dans Facebook, un des premiers du genre, pour l’aider à définir la nouvelle entreprise. Cela continue donc en «live». Comme je vous l’ai dit au départ, Loïc ne vise rien de moins, comme il le dit lui-même, que de créer la première entreprise «crowdsourcée», un de ses rêves. Encore plus Web 2.0 !!! Et dire qu’il sera à webcom-Montréal en mai prochain pour en parler. Un scoop !

Communication interactive Entreprise 2.0 Événements OpenSocialWeb

L’entreprise 2.0 au Québec : Un vide à combler !

4 octobre 2007

Hier, j’ai passé la journée au Sommet Collaboration Lotus d’IBM Canada, qui se déroulait au Hyatt Regency au Complexe Desjardins. Cet événement a attiré une centaine de participants, en majorité des clients en quête de nouveautés. Beaucoup étaient là pour voir la nouvelle version de Lotus Notes. De l’aveu même de représentants d’IBM, peu d’entre eux étaient sur place en vue d’une implantation imminente des nouveaux outils collaboratifs et de logiciels «sociaux», proposés par IBM, que ce soit Sametime, Quickr ou Connections.

Ce qui me fait dire, par expérience avec mes propres clients ainsi de ce que j’entends dans diverses conférences, que les entreprises québécoises demeurent très frileuses face à la vague Web 2.0 qui déferle chez nos voisins du Sud mais aussi en Europe. Aux USA, les «études de cas» d’entreprises ayant implanté une suite d’outils 2.0 s’allonge de jour en jour. Ainsi, hier, Forrester offrait à ses clients une étude intitulée : «Northwestern Mutual’s Enterprise Web 2.0 Journey». Une étude de cas intéressante sur l’intégration en 2006 d’une ferme de 100 blogues et de fils RSS, ferme appelée «Mutualblog». On en est toujours à évaluer le ROI. En Europe, par contre, en 2005-06, chez Dresdner Kleinwort Wasserstein, une institution bancaire habituellement réfractaire à toute ouverture collaborative, on a introduit plusieurs pilotes de wikis. Et il y a un ROI concret : Après 6 mois le traffic dans ces derniers dépassait celui de l’intranet. Les usagers ont coupé de 75 % leur utilisation du courriel et la cie a coupé de moitié le temps passé en réunions !

Et je ne parle même pas d’IBM… Pour en revenir au sommet collaboratif d’hier, les représentants de cette entreprise ont confirmé les chiffres publiés par le Wall Street Journal du 18 juin dernier. IBM prèche par l’exemple et est devenue la première Entreprise 2.0 au monde. Et elle a en plus des outils, des chiffres pour le prouver :

  • BlogCentral, d’IBM, compte 27 000 blogues enregistrés.
  • IBM a plus de 20,000 wikis avec plus de 100,000 utilisateurs.
  • Tout employé peut avoir son blogue, un wiki, ou un podcast.
  • Les employés d’IBM utilisent un programme de bookmarking social appelé DogEar.
  • IBM a une plate-forme de réseautage social et professionnel à la Facebook appelé BluePages.
  • BluePages liste 475,000 profils d’employés et enregistre 6 millions de recherches/jour et 700 communautés
  • IBM a un journal quotidien en ligne appelé W3. Les employés hiérarchisent les nouvelles en les taggant. Les plus taggées apparaissent en premier sur la newsletter.
  • Chaque tag fait un lien de retour dans BluePages sur le profil de celui qui a taggé. En cliquant sur son nom, il est possible de lui envoyer un MI (Sametime).
  • IBM possède pas moins de 50 îles sur SecondLife. Les réunions d’orientation et des formation se tiennent à ces endroits !

Et IBM n’entend pas en rester là, même si c’est déjà beaucoup mieux que tout ce qui se fait ailleurs. En effet, hier, Ani Sanyal, chef Amériques pour les produits temps réel (dont Sametime) a fait une brillante démonstration de la puissance des nouveaux outils de communication disponibles. Ainsi, IBM est capable de proposer aux entreprises de mettre en place leur «Skype» et leur «Joost» internes. De la téléphonie et de la vidéo par ordinateur et sans fil à des coûts de communication minimes. Imaginez les économies d’échelles en frais de communication internationaux et même interurbains !

Toujours aux USA, la vénérable firme de veille technologique Gartner fait annuellement des prédictions et pour 2007, voici ce qu’elle disait : «Enterprise social software will be the biggest new workplace technology success story of this decade. 30% of enterprises will openly sponsor internal…social sharing spaces to help employees find others with similar interest, skills, backgrounds and experiences».

Ici au Québec, plusieurs d’entre nous travaillons à l’introduction des blogues et des wikis en entreprise. De là, entre autres, la publication prochaine de «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires». Plusieurs des auteurs travaillent activement à des implantations en entreprise et même dans le milieu de l’éducation. Reste que nous sommes encore loin de l’implantation de logiciels sociaux à la Facebook ou de la mise en place du vLearning avec des environnements à la SecondLife qui, en passant, a créé une banche toute spéciale pour les entreprises et le milieu de l’éducation appelée SecondLife/Education.

En fait, le Québec accuse un retard de plus en plus important par rapport à l’Europe et aux USA et même le reste du Canada. Autres signes évidents : L’Europe a de multiples conférences sur le Web 2.0 dont le Web 2.0 Expo de Berlin et la plus importante LeWeb3 à Paris. Les USA ont The Web 2.o Summit et Conference à San-Francisco et Enterprise 2.0 à Boston. Ils ont Tim O’Reilly et Andrew McAfee, les européens ont Bertrand Duperrin et Fred Cavazza et les canadiens Don Tapscott. Nous avons les Rendez-vous interactifs de webcom-Montréal, la seule vraie conférence sur le Web 2.0 au Québec. Et les deux prochaines éditions mettront au programme l’entreprise 2.0 et IBM y sera !

Communication interactive Événements

Grosse journée…Court billet.

2 octobre 2007

Grosse journée aujourd’hui donc court billet ce matin. Comme je suis inscrit à la conférence LeWeb3 qui aura lieu à Paris en décembre, je reçois la liste des personnes inscrites, qui est de toute façon, disponible sur le site. J’ai donc consulté la liste, juste pour voir combien d’inscrits à date et surtout s’il y avait des gens que je connaissais.

À date, 359 inscrits et de ce nombre plusieurs noms connus : Lee Bryant, le CEO de Headshift et qui sera à Montréal pour webcom le 14 novembre, Jon Husband, l’auteur de «Wirearchy», Joi Ito, de Digital Garage, Jason Calacanis, de Mahalo, David Weinberger, l’auteur de «Everything is Miscellanous», Michael Arrington, de Tech Crunch, Jean-François Ruiz de Ziki, Netanel Jacobsson, de Facebook et Andrew Keen, l’auteur du livre dont j’ai déjà parlé «Cult ot the Amateur». Des blogueurs aussi tels que Laurent Gloaguen et Jeff Clavier seront de la partie.

Parlant de blogueurs connus, l’organisateur de la conférence, Loïc LeMeur arrive troisième au classement d’octobre des blogueurs «HighTech» de Wikio et tout juste derrière lui, l’ami Fred Cavazza.

Entreprise 2.0 LifeLogs Web 3.0

LifeLogs et protection de la vie privée. The Economist soulève la question.

1 octobre 2007

J’ai comms un billet récemment sur la perte de mon identité sur MyBlogLog. Et comme par hasard, j’achetais le jour même la dernière livraison du magazine The Economist. Le magazine économique britannique faisait sa UNE avec un titre accrocheur «Who’s afraid of Google?» avec photo de son interface de recherche où l’on retrouve des mots-clés tels que Privacy, China, Antitrust, Diversification, Copyright, Don’t be evil, etc. La stratégie de vente a fonctionné puisque je me suis précipité pour l’acheter.

À l’intérieur, deux articles sur le firme de Mountain View… Le premier en éditorial et un reportage de trois pages intitulé «Inside the Googleplex», faisant référence aux quartiers généraux où l’on nous amène avec photos de la cafétéria et des piscines individuelles… Mais c’est l’éditorial qui est le plus édifiant. C’est dans cet article que l’équipe éditoriale s’inquiète de l’arrivée des «LifeLogs» dans la stratégie mondiale de Google. À preuve cet extrait :

«And now come the politicians. Libertarians dislike Google’s deal with China’s censors. Conservatives moan about its uncensored videos. But the big new fear is to do with the privacy of its users. Google’s business model (see article) assumes that people will entrust it with ever more information about their lives, to be stored in the company’s “cloud” of remote computers. These data begin with the logs of a user’s searches (in effect, a record of his interests) and his responses to advertisements. Often they extend to the user’s e-mail, calendar, contacts, documents, spreadsheets, photos and videos. They could soon include even the user’s medical records and precise location (determined from his mobile phone). »

Je vous avais parlé du projet MyLifeBits de Microsoft qui est décrit à peu de choses près avec les mêmes termes. En fait, The Economist voit aussi le géant de Redmond dans sa soupe :

«Google is often compared to Microsoft (another enemy, incidentally); but its evolution is actually closer to that of the banking industry. Just as financial institutions grew to become repositories of people’s money, and thus guardians of private information about their finances, Google is now turning into a custodian of a far wider and more intimate range of information about individuals. Yes, this applies also to rivals such as Yahoo! and Microsoft. But Google, through the sheer speed with which it accumulates the treasure of information, will be the one to test the limits of what society can tolerate. »

L’éditorial y va donc ensuite des craintes légitimes sur la vie privée de millions d’utilisateurs et surtout d’un certain scepticisme quant à la prétention de Google de ne pas chercher à faire comme toute bonne entreprise capitaliste américaine : Faire de l’argent…

Pas un mot cependant sur les entrepôts de données qui sont à la base de la bataille que vont se livrer Google et Microsoft et dans une moindre mesure Yahoo, pour le contrôle de vos données. Pourtant, l’extrait ci-haut décrit le phénomène assez clairement. Pas un mot non plus sur l’impact de cette stratégie sur les entreprises. Car elles sont visées en premier lieu par le«Cloud Computing», les «LifeLogs» et les entrepôts de données (Information Factories, terme inventé par Wired). C’est de créer la fameuse «mémoire d’entreprise», l’aboutissement de l’Entreprise 2.0 !

Et de vous référer à la superbe entrevue réalisée avec le CEO de Google, Eric Schmidt en mars dernier par Fred Vogelstein pour la revue Wired. Tout y est ! Pour la consulter, cliquez ICI.