Archives mensuelles

septembre 2008

Communication interactive Identité numérique LifeLogs

La transparence radicale d’un travailleur nomade…

17 septembre 2008

Après Jean-François Ruiz et l’ami Philippe Martin, à mon tour de faire preuve de transparence radicale et de partager avec vous, non seulement la photo de mon bureau mais aussi de quoi il est composé, soit mon équipement de travailleur nomade :

Laïka

Le travailleur nomade… (photo Renée Wathelet)

Équipements de bureau:

Un ordinateur portable Acer TravelMate 5600 acheté il y a 2 ans et ½

Une souris BlueTooth Logitech

Une imprimante Samsung Laser MFP SCX-4×21 Series qui sert aussi de fax (n’en reçois pas mais en envoie encore), de photocopieur et de scanneur.

4 clés USB dont 2 SanDisk U3 de 2 go.

Et un fauteuil de bureau pas très confortable,

Système d’exploitation, navigateur

Je suis toujours sous  Windows XP, pas convaincu de passer sous Vista…

Navigateur principal : Firefox. Secondaires : IE et Chrome

Logiciels:

Suite Office, surtout Word-Excel-Power Point + messagerie Outlook + Office Live Meeting

SnagIt 7  pour les copies d’écran, simple et convivial.

AceFTP 3 Freeware pour gérer mes accès FTP.

Windows Media Player et Quick Time Player pour visionner mes fichiers audios et vidéos.

AVG Anti-Spyware 7.5 pour la sécurité.

NitroPDF pour la lecture et la gestion des documents .pdf

Téléphonie, wi-fi, web mobile:

Téléphone portable Razr de Motorola.

Modem wi-fi de Vidéotron avec forfait haute vitesse Extrême

Rooter Linksys Wireless-G 2.4 GHz

Skype pour les longues distances d’ordinateur à ordinateur.

Photos :

Appareil photo Canon PowerShot 530 avec carte de 2Gb

Services web: mes outils accessibles en ligne.

Courriel: Gmail, le service de courriel de Google et Whalemail pour l’envoi de gros fichiers

Photos: Flickr

Présentations en Power Point et PDF: SlideShare

Vidéos: Daily Motion

À noter que Flickr, SlideShare et Daily Motion me permettent d’insérer facilement mes contenus en ligne dans mes billets tout en offrant un espace d’entreposage et un accès à une communauté.

Microblogging: Twitter + Twitpic + TwitDeck pour la gestion du tout. Seesmic pour mes futures conversations vidéo.

Agrégateur de contenu: FriendFeed et Netvibes

Messagerie instantanée: Gtalk, le service de messagerie instantanée de Google.

Réseaux sociaux : Facebook pour les amis, la visibilité Internet et la gestion des évènements et LinkedIn et Viadeo pour les relations professionelles.

Blogging: Mon vieux WordPress 2.2.1, en sursis. Bientôt mis à jour à la version 2.7

Lecteur RSS: Netvibes

Statistiques: Google Analytics pour le trafic de mon blogue et Technorati et Wikio pour le classement

Autres sites, plates-formes et/ou communautés

AgentSolo pour les offres de contrats

Inpowr  pour mes objectifs de mieux-être personnel

Ning  pour générer au besoin des communautés

MyBlogLog  et Yulbiz.org pour la communauté de blogueurs

Geni pour la généalogie familiale

Twine  pour la création d’un LifeLog

Joost pur la télé sur Internet

Voilà je pense ne rien avoir oublié.  Comme pour l’ami Philippe Martin, tous ces outils me procurent un gain de productivité et de souplesse indéniable, inimaginable seulement quelques années auparavant.  Le prochain stade est de passer au Cloud Computing, soit de déposer mes données et applications dans le «nuage» Web. J’aurai le choix entre les services de Google, Amazon, Zoho ou encore la plus petite mais québécoise Oriso avec iGovirtual.

MAJ

Je rajoute à cette description que je croyais exhaustive ma version du questionnaire de Proust, version geek, mis en ligne aujourd’hui par l’amie Michelle Blanc :

Quel est le bidule dont vous ne pourriez pas vous séparer ?
Mon sac à dos : il contient ma vie …

Quelle est votre application logicielle préférée ?
Skype et de loin !

Quel est le blogue que vous lisez le plus ?

TechCrunch

Quels sont les médias sociaux que vous utilisez réellement ?

Je n’aime pas le terme de média social. Comme réseaux sociaux, je préfère Facebook et LinkedIn

Quel est votre livre d’affaires préféré ?
«Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires», voyons donc…

Quel est votre journal préféré?
Je ne lis plus les journaux papier, sauf la revue Wired !

Qui est la personne qui vous inspire et pourquoi ?
La personne m’ayant le plus inspiré est Gandhi. Il ne faisait pas que parler, il agissait et dans la non-violence. Ce faisant, il a réussi à modifier le cours de l’Histoire…

Qui était votre meilleur gestionnaire et pourquoi ?

Un copain à moi qui s’appelle Guy L’Italien. Si j’ai un quelconque rayonnement aujourd’hui, c’est grâce à lui !

Quel était votre premier emploi ?
Bûcheron pour le Ministère des Richesses Naturelles. Un emploi d’été étudiant au Saguenay qui m’a permis de rencontrer des gens fantastiques, en particulier les monitrices de kayak de la base de plein air toute proche de notre campement 🙂

Quel est l’endroit où vous viennent les meilleures idées ?
De mon lit ! Je rêve mes idées avant de les réaliser…

Que valorisez-vous le plus chez un collègue ou employé ?
L’authenticité, la simplicité et la sociabilité

Vous aimeriez être le meilleur au monde pour ?

Changer le monde…

Communication interactive OpenSocialWeb

iDivine et les «startups» canadiennes à la une !

16 septembre 2008

C’est Roberto Rocha, de The Gazette qui m’a mis la puce à l’oreille… C’est aujourd’hui que la plate-forme montréalaise iDivine quitte le mode beta et devient publique. Elle se définit comme «Canada’s First Social Network for Women».

Drôle de coïncidence car TechCrunch, version française publie justement aujourd’hui un billet sur 17 startups canadiennes et ce sous les claviers combinés de Vincent Abry et Ouriel Ohayon. 17 c’est bien peu car il y en a bien plus… J’avais publié le 17 mars dernier,un état des lieux du Web 2.0 au Québec. J’en dénombrais alors 55…

Communication interactive Événements Internet2 NTIC Réalité virtuelle Web 3.0

Et quand Microsoft Surface refait surface…

15 septembre 2008

C’était en octobre 2006, à New York. Plus précisément au Javits Convention Center où se déroule actuellement la conférence Web 2.0 Expo. J’y étais alors pour l’évènement Wired TechFest, qui cette année, aura lieu à Chicago. J’avais vu alors une foule de gadgets, robots, spères virtuelles et autres avancées technologiques, allant même jusqu’au projet de vaisseau spatial de Richard Branson de Virgin.

surface

Mais ce qui m’avait le plus impressionné, c’était un mur et une table tactile (voir le montage ci-dessus). J’avais eu une démo de la part d’un représentant de Microsoft sur la fameuse table qui est, en fait un ordinateur qui permet de travailler, entre autres, avec Google Earth en 3D. Je n’en avais pas alors parlé sur ce blogue mais avais intégré une photo de la présentation dans une de mes conférences sur le futur du Web.

Le projet d’ordinateur de table de Microsoft a finalement abouti commercialement en mai 2007 avec le lancement de Microsoft Surface. Ce lancement n’a pas eu la couverture des médias traditionnels ou sociaux qu’ont eu le iPhone ou encore la navigateur Chrome de Google. Presque passé sous silence, il était voué, semble-t-il, à sombrer dans l’oubli. Sauf que le semaine dernière, le produit a refait«surface» au TechCrunch50 et fait sensation, entre autres avec les commentaires d’Ashton Kutcher.

Et encore ce matin, voici ce que je lis sur Twitter :

Christophe Lauer CLaueR Ca y est, on a une table Microsoft Surface au MTC de Paris !!! 

Alors là… Plus question de passer sous silence…  Alors voici une démo faite un peu plus tôt cette année à CES 2008 à Las Vegas.

[youtube Zxk_WywMTzc&hl=en&fs=1]

Selon moi, la démo ci-dessus ne rend pas crédit à la partie intéressante et 3D que j’ai vue à New York  et dont vous voyez juste une parcelle des possibilités, surtout en matière de conception architecturale, sur ma photo ci-haut. Intéressant aussi le lien qu’essaie de faire Microsoft entre Surface et l’agonisant ZunePhone. Et vous, vous en pensez quoi ?

Communication interactive Entreprise 2.0 OpenSocialWeb

Liens pour le 13/09/08

13 septembre 2008

Pour bien amorcer le WE, sur Vimeo :
Et les liens plus sérieux :

Utiliser Facebook ou ses propres communautés: le choix d’Unilever et celui de GE

List of Enterprise Microblogging Tools: Twitter for the Intranet

Présence physique obligatoire? Mon oeil…

While I Talked, People Twittered

Ma définition de l’entreprise 2.0

Le Nokia N96 bientôt « en Amérique »

Les TI et le «nuage Web» : l’immobilisme au nom de la symphonie en mouvement !

Communication interactive Entreprise 2.0 Événements

Pourquoi micro-bloguer dans un contexte d’affaires…

12 septembre 2008

Je n’ai pas eu à chercher longtemps pour le titre de ce billet. Bien sûr, il fait référence à notre Collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires» et s’est imposé de lui-même après deux jours d’intenses sessions sur la plate-forme Twitter mais aussi après avoir assisté en direct à l’évènement TechCrunch50 où, parmi 50 compagnies «startups» finalistes, le jury a choisi comme gagnante, la plate-forme Yammer qui justement, propose aux entreprises une solution de micro-blogging pour leurs employés !

Même si je ne soutenais pas le choix du jury (je penchais plus pour Goodguide), j’ai alors «twitté» sur le sujet et ai eu une intéressante conversation avec Jeremiah Owyang, de Forrester et Laura Fitton, de Pistachio Consulting. Tous deux, sans la savoir, ont monté leur propre liste d’outils de micro-blogging pour les entreprises, une liste qui ne cesse de s’allonger et qui comprend des poids lourds comme IBM, SAP et Oracle. C’est dire que le phénomène des micro-conversations est en train d’exploser, de sortir des officines des «initiés» et experts et de se répandre. Twitdir, qui recense les utilisateurs uniquement de Twitter, arrive déjà au chiffre du million (951 235, pour être plus précis).

La même Laura Fitton, à la conférence Enterprise 2.0 à Boston en juin dernier, avait d’ailleurs fait l’apologie de ce nouveau médium pour les entreprises, surtout dans des situations de gestion de crise, où sa rapidité permet d’être plus réactif et même proactif… Mais le million d’utilisateurs, l’intérêt grandissant des grands comme IBM et SAP ainsi que la multiplication des plates-formes à la Yammer, ne sont qu’un signe de l’éclosion de ce phénomène. De là à ce qu’il devienne «mainstream» et intégré dans les stratégies de communication des entreprises, il y a encore un grand pas à franchir. Pour une fois, le Québec sera-t-il innovant et précurseur ? J’en doute…

Pour en revenir aux deux listes, elles se chevauchent mais en essence, voici les 18 plates-formes qui ont été identifiées à date. De cette liste, une québécoise : Identi.ca. Donc, des  solutions pour micro-bloguer dans un contexte d’affaires ou d’intranet et un outil de plus dans l’arsenal de l’Entreprise 2.0 :

  1. BlueTwit (IBM)
  2. ESME (SAP)
  3. Identi.ca
  4. I Did Work
  5. Jisko (AGPL)
  6. Joint Contact
  7. Mixin
  8. OraTweet (Oracle)
  9. Present.ly
  10. Prologue ( Un «thème» de WordPress par Automattic)
  11. SocialCast
  12. Status
  13. Sweetter 2.0
  14. Trillr
  15. Twitter
  16. Twoorl
  17. Yammer
  18. Yonkly

En passant, Laura Fitton sera conférencière à webcom-Montréal le 12 novembre prochain.

Cloud Computing Entreprise 2.0

Cet homme est dangereux…

10 septembre 2008

Le billet d’aujourd’hui sera assez succint. Je pourrais en remettre sur le personnage mais suffit de dire que le CEO d’AdventNet, Sridhar Vembu, est annoncé par certains analystes comme étant celui qui, avec sa suite logicielle Zoho, sera le «Google Killer»…

(Source Economist.com)

Mais avant d’en arriver là, il fait trembler le monde de l’informatique traditionnelle, ce que les amécains appellent les «Corporate IT». J’en ai parlé dans un récent billet : Google, Amazon, SalesForce.com et IBM se battent actuellement pour l’énorme marché de vos données mais aussi pour celui encore plus énorme des données et applications des entreprises. Pour ce faire, ces grands joueurs se doivent d’offrir des suites de produits à leurs clients, petits et gros, même si les gros ont habituellement leur propre parc applicatif. Les mieux placés à ce titre sont Google et IBM

Dans mon récent billet sur le monde du «Cloud Computing» et l’immobilisme des «Corporate TI», j’ai oublié de parler de Zoho, honte sur moi, surtout que l’ami Pascal Veilleux en est un ardent promoteur, ici au Québec ! Je fais donc amende honorable et vous laisse avec cet article paru dans The Economist.com

Parlant de Google, vous avez remarqué le changement de logo sur le moteur de recherche ? Qu’en pensez-vous ?

Communication interactive Événements

TechCrunch50 : une entrevue avec Peter Thiel…

9 septembre 2008

Hier soir, je me suis retrouvé scotché devant mon écran d’ordinateur à écouter Michael Arrington en conversation avec Peter Thiel. Cela se passait en direct, ou «live» comme disent les Chinois, de la conférence-gala-évènement TechCrunch50 à San Francisco. J’avais, en plus, les commentaires en direct de Robert Scoble sur Twitter. Scoble était assis dans la salle à côté de Marc Andreesen de Ning. Belle compagnie mais surtout, superbe entrevue !


Michael Arrington à gauche en compagnie de Peter Thiel (Source VentureBeat)

Pour ceux qui ne les connaitraient pas, Arrington est le fondateur de TechCrunch et une des figures les plus en vue et les plus recherchées par tous ceux qui ont une plate-forme Web 2.o à faire connaître, de là l’évènement TechCrunch50, où, une fois pas année, on invite «startups» et investisseurs potentiels à se rencontrer. Tout cela se termine le mercredi soir par lea remise des TechCrunch Awards remis aux meilleurs sites Web 2.0 dans plusieurs catégories.

Accessoirement, il y a des conférences et panels, surtout orientés sur le financement et le lancement de sites et de plates-formes. Peter Thiel était invité par Arrington à titre d’ange investisseur (Angel Investor). Il n’a pas parlé que de cela, loin de là. Mais avant de parler de cette entrevue fascinante, deux mots sur le personnage : Thiel, co-fondateur de PayPal, est un champion d’échecs, classé 19e aux USA et membre du Singularity Institute for Artificial Intelligence. Vous vous souvenez  de mon billet sur Ray Kurzweil ? Les deux sont des potes…

Thiel est aussi un des associés de Founders Fund, fonds d’investissement qui a dans son écurie des sites tels que Facebook, Geni ou Slide. Pour vous donner une autre idée du personnage, voici ce que disait Robert Scoble sur Twitter au début de la conversation : «Marc Andreessen just leaned over to me and said « Peter Thiel is the smartest guy in the industry. » Peter is onstage now #TC50». Bref, le personnage en impose par sa réputation mais aussi par ses propos qui tranchent sur les autres.

Des propos tels que de dire qu’il n’y aura pas de seconde bulle technologique, que l’action de Google et des grands du Web 2.0 est sous-évaluée en termes de croissance, que contrairement à ce que certains affirment, il n’y a pas de départs massifs chez les cadres de Facebook, que pour lui, un CEO de startup ne devrait pas gagner plus de 120 000$  (murmures dans la salle) et que «the next big thing» pour les investisseurs de Silicon Valley est définitivement l’intelligence artificielle et que nous en sommes pas si éloignés que certains le croient…

Comme l’entrevue a été diffusée en direct, il n’y a pas, pour le moment sur le site, de captation vidéo.   Pour en savoir plus, vous pouvez consulter une partie retranscrite de son entrevue sur le site de VentureBeat.

Communication interactive

Chris Brogan : Je suis mon entreprise !

8 septembre 2008

Décidément, Michelle Blanc et moi sommes sur la même longueur d’ondes ce matin… Je viens de terminer la lecture du eBook de Chris Brogan «Personal Branding for the Business professionnal». J’ai lu avec énormément d’intérêt, surtout que je connais Chris pour l’avoir rencontré à Boston en juin dernier. Je retiens spécialement deux passages dont le premier sur l’innovation, un thème qui m’est cher :

 

«In a world full of people doing somewhat similar stuff, the person who innovates is definitely ahead of the game.Come up with new things all the time. The other day, I posted on Twitter a quick blurb that Dave Winer was a scout while the rest of us were trail guides. This meant that Dave is out there trying and doing new things all the time. Itʼs not good enough for a new, strong brand to be out there showing people the path from where everyone is to where everyone might go next. What gets really important is when you are DEFINING the path.»





Le second passage porte sur «Ma propre compagnie». Je partage son approche :

«Inside my head, Iʼm the CEO, project manager, and administrative assistant to my own private company. Employees= 1. With this in mind, I look at every job I take as a project. I look at every project as an opportunity. I talk to everyone professionally as if theyʼre someone looking to partner with me and my company. This helps me frame everything I do.»

Communication interactive

500e billet : bloguez votre bureau nomade !!!

8 septembre 2008

Et voilà ! Une étape de franchie, soit celle du 500e billet sur ce blogue. C’est une journée faste en ce lundi car je franchirai aussi la barre des 1 000 «Twits». J’aurais donc pu faire un billet solennel ou encore parler de la nouvelle stratégie d’IBM  en suite à mon dernier billet (j’y reviendrai) mais non…

Ce sera un billet léger, parti de l’initiative de Dominic Arpin et relayée par Michelle Blanc : présenter son bureau sur son blogue. Comme cette dernière, j’ai fait un peu de ménage avant de vous présenter mon espace de travail. Un peu encombré tout de même avec les trophées, les balles anti-stress, le «rooter», le drapeau, les livres, les boîtes de cartes professionnelles et le cadre sur le mur, mon vieux poster de Woodstock !

Mon bureau

Cette initiative n’est pas unique puisque Dominic a pris son inspiration du site Wherewedowhatwedo et que déjà, en 2002 Martine Pagé avait fait quelque chose de semblable…

MAJ

Je viens de répondre, en commentaire à l’ami Éric Blot, que maintenant, il n’est plus essentiel, ni utile, ni même écologique d’avoir un énorme bureau et des espaces de travail pour 43 collaborateurs. Dans un récent billet, je parlais justement du tout dernier site social mis en ligne par Dell, un site qui justement se nomme Digital Nomads et se veut un lieu de regroupement pour tous ceux qui travaillent en ligne un peu partout, au café du coin, dans les aéroports, sur la plage ou la table de cuisine. Bref, tous ceux pour qui le travail ne signifie plus bureau et boss sur le dos. J’ai signé et suis devenu membre. Donc, je fais partie de cette génération malgré ma barbe grise… Une génération qui n’a justement pas un besoin viscéral de se retrouver en face de son patron, qui aime mieux télé-travailler de la maison et collaborer en ligne.

Cette nouvelle réalité est très déstabilisante pour les entreprises et surtout pour tous les patrons 1.0 qui font de leurs locaux physiques, un lieu de contrôle et de pouvoir. Pour la génération nomade existe aussi des posssibilités de se regrouper au besoin dans des lieux physiques. Je parle, entre autres, des initiatives comme Station C, qui offre des espaces communs à moindres frais. De ces espaces, on en retrouve à Montréal mais aussi à San Francisco, Paris, New York, etc.

Cloud Computing Entreprise 2.0 Identité numérique NTIC Sécurité des données

Les TI et le «nuage Web» : l’immobilisme au nom de la symphonie en mouvement !

5 septembre 2008

Cela fait au moins un an que je tente de faire venir les gens de Google à Montréal afin qu’ils puissent venir parler à la conférence webcom-Montréal. Parler d’entrepôts de données mais aussi parler de SaaS (software as a service) et surtout de «Cloud Computing». Après les avoir rencontrés en juin dernier à Boston, ils ont finalement accepté d’être des nôtres le 12 novembre prochain… Le sujet risque d’être encore plus brûlant d’actualité que je ne croyais. Pourquoi ?

Parce que tous les gros joueurs de l’industrie s’y mettent : Google bien sûr mais aussi Microsoft, Amazon, SalesForce.com et maintenant IBM, oui, oui vous avez bien entendu IBM… En juin dernier, ils annonçaient à Boston la sortie d’une nouvelle ligne de serveurs 2.0, les iDataPlex Servers, destinés aux entrepôts de données des joueurs pré-cités mais on a appris, fin août dans un communiqué de presse repris par le Journal du Net , qu’ils allaient investir plusieurs centaines de millions dans leurs propres entrepôts… Pas seulement dans les serveurs et les entrepôts mais aussi dans le marché du SaaS et du Cloud Computing.

Le iDataPlex présenté en primeur à Boston en juin dernier

En juin dernier, les gens de Google sont débarqués en force à la conférence Entreprise 2.0, qui avait lieu à Boston, avec comme but inavoué mais certain de convaincre les entreprises que leur salut réside maintenant dans l’externalisation de leurs données, applications et centres de traitement informatiques vers le «nuage Internet».On parle ici de services Web, de SaaS mais aussi de Web 2.0, d’Entreprise 2.0, de KM 2., etc.

En fait, comme l’a mentionné Rishi Chandra, de Google, le même qui sera à Montréal, la question n’est plus de savoir s’il y aura une profonde mutation de l’informatique vers le Web mais quand et surtout à quelle vitesse…Après la bataille pour nos données personnelles, ces GROS joueurs vont tout d’abord «écrémer» le marché des grandes entreprises, leurs clients traditionnels. Une stratégie qui devrait se déployer au cours des cinq prochaines années. Par la suite, elles devraient porter leur attention sur un autre segment, la longue traîne des entreprises, soit les PME-PMI, segment qui surprenamment, se montre très «frileux», du moins ici au Québec, à ces grandes mutations.

Rishi Chandra en conférence…

Ce qui me ramène à un de mes thèmes favoris, soit le manque de vision des entreprises québécoises et notre immobilisme technologique qui met sérieusement en danger notre compétitivité internationale. C’est patent au Québec mais pas unique. Lors de sa conférence à Boston, Rishi Chandra et Dion Hinchcliffe ont aussi abordé ce thème : L’innovation ne vient plus de l’entreprise elle-même mais de l’externe et surtout de particuliers comme vous et moi qui créons applications et contenus sur le Web mais aussi qui travaillons avec des outils plus performants que ceux utilisés en entreprise.

Donc, l’informatique traditionnelle est dépassée et ne génère plus que 20 % d’innovation contre 80 % de statu quo, ce qui était l’inverse avant : Et ce sont les vieux qui contrôlent les services TI et ces «vieux» emploient 80% de leur budget pour le maintien des infrastructures traditionnelles et leur sécurisation.

Ces derniers en sont toujours à parler d’architecture technologique d’entreprise visant à gérer l’intégration des solutions technologiques ou encore de gestion du patrimoine technologique et de sécurité des données et applications stratégiques. Ils ne peuvent cependant plus cacher que ces «architectures patrimoniales sécuritaires» entrainent des coûts de plus en plus élevés en termes de planification, d’évolution, de maintenance, d’immobilisation et aussi de gestion de la main d’oeuvre. Ce sera d’ailleurs le sujet d’une conférence à la FIQ le 18 septembre prochain, conférence prononcée par Jean-Pierre Fortin, chef de la planification stratégique des TI à la ville de Montréal : «L’architecture d’entreprise : une symphonie en mouvement».

Une symphonie qui sonne de plus en plus faux car maintenir un service TI qui peut comprendre un ou plusieurs centres de traitement informatique où ronronnent des milliers de serveurs d’applications et de données, des milliers d’applications-maison en plus des solutions des fournisseurs et un parc informatique de plus en plus complexe ouvre la porte aux fausses notes (pannes de toutes nature) et demande parfois un orchestre de plusieurs centaines de personnes (gestionnaires, architectes, analystes, conseillers, programmeurs, dépanneurs, etc). Payer l’orchestre et payer les instruments, payer pour leur entretien et leur réparation en cas de panne revient de plus en plus cher pour une entreprise dont la mission de base n’est pas l’informatique.

De là l’externalisation des installations et la dématérialisation des données dans le «nuage» Web et pas seulement pour les grandes entreprises. De là aussi l’apparition d’entreprises qui travaillent à offrir aux PME les mêmes services que Google et autres mais sous leur radar. Des firmes comme la québécoise Oriso. À court terme, elles pourront tirer leur épingle du jeu. À long terme, il leur faudra une offre différente pour demeurer compétitifs.

Mais les données et la sécurité ?

Question qui revient en effet sur toutes les lèvres des CEO ou CTO des entreprises ainsi que d’autres telles que : Google ou Amazon ou IBM ne deviendront-elles pas des Big Brother, propriétaires de nos données et les utilisant à des fins autres ? Et ne serons-nous pas prisonniers de ces entreprises qui auront nos données ET nos applications ? Et seront-elles en sécurité sur le Web avec tous ces hackers ?  En réponse à cela, laissez-moi reprendre le compte-rendu que j’ai fait à Boston de la soirée intitulée «An Evening in the Cloud ».

Le panel de «Evening in the Cloud»

«Hier, en fin de journée, Google, Amazon et Salesforce.com commanditaient l’événement «An evening in the Cloud», petite soirée où les trois entreprises participaient à un panel inusité. Voici les règles du jeu : Les trois représentants de ces entreprises, soit Jeff Keltner pour Google, Adam Selipsky pour Amazon et Ross Piper pour Salesforce ont à convaincre quatre CIO que leurs données et applications ont avantage à résider dans un nuage plutôt que dans un centre de traitement sécurisé avec une distribution client-serveur. Le tout modéré par David Berlind d’InformationWeek.

Débat intéressant où les quatre CIO ont déballé devant une salle comble ou presque, les peurs traditionnelles des gens de Ti devant tout ce qui est Internet 2.0 et plus… Tout y est passé, portabilité des données, propriété des données, confidentialité et surtout SÉCURITÉ. À ce titre, Richard Mickool, CTO de l’université Northeastern, a sorti l’artillerie lourde en posant une question fort pertinente sur la dépendance des entreprises face à leurs «fournisseurs» dans l’éventualité de la délocalisation de son infrastructure informatique. Le fait d’être pris avec un seul fournisseur. Qu’arriverait-il si ce dernier disparaissait ou était vendu ? «I don’t want to be locked in» a-t-il lancé comme un cri du coeur.

À cette inquiétude, les trois compères ont opposé le fait que tous trois tenaient à ce que les entreprises demeurent en contrôle de leurs données et applications et qu’elle puissent avoir le choix de les retirer quand bon leur semble. Le principe de la portabilité, quoi. Les mêmes préoccupations que pour les individus avec leurs données sur le Web social…

Ensuite ce fut le tour de Mary Sobiechowski de poser une autre question que j’attendais depuis le début. Les entreprises pourront-elles compter sur une bande passante suffisante pour leurs besoins croissants, surtout en matière de multimédia ? Je m’attendais à une réponse rapide de Google mais cette dernière n’est jamais venue. En faut, j’ai dû aller poser la question par la suite à Keltner. Ce dernier a confirmé que Google était bien un client d’Internet2 et du PC1 Cable System , qui offre actuellement une possibilité de transit de 240 gigabits/seconde (Gbps) en plus d’avoir été conçu pour atteindre UN Tétrabit/seconde !!! (Tbps). Pas besoin de dire que les entreprises ont là, largement de quoi se rassasier et ce pour bien des années quand on sait que la plupart d’entre elles utilisent rarement plus que 100 mégabits/seconde.

Autre question que j’attendais et qui est finalement venue en fin de débat et de la part d’un participant dans la salle : Les coûts ! Un avantage net pour Google et compagnie. En fait c’est Amazon qui a répondu de la même façon qu’à la conférence Web 2.0 Expo à San Francisco : Un accès à un serveur d’applications pour aussi peu que 10 cents de l’heure. Besoin d’espace de stockage pour vos données (textes, photos, vidéos, etc.) ? Amazon vous offre le principe du «all you can eat» pour 15 cents du Gigabit par mois !».

Bref, beaucoup de mythes et de fausses croyances véhiculés par ceux et celles qui ne tiennent pas à ce que leurs petits royaumes soient démantelés quitte à faire payer une fortune à leur entreprise pour leur maintien. De là, le conservatisme au nom de la sécurité et l’immobilisme au nom de la symphonie en mouvement !

Événements NTIC

Systémique, cybernétique et informatique : j’y vais ou pas ???

4 septembre 2008

Je reçois régulièrement des invitations à soumettre un sujet de conférence à des évènements internationaux, ce que l’on nomme familièrement un «call for paper». Je viens tout juste de recevoir cette invitation. Selon vous, j’y vais ou pas ?

Dear Malaison Claude:

We invite you to submit a paper/abstract to the 13th World Multi-Conference on Systemics, Cybernetics and Informatics: WM-SCI ’09 (http://www.2009iiisconferences.org/WMSCI). It will take place in Orlando, Florida, USA, on July 10th – 13th, 2009.

The deadlines are the following:

Submissions: October 7th, 2008
Acceptance: December 1st, 2008
Final version: February 11th, 2009

Submitted papers or extended abstracts will have three kinds of reviews: double-blind (by at least three reviewers), non-blind, and participative peer-to-peer reviews.

Authors of accepted papers who registered in the conference can have access to the reviews made to their submission so they can accordingly improve the final version of their papers. Non-registered authors may not have access to the reviews of their respective submissions.

Awards will be granted to the best paper of those presented at each session. (…)