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janvier 2009

Cloud Computing Entrepôts de données

Journée Google : Mesures d’urgence, transparence et entrepôts verts

14 janvier 2009

Ça arrive comme cela, de temps à autres : Une journée toute faite de Googleries…Et c’est un peu la faute de Chris Crum, blogueur à WebProNews. Ce dernier a ainsi publié plusieurs billets intéressants sur le firme de Mountain View dont celui concernant Google Earth et sa nouvelle version pour les entreprises. Écoutez cette intéressante vidéo sur les usages déjà existants.

Cela ne vient que confirmer ce que je dis dans la plus récente conférence sur les usages des «Smart Phones», de Twitter, YouTube et Google Earth comme outils de base d’une stratégie de mesures d’urgence pour les entreprises et aussi en gestion de crise médiatique. Voici d’ailleurs l’image que j’emploie à cet effet :

Dans un autre billet, Crum cite Matt Cutts du département de recherche en qualité chez Google sur sa déclaration à l’effet qu’il se devrait d’être plus transparent en 2009. En effet, faut dire que le personnel de chez Google a ses petits secrets et ne commente guère les nouvelles et rumeurs à leur sujet et sont avares de documents et présentations, même quand ils sont invités en tant que conférenciers. En cela je vous cite le cas de Rishi Chandra, qui est venu à webcom-Montréal en novembre dernier et dont nous attendons toujours la présentation.

Dans le cas de Cutts, c’est un engagement personnel, une résolution du Nouvel An, si vous voulez. Et il passe directement aux actes en rendant disponible cette vidéo:

C’est bien mais cela aurait eu besoin des supports graphiques qui devaient appuyer son propos. Qu’à cela ne tienne, Cutts y va de la transparence radicale et les rend aussi disponibles :

Dans un autre ordre d’idées mais concernant toujours Google, je tombe inopinément sur deux articles similaires et écrits dans Le Monde.fr et Libération.fr, faisant état de la gourmandise énergétique des entrepôts de données de Google, un sujet, vous le savez qui m’intéresse au plus haut pont. En 2008, j’avais commis un billet sur le sujet des entrepôts plus verts, la nouvelle tendance adoptée par Microsoft et que pouvez lire ICI.

Dans l’article du Monde.fr, voici ce qu’on dit :«Selon Alex Wissner-Gross, physicien à l’Université de Harvard, deux requêtes sur Google consommeraient autant de carbone qu’une tasse de thé bien chaud. Selon les travaux de ce scientifique, deux requêtes sur Google généreraient 14 grammes d’émission de carbone, soit quasiment l’empreinte d’une bouilloire électrique (15 g).» et encore :«Les centres de calcul( entendre entrepôts de données) sont parmi les infrastructures les plus coûteuses en énergie qu’on puisse imaginer». Libération.fr reprend les propos du même physicien, M. Winnser-Gross.

Ce cher physicien a raison dans un sens. Les entrepôts actuels et les serveurs qui y travaillent à votre service 24/7, ont besoin d’une énorme quantité d’électricité pour fonctionner mais l’entrepôt lui-même a aussi besoin de grandes quantités d’énergie pour les refroidir, surtout que plusieurs de ces entrepôts sont situés dans des endroits secs et chauds.




L’entrepôt de données de Google à the Dalles en Orégon et ses immenses refroidisseurs

Mais la tendance est en train de s’inverser. Google, Microsoft, Amazon, IBM, SUN et autres sont à mettre la dernière touche à une future génération d’entrepôts «portables» qui peuvent être installés facilement dans des endroits froids car il en coûte moins cher de chauffer que de refroidir et les coûts de l’électricité y sont habituellement moins chers, disons dans un pays comme le Canada et en particulier au Québec. Ce n’est pas pour rien que Google s’est intéressé à nous l’an dernier tout en essuyant une fin de non-recevoir d’un gouvernement en manque de vision.

Et il y a aussi les serveurs et comptez sur IBM et Sun pour produire des serveurs plus verts, plus éco-énergétiques. Et l’industrie en est pleinement consciente du phénomène «vert» et a organisé le 26 décembre dernier à Londres, sour l’égide de Sun, une conférence intitulée Data Center Efficiency and Cost Management Seminar, où le thème a été : «Reducing Energy and Management costs, increasing Flexibility and delivering the data centre of the future.»

Événements Identité numérique

Le Guide des tendances 2009 sur les tablettes demain !

12 janvier 2009

Il mijotait depuis quelques mois… Je vous annonce donc aujourd’hui la sortie du livre : «Guide des tendances 2009« auquel j’ai contribué ainsi que l’ami Philippe Martin. L’idée de ce nouveau collectif est de notre éditrice de «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires», Isabelle Quentin. Elle a germé d’une conversation à bâtons rompus, autour d’un verre de vin au début de l’été. Philippe et moi avons écrit sur la technologie, bien entendu… Pour ma part, j’ai abordé une des trois tendances que j’avais identifié dans ce billet le 18 décembre en réponse à un billet de l’ami Bertrand Duperrin.

Le sujet ? La dématérialisation et plus spécifiquement :«L’Internet des données : Une guerre sans merci avec des armes d’accumulation massive !». Quant à l’ami Philippe, son texte s’intitule :«La gestion de la réputation à l’ère de l’économie de la conversation». Très songé…

Ce type d’ouvrage n’existait pas ici au Québec alors le voici enfin ! Voici ce qu’en dit le communiqué de lancement :

«Ce guide, un annuel qui parait la première fois en 2009, réunira chaque année des experts d’ici et d’ailleurs qui feront le point sur les mouvements et nouveautés dans leurs domaines : Santé, Politique nationale internationale, Environnement, Mode, Design, Astronomie, Phénomènes de société, Alimentation, Art, Économie, Technologie : tout y passe…
N’achetez pas 100 revues pour vous faire une idée de ce qui bouge dans tous les secteurs : optez pour le Guide des tendances 2009 et soyez dans le coup!

AUTEURS Borhane Annabi, Sami Aoun, Idil Atak, Benoit Barbeau, Jake Barralet, Jean-François Beaulieu, Jean-Philippe Béja, Yoshua Bengio, Dominique Berteaux, Sandeep Bhagwati, Olivier Boiral, Jacques Brodeur, Maurice J. Chacron, Paul Charbonneau, See-Leang Chin, François Crépeau, Michel Cyr, Caroline Desbiens, Daniel Descheneaux, Graziella Di Cristo, Laurent Drissen, Jan J. Dubowski, Florence Dzierszinski, Masoud Farzaneh, Louis Favreau, Nathalie Fernando, Hervé Fischer, Marie-José Fortin, Yves Gagnon, Nicole Gallo-Payet, Valérie Gauvreau, Ysabel Gauvreau, Nathalie Grandvaux, Jeannie Haggerty, Florent Joerin, Mariette Julien, Richard Kinkead, Isabelle Lachance, Annie Lafleur, Benoit Lamarche, Mylène Larochelle, Bruno Larue, France Légaré, Pascale Lehoux, Stéphane Leman-Langlois, Yves Lenoir, Claude Lessard, Claude Malaison, Sylvain Martel, Philippe Martin, François Michaud, Stephen Michnick, André Mondoux, Audrey Moores, Jay-Louise Nadeau, Hervé Philippe, Jessica Phillips-Silver, Vincent Poitout, Thomas M. Quinn, Denis Réale, Line Ricard, Serge Rivest, Denis Roy, Léon Sanche, MarcAndré Sirard, Maksim Skorobogatiy, Angelo Tremblay, Diane-Gabrielle Tremblay».

L’ouvrage sera en vente en librairie le mardi 13 janvier pour la modique somme de 16.95$. Il sera aussi disponible sur Amazon dans les jours qui suivent…

Cloud Computing Études Internet Événements

Les Crunchies 2008 : Encore Facebook ? Pas d’accord !

10 janvier 2009

Il faut que je me pince plusieurs fois à la lecture des résultats de la cérémonie des Crunchies 2008, qui a eu lieu hier soir à San Francisco. Contrairement à l’an dernier je n’ai pu y assister en direct sur Ustream. J’ai donc consulté le site ce matin sans grand succès non plus…  Le site n’a pas été encore mis à jour (Gros party hier soir…). J’ai donc consulté les blogues de TechCrunch et  de VentureBeat, un des partenaires de l’évènement organisé par Michael Arrington de TechCrunch. J’ai trouvé ce que je cherchais…

Pourquoi me pincer ? Tout simplement parce que je croyais lire les résultats de 2007… Mark Zuckerberg, créateur de Facebook, sur la scène pour recevoir deux trophées, soit celui de la catégorie «Best Overall» et celui de «Best Startup CEO». Et dans la catégorie «Best new gadget/device», le iPhone de Apple ?

Voici ce que j’écrivais l’an dernier :

«Comme dans toutes les cérémonies de remise de prix, il y a eu un grand gagnant de la soirée. Dans le domaine du Web et des nouvelles technos qui a dominé la scène en 2007 ? Si vous avez répondu Facebook, vous êtes en plein dans le mille… Facebook a gagné dans la plus importante catégorie, soit «Best Overall» avec en commentaire de Arrington :«Facebook revolutionized the idea of what social networking could be.» Je suis absolument d’accord ! Dans cette catérorie, FB était en compétition avec Digg, GrandCentral, Twitter et Zillow, quand même pas rien… Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, seulement 23 ans, est venu chercher le prix.

Quelques minutes auparavant, le même Zuckerberg s’était vu décerner le Crunchie du «Best Startup Founder», le deuxième honneur en importance. Je ne vous ferai pas la liste de tous les gagnants et de toutes les catégories. Pour cela, vous pouvez aller consulter la liste ICI mais je me dois de vous parler de quelques petits «à-côtés» qui ont pimenté la soirée. Ainsi, nous avons eu droit en milieu de soirée à une parodie de Steve Jobs…. (encore…) En fait, plusieurs savent qu’il existe sur le Web un faux Steve Jobs avec son blogue. Les organisateurs ont donc décidé de monter une parodie féroce du vrai en utilisant un faux. Pourquoi ? Parce que le vrai n’a pas daigné assister à la cérémonie non plus que personne chez Apple. Pourtant Apple a gagné dans la catégorie du meilleur gadget techno, bien sûr avec le iPhone…»

Ouf !!! Seule différence, c’est que Zuckerberg a gagné cette année comme meilleur CEO de «startup»et non meilleur fondateur. En passant, qu’il soit mis en nomination dans une catégorie «startup» me donne des boutons… Une «startup» Facebook ? Pas d’accord ! Le titre de meilleur fondateur de «startup» est allé, cette année et à mon avis fort justement, aux trois compères de Twitter, soit Evan Williams, Jack Dorsey et Biz Stone. Autre subtile différence, Apple a gagné pour le iPhone 3G…

Comme je le mentionnais dans le billet de l’an dernier, l’année 2007 a été celle de Facebook mais que 2008 soit encore la sienne ? Pas d’accord, même si Facebook est aussi arrivé deuxième dans la catégorie «Best technology innovation or achievement» avec Facebook Connect. Pas d’accord, donc. Pour moi, l’année 2008 a été celle de Twitter. Et pour une seconde année, ils ont été en nomination dans la catégorie dominée par Facebook (Best Overall), arrivant cette année deuxièmes. Ile méritaient ce trophée !

Vous avez vu les chiffres de croissance du Twitter ? Regardez les graphiques ci-dessous : 752,9 % d’augmentation en visiteurs uniques en 2008 !!! Et Facebook ? 85,7 % d’augmentation. Rien de comparable. Twitter atteint presque les 4,5 millions de visites uniques contre 60 millions pour Facebook mais regardez d’où ils sont partis en début d’année. Facebook de 32 millions de visites et Twitter de 500 000 visites …

Bref, pas d’accord avec le jury. En passant, nous pouvions voter cette année dans toutes les catégories, ce que j’ai fait. Et oui, j’ai voté pour Twitter… Mais il semble que la majorité des 350 000 votants ait pensé autrement… Pour en revenir aux gagnants, je veux souligner, entre autres, les cinq catégories suivantes :
La meilleure application/service web : Google Reader, la meilleure technologie ou réalisation Windows Live Mesh, la meilleure entreprise : Amazon Web Services, (dommage pour Zoho en nomination), le meilleure startup internationale : eBuddy (en non Viewdle, primée à leWeb08, même pas en compétition) et finalement LA meilleure startup de l’année 2008 : FriendFeed.

Dans les trois premières catégories, des services ou entreprises ayant rapport avec le Cloud Computing et en particulier LiveMesh, le fer de lance de l’offensive de Microsoft et Ray Ozzie (qui était sur place hier) en ce domaine et dont j’ai parlé ICI récemment. Un signe pour 2009 ???

Ray Ozzie, hier soir aux Crunchies 2008

En terminant, un peu de «peoplisation», comme diraient nos cousins d’outre-Atlantique. Entre autres noms dans la salle hier et ainsi relaté sur le blogue de TechCrunch :

«Last night at the Crunchies, the Herbst theater in San Francisco was packed to capacity. In attendance to collect awards were Facebook founder Mark Zuckerberg, Microsoft chief software architect Ray Ozzie, Amazon CTO Werner Vogels, Google product chief Marissa Mayer, Twitter founders Evan Williams, Biz Stone, and Jack Dorsey, imeem founder Dalton Caldwell, and many more. (Read who won here). FriendFeed founder Paul Buchheit was so excited about winning Best Startup of 2008 that he videotaped the award from his seat (embedded below, go to the 2:20 mark to see what it was like to win from his vantage point).

In adition to the winners, Y Combinator’s Paul Graham, Seesmic CEO Loic Le Meur, and Mahalo CEO Jason Calacanis also made appearances on stage»

Et puisqu’il est question de l’apparition sur scène de l’ami Loïc LeMeur, la voici avec quelques autres clips de la cérémonie. Amusant de le voir en complet-cravate…

my Crunchies mashup and jokes

Communication interactive Entreprise 2.0 Innovation

Les «ideagoras» d’entreprise : Dématérialiser pour innover !

6 janvier 2009

Dans son plus récent billet sur son blogue, l’amie Patricia Tessier relève les propos tenus par Scott Cook dans le Harvard Business Review, à ne pas confondre avec le Harvard Business Publishing, qui vient justement de publier un compilation des meilleurs billets de blogues de 2008.

Ce dernier a publié un article payant ((6.50$US) intitulé : «The Contribution Revolution: Letting Volunteers Build Your Business». Comme le titre le laisse entendre, il s’agit là d’une tentative d’explication du phénomène des ideagoras, terme popularisé par Don Tapscott dans son bouquin collaboratif Wikinomics, paru en 2007 et d’une résultante d’affaires en constante expansion, soit le «Crowdsourcing» ou dématérialisation du travail.

Faut dire que Cook et Tapscott se connaissent bien puisque le cas Proctor & Gamble est cité dans Wikinomics et que je m’en sers dans mes propres conférences. eh oui, Cook a passé une bonne partie de sa carrière au marketing de P&G avant de fonder Intuit.Inc et de devenir milliardaire ou est-ce l’inverse ???

Comme je l’expliquais à Patricia en commentaire de son billet, M. Cook n’invente rien mais tente tout de même d’identifier les secteurs de l’activité économique qui peuvent bénéficier de ce nouveau phénomène, très Web 2,.0. qui veut qu’une entreprise puisse profiter de la force créatrice et innovatrice de la masse des Internautes pour améliorer son ou ses produits, son ou ses services et ce par des contributions, soit volontaires, soit rémunérées.

Les boîtes à idées

Je vous ai déjà parlé d’Ideagoras, de stye boîtes à idées, telles que Ideastorm de Dell ou MechanicalTurk d’Amazon où les Internautes se font un plaisir de soumettre gratuitement des idées d’amélioration des produits, de voter pour les meilleures suggestions qui sont finalement retenues par les compagnies, tout cela juste pour voir leur nom mis en évidence (exposition de soi), leur idée reconnue par leurs pairs (communauté). Du pur «User Generated Content».

Mais il y a aussi du «crowdsourcing» popularisé par les sites Innocentive et YourEncore et l’exemple des «Answers» de LinkedIn où la motivation de participer est attisée par l’appât du gain ou de reconnaissance professionnelle (incentive). Toutes ces plates-formes Web 2.0 ont en commun qu’elles se rapprochent des usages d’ideagoras et de dématérialisation qui peuvent être appliqués à l’intérieur d’une entreprise.

Et c’est là que je tiens à compléter la démonstration de M. Cook. En effet, ce dernier identifie plusieurs secteurs comme pouvant bénéficier des ces usages et que relève ainsi Patricia Tessier dans son billet :

«Voici ce que j’en ai retenu et quelques ajouts de mon cru!  Voir son article pour des entreprises spécifiques ayant tenté l’expérience dans l’une ou l’autre de ces fonctions.
Service à la clientèle : Les bénéfices et la mise-en-œuvre sont assez facile à imaginer… les forums où les usagers aident les autres usagers sont un excellent exemple.
Marketing : Permettez à vos clients de partager leurs expériences personnelles avec votre produit ou service… Vous comprendrez ainsi comment il est utilisé, par qui, dans quelle circonstance, pour répondre à quel besoin… Informations précieuses et beaucoup plus pertinentes que les informations capturées dans les sempiternels « focus group ».
Création de contenu : Les guides Zagat sont ici un exemple éloquent. Zagat agrège (depuis 30 ans!) les opinions de « clients réguliers » des restaurants (hôtels, bars, etc.) d’une ville donnée et non de critiques culinaires payés et imprime et vend ensuite les guides Zagat… Et ces guides ont une excellente réputation.
Par ailleurs, il est connu et répété par plusieurs analystes que les groupes médias, pour maintenir leur pertinence et potentiellement même leur existence, doivent  réussir (et rapidement!) à trouver comment définir efficacement pour eux ce système de gestion de la contribution des usagers au niveau de la création de contenu et débuter la mise-en-œuvre immédiatement quitte à peaufiner les solutions dans un second temps… Est-ce que la « perfect-storm » créé par la crise financière, la migration de la consommation des infos sur internet et la chute des budgets publicitaires les forcera à finalement se jeter à l’eau… à suivre…
Aussi, dans le cas des médias sur un marché donné il y a une combinaison du « first mover advantage » et du « network effect »… Le groupe qui adoptera et implantera un système de gestion de la contribution du contenu des lecteurs sera clairement le gagnant car plus de gens y contribuent, plus intéressant est le produit et plus de gens veulent l’utiliser et plus de gens veulent y contribuer et… c’est comme les saucisses!
Design et développement : On parle ici de susciter la collaboration de programmeurs, chercheurs ou autres… Beaucoup de projet « open source » pourrait être cité en exemple  mais c’est aussi pertinent pour le design d’interface, le design produit, etc.
Production artistique : Il s’agit de solliciter la contribution des fans pour des idées ou même du matériel physique.  C’est David Usher qui expliquait au Podcamp Montréal cet automne qu’il ne fait plus faire de photos professionnelles mais utilise plutôt les photos fournies par ses fans.»

Comme on peut le constater, il est question de service à la clientèle, de marketing, de création de contenus, de design et développement et de production artistique. Des sujets presqu’exclusivement externes pour les entreprises et producteurs indépendants donc, une partie de l‘Entreprise 2.0 mais pas sa totalité…Bien entendu, ces sujets trouvent écho aussi bien dans les ideagoras (amélioration du service à la clientèle, marketing et production artistique) que dans le crowdsourcing (Création de contenus et design et développement).

Mais l’entreprise 2.0, que j’appelle innovante, c’est plus encore… Tout d’abord, au plan externe c’est aussi la Recherche et développement, justement le cas de Proctor & Gamble qui dans l’exemple rendu célèbre dans Wikinomics, a utilisé Innocentive pour régler aussi bien un problème de physique que de marketing. En passant, si vous cliquez par le site Innocentive, vous serez en mesure de remarquer que les contributeurs à la résolution des problèmes qui y sont exposés (principe des seekers et des solvers) peuvent se faire un pécule allant jusqu’à un million de $$$.

L’innovation

Tout le pan de l’économie oublié par M. Cook, c’est le pain et le beurre de l’entreprise et surtout son avantage concurrentiel, surtout lié à la performance de son capital humain : L’innovation… Regardez les sites Innocentive (Maximize your Return on Innovation), YourEncore (The Innovation Community) ou encore LinkedIn avec son partage d’expertise entre membres d’une communauté professionnelle. L’innovation y est au centre de leur offre et est ô combien stratégique en cette période de crise économique et passe, entre autres, par :

  • L’amélioration des processus de gestion ou de fabrication
  • La mise en valeur des expertises des employés
  • L’accélération de la recherche et développement
  • La réduction des coûts reliés aux précités
  • L’amélioration du sentiment d’appartenance
  • La récupération des savoirs des retraités

Et j’appuie très fort sur ce dernier point… Et c’est en étudiant le site YourEncore que toute entreprise peut s’apercevoir de l’immense potentiel de la création d’un tel genre de plate-forme extranet. Le principe de Your Encore est simple : Offrir aux retraités et aux entreprises, un point de rencontre où les entreprises viennent poser des problèmes et où les retraités se servent de leur expertise passée et présente pour le solutionner (Encore les seekers et les solvers). À celui qui trouve la solution de se faire un extra sur son chèque de retraite.

Mais pourquoi aucune entreprise n’a pensé à faire un extranet pour ses propres retraités et ainsi pouvoir solliciter leur expertise au besoin moyennant rémunération ? Question de manque de vision qui risque de coûter cher dans le contexte actuel. Les entreprises mettent massivement leurs employés à la retraite : 60 % de la main d’oeuvre baby-boomesque au Québec prendra sa retraite d’ici 2014. Et que fait-on du savoir accumulé par toutes ces personnes durant plus de 20 ans de carrière ? On le met aux archives ou au pire à la filière 13. On leur fait un beau party d’adieu et c’en est fini…

Récemment, à une conférence d‘Infopresse sur l’innovation justement, Laurent Simon, prof aux HEC avait parlé dans sa présentation d’une citation que j’utilise moi-même et qui dit tout : «L’entreprise est ce qu’elle est parce qu’elle se nourrit du savoir collectif. Mais si seulement elle savait tout ce qu’elle sait». Un sujet aussi traité de façon visionnaire par David deLong en 2004 dans son bouquin «Lost Knowledge»

Les entreprises y gagneraient aussi en termes de communication car le lien étant établi avec ses retraités, l’entreprise peut leur passer d’autres formes de messages…. Bon je m’arrête car je ne veux pas écrire un roman… En fait non et oui. Ces réflexions vont faire partie d’un bouquin que je vous annonce pour 2009-2010. Entre vous et moi, c’est ma résolution de l’année !

Communication interactive Identité numérique NTIC Réalité virtuelle Web 3.0

Functional MRI : Bienvenue dans la réelle science-fiction !

5 janvier 2009

Je vous ai déjà parlé de Ray Kurzweil, et de sa conférence à TED sur le mapping du cerveau humain. Voici un autre exemple d’où la science et la technologie en sont rendus. Télépathie, «Functional MRI» (pour Magnetic Resonance Imaging) ou encore Big Brother ? On parle aussi de «Neural Marketing»… Bienvenue dans la réelle science-fiction !

Communication interactive Événements

Est-ce que j’avais oublié de vous souhaiter Bonne Année ???

5 janvier 2009

Je l’ai trouvé trop drôle… Cet enregistrement audio est français dans sa facture mais imaginez ce que ça pourrait donner dans une version québécoise.  C’est l’ami Éric Blot qui l’a publié sur son blogue. Alors voici comment il a introduit le sujet : «Après tout, je suis certain que sans le dire, on essaie un peu tous d’être à la hauteur pour ce rendez-vous épistolaire incontournable. Mon ami Eric M. a mis la barre très très haute cette année avec cette carte sonore».

À quand l’Orignal, le Castor ou le Caribou Bonne Année ?

Communication interactive Événements Médias sociaux

#Gaza ou la récupération des médias sociaux !

4 janvier 2009

J’ai gardé un silence de blogue depuis le 29 décembre, question de célébrer le passage à la nouvelle année. Ceci étant dit, je n’ai pas fait que festoyer depuis le 29 décembre. J’ai suivi l’actualité et tout particulièrement les évènements tragiques qui se déroulent dans la bande de Gaza, en utilisant le hashtag #Gaza, mais aussi avec YouTube, Flickr et les chaînes de nouvelles continues et pour la première fois, grâce à un lien sur Livestation, trouvé justement sur Twitter, avec une foule de chaînes internationales dont Al-Jazeera.

La couverture sur Twitter #gaza et sur Livestation

J’ai donc suivi l’interminable cycle de violence qui ne cesse de consumer cette partie du monde et surtout les haines que cette situation déclenche entre factions rivales. J’ai tenté, au tout début des frappes aériennes, de «couvrir» les évènements comme je l’avais pour #Mumbai mais je me suis vite rendu compte qu’il y avait quelque chose de profondément, pour ne pas dire fondamentalement, différent…

Ainsi, quoique vous fassiez, quelle que soit l’information que vous rapportiez, quels que soient vos efforts pour être impartial et objectif, vous vous faites attaquer par les deux camps et traiter de tous les noms. Ça, ce sont les fondamentalistes, les extrémistes et autres «istes» de tout acabit. En plus, il y a les autres, plus modérés et subtils, qui vous répondent en tentant de vous prouver qu’ils ont la bonne information que vous vous devez de relayer. Et finalement, il y a maintenant, sur Twitter, comme sur YouTube, des «organes» officiels, mis en place par les deux parties pour tenter de «spinner» leur position dans ces nouveaux médias.

Sur Twitter, le compte @supportisrael et à la télé Internet, Al-Jazeera.

Cette fois, un compte-pro-Palestinien de GazaNews et à la télé Internet, BBC World News

Le cas de YouTube est particulièrement intéressant car il met en scène la machine de propagande des Forces de défense israéliennes (IDF). Pour ainsi dire, une des premières utilisations de YouTube à des fins de propagande clairement identifiés à des forces armées.

Deux sources, sur le Web, ont fait des analyses intéressantes de cette récupération des médias sociaux. Ainsi, Media Transparent, tout en recensant diverses sources pour appuyer son titre «Advent of Speciaity Reporting #Gaza», parle d’un intéressant parallèle avec la montée de CNN et de Christine Amanpour, lors de la première guerre du Golfe en 1990.

En effet, nous assistons, depuis les événements de #Mumbai en Inde, à la naissance du Speciality Reporting ou du micro-journalisme comme l’ont nommé les Français et en particulier Francis Pisani dans un article à la suite des évènements en inde et dont je rapporte ici une partie :

«Ces bouleversements mettent en cause le noyau dur du journalisme… la façon dont nous racontons des histoires, dont nous rendons compte de ce que nous voyons, comprenons, analysons.

L’info en réseau est en effet aussi une info en fragments.

L’info n’arrive plus ficelée comme un paquet soigné sous forme d’article avec un début (lead disent les anglo-saxons), un milieu et une fin, ce qui implique un minimum de synthèse et d’organisation. Pauvre Aristote.

L’info arrive comme une pierre jetée à la hâte. Pas nécessairement polie, mais lourde de faits et d’émotions.

Ne nous trompons pas sur la métaphore. Au bout d’un moment ces pierres ne sont plus que des grains de sable coulant en continu. L’info devient flux.

Synthèses, analyses et reportages sur le terrain seront toujours utiles voir nécessaires, mais force est de reconnaître que les premières interprétations ne sont plus le monopole des «têtes parlantes» qui pullulent sur nos écrans télé.»

Un second observateur, présent lui aussi lors de la crise à Mumbai, a aussi bien résumé l’utilisation des nouveaux outils de communication du Web 2.0 par les deux parties. Il s’agit de Gaurav Mishra. Ce dernier a écrit le billet suivant samedi dernier : «War 2.0, Propaganda 2.0 or Public Diplomacy 2.0 : The Role of Internet and Mobile in Israel Gaza Strip Bombing». Je vous en cite un passage :

«The Israel-friendly Help Us Win blog (Facebook/ Twitter) says that “the war is not only on the ground – but also in the international media” and encourages Israel’s supporters to “tell Israel’s side of the story” and “ensure that the international coverage of the Campaign Against Hamas is balanced”.

In fact, the Israel propaganda machinery is in full flow to ensure that everyone gets to hear Israel’s side of the story. The Israel Defense Force has a blog and a YouTube channel, the Israel consulate in New York held a press conference on Twitter and summarized the discussion on their Israel Politik blog, and the Likud prime ministerial candidate Benjamin Netanyahu is also on Twitter».

Du côté Palestinien, il note :

«There hasn’t been much sign yet of a Palestinian social media response, apart from @gazanews and #gazawarofwords on Twitter, the Palestine Video blog, and a Second Life protest (via Xeni Jardin at Boing Boing).

Hamas’s own public-relations effort has been rather unsuccessful. After YouTube censored its video posts, Hamas began using an alternative video-sharing site called AqsaTube, but even that is now inactive, according to Gwen Ackerman at Bloomberg.

However, 300 Israeli websites have been reportedly hacked, as per Kelly Jackson Higgins of Dark ReadingThe Council on American-Islamic Relations (CAIR) has urged US muslims to speak out against Israel on social media websites.»

Comme on le voit et comme je l’ai mentionné plus tôt, la bataille ne fait pas rage que sur le terrain physique. Elle est bel et bien en train de suinter dans les médias sociaux. À mon avis, si vous voulez en apprendre plus sur cette guerre larvée qui n’en finit plus avec le moins de propagande possible, consultez GlobalVoices.

Et comme ce billet sera le premier de la nouvelle année, je persiste et je signe : Le 21 décembre dernier, je vous présentais ainsi mes voeux pour cette nouvelle année 2009. Je les réitère donc :

«J’ai reçu une missive confidentielle provenant du 36, Quai des Orfèvres (Confidentiel) ! Décembre s’est fait « descendre », le 31 à minuit pile dans le premier Arrondissement ! Donc, soldez les idées reçues, flinguez les idées fausses et séchez l’encre de 2008. Préparez-vous à 2009, année qui passera à l’Histoire ! Pour l’an nouveau qui est déjà à nos portes, je vous souhaite un millésime à suspense : aventures, rencontres et amitiés. Avec la folle envie de pêcher les idées neuves, de cueillir les idées folles, de débusquer les idées larges, pour colorer les idées noires des nuances de l’arc-en-ciel. Surtout, avec quelques occasions de nous revoir. en réel ou virtuel, mes plus sincères vœux de bonheur, certes, mais aussi de sérénité, de sagesse et de plénitude à vous tous…»

Ce que je rajoute de nouveau, par rapport au 21 décembre, ce sont mes voeux de paix. Que tous les conflits trouvent une issue et que l’Homme mette de côté son EGO. Toutes les guerres ne sont en effet, que refus du partage, envie de domination de l’UN sur l’AUTRE… L’année 2009 sera-t-elle marquée par la disparition ou du moins la diminution de cet atavisme ? Yes we can !!!