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Et quand Microsoft Surface refait surface…

15 septembre 2008

C’était en octobre 2006, à New York. Plus précisément au Javits Convention Center où se déroule actuellement la conférence Web 2.0 Expo. J’y étais alors pour l’évènement Wired TechFest, qui cette année, aura lieu à Chicago. J’avais vu alors une foule de gadgets, robots, spères virtuelles et autres avancées technologiques, allant même jusqu’au projet de vaisseau spatial de Richard Branson de Virgin.

surface

Mais ce qui m’avait le plus impressionné, c’était un mur et une table tactile (voir le montage ci-dessus). J’avais eu une démo de la part d’un représentant de Microsoft sur la fameuse table qui est, en fait un ordinateur qui permet de travailler, entre autres, avec Google Earth en 3D. Je n’en avais pas alors parlé sur ce blogue mais avais intégré une photo de la présentation dans une de mes conférences sur le futur du Web.

Le projet d’ordinateur de table de Microsoft a finalement abouti commercialement en mai 2007 avec le lancement de Microsoft Surface. Ce lancement n’a pas eu la couverture des médias traditionnels ou sociaux qu’ont eu le iPhone ou encore la navigateur Chrome de Google. Presque passé sous silence, il était voué, semble-t-il, à sombrer dans l’oubli. Sauf que le semaine dernière, le produit a refait«surface» au TechCrunch50 et fait sensation, entre autres avec les commentaires d’Ashton Kutcher.

Et encore ce matin, voici ce que je lis sur Twitter :

Christophe Lauer CLaueR Ca y est, on a une table Microsoft Surface au MTC de Paris !!! 

Alors là… Plus question de passer sous silence…  Alors voici une démo faite un peu plus tôt cette année à CES 2008 à Las Vegas.

[youtube Zxk_WywMTzc&hl=en&fs=1]

Selon moi, la démo ci-dessus ne rend pas crédit à la partie intéressante et 3D que j’ai vue à New York  et dont vous voyez juste une parcelle des possibilités, surtout en matière de conception architecturale, sur ma photo ci-haut. Intéressant aussi le lien qu’essaie de faire Microsoft entre Surface et l’agonisant ZunePhone. Et vous, vous en pensez quoi ?

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De l’immobilisme des entreprises québécoises (suite et fin)

25 août 2008

En ce lundi nuageux et frisquet qui me fait penser à l’automne, je voulais parler de choses et d’autres. Juste quelques mots en premier sur mon dernier billet qui a suscité bien des commentaires, la majorité d’appui. En plus des commentaires, je voulais partager avec vous le billet de l’ami Francis Bilodeau sur son blogue Kranf.com, qui va dans le même sens. À lire aussi le commentaire du PDG de Dessins Dummond, Yves Carignan sur la «frilosité» des entreprises québécoises. Je ne suis pas le seul donc à déplorer le manque de vision des entreprises québécoises et notre immobilisme technologique qui met sérieusement en danger notre compétitivité internationale.

Je vous ai parlé en juin de Dion Hinchcliffe qui à Boston avait parlé de l’informatique traditionnelle, dépassée et qui ne génère plus que 20 % d’innovation contre 80 % de statu quo, ce qui était l’inverse avant : Et ce sont les vieux entre 45 et 55 ans qui contrôlent les services Ti et ces «vieux» emploient 80% de leur budget pour le maintien des infrastructures traditionnelles et leur sécurisation. Je vous ai aussi parlé du cas de Google dont on a refusé l’implantation d’un entrepôt de serveurs au Québec.

Pourtant l’aluminerie de Shawinnigan va être démantelée… Les élections fédérales s’en viennent et seront ensuite suivies de celles au Québec et je gage avec vous que cette question n’apparaîtra même pas sur le radar des politiciens à moins que… À moins qu’il n’y ait des centaines de sorties de blogueurs, de leaders de l’économie technologique québécoise et de journalistes techno comme celle de Michel Dumais.

Ce dernier a commis une lettre ouverte-billet, le semaine dernière, sur le manque de vision de l’administration municipale du maire de Montréal. Malgré que je ne partage pas tout ce qui y est écrit, il relève un fait criant : Un manque de vision qui a amené le maire Tremblay à faire tout un show médiatique sur la présence de Montréal sur la nouvelle plaque de jeu du Monopoly international (sur le terrain le plus cher Promenade) au lieu de faire avancer un dossier beaucoup plus important pour la compétitivité et la visibilité internationale de sa ville soit le financement de Ile Sans fil. Cette OSBL est au bord du gouffre et pourtant vise à offrir l’Internet «wireless» au plus grand nombre en utilisant les espaces publics, les restos, bars et cafés.

Quand les entreprises et les administrations vont-elles finir par comprendre que l’avenir passe par l’Internet, le sans fil, le Web 2.0, les espaces branchés et virtuels ainsi que par tous ceux et celles qui y oeuvrent et qui ont fait de Montréal un pôle technologique autrefois mondialement reconnu ? Quand finiront-ils par écouter les experts internationaux qui se succèdent à des conférences comme webcom, ici à Montréal ? Triste de constater que nous creusons l’écart qui nous sépare de l’Europe et de nos voisins du Sud et de l’Ouest…

En terminant, je voulais aussi souligner un billet sur lequel je suis tombé au cours du WE entre mon vélo et et mes «drives» de golf . Un billet lu sur Kelblog, le blogue de Catherine Nivez et Pierre Chappaz. Ces derniers notaient que pour la première fois, Apple vaut plus que Google ! Un petit milliard de $ de plus soit 154 contre 153… Intéressant phénomène dû en grande partie à la popularité des iPhone, iPods et autres «i». Encore plus intéressant de lire les commentaires à ce billet. On y note une méfiance latente, non pas contre Google mais bien envers Apple. Certains parlent de mode éphémère, d’autres de confiance, d’autres de philosophie technologique.

Et finalement une invitation à tous et à toutes pour le Yulbiz-Montréal de la rentrée qui aura lieu demain à 18h00 au Café Méliès à Montréal ! On y fêtera le troisième anniversaire du blogue de l’amie MichelleBlanc.

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L’avenir du Québec passe-t-il par le numérique ? Réponse : OUI !

8 juillet 2008

J’ai eu la semaine dernière, une conversation passionnante avec René Barsalo, directeur, Stratégie et partenariats de la SAT, Société des Arts technologiques. La conversation a porté sur notre civilisation de plus en plus numérique ou «digitale», sur les données que nous générons quotidiennement et sur l’identité numérique que nous nous bâtissons. Une identité faite de documents Word, PowerPoint, Excel mais aussi d’informations personnelles incluses dans nos profils sur Facebook, LinkedIn et autre sites de «networking social», de photos, de vidéos et de micro-conversations à la SMS, Twitter, Skype ou encore Seesmic. Le tout j’expliquais à René, doit former nos «LifeLogs» ou carnets de vie, la génération évoluée et 4.0 des blogues…

Le projet de LifeLog, MyLifeBits

Pour sa part, René travaille beaucoup à la SAT sur l’arrivée prochaine de la vague audiovisuelle (téléprésence, télémanipulation, espaces branchés, etc.), qui nous fera passer de plus en plus en mode “temps réel” plutôt qu’en mode asynchrone. Il se penche aussi sur les impacts à surveiller : sur nos partenariats, nos carrières, nos traces, notre société. Bref, il pousse notre conception actuelle du Web (2.0) vers une nouvelle, déjà identifiée comme celle du Web 3D mais pose aussi une autre question essentielle, soit celle de la place que nous occupons dans la société réelle et celle que nous occuperons dans la société numérique et de plus en plus virtuelle que se met rapidement en place.

Une place individuelle qu’on nomme «identité numérique» (pensez au ePortfolio de Serge Ravet) mais aussi collective et que nous nommerons comment : Culturello-numérique ? La bataille sur la diversité culturelle revue et corrigée et ayant une portée beaucoup plus vaste car touchant pas seulement le production culturelle traditionnelle mais TOUTE la production culturelle, professionnelle, sociale et personnelle de tous les membres de la société. Et quel poids aura le Québec face à des géants comme les USA, l’Europe et la Chine ? René prétend, avec raison, que le Québec occupe une position stratégique, un créneau que nous pourrions occuper si nous ne dormions pas collectivement au gaz comme c’est la cas présentement.

Géographiquement le Québec occupe, d’une part, une place stratégique pour la transmission de données par fibre optique, Il est sur le chemin le plus court pour relier l’Europe et la Chine, donc en mesure de profiter des retombées potentielles de l’installation d’une autoroute à méga-débit, un peu comme le PC1-Cable (PC pour Pacific Crossing et à 640 Gigabits/seconde) qui relie actuellement le réseau WIDE Internet (Widely Integrated Distributed Environment) au Japon au réseau américain Abilene (Advanced Networking for Learning-edge Research and Education) du projet nommé ambitieusement Internet2.

Le Québec pourrait profiter de ce nouvel Internet qui se met en place aux USA et au Japon, certes mais aussi en Europe avec le Projet DANTE (Delivery of Advanced Network Technology to Europe) et son réseau GÉANT2 mais aussi en Chine avec CERNET2 (China Education and Research Network). À la croisée des chemins numériques et virtuels, le Québec pourrait se tailler une place de choix, tant au point de vue économique, technologique que politique et socio-culturel.

L’urgence pour nos gouvernements locaux est d’investir au plus vite dans les infrastructures du futur et non seulement dans celles du présent. Imaginez seulement ce que le réseau GÉANT2 a pu réaliser pour le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) et le projet EGEE (Réalisation de grilles pour la science en ligne) :

«Au cours du mois d’avril 2006, la Grille a en effet été utilisée dans la lutte contre le virus mortel H5N1 de la grippe aviaire. Grâce à l’infrastructure de grille du projet EGEE, six laboratoires en Europe et en Asie ont analysé 300 000 composants de médicaments potentiels pour le traitement de la maladie. Cette recherche, menée sur 2 000 ordinateurs dans le monde entier avec l’aide d’un logiciel développé au CERN, a permis d’identifier et de classer les composés chimiques les mieux à même d’inhiber l’enzyme N1 du virus. En un mois, la collaboration est parvenue à traiter autant de données qu’un seul ordinateur en 100 ans».

C’est donc l’utilisation en réseau ultra-rapide du potentiel des ordinateurs de la planète, ce que l’on nomme le «Grid Computing» mais ces «grilles« seront bientôt remplacées par un nuage… Le «Cloud Computing», soit la possibilité de transférer dans le nuage Internet, l’ensemble des données et applications de la planète, le sujet de l’heure et dont j’ai traité en détails ICI.

Lors de mon récent passage à San Francisco, pour le conférence Web 2.0 Expo, j’avais relaté l’entrevue entre Tim O’Reilly et Jonathan Schwartz, président et CEO de Sun Microsystems, dont voici un extrait :

«Arrivé avec quelques minutes de retard, je comprends que la conversation va dans les deux sens, que le CEO a parlé avec beaucoup de ferveur de MySQL et que O’Reilly prend beaucoup de place. Il tente d’amener Schwartz sur ses terrains de prédilection soit le «Cloud Computing», et «The Internet as the OS», part dans de longues réflexions alors que Schwartz attend patiemment qu’il lui redonne la parole par une question…

La conversation prend une tournure très intéressante quand Schwartz finit par aborder innocemment le sujet des données et surtout les méga-entrepôts de données. Il lance une des meilleures citations de la conférence :« If the network is the computer, data is the currency»…Et fait surprenant, il ouvre la porte verte… En effet, selon lui, Sun Microsystems se doit d’être «power efficient» dans son offre de serveurs et que la nouvelle gamme ira en ce sens avec comme objectif de couper leur consommation d’électricité du cinquième.

Comme Sun est un des grands fournisseurs de serveurs, ses clients sont les propriétaires des entrepôts de données, les Google, Microsoft et maintenant Amazon et SalesForce. Selon le CEO, ces derniers ne devront pas seulement avoir des serveurs moins gourmands en électricité mais aussi avoir des entrepôts-containers… Et dans cette partie, Sun ne veut pas être uniquement un fournisseur d’infrastructure. Elle veut jouer à armes égales et aussi avoir ses propres entrepôts, lui donnant ainsi un avantage concurrentiel…

Ce qu’il veut dire par entrepôts-containers, c’est que Sun, Google et les autres doivent penser à des entrepôts mobiles, qui peuvent suivre les sources d’énergie. Encore plus intéressant, il en est arrivé à parler des entrepôts situés dans des endroits où on réchauffe les équipements au lieu de les climatiser. De l’antigel au lieu de l’air climatisé… Et aussi en arriver à les automatiser complètement. Un peu comme les postes et les centrales hydroélectriques qui sont opérés à distance… En ce sens, certains joueurs comme Microsoft planifient l’installation d’entrepôts en Sibérie

Vous voyez les opportunités ici, entre autres, pour l’économie québécoise. En effet, le Québec est un pays nordique et théoriquement assez froid. Il a une source inépuisable d’énergie : l’eau. Et il a des infrastructures industrielles à recycler dont des alumineries, idéales pour installer des méga-entrepôts de données puisque déjà équipées de l’infrastructure de transformation électrique. Vous imaginez pour l’économie de Shawinnigan ? Ou de Jonquière, ou de Baie-Comeau ? Le gouvernement et l’entreprise privée devraient comprendre et exploiter ce nouvel atout…

Cela me fait penser à ce qu’écrit Nicholas Carr dans son bouquin «The Big Switch», sur le fait que les compagnies comme Google sont en train de devenir des nouvelles «Utilities». Les précédentes fournissent de l’énergie. Les prochaines fourniront un nouveau service essentiel : l’Internet et nos données. Schwartz et Sun ont bien compris… «Free software and free ideas are the best way to reach the consumers». Une fois atteints et fidélisés, Sun peut se concentrer à faire son $$$ ailleurs soit en devenant un des joueurs majeurs de la «Data War» et aussi en vendant ses serveurs à Google, Amazon, et autres nouvelles «Utilities».

Ce que je ne savais pas alors, c’est que le gouvernement du Québec a justement refusé la permission à Google de venir s’installer au Québec… Il y a des sous-ministres qui pensent plus à ne pas faire de vagues jusqu’à leur retraite plutôt qu’à prendre des risques pour assurer le développement économique et technologique du Québec et ainsi assurer notre compétitivité sur la scène mondiale où se joue actuellement le grand positionnement technologique, la «Data War» dont je parlais…

Et pourtant, le Québec pourrait encore une fois tabler sur ses atouts traditionnels : sa situation géographique et son climat, ses ressources naturelles, plus particulièrement l’eau et l’hydroélectricité mais aussi la créativité de l’ensemble de sa population qui l’a longtemps placé au-devant de l’industrie du numérique, tant dans les entreprises du Web 1.0 avant l’éclatement de la Bulle, que maintenant avec l’industrie du jeu, celle du eCommerce et du Web 2.0 mais aussi du Web 3D avec des initiatives comme le Panoscope 360 de la SAT et de l’UdM, l’unité Métalab ou encore le programme TOT.

Car il faut comprendre, comme se tue à l’expliquer René Barsalo, que le futur du Québec n’est pas dans les technologies du Web 2.0 mais bien dans celles du Web 3.0 ou 3D et de ce que nous ferons des opportunités que nous offrent nouvel Internet et ses réseaux. Avoir sur son territoire, à la fois les meilleurs réseaux et les entrepôts qui feront partie du «Nuage Internet» est essentiel à notre développement en tant que société et il est urgent d’agir !!!

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Twitter investira-t-il dans de nouveax serveurs et la vague qui vient de l’ouest…

22 mai 2008

C’est la question que je me pose, surtout après avoir lu, merci à Phil Jeudy, les billets sur bub.blicio.us (Brian Solis) et TechCrunch (Michael Arrington) concernant le nouveau financement levé par Om Malik de Twitter, soit 15 millions US $, probablement en provenance de SparkCapital. Les deux parlent des frustrations des utilisateurs ces derniers jours quant à la lenteur et aux ratées de Twitter, parlant même d’exode des utilisateurs… Ils y vont un peu fort.

Mais chose intéressante, c’est que le premier spécule sur l’utilisation que fera Twitter de ces nouveaux fonds, parlant d’achat de nouveaux serveurs pour faire face à ces lenteurs et à la croissance de la demande. Je ne peux pas croire qu’on puisse être aussi naïfs…

Vous vous souvenez de mon récent billet sur Amazon Web Services, où je disais, entre autres : «Ainsi, Amazon vous offre accès à un serveur d’applications pour aussi peu que 10 cents de l’heure. Besoin d’espace de stockage pour vos données (textes, photos, vidéos, etc.) ? Amazon vous offre le principe du «all you can eat» pour 15 cents du Gigabit par mois ! Toutes les «startups» accourent aux portes, n’ayant plus à se soucier de trouver des millions en financement pour les serveurs nécessaires à leur développement. Une révolution profonde est à nos portes… »

Et pas seulement pour l’entreposage de données mais aussi pour l’hébergement applicatif… Ce qui m’amène à ma soirée d’hier, à l’évènement TechnoMontréal, organisé par Pierre Root. Faut savoir, que TechnoMontréal vise à réseauter les gens des TI traditionnels à Montréal. Donc bien des complets-cravates pour l’occasion… À cette occasion, Pierre donnait la parole à Hugo Boutet, président et CEO de Oriso, une entreprise de TI qui vise à offrir aux PME des services virtualisés se voulant comparables à ceux d’Amazon, Google et Microsoft.

J’ai déjà parlé du fossé qui existe dans les entreprises de RP, de Comm. et même de marketing quand vient le temps de saisir le phénomène du Web 2.0 et des «Digital Natives» de Marc Prensky. Eh bien, le fossé est tout aussi grand chez les entreprises de Ti traditionnelles. Avec Jon Husband, j’écoutais Hugo parler du problème de la relève, du nombre décroissant d’inscription en TI au Cégep, du besoin d’intéresser et de fidéliser les employés TI, et de la population vieillissante qui part à la retraite. À chaque point de forme, Jon hochait de tête en entendant Hugo formuler les traditionnels diagnostics et solutions. (Je n’ai pas encore mis la main sur ses «slides» pour vous en décrire le contenu en détail) Cela n’augurait rien de bon quant à la fin de sa présentation…

Hugo venait donc présenter sa proposition aux PME d’utiliser ses services d’hébergement et de maintenance virtuels. Ce dernier espère que les PME qui ne veulent pas investir dans une infrastructure informatique (entreposage de données, hébergement d’applications, connectivité et service de maintenance et de soutien à distance), choisiront son entreprise plutôt que Google ou Amazon, question de proximité de service !!! Depuis quand la proximité entre-elle dans l’équation ?

Quand Amazon offre ses services Web et son entreposage de données, aux prix mentionnés plus tôt, c’est aussi service inclus et avez-vous vu l’Internet planter récemment ? Et Google, et Amazon ? Bonne chance Hugo ! Le marché de la virtualisation, du Cloud Computing et de l’ordinateur planétaire est déjà hors de portée des joueurs locaux, même si Hugo soutient que Oriso est soutenue par Microsoft… À sa place, je me préparerais à me faire acheter par Microsoft et ainsi me faire engloutir par la vague qui vient de l’ouest…

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Silicon Valley, le Web 2,0, Apple et «All you can eat»…

12 mai 2008

Les médias technos semblent se passer le mot…Il y a quelques mois, Wired et Fast Company faisaient leur Une avec sensiblement la même image et des reportages extensifs sur le phénomène Apple : Comment une société comme Silicon Valley, qui carbure essentiellement aux valeurs de collaboration du Web 2.0, peut-elle engendrer une compagnie (Apple) qui puisse être aussi brillante sur le marché des nouvelles technologies et pourtant, fonctionner organisationnellement comme une compagnie traditionnelle de Wall Street ou de Dallas, basée sur le secret et manipulant ses employés de façon quasi-dictatoriale ? C’est reconnu : Steve Jobs n’est pas un modèle d’ouverture et de bienveillance envers ses employés.

Grâce à l’ami Philippe Martin, j’ai mis la main sur un billet du blogue Peer-to-Peer qui montre très bien le phénomène Apple, une contradiction qui n’est pas la première en ce monde des nouvelles technologies. Combien de geeks, de spécialistes du Web 2.0, de communicateurs interactifs utilisent des MacBooks Pro ou Air, des iPods de toutes les moutures et bien sûr, le iPhone ? Réponse, ils sont légion à ne pas se poser la question sur le processus Apple. C’est bon et ça marche… Même l’ami Loïc LeMeur, le chantre du Web 2.0 ne jure que par Mac…

Une fois de plus, après le cas de Jobs, les médias ont trouvé un caractère hors du commun et hors de Silicon Valley pour faire leur une. Le cas est un peu différent car il met en lumière un être atypique dans le monde californien des nouvelles technologies. Je parle de Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon. Son entreprise, comme Microsoft n’est pas en Californie mais à Seattle. Et c’est de cet endroit qu’il se lance actuellement un défi énorme qui le met sous les feux de la rampe.

Le magazine Wired et aussi Condé Nast Portfolio lui consacrent ce mois-ci un titre en une et des reportages de fond et même un poscast sur sa nouvelle stratégie nommée AWS, pour Amazon Web Services. Le but : compétitionner Google et Microsoft dans le domaine du «Software as s Service» ou encore Cloud Computing. Bref comme Sun Microsystems également, tout ce beau monde court après vos données, et vise à Créer un ordinateur planétaire nourri par des méga-centres de stockage de données. Votre «laptop» devient un Webtop… Un terminal branché à un ordinateur planétaire et ces centres d’entreposage de données, tous reliés pas des câbles de fibre noire capables de transiter les données à la vitesse effarante de plus de 14 «Térabits/seconde».

Ce faisant, ces compagnies s’assurent d’être les prochaines utilités publiques du XXI et XXIIe siècle. Pour cela, vous devriez lire le livre Nicholas Carr, intitulé «The Big Switch : Rewiring the Worlf from Edison to Google». Nous sommes tous clients et dépendants de l’électricité. Nous payons tant par mois pour ce service qui est devenu essentiel. Ce que font actuellement Amazon, Google et les autres n’est pas différent. Ainsi, Amazon vous offre accès à un serveur d’applications pour aussi peu que 10 cents de l’heure. Besoin d’espace de stockage pour vos données (textes, photos, vidéos, etc.) ? Amazon vous offre le principe du «all you can eat» pour 15 cents du Gigabit par mois !

Toutes les «startups» accourent aux portes, n’ayant plus à se soucier de trouver des millions en financement pour les serveurs nécessaires à leur développement. Une révolution profonde est à nos portes… Imaginez pour les grosses entreprises, aux «prises» avec une infrastructure Ti qu’ils paient des fortunes en achat, entretient et évolution. Et je ne parle pas du personnel requis pour la faire tourner… Bienvenue dans le monde d‘Internet 2 et du Web 3.0 !!!

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Dieu le Père, les VC et le party…(1)

24 avril 2008

Habituellement, dans une conférence, les présentations spéciales ou «keynotes» ont lieu en début de journée et à la fin. Les gens de chez O’Reilly, qui organisent le Web2.0 Expo ont décidé de faire différent en les concentrant au début ou à la fin. Ainsi, hier, elles étaient concentrées à partir de 16h00. Et devinez qui a s’est amené pour débuter le festival ? Dieu le Père en personne… Je parle bien entendu de Tim O’Reilly. Ce dernier est venu parler des prochaines tendances.

Et ainsi, Dieu m’a donné sa bénédiction en identifiant les tendances suivantes : l’Entreprise 2.0 et le Cloud Computing. Sur les deux sujet, il n’a rien dit de bien nouveau. Ce qui m’a le plus frappé c’est la façon dont il a livré son discours. On aurait dit qu’il était là pour fouetter l’ardeur des 3 000 personnes et plus présentes dans la salle. Façon de leur remonter le moral face à une économie américains qui stagne, fait du sur place. Il a même lancé : «Do you really think we’re done yet?» Et la salle de répondre en choeur :«Nooooo, nooooooooooo!».

À ce stade, je me suis dit : j’assiste à une grande messe technologique à l’américaine . J’exagère ? Tim O’Reilly a terminé sa prestation en citant un poème de Rainer Maria Rilke, The Men Watching. Il l’a lu comme une prière et non par hasard, on y parle des anges. O’Reilly a parlé de l’importance de lutter avec les anges, d’avoir des buts démesurés bref, de faire une différence sur cette terre ! Et oui, il a parlé de «Inconvenient Truth» de Al Gore

Cloud Computing Identité numérique Internet2 Sécurité des données

Vous rêvez d’un Internet méga-ultra-rapide ? Internet2 est là ! Mais pas pour vous…

18 avril 2008

Dans un de mes dernier billets, j’ai écrit sur un article paru dans le Times of India et intitulé : «Spinning a new world». Dans cet article non-signé, on parle de l’arrivée d’un nouveau réseau Internet en mesure d’accommoder le nouvel accélérateur de particules de Genève qui entrera en service cette année. La raisonnement est correct. Pour transmettre l’équivalent de 56 millions de CD annuellement, soit une pile de 64km de haut, il faut plus de bande passante que le réseau internet peut en offrir. Pour ce faire, ils notent la création du «Data-Grid» par le CERN. En fait, ce projet réfère à un autre, soit le projet EGEE (voir ci-dessous).

Les rédacteurs du Times on India font référence à la pointe de l’iceberg, L’iceberg au complet, c’est Internet2. Déjà l’armée américaine, les universités et grands centres de recherche mondiaux tels que Cal-Tech et le CERN ainsi que certaines entreprises privées comme Google et Microsoft travaillent avidement et ce, depuis 2003, à mettre sur pied un réseau Internet parallèle hyer-rapide, l’équivalent de ce qu’ils disposaient avant l’arrivée d’Internet , soit ARPANET. Ainsi en 2003, une initiative conjointe CERN et Cal-Tech avait donné un record de vitesse de 5,44 gigabit par seconde (Gbps). C’est à des années-lumière du 100 mégabits par seconde (Mbps) promis pour bientôt par Vidéotron sur l’Internet traditionnel.


Annonce faite en 2003 par le CERN

Depuis, les choses sont allées très vite, c’est le cas de la dire.. Quand on regarde un peu plus loin, on peut voir qu’entre l’Asie et les USA existe le PC1 Cable System et que ce dernier offre actuellement une possibilité de 240 gigabits/seconde (Gbps) et qu’en plus il a été conçu pour atteindre UN Tétrabit/seconde !!! (Tbps). Cette méga-autoroute n’a pas été mise là par hasard. Autant les USA, que le Japon et la Chine ont de grandes ambitions. Ainsi Google et Microsoft sont en train d’installer des méga-usines de serveurs et d’entreposage de données en Oregon

Le complexe de Google à The Dalles

et dans l’état de Washington (sur le chemin du PC1). On vise rien de moins que de révolutionner l’ordinateur ! Le LapTop deviendrait un vulgaire terminal pour accéder à une foule de Services Web. Sceptiques ? Regardez l’offre de Services Web actuelle de Google et demandez-vous pourquoi Bill Gates a laissé sa place à Ray Ozzie… Si vous voulez en savoir plus sur ce facsinant sujet, je vous invite à lire les fantastiques reportages réalisés pour Wired par Georges Gilder et Fred Vogelstein, où ils décrivent ainsi ce que Google et Microsoft sont en train de réaliser et qui est à mon avis très proche du «Operating System» :

«The desktop is dead. Welcome to the «Internet cloud», where massive facilities across the globe
will store all the data you’ll ever use.
»

C’est le nouvel Internet qui sert déjà les grandes institutions. Aux USA, le projet s’appelle clairement Internet2 et propose aux universités et centres de recherche une connexion au réseau Abilene, lui-même connecté à PC1Cable System. En Europe, en avril 2006, le projet EGEE du CERN (Union Européenne) a, pour sa part, été utilisé dans la lutte contre le virus mortel H5N1 de la grippe aviaire. Grâce à l’infrastructure de grille (grid computing) du projet EGEE, six laboratoires en Europe et en Asie ont analysé 300 000 composants de médicaments potentiels pour le traitement de la maladie.

Cette recherche, menée sur 2 000 ordinateurs dans le monde entier avec l’aide d’un logiciel développé au CERN, a permis d’identifier et de classer les composés chimiques les mieux à même d’inhiber l’enzyme N1 du virus. En un mois, la collaboration est parvenue à traiter autant de données qu’un seul ordinateur en 100 ans !!

Toutes choses rendues possibles par DANTE et le réseau Géant2, réseau jumeau d’Abilene aux USA. Et comme pour Internet 1, un des principaux utilisateurs de ce nouvel Internet2 sera l’armée… En fait tous les militaires utilisent déjà les possibilités offertes. Pour vous en convaincre, jetez un coup d’oeil sur le site Horizontal Fusion et sur le billet précédent… Édifiant !