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L’innovation chez Google, IBM et le Power V !

3 février 2009

Entre l’évaluation de plates-formes intranet qui se veulent multilingues et Web 2.0 et sur lesquelles j’écrirai dans un prochain billet, je continue à naviguer sur le Web à la recherche d’informations pouvant m’aider dans l’élaboration de la programmation du prochain webcom-Montréal. En particulier tout ce qui a trait à l’innovation. J’avoue, le sujet me passionne de plus en plus.

Ce faisant, je suis tombé sur une intéressante entrevue avec l’économiste en chef de Google, Hal Varian, qui est, entre autres, «Professor of information sciences, business, and economics at the University of California at Berkeley». Et ce dernier n’y va pas avec le dos de la cuiller quand il parle de la nécessité pour les dirigeants d’entreprise de changer leurs pratiques d’affaires et leur façon de penser l’innovation.

Voici un passage de l’entrevue :

« We’re in the middle of a period that I refer to as a period of “combinatorial innovation.” So if you look historically, you’ll find periods in history where there would be the availability of a different component parts that innovators could combine or recombine to create new inventions. In the 1800s, it was interchangeable parts. In 1920, it was electronics. In the 1970s, it was integrated circuits.

Now what we see is a period where you have Internet components, where you have software, protocols, languages, and capabilities to combine these component parts in ways that create totally new innovations. The great thing about the current period is that component parts are all bits. That means you never run out of them. You can reproduce them, you can duplicate them, you can spread them around the world, and you can have thousands and tens of thousands of innovators combining or recombining the same component parts to create new innovation. So there’s no shortage. There are no inventory delays. It’s a situation where the components are available for everyone, and so we get this tremendous burst of innovation that we’re seeing.»

Et encore, Varian est intarissable et j’aurais pu le citer encore et encore mais il y a mieux. Écoutez tout simplement son entrevue donnée au McKinsey Quarterly en cliquant sur l’image ci-dessous :

Mais je vous le dis tout de suite, quand il est question d’innovation, j’aime tout particulièrement ce qui se fait de côté des plates-formes de partage d’idées, les fameuses idéagoras. En cela, les plates-formes intranet que j’évalue actuellement en sont encore loin… Celles qui offrent cette opportunité ne sont pas tournées vers les employés à l’aide d’une section particulière de l’intranet mais plutôt vers les clients (Dell, Starbucks, Amazon, Proctor & Gamble, etc.) ou vers les employés des autres et même les retraités (YourEncore, NineSigma, TekScout, InnoCentive, etc.) toutes sauf… IBM..

Toujours eux et c’est compréhensible quand on sait que Big Blue se veut un modèle d’entreprise 2.0 et prouve ainsi à ses clients la pertinence de ses solutions d’affaires. D’autres sociétés travaillent également sur le principe des ideagoras et de l’innovation à l’intérieur de l’entreprise. Le Groupe français Awak’It est l’exemple qui s’en rapproche le plus… Il est grand temps que les entreprises comprennent que l’innovation ne vient pas uniquement de la R&D ou des clients. Le «crowdsourcing» s’applique aussi aux partenaires d’affaires et surtout aux employés, qu’ils soient actifs ou retraités.

De toutes ces plates-formes, celle qui sert le mieux l’innovation est encore la doyenne InnoCentive. J’ai déjà publié une entrevue avec son président Dwayne Spradlin. Voici un reportage télé qui fait corporatif, j’en conviens, mais qui explique bien le principe que je viens de développer. Vo us pourrez en savoir plus au prochain webcom-Montréal car Jon Fredrickson, d’Innocentive, présentera «Open Innovation – the fuel for growth and change.» dans la piste Innovation.

MAJ

Je viens tout juste de prendre connaissance d’un billet paru sur Minnov8 et intitulé «Why Executives don’t “get” Social Media». Intéressant car écrit justement par un dirigeant. Tous ces derniers sont de générations en compétition pour le «pouvoir» et il explique bien ses motivations de «Power V» avec le graphique suivant.

Pas besoin de vous dire qu’avant que les Intranets 2.0, les idéagoras et l’entreprise 2.0 décolle vraiment dans les entreprises, va falloir un changement de leadership et/ou un reconditionnement de ceux et celles qui vont s’accrocher. On nomme cela : Gestion du changement et transformation organisationnelle. Penser collaboration plutôt que compétition. Passer de hiérarchie verticale à wérarchie horizontale…. En passant, «Power V» est employé dans un autre contexte mais qui en dit long….