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Web 2.0

Cloud Computing Communication interactive Identité numérique Internet2 Sécurité des données Web politique

MAJ 1 et 2 Wikileaks tuera-t-il Wikipédia, ou qui au juste menace nos libertés ?

14 novembre 2014

Titre provocateur s’il en est un mais qui cache une bien triste réalité: la collaboration est actuellement offerte en sacrifice à l’autel de la sécurité des données et des applications… Finie l’utopie du Web 2.0, de l’espoir de changer le monde tous ensemble dans un vaste élan de prise de parole et de collaboration. De changer les entreprises, leur hiérarchie et leur domination du capital sur le social. Finie ou presque le grand espoir du logiciel libre et ouvert qui ferait économiser des milliards aux gouvernements. Presque finie aussi la grande illusion de la fin de la corruption par l’ouverture des données publiques… Lire la suite

Cloud Computing Communication interactive Entreprise 2.0 Gestion des organisations Intranet

Avis aux CIO: cessez d’obséder sécurité…

4 mars 2014

Et rêvez plutôt collaboration et innovation ouverte ! Vous arrive-t-il de rêver à un monde idéal où votre entreprise et ceux et celles qui la dirigent seraient ouverts au changement et à l’innovation et mettraient tout en oeuvre pour dynamiser LA structure organisationnelle pour stimuler sa compétitivité et sa croissance ? Moi oui et comme dans tout bon rêve, s’amalgament une foule d’idées et de sujets épars pour en faire un tout cohérent. Lire la suite

Blogues Web politique

Sommes-nous des Twitter-bourgeois ou même des Web-bourgeois ????

22 novembre 2011

AVERTISSEMENT:

Ce billet peut offenser certaines personnes. Comme il est mentionné à la télé, «Viewer discretion is advised»…

Après ma récente sortie sur Yulbiz et la place des blogues dans un contexte d’affaires, et surtout après les réactions que ce billet a suscitées, je me pose cette question en titre. Pourquoi? Eh bien parce que depuis, j’ai regardé l’ensemble de mes inrteractions sociales sur le Web pour m’apercevoir que je me suis assigi et surtout que je ne suis pas la seul à l’avoir fait. Quand je regarde mes flux Twitter, Facebook, Google+, etc., je les trouve bien calmes par rapport à 2007-2008.

pirate

Les réseaux sociaux sont-ils toujours les vecteurs de changement qu’ils étaient ? Probablement dans les économies et les pays émergents (j’aime ce mot)  comme en Asie ou au Moyen-Orient où ils ont eu un rôle «instrumental» dans la révolte et l’indignation de la population face à une classe dirigeante corrompue et dépassée par l’éclosion d’un  mouvement civil et populaire.

De là ma question: nous qui avons été aux avant-postes des premiers soubresauts de la prise de parole ciotoyenne, que nous est-il arrivé ? Nous sommes bien coîts devant ce qui se passe actuellement dans le monde. Face à la foule des indignés en Espagne, en Libye, en Égypte (bis), à Wall Street ou à la Place Victoria (sic…) à Montréal. Nous qui avons tweeté en direct la protestation du peuple Iranien face à la fraude massive des dernières élections, avons pourtant élu des gouvernements rétrogrades et autoritaires à l’inverse de la démocratie participative que présupposait le 2.0. Je me souviens à San Francisco de la grande messe O”Reilly à la conférence Web 2.0 Expo où le prêtre officiant. i.e. Tim O’Reilly nous disait que nous étions les privilégiés d’un mouvement planétaire… Le sommes-nous vraiment ?

Nous sommes bien tranquilles dans nos niches d’affaires à ne pas prendre position et à simplement«retweeter», «liker» ou partager sur Facebook… Cela me rappelle avec douleur la murale scandaleuse de Jordi Bonnet au Grand Théâtre de Québec inaugurée en 1970: «Vous êtes pas tannés de mourir bande de caves, c’est assez!». À bas le Web bourgeois !!!

Je dis cela en passant…

Communication interactive Événements

webcom-Montréal: un caractère exceptionnel et une envergure mondiale!

7 septembre 2011

J’aime bien parler et écrire sur les conférences Web, aussi bien celles auxquelles je participe à l’organisation comme webcom-Montréal ou encore celles auxquelles je participe comme blogueur officiel ou conférencier comme LeWeb à Paris, Enterprise 2.0 à Boston ou KMWorld à Washington. D’ailleurs, je serai à cette dernière les 31 octobre (ma fête) 1er, 2 et 3 novembre prochains. J’y donnerai une conférence sur la mémoire d’entreprise™.

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Mais bon, là n’est pas l’essence de mon propos dans ce billet. Je veux plutôt écrire et vous entretenir de la prochaine conférence webcom, les 15 et 16 novembre prochains à Montréal. Déjà, que nous parlions de deux jours constitue une nouveauté. En effet, webcom a toujours eu lieu sur une journée. La seconde qui sera, dans les faits, la première, sera consacrée à des ateliers. Pourquoi? Parce que depuis plusieurs éditions, des participants nous mentionnent qu’il serait bon d’approfondir certains sujets et aussi d’initier à certains autres.

Donc, le 15 novembre, on pourra assister à de TRÈS bons ateliers: Cinq en fait… Un sur la création et la gestion de blogues, avec Philippe Martin de La Fabrique de blogues, un second sur Google+ avec le vulgarisateur hors pair qu’est Benoit Descary, un troisième sur comment le numérique transforme l’expérience client en «retail», avec Stéphanie Latour, un quatrième donné par Johann Romefort, l’ex-CTO de Seesmic sur les réseaux sociaux – Le passage de clientèle à communauté et finalement un méga-atelier d’une journée complète qui sera donné par Google sur Adwords et Google Apps.

La présence de Google à webcom se fera aussi sentir dans la piste plate-formes et technologies le lendemain alors que la nouvelle figure publique de Google pour le Québec Nicolas Darveau-Garneau, viendra lui aussi parler de comment Google+ s’intègre dans le projet social de l’entreprise de Mountain View. En passant, Nicolas fait un retour au Québec après plus de 10 ans passés dans la Silicon Valley.

Autre grande première à webcom en cette version automnale… Certain(e)s se souviendront peut-être de mon billet écrit en 2009 sur le discrimination 2.0 dans les conférences Web. J’y notais l’absence évidente de femmes parmi les conférenciers et faisais mon mea-culpa. Eh bien, pour cette édition, ce sera la première fois que les femmes seront en majorité sur les podiums de webcom. (voir onglet conférenciers)

Les communautés et les réseaux sociaux

Comme il est question de Google+, il est bon de mentionner que la majorité des conférences et conférences spéciales (keynotes) vont porter sur les réseaux et médias sociaux et leur éthique ainsi que sur les communautés et leur gestion, de là peut-être, le fait que les femmes soient plus présentes car nombre d’entre elles oeuvrent dans les médias et réseaux sociaux et assez souvent comme gestionnaires de communautés. Il sera aussi question de curation de contenus, le nouveau concept à la mode mais qui en fait n’est pas si nouveau que cela…

Parlant de ces thèmes, ne manquez pas les conférences de Mario Sundar, le Senior Social Media Manager chez LinkedIn, celles de Maria Ogneva et Chrysanthe Tenentes, toutes deux gestionnaires de communauté, la première chez Yammer et la seconde chez Foursquare, les conférence de Corinne Weisgerber et de Patrice Leroux sur la curation de contenus, celles de Sameer Patel sur le Social CRM, celle de Jamie Pappas sur le ROI dans les médias sociaux ainsi que le panel qui risque d’être très animé sur l’éthique et les médias sociaux. Ouf…

salle webcom

webcom: un caractère exceptionnel et une envergure mondiale

Je n’ai même pas parlé des multiples études de cas à l’horaire dont celles d’EDF et de EMC ainsi que celles présentées par le Cefrio. Ne pas manquer non plus les présentations spéciales de Cindy Gordon et de Michel Cartier, ce dernier offre un titre fort évocateur: L’avenir commence aujourd’hui! Il y en aura plein d’autres qui seront confirmées dans les prochains jours, dont certaines en partenariat avec des institutions québécoises très importantes. Il y aura aussi d’autres annonces très importantes pour l’avenir de webcom et de la communauté du Web 2.0 au Québec ainsi que le nomination des deux nouveaux récipiendaires des Prix Cartier.

Ces annonces viendront confirmer le caractère exceptionnel de cette onzième édition de webcom-Montréal. En effet, webcom fête son cinquième anniversaire et le célèbrera aussi bien lors des deux jours d’ateliers et conférences que le soir dans les traditionnels cocktails. Je vous le dis, un rendez-vous à ne manquer! webcom-Montréal c’est un peu beaucoup le LeWeb québécois et avec une différence notoire. webcom est devenu en cinq ans la plus importante conférence francophone sur le Web 2.0 au monde ! Faudra fêter ça !

 

 

Cloud Computing Communication interactive Entrepôts de données Études Internet Internet of Things Internet2 Web sémantique

MAJ1 et 2: Google+, un avertissement en coup de tonnerre : Le Web 2.0 aurait-il vécu ses plus belles années ?

19 juillet 2011

Google+ sera-t-il le dernier grand site de réseautage social du Web 2.0 ? Tout en moi voudrait qu’il n’en soit pas ainsi mais en même temps tout en moi crie le contraire… Oh… ce n’est pas le dernier site, la dernière communauté à apparaître mais je crois que tous ceux qui viendront APRÈS ne seront que copies ou tentatives de trouver une autre façon d’entrer en relation, de réinventer une formule déjà arrivée à maturité avec Facebook, LinkedIn et G+…

plus

Alors, suis-je en train d’écrire sur le chant du cygne des réseaux sociaux ? Pas encore… Mais je crois que Google + est un avertissement en coup de tonnerre ! Le Web 2.0 a vécu ses plus belles années (2004-2010) et dans un cycle de vie normal, les adultes vieillissent et finissent par disparaitre et laisser la place à la jeunesse 3.0 ou 4.0 ou n’importe quelle autre appellation qui serai détermnée par les prochains gourous du Web ou de l’Internet à la Tim O’Reilly. À ce titre, laissez-moi vous entretenir des derniers travaux d’un de nos maîtres à penser québécois (pas un gourou) et selon moi, un homme qui a, ici comme en Europe, l’impact d’un Marshall McLuhan. J’ai nommé Michel Cartier.

Pas surprenant qu’à webcom, nous ayions donné son nom aux Prix Cartier remis aux personnes qui ont profondément marqué le milieu québécois des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Dans une récente rencontre, Michel m’a fait part des résultats de ses dernières recherches sur les changements à apprivoiser au cours des 10 prochaines années avec comme danger de vivre de la pensée magique, c’est-à-dire de la technoscience… En fait, ce qui détermine notre avenir est plus complexe et implique aussi bien le technologique que l’économique et aussi le sociétal..

Trois vagues (rappelez-vous Alvin Toffler) qui ont simultanément atteint leur point de rupture entre 2000 et 2010 et qui, comme un Tsunami, balaient l’ancien ordre social pour le remplacer par de nouveaux modèles basés sur trois axes majeurs:1- La technologie, poussée par la convergence en mode intégré, 2- Un nouveau modèle économique de proximité et surtout 3- Un nouveau rapport au pouvoir basé sur la prise de parole.

Trois axes et autant de schémas…

Ces trois axes, Michel en a fait des schémas car il faut connaître l’homme pour comprendre que tout passe par les schémas. Donc, lors de notre rencontre, il m’a montré le fruit de ses dernières réflexions maintenant schématisées. C’est donc avec son accord, que je les diffuse ci-dessous. Comme vous le verrez, ils sont encore sous une forme brute, dessinés au crayon mais aussi sous forme évolutive car encore incomplets mais chacun venant expliquer ce qui se passe dans notre société et ce qui l’influencera dans les prochaines années. Et comme j’ai débuté ce billet par les réseaux sociaux, je reproduis donc le schéma sur l’axe sociétal.

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On y voit nettement la convergence des usages sociaux entre les médias de masse et l’informatique avec les divers outils inventés au fil de la ligne du temps tracée en haut. La question est de savoir qui cannibalise qui en bout de ligne pour capter l’audience de milliards d’internautes (2 milliards à date…) et de consommateurs de contenus sur trois types d’écrans, soit téléviseurs, ordinateurs et écrans mobiles. Pas inclue dans son schéma est la question des contenus ainsi générés et consommés.

Contenus et données auront besoin d’être entreposés, ce que l’on verra dans le schéma sur le système, et surtout organisés et présentés de façon cohérente, ce que l’on nomme actuellement la curation de contenus. Bref, la schéma de Michel me rappelle drôlement un autre schéma que j’utilise assez rarement dans mes conférences pour parler de la naissance du Web social, où les technologies sont vues comme un accélérateur de changement social et les forces sociales comme un transformateur du développement technologique. Cette interdépendance et interinfluence arrive juste à la jonction du schéma de Michel Cartier en 2004, l’année où justement le social et le technologique ont fusionné pour créer le Web social.:

websocial

Parler de technologies m’amène à présenter le schéma sur l’évolution de ces dernières et justement de prendre en compte la gestion de la conversation sociale et l’entreposage des données ainsi générées. J’ai souvent parlé les entrepôts de données et de la guerre que se livrent les grands comme Google et Amazon pour leur contrôle. Justement, cela touche d’une part la technologie mais aussi l’économie, soit les deux prochains schémas de Michel. Celui ci-dessous montre l’évolution des technologies informatiques depuis les années 70 en termes de traitement, de stockage et de réseaux.

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Bien évidemment, nous sommes passés du «mainframe» au client-serveur avec les minis puis les micros mais vous remarquerez que l’arrivée sur le marché des appareils mobiles change la donne. Encore une fois, on assiste à un changement de paradigme entre les années 2000 à 2010. Chris Andreson du magazine Wired a parlé de la mort du Web et de la prédominance de l’Internet avec maintenant 70% des contenus consommés par des applications accédant directement à Internet et non plus au Web via un navigateur. Mais la multiplication de ces appareils et applications a aussi multiplié la quantité de données disponibles et surtout à entreposer d’où le petit dessin en bas pour le Cloud Computimg ou en français «infonuagique» et son alter ego : les entrepôts de données.

Le guerre pour nos données et l’ordinateur planétaire…

Ce que le schéma ne montre pas cependant et que j’ai fait remarquer à Michel c’est que tous nos bidules mobiles, téléphones intelligents, iPads, iPods, lecteurs de livres numériques et netbooks n’ont pas de disques durs pour le stockage des données, d’où l’infonuagique et les entrepôts, d’où le RETOUR au mainframe !  Un seul ordinateur planétaire avec des milliards de terminaux qui sont actuellement des objets qui deviendront intelligents mais si on se projette juste un peu plus loin, des terminaux qui seront implantés chez les utilisateurs, directement… Bienvenue Cyborgs !

Et cette perspective fait saliver les grands de l’écomonie numérique… De là, le dernier schéma de Michel où l’économie a évolué des pionniers aux consortiums, des consortiums aux conglomérats et de ces derniers aux géants de service qui comme le mentionne Michel pourraient devenir les «maîtres du monde» remplaçant au passage les grandes banques qui jouent actuellement ce rôle. Et qui sont ces géants ? Si vous avez répondu Google, Microsoft, Facebook, Amazon, Salesforce, vous avez vu juste. Et c’est justement ces grands de l’économie numérique qui actuellement se livrent la «data war» pour le contrôle non seulement de vos données mais aussi de l’ordinateur central et planétaire.

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Oh, en passant, j’ai oublié de mentionner, concernant le schéma sur la technologie, que Michel distingue Internet 1 et Internet 2 car en effet, il y a actuellement deux Internets. Celui sur lequel nous évoluons actuellement et qui a permis le W3. Au départ, on le nommait ARPANET et il était réservé aux militaires et aux chercheurs universitaires.

Comme Internet 1 est devenu hyper commercial et social et surtout encombré, devinez où ont migré les militaires et chercheurs ? Sur Internet 2 et ce nouvel Internet possède des caractéristiques de connectivité impressionnantes, comme le démontre la capture d’écran d’une de mes «slides». Imaginez… Le CERN a établi en 2005 le record encore inégalé : 5,44 Gigabits/seconde… Et dire que l’infrastructure de transport du PC1 Cable peut permettre à Internet 2 d’atteindre 640 Gigabits/seconde…. Bienvenue à Internet 2 et à quand Internet 3, 4 ou 5?

connectivité

En fait, il n’y a pas de limites au nombre d’Internets ou comme les appelle Michel, espaces de connectivité… Bref où est le Web 2.0 dans tout cela ? Catalyseur de changement entre 2005 et 2010, il risque de passer bientôt à l’Histoire. O’Reilly parle de Web Squared, Berners-Lee de Web sémantique, Anderson d’Internet des choses. Et Michel Cartier lui, parle d’une immense fracture mondiale, de bouleversements que nous vivons à tous les jours. Pas seulement dans notre utilisation des technologies mais aussi dans notre vie sociale, économique, politique et même environnementale !

Bienvenue dans un monde post Web 2.0 mais pas pour les entreprises, surtout à l’interne car ces dernières sont presque deux à trois ans en retard sur les usages  personnels sur le Web et sur Internet. Et loin de s’amenuiser, cet écart grandit !!!

MAJ1

J’ai eu beaucoup de commentaires et de retweets à la suite de ce billet mais malheureusement, les commentaires ne se sont pas inscrits ci-dessous, dans l’espace prévu à cette fin. Donc, je reproduis ici le courriel que j’ai reçu d’André Mondoux :

Bonjour Claude.

Tel que promis, deux articles. Ils seront publiés – si ce n’est déjà fait – dans les semaines qui suivent. Je n’ai pas les références exactes (ce sont deux revues françaises : Les cahiers du numérique et TERMINAL), mais si tu en as besoin, je te les ferai parvenir. L’idée de fond est que ce n’est pas tant le retour du mainframe dans la mesure où avec ce dernier les rapports de force/politiques étaient clairs : le centre et le « dumb terminal »… Maintenant, la structure ressemble effectivement au mainframe, mais ce dernier apparait non plus comme un rapport politique, mais bien l’horizon du monde lui-même (le dumb est devenu « client »  supposément émancipé/ la technique semble « autonome » – ce que Cartier nomme technoscience….). Les conséquences et implications sont décrites dans les articles que je te fais parvenir bien humblement.

Cordialement,

André

J’aime bien cette précision sur le mainframe: du rapport de forces politico-technologique entre un centre intelligent et une périphérie bête et stupide alors que le SYSTÈME aurait évolué pour devenir autonome et inclusif, l’ordinateur planétaire ou le système-monde comme le nomme André Mondoux, étant connecté à l’intelligence et aux émotions consommatrices de deux milliards d’humains/clients. Et oui, je vois déjà d’autres commentaires affluer aux sujet de la Matrice et de Big Brother… Ce faisant, je joins le Pdf du texte d’André intitulé Mon Big Brother à moi.

MAJ2:

Et comme une mise à jour ne vient jamais seule et surtout comme le hasard fait bien les choses, Chris Anderson et son magazine Wired viennent remettre de l’eau à mon moulin en cette fin de journée. Sur Twitter, j’ai donc intercepté un lien qui m’a amené sur un  article tout frais paru (45 mins.) et qui porte sur quoi ? Je vous le donne en mille: « The Coming Cloud Wars: Google+ vs Microsoft (plus Facebook)». Bonne lecture !

 

Événements

De retour bientôt, juste à temps pour le 10e webcom-Montréal !

17 avril 2011

Vous trouvez que mon blogue est bien calme ces derniers temps ? Vous avez bien raison… Malgré moi, j’ai dû prendre une «pause santé» qui se termine à la fin du mois. Je serai donc de retour avec ferveur et enthousiasme juste avant la tenue du 10e webcom-Montréal, qui aura lieu le 11 mai. En passant, vous avez vu la programmation ? Du solide avec maintenant cinq pistes différentes, huit keynotes de renommée internationale. Une liste impressionnante en fait et qui regroupe (et ce n’est pas un hasard) des sommités mondiales du domaine du blogue d’affaires, dont Debbie Weil, Mitch Joel, Geoff Livingston, Michelle Blanc, et Charles Nouryit. C’est une des caractéristiques de cette 10e édition.

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Car les blogues sont au centre de toute identité virtuelle, qu’elle soit personnelle ou corporative et demeurent les médias sociaux sociaux par excellence, n’en déplaise à Twitter ou Facebook. Oui, il sera question de médias et de réseaux sociaux et d’identité numérique mais aussi de blogues et surtout de toutes ces données qui sont générées depuis l’apparition des outils du Web 2.0. En ce sens, j’ai bien hâte d’entendre Johann Romefort, le CTO de Seesmic qui expliquera comment les visualiser. Une parmi plusieurs conférences, en plus des études de cas dont celle de Renault-France, des panels, et plein d’événements spéciaux comme le webcamp, le webcom-LIVE, les prix Cartier ou encore une peinture générée par les utilisateurs et animée par la dynamique Caroline Trépanier. Et je ne parle même pas des activités de réseautage pré-pendant et post conférence…

Bon, assez écrit ! J’ai dit que je recommençais début mai !

Communication interactive Gestion des organisations Identité numérique Web 3.0

2011: une année de crise ou d’utopie ?

31 décembre 2010

Certains « déclinologues » ou apprentis futurologues considèrent avec suspicion les bouleversements amorcés au cours de la dernière décennie. Nous avons en effet été plongés dans une crise sans précédent qui dépasse les seules limites de l’économie et englobe aussi les bouleversements sociaux, climatiques et aussi les avancées énormes en matière de technologie. Dans ce domaine on parle désormais de Web 3.0, 4,0, d’Internet 2, etc.

L'Internet du futur

La crise est donc globale et en cela, je vous invite à lire la superbe analyse de Michel Cartier et Jon Husband dans leur nouveau livre La société émergente du XXIe siècle, dont l’essentiel est disponible sur le site Constellation.com. Ils commencent par parler de rupture:

Une société est en rupture quand sa complexité se modifie au point que ses statistiques deviennent exponentielles. Elle se place alors sur les bords du chaos oscillant entre la peur de faire des choix sans aucun point de repère et le bonheur de pouvoir changer sa trajectoire. C’est la simultanéité de l’émergence des crises de toutes sortes (économique, énergétique, écologique, géopolitique et générationnelle) qui révèle l’importance de la rupture actuelle.

Pour ma part, j’estime que cette crise et les péripéties du début de XXIe siècle s’apparentent en effet à une autre rupture historique, à une autre ère chaotique – au XIVème siècle – favorable à la gestation de la Renaissance. Michel dit que nous en avons pour au moins cinq ans encore avant d’en arriver à une ère qui sera, je l’espère, marquée par l’ouverture des idées, la diffusion des connaissances, de nouvelles grandes découvertes, un certain art de vivre et de nouvelles façons de penser, en fait, la démocratie participative de M. Cartier…

Et pourtant Internet et le Web 2.0 ne nous donnent-ils pas les outils pour justement atteindre cette nouvelle démocratie ? Les nouvelles technologies et leurs applications aux communications de masse ne sont-elles pas en train de renverser les rapports de force entre les élites et l’ensemble des ciyoyens de cette terre ? Qu’on pense seulement à la prise de parole citoyenne sur les blogues, le demi-milliard de personnes formant l’immense réseau Facebook ou encore à la révélation des secrets d’État sur Wikileaks.

C’est justement… Internet, les réseaux sociaux et collaboratifs font partie de la rupture et de la crise généralisée que vit actuellement l’Humanité toute entière dans son village de plus en plus global (Ah… McLuhan!). Ils sont pour beaucoup dans la perte de confiance dans le politique, d’où crise de confiance. Ils sont aussi pour beaucoup dans la crise financière mondiale, à la racine de toutes les nouvelles stratégies militaires et forcent des sociétés fermées et totalitaires comme la Chine ou Cuba à repenser leurs politiques et leurs contrôles. Même chose pour les entreprises… En fait États comme entreprises vont être forcés à revoir leur structure de pouvoir, leurs hiérarchies et leur quête du rendement à tout prix.

Êtes-vous prêt pour le 21e siècle from Michel Cartier on Vimeo.

Michel et Jon dressent un portrait clair mais un peu sinistre de notre planète et de l’Humanité qui l’habite en ce début de l’an 2011 mais ces derniers proposent une UTOPIE :

“Nous allons vivre dans une « société de l’information » où la convergence de tous les réseaux de communication deviendra une place où circulera un tsunami de rêves, de mensonges et d’informations non validées. C’est sur cette place publique que les dirigeants tenteront de convaincre leurs citoyens du bien fondé de leurs propositions, et c’est là qu’apparaîtra le refus des citoyens qui déclareront que ce n’est pas ce qu’ils désirent. Cette place publique deviendra le champ de bataille où s’affronteront des opinions contradictoires, donc l’endroit où se négociera le pouvoir. Actuellement, le pire danger que court notre société n’est pas tant le dérapage économique que les manipulations des moyens de communication et la commercialisation de la culture par des consortiums qui n’ont pas de projets à offrir mais que des profits à engranger.

L’utopie proposée exige un changement de modèle sociétal, culturel et économique. Nous voulons développer une démocratie participative avec marchés, celle-ci reposant sur la prise de parole des citoyens et sur des négociations entre les classes politiques, économiques et la société civile. C’est peut-être la seule utopie dont nous sommes capables.

Time & You

Acceptons l’augure que ces prochaines années – encore toutes en utopies – soient propices à l’innovation, à la créativité, à la réalisation de projets collaboratifs de toutes sortes, comme à la confrontation d’idées, l’acceptation de la différence et à l’épanouissement collectif, ce qui devrait favoriser l’émergence (j’aime ce mot…) d’une nouvelle Renaissance… Car ce que nous vivons depuis le passage de cap du Millénaire, en particulier la nomination de “VOUS’ comme personne de l’année en 2006 par le magazine Time mais aussi l’éclosion du Web en temps réel et de la mobilité soutenue par tous les iPhones, Androids et Blackberrys et  iPads de ce monde n’est que son prélude.

Mais gageons qu’il y aura encore bien des bouleversements, parfois dramatiques car on ne peut s’empêcher de voir poindre Big Brother à l’horizon. Nous l’avons vu avec la réaction des gouvernements à la suite des révélations de Wikileaks. Nous le voyons aussi en Chine essayer de dresser un immense pare-feu autour de cet immense pays et ainsi créer un intranet contrôlé avec ses propres réseaux sociaux, son propre engin de recherche, ss propre encyclopédie, etc. D’autres le voient aussi dans la volonté des grandes compagnies technologiques de ce monde comme Google, Microsoft, Amazon, IBM et d’autres de créer un immense nuage virtuel de données, bref d’en arriver graduellement à un seul et méga-ordinateur planétaire, appelez-le Martice ou Tron… La machine qui  se retourne contre son créateur…

Osons espérer que ce soit le meilleur qui reste à venir…

Bon, assez philosophé… Je vous laisse avec mes vœux sincères pour une heureuse et positive année 2011. Puisse l’an qui vient répondre à vos espérances tant personnelles que professionnelles. À l’an prochain !

Blogues Événements

Conférence LeWeb: bienvenue dans le “Blog Pit” !

1 décembre 2010

La semaine prochaine je vais être à Paris afin d’assurer avec plus de 73 autres blogueurs et blogueuses officiels, la couverture de la conférence LeWeb 2010, organisée par l’ami Loïc LeMeur. Ce sera pour moi ma cinquième expérience du genre à la plus grande conférence sur le Web en Europe, donc pas une grande surprise mais imaginez un  peu pour ceux et celles qui seront sur place pour la première fois et qui seront propulsés dans le “Blog Pit”… Intimidant et aussi inspirant ! Les deux photos suivantes parlent d’elles-mêmes:

blog pit

Des représentant(e)s de plus de 60 pays seront sur place pour rendre compte des prestations des plus grand noms du Web, tels que Marissa Mayer,  Gary Vee, Shai Agassi, John Ham, Dennis Crowley, le PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn et plusieurs autres. Mais en plus et comme je le mentionne à chaque fois, ce sera l’occasion de rencontrer LA communauté planétaire des blogueurs non pas en un seul événement mais aussi en plusieurs autres plus petits qui vont ponctuer toute la semaine comme le spécial Yulbiz-Paris , le 6 décembre, qui permettra la rencontre des blogueurs France-Québec. Et aussi la fameuse soirée des blogueurs officiels qui se déroule le 7 décembre sur la Péniche Six Huit amarrée aux quais de la Seine, juste en face de Notre-Dame.

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Un aperçu de l’ambiance sur la péniche l’an dernier

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La blogueuse américaine Irene Koehler et compagnie de la mère de tous les blogueurs à LeWeb, nulle autre que Stéphanie Booth.

Ce sera aussi l’occasion de renouer avec l’endroit où a eu lieu en 2007 la meilleure édition de la conférence, soit Les Docks. Il s’agit d’un complexe de plusieurs anciens entrepôts reconvertis dont trois serviront la conférence. Si l’on se fie à 2007, les conférences majeures et la scène principale seront dans le Pullman. Le Haussmann abritera les repas, les sponsors et les lounges. C’est de là que nous rédigerons la plupart de nos billets. Le Eiffel pour sa part abritera la compétition des strart-ups et les panels et ateliers. Parlant de la compétition, je ne la raterai pas cette année surtout que l’ami Sylvain Carle sera de la partie et présentera Needium. Aurons-nous un vainqueur québécois cette année ?

lesdocks

Bien sûr, tout cela reste à confirmer lors de la visite pré-conférence que nous aurons le mardi en après-midi avec comme guide, soit Loïc ou Géraldine. Je quitte samedi pour la France et débuterai ma “couverture officielle” lundi le 6 décembre. À suivre…

Blogues Événements LeWebParis

LeWeb Paris, Yulbiz, webcom-Montréal et autres perles rares…

8 novembre 2010

Comme je l’ai écrit dans un récent billet, je devrais être à Paris début décembre pour assurer ma cinquième “couverture” consécutive de la plus importante conférence en Europe sur les nouvelles technologies du Web, intitulée fort à propos,  LeWeb et organisée par Loic LeMeur et son épouse Géraldine. Et je ne serai pas le seul à assurer la couverture de l’événement à titre de blogueur officiel. Je serai accompagné par les ami(e)s Philippe Martin, Benoit Descary, Diane Bourque et Tara Hunt mais aussi par le nouveau québécois Damien Guinet. La liste des blogueurs officiels est disponible ICI.

Pourquoi j’écris ces quelques lignes alors que j’ai déjà écrit deux billets complets sur la conférence et son programme rempli de petites perles ? Parce que la liste des blogueurs officiels vient juste d’être publiée certes mais aussi pour souligner une autre nouveauté à la conférence que je trouve très intéressante.

Voici comment l’annonce a été faite sur le site de la conférence mais aussi sur Facebook, Twitter et dans notre GoogleGroup :

Your chance to get on stage at LeWeb

IgniteOn Dec 8th we will offer 10 LeWeb registered attendees the opportunity to speak for 5 minutes and share their passion in plenary.

The talks can be about anything..except a pitch for your business. In 20 rapid-fire slides, you’ll share your vision, your energy, your hobby, your philosophy–whatever will spark conversation and action amongst LeWeb’s attendees from around the globe. To learn more about this format and see some example talks, visit igniteshow.com.

Applications are due midnight PDT on November 10th.
You are allowed to attach PowerPoint slides, PDFs and/or videos to your application.

Génial mais il fallait y penser… Une conférence qui se veut 2.0 n’a pas qu’à organiser un WebCamp gratuit et généré par les participants. Cette formule du cinq minutes de “gloire” en est une autre manifestation même si les candidats seront choisis par un jury et non votés par leurs pairs. Oui, bon, Loic et Géraldine n’ont rien inventé puisque la formule Ignite existe déjà à la conférence Web 2.0 Expo organisée par Tim O’Reilly mais j’ai bien hâte de découvrir de petites perles parmi les dix candidats “élus”.

La perle webcom

Parlant de perles je ne peux pas rater l’occasion et  ainsi écrire quelques lignes à propos du prochain webcom-Montréal qui aura lieu le 17 novembre à l’OACI. Car justement, si vous désirez découvrir des perles de conférences sur le Web 2.0 et sur la mobilité, vous allez être servis, croyez-moi!

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Ce serait faire outrage au programme que de simplement vous donner le lien qui y mène… Je dois souligner à grands traits les études de cas proposées par Claire Flanagan de CSC, de Tim Moore de BART, la société de transport en commun de San Francisco qui utilise Foursquare, de Andrea Baker qui parlera d’intégration d”outils Web 2.0 chez Navstar mais aussi à la CIA, de Bevin Hernandez qui parlera de son expérience à Penn State mais aussi qui fera un speed-keybote très inspirant. Aussi ne manquez pas la conférence à quatre de John Dila, Steven Domeck, Jennifer Fogarty et Cynthia Rando, les deux premiers d’Innocentive et les autres de la NASA.

De telles perles constituent un trésor et pourtant elles ne sont que quelques-unes de toutes celles qui vous seront proposées en plus des keynotes du grand spécialiste mondial de l’utilisabilité, Jared Spool, sur l’avenir de l’utilisabilité et du design dans un monde mobile, de la grande spécialiste des communautés de vente en ligne, Marsha Collier et du grand spécialiste du Online PR, David Armano, VP D’Edelman Digital. Je ne voudrais pas oublier la conférence d’EXOPC, la tablette québécoise qui fait tant parler d’elle et celle du CTO de Seesmic, Johann Romefort. Tout cela sans oublier non plus le webcom-LIVE, le webcamp, le coin du livre et la nouvelle zone de eCommerce parrainée par Desjardins. Oh! je m’en voudrais de ne pas souligner également le dévoilement par le CEFRIO des résultats d’une étude qui fera le portrait de la mobilité au Québec et le travail des blogueurs et twitteurs officiels, soit Alexandre Enkerli, Philippe Bonneau et Jean-François Poulin.

Puisque j’en suis aux noms, je reviens en quelques lignes sur la conférence LeWeb à Paris pour vous mentionner que comme pour l’an dernier, nous aurons droit à quelques petits privilèges en tant que blogueurs officiels dont celui de faire le tour du proprio dans l’après-midi précédant la conférence en compagnie de Loic et que le même soir, nous serons tous reçus par l’organisation et surtout par Stéphanie Booth et Fred de Villalmil sur une péniche amarrée à un quai de la Seine, juste en face de Notre-Dame.

Cela fait partie de toutes les soirées et regroupements qui auront lieu au cours de la semaine à Paris. Ainsi, le lundi 6 décembre, aura lieu également le Yulbiz-Paris. Les organisateurs Fred Cavazza, Émilie Ogez et Fadhila Brahimi. en profitent pour souligner notre passage et ainsi échanger sur le capital social de l’entreprise du XXIeme siècle. Une soirée sous le signe d’un échange interculturel avec la présence de plusieurs blogueurs de renommée internationale. La rencontre aura lieu Au Bon Pêcheur, Châtelet Les Halles à compter de 18h30. Promis je prends des photos et vous en fais un compte-rendu le lendemain.

Entreprise 2.0 Gestion des organisations Intranet

J’en ai marre des marchands de tapis de prétentions et d’illusions !

23 octobre 2010

Hier sur Facebook j’ai fait une ¨mimi-montée de lait¨,  en affirmant que je n’en pouvais plus de voir et d’entendre tous ces épais qui se prétendent 2.0 et qui font tout à l’envers. Et dire que des entreprises vont planifier leurs stratégies sur leurs inepties…  J’ai bien aimé le commentaire de l’ami Jean-François Poulin qui en a remis et précisé :

– Il y a ceux qui prétendent faire du web depuis 15 ans.
– Il y a les consultants qui n’ont jamais fait de sites ni en agence ni en tant que producteur…
– Il y a les nombreuses compagnie incapable de terminer leur boulot comme il faut…

Tu en veux d’autres?

Il y a beaucoup de prétention dans notre métier, ajoute Jean-Françcois.

Oui, en effet, beaucoup de prétendus spécialistes du Web qui sont apparus dans le décor d’on ne sait où en 2009-2010 et qui se bombardent spécialistes des médias sociaux, du marketing Web, des blogues ou de Twitter et osent proposer des conseils ou formations aux entreprises par le biais d’associations, organismes ou entreprises privées qui n’en connaissent pas plus long mais qui pensent venir en aide à leurs membres ou communautés mais surtout profiter de la manne, du pactole…

C’est drôle et ce ne l’est pas mais quand on regarde comme il faut les contenus et l’expérience offerts car on en revient à bien des prétentions. Le terme Web 2.0 est devenu à la mode en 2004 après un Foocamp de Tim O’Reilly mais ses bases sont bien plus profondes. Elles originent des essais collaboratifs, de knowledge management, de eLearning et de eCommerce des années 90 et qui n’a pas connu ne peut pas comprendre la toile de fond…. Presque 15 ans de développements qui ont mené à une éclosion d’outils Web beaucoup plus faciles à maitriser et utiliser par monsieur tout le monde: le user generated content. Mais il ne faut pas oublier que la publication décentralisée a fait ses premières armes avec les outils de gestion de contenus au début des années 2000, soit en même temps que les wikis et les blogues, qui eux aussi ont permis aux individus de s’exprimer plus librement dès la fin des années 90.

Spécialiste du Web? Comme le dit encore Jean-François, qui peut prétendre avoir mis les mains sous le capot et codé un site en HTML, DHTML (pour dynamic hyper text markup language) XML,  PhP et j’en passe… Qui sait ce que veut simplement dire <em>Tu en veux d’autres?</em> ou encore <br></br> , qui s’est dépatouillé dans les méandres d’une architecture de l’information, qui a travaillé à peaufiner les critères de performance d’un engin de recherche, mis en place un thésaurus ou réfléchi à une folksonomie? Qui s’est penché sur la mise en place d’une stratégie qui intègre les trois formes de Net (intra-extra-inter) pour en faire un tout cohérent et surtout performant? Qui peut se targuer d’avoir travaillé sur un CRM pour être capable d’y ajouter la lettre S ? Qui peut en toute honnêteté affirmer qu’il maîtrise toutes les facettes du Web et est en mesure d’élaborer une stratégie pour son client qui intègre non seulement des outils mais aussi les usages, qui prévoit la transformation des processus, des hiérarchies, qui prend en compte la formation et la gestion du changement nécessaires ? Qui sait que le 2.0 mettra du temps à pénétrer la fibre entreprise, qu’il faudra trouver de nouveaux talents pour gérer les communautés 2.0 créées, qu’il faudra créer une structure minimale de gouvernance au sein de l’entreprise ?

Et qui sait encore que cette gouvernance est essentielle à l’acceptation des outils Web 2.0 par les départements Ti traditionnels et que ces derniers tiennent mordicus à leur architecture technologique et leurs legacy systems et que par-dessus tout, ils carburent à la sécurité? Bref, j’en ai un peu beaucoup marre comme plusieurs autres qui l’avouent en privé. Marre que des entreprises bien intentionnées se fassent arnaquer par des charlatans qui n’ont à leur crédit que leur profil Facebook et LinkedIn ainsi qu’une centaine de Tweets et de followers…

Le marché du marketing Web est présentement une véritable jungle et s’y aventurer pour une entreprise est justement cela: une aventure. Quant à l’entreprise 2.0, le marché est encore relativement vierge mais je les vois venir de loin tous ces marchands de tapis de prétentions et bien des fois d’illusions.