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Fred Cavazza

Blogues Événements

Premier Yulbiz de 2015: renaissance, solidarité et le retour de LA liste !

26 janvier 2015

L’an prochain, en 2016, cela fera 10 ans que je fréquente assez assidûment les réunions mensuelles des blogueurs d’affaires de Montréal,  soit le Yulbiz en plus d’avoir aidé à organiser bien humblement quelques rencontres de celui de Paris né en juin 2007 avec, entre autres, Fred Cavazza et Émilie Ogez. Cela fera donc 10 ans, ce qui est une éternité. dans le monde toujours en constant bouleversement que celui des nouvelles technologies. Lire la suite

Blogues Communication interactive Médias sociaux Réseaux sociaux

MAJ – Pour moi, c’est terminé les «like» sur Facebook et les «favorite» sur Twitter !

15 septembre 2014

Pourquoi ? C’est simple… Parce que les deux actions, semblables, vont à l’encontre de la philosophie qui est à la base du Web social soit celle du PARTAGE et de la conversation. On parle beaucoup, ces temps-ci de l’économie du partage qui est le rejeton du Web 2.0 mais au contraire de cette nouvelle économie,  auparavant le partage ne se faisait pas au niveau des actions mais au niveau des idées. Lire la suite

Entreprise 2.0 Gestion des organisations

Pour en finir en 2014 avec l’entreprise 2.0 !

5 mars 2014

Je ne pensais pas revenir en 2014 sur la définition de ce qu’est l’entreprise 2.0. D’une part parce que nous pensions avoir bien défini la bête fin 2007 mais aussi parce que le concept a évolué. On ne parle plus d’entreprise 2.0 en 2014. Certains la qualifient maintenant d’entreprise sociale (dont IBM), d’autres comme moi, d’entreprise collaborative et innovante (voir mon billet d’hier). Mais bon, le livre blanc d’une quinzaine de pages publié conjointement par w.illi.am/ et les Éditions Infopresse mérite que je fasse cette mise au point. Lire la suite

Événements Identité numérique Innovation Réalité virtuelle

La mort de SL Enterprise: une question de prédation ou de téléportation ?

23 avril 2013

Vous vous souvenez de Second Life ??? Cette plate-forme qui a connu un succès mondial en 2006-2007 au point où son concepteur, Philip Rosedale est devenu une vedette instantanée du mouvement Web 2.0 encore naissant. Des articles et reportages dans la presse trad. mais aussi  des billets de blogues, des podcasts et des analyses dithyrambiques de la presse spécialisée et consécration suprême, une apparition à TED en 2008. Lire la suite

Médias sociaux Mobilité Réseaux sociaux

MAJ – Ziki ou quand les réseaux sociaux passent à la trappe de l’histoire…

22 avril 2013

La vie a de ces coincidences… Je travaillais à la documentation de mon prochain billet qui, vous allez le constater, porte sur la vie et la mort des médias sociaux. Cette idée m’est venue après le passage d’Adèle McAlear dans mon cours à l’UdM où elle est venue parler de mort numérique. De ce que nous et les entreprises devrions faire en cas de décès. Nos sites continuent ou sont déconnectés et qu’en est-il de leurs contenus ? Qui s’occupera de quoi ? Lire la suite

Blogues Événements LeWebParis

#LeWeb12: Un bilan tout en coups de coeur et en irritants 1/2

20 décembre 2012

Comment vous l’écrire ? Ma septième présence à LeWeb s’est soldée par un désastre mais cela ne doit pas venir entacher mon appréciation générale. Loïc et Géraldine n’y sont pour rien dans mes problèmes de serveurs et de virus… Mais mis à part mes mésaventures personnelles, je me dois tout de même de conclure sur une note mitigée pour cette cuvée 2012.

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Blogues Événements LeWebParis

#LeWeb 2010 à Paris: le grand retour vers le futur !

7 décembre 2010

Mardi matin très tôt, départ de l’hôtel dans le 2e, en direction du complexe Les Docks où a lieu la conférence Le Web3 cette année. Impressionnant comme complexe et comme salles. Il y aura 110 conférenciers en tout et le bruit court que Loïc aura investi pas moins d’un million d’Euros dans l’aventure. Question de connexion Internet, pas de problèmes pour l’obtenir mais c’est très lent !

Non, non… Vous ne rêvez pas… J’ai écrit ces lignes et pris cette photo en décembre 2007, lors de mon second passage à la comférence qui s’appelle maintenant LeWeb et qui est devenue depuis, la plus importante conférence sur le Web en Europe. Ces premières lignes sont tout autant d’actualité car nous allons faire à compter de demain un grand retour vers le futur au complexe Les Docks pour l’édition 2010 de la conférence. Et il y aura plus de 110 conférenciers et je n’essaie plus de compter combien aura investi l’ami Loïc LeMeur dans l’expérience.

Mais certainement assez pour en faire un succès égal sinon supérieur à celui de 2007. En fait, je vais quitter l’hôtel plus tard aujourd’hui, question d’aller me rendre compte sur place de l’avancée des préparatifs lors de la traditionnelle visite des lieux pré-LeWeb, visite organisée pour les blogueurs et menée par Loïc. Ce sera l’occasion de lui parler des questions d’intendance comme le sujet qui nous préoccupe tous, soit le WIFI…

Mais comme les choses évoluent dans la vie, vous allez avoir aussi droit à cette visite et pas plus tard que maintenant car justement, Loïc a fait ce court enregistrement pour vous:

Bref, c’est demain que commence officiellement la conférence mais déjà il règne à Paris une effervescence peu commune et non, ce n’est pas le champagne… Hier, certains journaux titraient: “Paris au centre de l’Univers Internet pour deux jours”. Presque vrai ! Il y a plein de blogueurs partout et le flux Twitter “frétille” comme le mentionnait l’ami Charles Nouÿrit hier…

Hier c’était aussi l’occasion pour bon nombre de blogueurs québécois qui couvrent la conférence de rencontrer les amis Parisiens lors du Yulbiz-Paris.

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J’ai pris quelques photos dont celle-ci qui nous montre les amis Philippe Martin et Fred Cavazza en compagnie d’une des surprtises de la soirée soit Stéphanie Booth. Steph est notre “mère” à tous, blogueurs officiels de la conférence. C’est elle qui décide qui bloguera ou pas et qui motive les troupes. Elle est Suisse et aussi blogueuse émérite.

Ce soir c’est elle qui nous recevra en compagnie de Fred de Villalmil et Damien Douani sur la péniche en bord de Seine mais hier elle a fait une apparition fort remarquée au Yulbiz. En passant, un grand merci à Fred, Fadhila Brahimi et Émilie Ogez pour l’organisation. Donc, au programme aujourd’hui: Visite du Complexe Les Docks à quelques heures du grand début. Ensuite, visite de l’Opéra Garnier sous le thème de son fantôme et ensuite le Party Blogueurs. On s’en reparle demain…

Entreprise 2.0 Études Internet Intranet

Observatoire de l’intranet 2010: les intranets deviennent des écosystèmes et sont l’objet de toutes les convoitises…

24 août 2010

Dans ce second billet, je termine la présentation des résultats de l’Observatoire 2010 de l’intranet. Il s’agit du fruit du travail de Michel Germain, d’Isabelle Reyre et de Marc Lippa. Michel est professeur au CELSA mais aussi  l’auteur du livre intitulé «Management des nouvelles technologies et e-Transformation» et a été longtemps président de ClubNet en France, une association qui regroupe les professionnels de la pratique intranet dans les entreprises.  Ainsi, depuis 1999, l’Observatoire analyse chaque année la progression de l’intranet dans différents environnements professionnels (entreprises privées et publiques, collectivités locales, administrations, institutions et ministères).

Dans le précédent, j’ai rendu compte des cinq grandes tendances dégagées des résultats de 2010 et terminé en traitant de la maladie du frein qui grippe bien des entreprises dans leurs stratégies Web et en particulier intranet. J’en avais déjà traité dans ce récent billet sur le gouvernance et pointé les représentants Ti traditionnels. Mais il n’y a pas que l’informatique qui peut poser problème. .. En conclusion des tendance de l’observatoire, les auteurs de l’étude identifient les facteurs de succès de l’intranet mais aussi les principaux freins et comme vous pouvez le constater, il y en a autant dans les deux colonnes.

FACTEURS

Soyons donc positifs et regardons les facteurs de succès. Je souscris entièrement à tous les facteurs mais remarquez que trois des principaux touchent encore une fois la gouvernance et qu’un autre est PRIMORDIAL. Il s’agit de la conduite du changement, ce qui implique, entre autres, une bonne communication autour des projets mais aussi l’implication de ceux que j’appelle affectueusement les «porteurs de ballon», soit la Haute Direction, le trinôme DIRCOM-DSI-DRH ainsi que les gestionnaires de communautés et leurs super-utilisateurs.

Un intranet d’entreprise n’est pas qu’un simple projet qui a un début et une fin mais plutôt la concrétisation d’ un travail en continu, toujours en évolution, ce qui implique des changements constants, des ajouts, des retraits, des réorientations en fonction des besoins des utilisateurs ou des objectifs stratégiques de l’entreprise. L’intranet doit avoir son plan de développement sur trois ans mais annuellement révisé et aussi harmonisé à ceux du reste de la stratégie Web globale de l’entreprise soit l’Internet et l’extranet.

PROJECTION

En ce sens, je souscris également avec le tableau ci-dessus publié dans la section Prospective de l’étude et qui présente l’évolution des intranets en deux grandes étapes, des «fondations» aux «finitions»,  soit une sérieuse mise à jour du célèbre graphique de Gartner qui, en 1999, présentait cette évolution en quatre étapes avec en finalité, la convergence des trois «Nets», sujet d’un de mes ouvrages collectifs précédents.

Gartner

Dans le graphique de Gartner, j’avais tenté de situer le point de passage vers l’intranet 2.0,  entre les phases 2 et 3. Le nouveau tableau de l’Observatoire est beaucoup plus précis et on voit clairement la distinction fonctionnelle entre un intranet 1.0 et son successeur 2.0. Finalement, et toujours en prospective, l’Observatoire tente de définir l’intranet en tant que système d’entreprise. Je parlerais plus d’écosystème et d’entreprise 2.0.  Je vous présente aussi deux autres graphiques. Celui de Fred Cavazza sur l’entreprise 2.0 auquel j’avais participé:

Entreprise 2.0

Et celui de l’Observatoire:

ECOSYSTEME

Le premier est plus technique mais essayez sérieusement de prétendre qu’il ne s’agit pas là d’écosystèmes. Et surtout j’ai encadré la portion de l’écosystème qui me semble actuellement le plus porteur. Déjà, dans le billet précédent j’avais souligné l’importance de la personnalisation et des contenus profilés en prévision de la future gestion et récupération des données dans un environnement virtualisé dans le nuage du Cloud computing. Remarquez que la mobilité fait partie cet environnement.

Vous avez aussi remarqué la bulle au centre ? On a écrit évaluation… Bien des gens ont tendance à oublier que dans toute stratégie Web qui se respecte et dans tout écosystème intranet viable, il faut compter avec une phase incontournable soit celle de l’évaluation des actions, implémentations, objectifs ou outils. À  ce titre, les résultats de l’Observatoire sont parlants:

OMES

Les auteurs notent, et cela saute aux yeux, que les entreprises privilégient encore les analyses quantitatives plutôt que qualitatives. Faut dire que l’analyse de logs ou de données de sondage est moins coûteuse que des groupes témoins avec les publics-cibles.

En terminant, je ne peux m’empêcher d’analyser le graphique dévolu à l’antériorité du premier intranet dans les entreprises. Comme vous le verrez ci-dessous, les chiffres sont très révélateurs.

EVOL

Ainsi, ce graphique démontre que la grande vague d’adoption des intranets par les entreprises a eu lieu entre 2000 et 2007 et ce, pour 65% des entreprises ou organisations. Si on rajoute les «early adopters» dont les intranets sont antérieurs à l’année 2000, le pourcentage passe à 88%. Le Web 2.0 est un phénomène nouveau dans les entreprises. Les early adopters comme Dreadner Kleinwort Wasserstein, ont commencé à intégrer les wikis en 2006 mais le phénomène a vraiment commencé à prendre racine qu’en 2008.

Ainsi seulement 12% des entreprises ont eu la possibilité d’intégrer directement le 2.0 dans leur nouvel intranet. Ce qui signifie que presque 90% d’entre elles ont mis en place un intranet 1.0 avec des outils de portail comme SharePoint (voir dans le billet précédent), des CMS de première génération et des engins de recherche et d’analyse lourds et peu performants. 32% ont intégré du logiciel libre en cours de route mais cette proportion se retrouve en grande partie en Europe et non en Amérique du Nord où 80% des entreprises qui ont un outil de portail avouent avoir choisi SharePoint.

Autre donnée intéressante: 65% des intranets, soit tous ceux conçus entre 2000 et 2007 en sont potentiellement à la phase 1 ou 2 du graphique de Gartner ou à la phase 1 du tableau de l’Observatoire car ni «early adopter» ou «late adopter». Tous ces intranets, qu’ils soient uniques ou en réseau et fédérés par un portail, sont présentement la cible de toutes les convoitises de la part des IBM et Microsoft de ce monde mais aussi par le nombre croissant de consultants et pseudo spécialistes du Web 2.0. Eu pour cause…On a évalué le marché nord-américain de l’entreprise 2.0 à 4,3 milliards $ d’ici trois ans…

Cloud Computing Communication interactive Entreprise 2.0 Ideagoras Intranet Mémoire d'entreprise Mobilité

Entreprise 2.0: la maladie du «propriétaire» nous mets dans une dangereuse position économique et dans un vertigineux trou technologique.

14 août 2010

Vous allez trouver que je me répète ou au pire que je radote…  Car dans ce billet, je vais revenir une fois de plus sur le retard compétitif du Québec en matière de nouvelles technologies et en particulier dans l’adoption du concept d’entreprise 2.0. À part les spécialistes, peu de gens dans les entreprises sont encore familiers avec le principe de l’Entreprise 2.Il est plus pertinent de parler à ce stade-ci, d’intranet 2.0. Mais encore là, qui sait vraiment ce qu’est un intranet 2.0 ?

Bien peu d’entreprises sont encore familières, seulement avec le principe 2.0, qu’il soit intranet ou entreprise… Vous en doutez ? Alors j’attends de vous des exemples d’entreprises québécoises qui sont passées à ce fameux intranet 2.0. Plusieurs vont me citer un exemple d’intégration de blogue ou encore de wiki mai ce n’est pas l’entreprise 2.0 ça,  ce sont des initiatives 2.0 mais pas une stratégie globale et concertée…

Entreprise 2.0

L’entreprise 2.0 schématisée par Fred Cavazza

Une telle stratégie implique non seulement l’utilisation des blogues et des wikis mais aussi et au besoin,  les communautés professionnelles personnalisées, la formation à distance, les outils d’information générés par les employés, les idéagoras, la Web télé, l’utilisation du mobile pour les applications de travail, la création d’applications en Web services, l’agrégation des processus d’affaires dans un portail global, la virtualisation des données dans le nuage, etc. Difficile donc d’en arriver à convaincre les entreprises québécoises du potentiel des ces nouvelles technologies (voir le graphique ci-haut) dans uns stratégie concertée d’innovation.

Innovation et compétitivité

Ces dernières sont terriblement frileuses quand il est question de changer leurs habitudes, leurs certitudes et leurs bonnes vieilles technologies IBM, Microsoft, SAP et intranets informatifs 1.0. Comme je l’ai écrit dans un récent billet, cet immobilisme et cette maladie du «propriétaire» met le Québec dans une dangereuse position économique et dans un vertigineux trou technologique.

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Raison pour laquelle à la télé de Radio-Canada, j’ai retenu ce reportage qui parle du recul compétitif des entreprises canadiennes par rapport aux américaines (13% de moins d’heures travaillées), recul dû au fait que les entreprises canadiennes innovent moins et investissent moins dans les nouvelles technologies. Des affirmations corroborées par Infrastructure Canada, qui se base sur le rapport sur la compétitivité mondiale 2006-2007, publié par le Forum économique mondial :

«Pour ce qui est du sous-indice des facteurs d’innovation et de technicité, le Canada se classe aussi au 16e rang (voir le tableau 2) et aussi derrière certains de ses principaux partenaires commerciaux du G8 (É.-U., 4; Japon, 1; Allemagne, 3; R.-U., 10; France, 13). Même s’il devance d’autres économies importantes (Australie, 24; Inde, 26; Chine, 57; Mexique, 52; Russie, 71; Brésil, 38), le Canada est devancé par des partenaires plus petits, mais apparemment plus concurrentiels (Suisse, 2; Suède, 5; Finlande, 6; Danemark, 7; Israël, 8; Taïwan, 9; Pays-Bas, 11; Belgique, 14; Singapour, 15). »

Le Canada au 16e rang mondial en matière de technologies et d’innovation, derrière les USA et la France, ce que je m’évertue à écrire en particulier dans le collectif d’auteurs intitulé «Entreprise 2.0, Réflexions autour d’une nouvelle Odyssée». Et savez-vous où se situait le Canada en 2002 ? Au troisième rang. C’est dire tout le recul pris en six ans, les derniers chiffres datant de 2008. Et je partie que la situation n’a guère changé car depuis, il y a eu la récession…

Et j’ai aussi écrit : Après l’éclatement de la bulle technologique, le Canada et le Québec en particulier ont été lents, très lents à réinvestir dans les nouvelles technologies, en particulier en entreprise et encore plus dans leurs intranets. C’est Dion Hinchcliffe qui disait à Boston en juin 2009 que les départements TI dans les entreprises sont maintenant générateurs de 80% de statu quo et seulement 20% d’innovation…

Et c’est encore lui qui citait le firme Forrester selon laquelle, le marché américain pour l’Entreprise 2.0 peut générer des investissements de 4,3 milliards dans les trois prochaines années. Combien au Canada et au Québec, surtout quand on sait que nous avons un retard historique de 18 mois sur les USA et que les statistiques du FEM viennent enfoncer le clou ? Le Québec et ses entreprises sera-t-il distinct une fois de plus du Canada en investissant massivement dans les technologies, génératrices d’innovation ?

Ces technologies sont celles du Web 2.0 qui font passer les intranets d’entreprise 1.0, centrés sur l’accès à l’information et aux applications avec ou sans outil de portail et de gestion et de publication de contenus Web à des intranets 2.0 centrés sur la collaboration entre ses utilisateurs, la participation de ces derniers à la construction de ses contenus, un portail donnant un accès personnalisé et ergonomique et surtout un accès unique et décentralisé. Décentralisé ?

Un accès de partout en fait. Du bureau, sur la route, à la maison, avec le Wifi, le 3G, les «laptpos», les tablettes et les téléphones intelligents et surtout avec une sécurité et une capacité d’entreposage de données démultipliées par le «Cloud Computing». Compétitivité et innovation passent par ce dernier postulat. Et quelqu’un a-t-il déjà pensé à favoriser les horaires flexibles et surtout le télé-travail ? Dangereux pour les gestionnaires qui ainsi ne peuvent plus exercer leur pouvoir traditionnel, un pouvoir de proximité et de contrôle.

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Le principe de  Wirearchy

Plusieurs de ces gestionnaires ont bien compris le pouvoir du Web 2.0 et du télé-travail. : un contre-pouvoir capable de laminer la hiérarchie verticale traditionnelle (la Wirearchy de l’ami Jon Husband). Résistance aux créneaux ! L’entreprise château-fort est assiégée et n’est plus en sécurité (informatique). Résistance farouche de la vieille garde mais qui finira bien par retraiter ou partir à la retraite et remplacée par les nouvelles générations (X, Y, Z et autres à venir ) plus ouvertes, plus libres.

Ce sont donc les entreprises qui auront compris ces nouveaux paradigmes et divers enjeux comme la mobilité, la flexibilité du travail, la conciliation travail-famille, la qualité de vie et les environnements de travail plus «verts», l’adaptation aux usages technologiques de leurs nouveaux ou futurs employés, qui seront à même de stimuler collaboration, créativité et innovation tout en faisant appel à la mémoire et ainsi générer la compétitivité nécessaire pour faire face aux économies émergentes (j’aime ce mot) dont la Chine.

Au moins une entreprise québécoise a compris l’importance de ces enjeux pour sa survie et les principes de l’entreprise 2.0. Elle a pour nom: Groupe CANAM.

Leader de la révolution numérique?

L’entreprise originaire de la Beauce mais maintenant bien implantée dans plusieurs pays dont les USA et la Roumanie s’est positionnée comme leader de la révolution numérique dans le domaine du manufacturier et sa stratégie passe par l’entreprise 2.0 et la création d’une mémoire d’entreprise. Première phase: un nouvel intranet renommé Sphère. Cette nouvelle mouture répond en plusieurs points à ce que ReadWriteWeb considère comme les tendances 2010: la personnalisation, le Web en temps réel, le Web mobile, les communautés. Et en prime, un projet-pilote d’accès à l’intranet de la maison pour tous les employés! Les nouveaux espaces collaboratifs déjà disponibles dans l’intranet de Groupe Canam ont permis de publier une infolettre générée par les employés en projet-pilote avant de faire passer son journal interne dans la même formule.

Parmi les autres nouveautés 2.0, l’intranet va aussi proposer une encyclopédie baptisée Canampédia, un CanamTube et un Flickr interne, Des wikis de projet (plus de 103 espaces de travail collaboratifs de type wiki sont déjà en place) et de nombreuses applications en RealTimeWeb (messagerie instantanée et réunions en ligne à la Skype) et de géolocalisation entre autres, pour les camionneurs, tout cela intégré à l’intranet et aux processus d’affaires, ouf…

La maquette de la nouvelle page d’accueil de l’intranet

Le Groupe Canam veut se positionner comme le leader de la révolution numérique malgré la crise économique qui sévit encore, en particulier aux USA.  Elle risque d’arriver en premier au fil d’arrivée avec sa stratégie axée sur l’intégration de ses stratégies Web intranet-extranet-Internet. Car l’intranet, baptisé «Sphère, le monde Canam» va permettre aux partenaires et fournisseurs d’accéder à de l’information et des applications. Il va aussi rejoindre les employés actifs ou retraités à la maison et ainsi ouvrir la possibilité d’idéagoras mentoriales… Et je ne parle même pas des sites Internet du Groupe et des nouveautés qui seront disponibles, notamment pour la force de vente.

Je pourrais aussi vous parler des communautés internes, de librairie virtuelle, de bottin téléphonique relié au profil professionnel ou géographique, de l’engin de recherche Google, de l’accès à toutes ces données en mobile pour l’instant uniquement sur Blackberry. Bref, la mise en place sur une période de 18 mois des fondements de la première vraie entreprise 2.0 au Québec. Pas besoin de faire de dessin pour comprendre que cette première soulève déjà beaucoup d’intérêt.

Nathalie Pilon – ÉTUDE DE CAS: Sphère 2.0 : le monde collaboratif de Canam from webcom Montreal on Vimeo.

Ainsi, le projet-pilote de départ a généré un billet sur le blogue collectif rezopointzero et une mention dans le récent bouquin de Serge Leclerc. Groupe CANAM a aussi présenté ses réussites au dernier webcom le 26 mai à Montréal (ci-haut) et le fera aussi à celui de Toronto le 3 novembre prochain.

Communication interactive Événements LeWebParis wikis

Yulbiz-Paris, XWiki, LeWeb 09 et autres rencontres…

8 décembre 2009

Un court billet pour un court retour sur le Yulbiz-Paris de la semaine dernière où il m’a été donné d’assister et ainsi de rencontrer plusieurs blogueurs parisiens, nouveaux ou pas et de rencontrer de veilles connaissances telles que Fred Cavazza, (le père de Yulbiz-Paris), Émilie Ogez, Bertrand Duperrin et Éric Blot.

Le groupe de iPhoners à Yulbiz-Paris

Juste quelques mots pour dire que j’ai eu un petit coup au coeur en retrouvant le carnet de la question du mois… À la suite du billet de Martin et du mien qui a suivi sur le Yulbiz de Montréal, je me demande s’il ne faudrait pas réintroduire cette convention de la première heure mais bon.

Et encore au Yulbiz, j’ai pu constater l’attrait que le iPhone a sur la communauté geek. À preuve la photo ci-dessous. J’étais un des rares à avoir un gPhone qui en passant n’a pas fonctionné depuis mon arrivée en France. De cela je vous entretiens dans un prochain billet…

Je voulais aussi revenir sur ma rencontre (une fois de plus) avec Émilie Ogez, qui m’a présenté la plate-forme XWiki. Dans le monde du wiki d’entreprise, XWiki commence à se tailler une place intéressante au soleil. Considérée depuis sa création comme une plate-forme un peu «geek» et drabe, elle a pris de la couleur et du style dans les derniers mois.

Et ce n’est pas que cosmétique. Plusieurs nouvelles  fonctionnalités ont été ajoutées et le modèles d’affaires est à la veille de subir lui aussi une cure d’ajustement au marché, ce qui fait de cette plate-forme française, un joueur majeur à l’international, tout juste derrière la dominante SocialText.

Après cette intéressante découverte, est venue nous rejoindre Tara Hunt, qui elle aussi était à Paris pour faire une série de conférences et assister à la conférence LeWeb 09. Pour le lunch, nous nous sommes retrouvés au resto L’entrepôt en compagnie de Bertrand Duperrin.

Tara nous a glissé quelques infos sur la future «start-up» qu’elle a dans ses cartons et qui implique aussi l’ami développeur et blogueur Jérôme Paradis. Il est question de mode, de shopping online mais je ne vous en dis pas plus pour le moment.

Un dernier petit mot pour vous entretenir aussi de ma rencontre avec les blogueurs officiels de LeWeb 09. Une rencontre qui a eu lieu sur une péniche sur la Seine, au pied de Notre-Dame, le soir précédent la conférence. Merci à Fred De Villalmil pour l’organisation, ce qui m’a permis de  rencontrer , en autres, Chris Heuer, son épouse et Cathy Brooks qui travaillent à Paris sur l’opération Social Media Club.

Oh, en passant, il y a de bonnes chances pour que Cathy et Chris se retrouvent à Montréal en 2010 dans le cadre de webcom-Montréal et devinez qui j’ai rencontré sur la péniche? Oui, Julien Smith lui-même qui, lui aussi assiste à LeWeb…

Communication interactive Événements

La «peoplisation» passera mais le Yulbiz demeurera…

1 décembre 2009

Le récent billet de l’ami Martin Lessard sur le Yulbiz du mois de novembre me laisse un peu perplexe. D’aucuns y verront une charge à fond de train des traditionalistes et tenants de l’orthodoxie contre la dénaturation de cet événement qui au départ était  “un regroupement de blogueurs d’affaires qui vise à favoriser le réseautage et la pratique des blogues dans un contexte professionnel”.

Membre du conseil d’administration de Yulbiz.org ,  tenant de LA liste des blogueurs d’affaires et directeur du collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires», je devrais sans attendre me ranger derrière les propos de Martin mais comme le dit souvent Michelle Blanc, notre présidente et fondatrice, je me garde une «p’tite gêne»…

Pourquoi ? Parce que des propos de Martin, je flaire un peu nostalgie sur les discussions d’initiés et les ouvertures à des occasions d’affaires qui étaient le lot des premiers événements au café Méliès, fréquentés alors par quelques «initiés». Et que dire de la question du mois qui est disparue corps et biens… Ce qui fait dire à Martin:

«De quelques blogueurs, mâles en majorité, du début, voilà que s’est rajouté une nouvelle foule dans la mouvance des réseaux sociaux, de la WebTV et de Twitter, équilibrant le ratio homme femme, augmentant celui des ‘peoples’, abaissant la lumière et augmentant le son de la musique. Voilà ce qui ressemble plus à party mensuel branché».

Et Martin en rajoute: «De rares, les moments de rencontres entre gens de la numéricratie montréalaise se sont depuis généralisés, diversifiés, spécialisés –les ‘camps’ et autres non-conférences ont pris l’espace de discussion et de réflexion– et le Yulbiz est devenu l’after-party où on se voit, se fait voir et regarde l’élite numérique. Car quand la musique est si forte et la lumière si basse, les paroles deviennent inutiles».

Et il en remet une autre couche en final: «Yulbiz était au début “un regroupement de blogueurs d’affaires qui vise à favoriser le réseautage et la pratique des blogues dans un contexte professionnel”. C’était la façon qu’on le présentait alors que j’étais sur le conseil d’administration. Il est aujourd’hui le lieu de rencontre branchée et de réseautage d’une élite web, de micro-entrepreneurs et d’artistes».


Le Yulbiz, un party d’artistes?

Le Yulbiz ne serait plus qu’un 5 à 7 branché pour l’élite 2.0, un party d’artistes? Je ne crois pas… J’étais à celui du 24 novembre au Jello Bar, tout comme Martin et une centaine d’autres personnes. J’étais accompagné de Marie-Frannçoise Hervieu, associée chez Allard Hervieu Communication et nouvelle blogueuse d’affaires. Elle a profité de son immersion pour rencontrer plein d’autres blogueurs et blogueuses, d’autres relations d’affaires du domaine des RP et elle en a profité pour converser, réseauter.

La musique trop forte? Faut croire que je suis parti trop tôt car la musique ou le niveau sonore n’était pas plus élevé qu’à l’habitude. Ce dernier ne m’a pas empêché de converser, d’introduire Marie-Françoise et de souhaiter la bienvenue au Yulbiz à de nouvelles figures comme Suzanne Lortie, dont le blogue vient de naître ou encore Tara Hunt, une des figures dominante des blogues, des Barcamps et du Web 2.0 mondial et qui est maintenant une montréalaise…

Je viens de parler de trois femmes. Eh oui, comme le dit Martin le ratio homme-femme s’équilibre au Yulbiz et ce n’est qu’une bonne chose et n’en déplaise à Martin, le Yulbiz n’a jamais été un espace de réflexion. De discussion oui, qui amène plus tard à la réflexion. Et cela, à mon avis, n’a pas changé. La quantité n’a pas évacué la qualité et le nomadisme de l’événement a dépoussiéré les participants de la première heure, secoué les vieilles habitudes et à mon avis pour le mieux.

Yulbiz international

Le Yulbiz est tout cela et encore plus. Il est aussi un mouvement international et cela, on a tendance à l’oublier trop vite. La semaine dernière, il y a eu Yulbiz à Bruxelles comme le démontre ce «slide show» de présentation et surtout le billet «feedback» sur son blogue par l’ami et organisateur Vincent Battaglia.

Un Yulbiz, comme le dit Vincent, pas comme les autres avec lui aussi son petit côté «people». Ce soir, ce sera celui de Paris auquel j’assisterai. Demain je vous écris sur les faits saillants et les belles rencontres qui auront lieu au Père Tranquille avec photos en prime. En passant, vous en connaissez des bistros qui se présentent ainsi sur le Web? Selon les organisateurs, Fred Cavazza, Émilie Ogez et Fadhila Brahimi, ce sera l’occasion de faire un bilan de 2009 et faire quelques prédictions sur 2010…

Yulbiz est un formidable outil de réseautage international qui nous permet de rencontrer les blogueurs européens, américains et même cubains, de tisser une toile de solidarité et de collaboration internationale qui pourrait, comme le rêve Michelle, aboutir à une grande manifestation internationale.

Ça c’est une vision que nous avions et que nous avons toujours. Le Yulbiz n’est pas un événement «people» mais un besoin fondamental pour nous tous, besoin de nous retrouver en communauté que ce soit à Montréal, Paris, Lille, Bruxelles, La Havane, San Francisco ou ailleurs. La «peoplisation» passera mais le Yulbiz demeurera…

p.s. Dans les dix jours qui vont suivre, l’horaire sera chargé en France: conférences à donner, clients à rencontrer,  amis à retrouver, voyages à Bordeaux et Clermont-Ferrand mais aussi LeWeb09 en direct. De tout cela je vous en écris à compter de demain!