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Restos et technos sont intimement liés dans ma vie mais n’ont pas une place éternelle…

10 septembre 2018

Dans un billet précédent, écrit en 2013. je déplorais la fermeture du Méliès, ce restaurant-bar de la rue St-Laurent qui a été longtemps été le quartier général de nos Yulbiz mensuels et mon propre QG de travail en ville. Après sa fermeture, la communauté geek techno s’est repliée sur le Laïka un peu plus haut sur la même rue. Quelques années plus tard ce dernier a aussi fermé ses portes nous laissant cette fois orphelins. Triste histoire mais il en est ainsi, semble-t-il dans la restauration. Aucun endroit n’a sa place éternelle…

Pourquoi je vous raconte cela ?

Parce que je viens tout juste de m’apercevoir qu’il en est de même pour un autre restaurant que nous fréquentions à chacune de nos visites à San Francisco, surtout dans le cadre des conférences Web 2.0 Expo ou Summit. Des conférences qui ont vu passer tous les plus grand.e.s stars des nouvelles technos à ces conférences organisées par le célèbre Tim O’Reilly.

Les conférences avaient lieu au Moscone Center, le plus grand complexe de conférences de la ville, immense en fait et situé à un jet de pierre des bureaux de Twitter. À côté du Moscone West au coin de la 5e et de Howard St. il y a l’hôtel InterContinental où nous résidions et presque en face au 885, un restaurant-phare de la ville, une institution pendant 20 ans, le Buca di Beppo. En fait, il s’agit de l’un des  restaurants d’une chaîne de bouffe familiale italo-américaine qui en comptait 88 à son apogée.

Un restaurant italo-américain dans la plus pure tradition mais aussi avec un faste démesuré, un kitsch incomparable, surtout avec sa grande table papale… Un Da Giovanni sur les stéroïdes !!! Des photos d’artistes italiennes partout sur les murs, surtout Sophia Loren et une en particulier. Voyez ci-dessous. Prise en compagnie en Jayne Mansfield. Photo bien en vue dans la descente vers la salle à manger.

Gina et Jane

Bref, une institution inconnue ici mais toute en grandeur avec son bar sculptural, sa réception feutrée mais souvent débordée par l’attente, une salle à manger souterraine (de là son nom Joe’s Cave en anglais) mais Ô combien chaleureuse avec des tables dans les recoins et d’immenses autres en plein milieu. Le tout avec les nappes rouges et blanches… Un de ces endroits où quand tu entres, tu te retrouves dans une bulle, hors du temps. Un peu comme au Harry’s ou au Buddha Bar à Paris.

Voici un montage que j’ai fait à partir du compte Fourqsuare du resto:

Et je vous présente ma table préférée

Et le triste spectacle que l’on trouve sur Google Maps quand on se met en «streetview» et qu’on tape l’adresse:

Triste fin pour une institution… Voici ce qu’on en dit dans le SFGate, journal en ligne :« Buca di Beppo, a restaurant chain known for serving Italian food family-style, has closed its South of Market Street location after 20 years in operation.

According to a permit filed with the city of San Francisco on June 29, (2017) the 12,000-square-foot building that housed the restaurant at 855 Howard Street will be renovated into office space.

“San Francisco, thanks for all the memories,” a flyer posted to the restaurant’s front glass door reads. “We have loved being part of your family!!”.

En espérant que  mes deux restos-bars à Paris restent ouverts jusqu’à une prochaine visite qui, là aussi, ont toutes été faites dans le cadre de périples/conférences nouvelles technos. Au fait, je me demande ce qui arrive avec le «Tout Va Bien» sur la 51e à New York et à Carlo, Nina, Jean-Pierre et Mike., famille d’expats français et proprios, rencontrés lors d’une autre conférence techno organisée par Wired au Javits Center. À en croire ces photos tout va bien en effet… Pas fermé 🙂

Comme je l’écris dans le titre:  restos et  technos sont intimement liés dans ma vie mais n’ont pas une place éternelle, surtout pas les conférences… LeWeb Paris, c’est fini, webcom-Montréal aussi, Web 2.0 Expo ou Summit à San Francisco ont aussi sombré dans l’oubli comme Enterprise 2.0 à Boston. Comme pour les restos elles naissent deviennent des institutions et passent à la trappe de l’oubli pour être remplacées par d’autres comme #CMWorld

Cette conférence en est à sa huitième année ! Je me demande quel resto est une institution à Cleveland ?

MAJ

Et forcément j’en oublie.  Hélène Frébourg s’est rapidement chargé de me souligner que l’iconique Chez Jean à Bordeaux a lui aussi disparu, du moins dans sa livrée de 2008  . C’est à cet endroit que nous avions été reçus après un marathon de conférences sur notre livre «Pourquoi bloguer».

Son commentaire sur Facebook:

Et en fouillant dans le billet qu’elle a mis en référence, je suis tombé sur le photos prises par le pote Philippe Martin qui m’accompagnait dans notre tournée Bordelaise, Voici des photos prises chez Jean avec entre autres Hélène Frébourg, Isabelle Juppé, Pauline Deysson, Pascale Avarguès et plusieurs autres

Et pour bien voir le resto:

Et c’est assis sur cette terrasse que nous avons donné cette entrevue à AEC

Philippe Martin (http://nayezpaspeur.ca/) et Claude Malaison (http://emergenceweb.com/) sont co-auteurs du livre “Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ?” (http://pourquoibloguer.com/).

Ils évoquent ici l’entreprise 2.0, ceux qui la composent (les Digital Natives) et les outils qu’elle utilise (ceux du Web 2.0). Entre communication et marketing, le blog utilisé dans un contexte d’affaire est une stratégie incontournable et forcément payante selon nos interlocuteurs.

Interviewés par Suzanne Galy pour Aquitaine Europe Communication (http://www.aecom.org)dans le cadre d’une journée de conférences sur le thème “Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ?”.

Communication interactive Événements

Web 2.0 Expo: la déception et l’Oracle…

8 mai 2010

J’ai quitté Montréal, dimanche dernier avec la ferme intention de bloguer sur la conférence Web 2.0 Expo et surtout de le faire de la conférence même ou de ma chambre d’hôtel. Faut croire que les bonnes résolutions et les meilleurs plannings sont faits pour être défaits… Dès mon arrivée à San Francisco, et surtout, dès l’ouverture de mon Netbook et de mon accès à mon admin. WordPress, j’ai réalisé que les billets devraient attendre… Akismet avait deux serveurs sur quatre dans le rouge et je faisais l’objet d’un hyper-spammage…

Donc, les urgences avant les états d’âme… Et il en a été ainsi pour le reste de la semaine, Twitter, Foursquare et Facebook bouffant mon temps libre entre les conférences, les visites à l’Expo, les repas et surtout le networking se déroulant avant, pendant et surtout après les journées passées dans les salles sombres de conférence.

Première constatation concernant la conférence et d’ailleurs corroborée par plusieurs participant(e)s: Web 2.0 Expo, version 2010 ne fut pas une bonne cuvée… Que ce soit pour les conférences et les keynotes, ce fut décevant. Aussi du côté assistance. En 2008, nous étions plus de 5 000. Cette année, j’ai compté 2 556 inscrits dans le site avec profils personnels. OK, disons que certains ne l’ont pas rempli… Mettons 3 000, ce qui était la capacité de la grande salle pour les keynotes. Elle fut pleine à eux occasions, soit mercredi et jeudi matin. Dommage pour mardi en fin de journée car un des meilleurs keynotes s’est produit en fin de première journée.

Je parle de June Cohen, responsable de la stratégie Web de la conférence TED, qui est venue expliquer la stratégie de vidéos gratuits de la conférence et toute une série d’initiatives qui ont suivi dans le sillage de ce premier grand succès dont TED Open Translation Project qui équivaut selon moi au Wikipédia des conférences sur vidéo. Mais madame Cohen ne s’est pas limitée à cette petite merveille. Elle a aussi annoncé en primeur le Open TV Project . Er m… Dire que nous allions annoncer quelque chose de semblable à webcom le 26 mai prochain…

Le second jour de la conférence, nous avons eu droit à deux bons keynotes, soit ceux de Clara Shih, qui sera de retour à webcom-Montréal et à une bonne entrevue avec le CEO d’Adobe, Kevin Lynch. Ce dernier est sur les charbons ardents et sous les feux de la rampe ces jours derniers avec surtout les accusations et la guerre larvée qui l’oppose à nul autre que Steve Jobs. Voici quelques extraits que j’ai retenus dans l’ordre inverse de publication :

  1. Kevin Lynch CEO of Adobe at #w2e: Acquisition of Omniture is about Optimizing user experience 12:48 PM May 5th via TweetDeck

  2. Kevin Lynch CEO of Adobe at #w2e: We are at the beginning of the game. Looks like 1984… 12:45 PM May 5th via TweetDeck

  3. Kevin Lynch CEO of Adobe at #w2e: We play the apps game Apple plays the legal game. They don’t like that Flash apps work with iPhone 12:44 PM May 5th via TweetDeck

  4. Kevin Lynch CEO of Adobe at #w2e: Some persons want to wall off the Web – Referring to Apple 12:39 PM May 5th via TweetDeck

  5. Kevin Lynch CEO of Adobe at #w2e: Html5 a great step foward for the Web

Clairement, Lynch et Adobe se posent en défenseurs de l’Open Web…

Le dernier jour, seul Tim O’Reilly a été en mesure de sauver la mise chez les keynotes. O’Reilly profite d’ailleurs d’une visibilité sans précédent ces jours-ci dans Silicon Valley. Il a fait la page couverture du prestigieux magazine Inc. où on le qualifie de «Silicon Valley’s favorite smart guy» de «leading intellectual» et même»«The Oracle of Silicon Valley», faisant référence au film La Matrice.


Bref, l’oracle est venu sur scène pour partager avec nous ses biscuits à saveur de :  «The State of the Internet Operating System» (voir la vidéo ci-haut).  Bref, voilà les moments forts de la conférence. Le reste des keynotes ne furent que séances de promotion des commanditaires, en particulier Microsoft.

Vous dire que la conférence s’est résumée à cela serait mentir effrontément. Il y a eu de belles rencontres et de belles surprises. De cela j’écrirai dans  les billets qui vont suivre…

Entreprise 2.0 Événements

Entreprise 2.0: Second Life annonce sa version entreprise

4 novembre 2009

Aujourd’hui, Linden Labs, propriétaires de Second Life ont annoncé à San Francisco, dans le cadre de la conférence Enterprise 2.0, le lancement d’une version «entreprise» de leur plate-forme virtuelle jusqu’ici connue sous le nom de code «Nebraska».

Déjà, dans mes conférences, je parlais du cas IBM qui possède 50 îles dans cet univers virtuel  (ainsi que l’armée américaine et tous deux ont été choisis comme clients Beta) et qui les utilise à des fins de réunions et de formation. Linden Labs fait le pari que d’autres entreprises seront intéressées par un produit qu’ils offrent au prix de départ de 55 000$US.

Pour plus de détails, voici le texte du communiqué émis récemment:

«Linden Lab is betting that its “Second Life” virtual world software can do for corporations what it has done for a small community of enthusiasts, cosplayers, and academics: provide a virtual meeting and exploration space.On Nov. 4, Linden Lab began selling Second Life Enterprise, a version of its virtual-world software, for $55,000. For that price, users receive a pair of 1U blades preloaded with the software and seven prepackaged 3D regions: a four-corners auditorium, two conference centers and sandbox regions, plus business avatars.

The beta of Second Life Enterprise can support up to eight regions simultaneously and 800 concurrent users in the same world. IBM and the U.S. Navy are beta customers. In early 2010, the program will move into full availability.»