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Iran

Événements Médias sociaux

Quand Twitter fait la révolution ! #iranelection (2)

21 juin 2009

À la fin de mon long WE de veille et de micro-intervention dans le cadre de la contestation des résultats de l’élection présidentielle en Iran, je me suis retrouvé, le lundi soir et surtout le mardi matin 16 juin devant un choix cruel… En effet, en quatre jours, #iranelection est devenu tellement populaire sur Twitter et dans les médias que des dizaines de milliers d’usagers se sont mis à participer. Rien de mal jusque là… C’est la grande démocratie 2.0!

Sauf qu’en ouvrant les portes à la masse des utilisateurs, se sont produit plusieurs phénomènes inédits. De un, les néophytes n’ont pas été capables de faire la différence entre les informations validées et les messages de désinformation et de deux, justement, sont arrivés en scène les Basij Twitter et ces derniers, facilement reconnaissables par leur entrée récente sur Twitter, leur nombre peu élevé de  «followers », répandaient ainsi des faussetés :

Desinformation going on : #IranElection HAS NOT been blocked. Stop RTing false hastags

@oxfordgirl: Look at tweets spreading alarm, all have bwteen 20-40 followers and been tweeting less than 24 hrs=gov agents #iranelection

Loin de tenter de bannir Twitter, le POUVOIR a tenté de s’en servir lui aussi. Il a mis des milliers de Basij et de fonctionnaires au travail. Le nombre de nouveau comptes Twitter a sensiblement augmenté au cours des derniers jours en Iran. Et les nouveaux à twitter pour la révolution et la démocratie sont tombés dans le panneau. C’est là, la limite du journalisme citoyen, des twitters d’occasion, sans expérience de la couverture « live »de pareils évènements. Les prévenir équivaut presque à prêcher dans le désert… En est résulté ma décision de quitter le flux #iranelection .

Oh! Je ne leur jette pas la pierre. L’enfer est pavé de bonnes intentions… Et je ne peux que penser que cela nous ramène au débat entre les médias traditionnels et leur éthique journalistique et les médias sociaux. À des débats comme celui que nous avons eu récemment au 3e mardis de Montréal avec les journalistes en grève de Rue Frontenac et en particulier le conférencier et journaliste «dit» techno Jean-François Codère.

En fait, il n’y a pas de noir et de blanc en cette matière mais plein de zones de gris… Où commence et où finit la manipulation des médias, qu’ils soient traditionnels ou sociaux? Quel est le meilleur garant de la liberté d’expression ou de la liberté tout court? Les deux se font manipuler mais le nombre aurait-il raison cette fois? La rue (pas Frontenac) aura-t-elle raison des officines du pouvoir? C’est aux Iraniens de décider de leur sort… Comment pourrait-il en être autrement?

Je ne peux donc m’empêcher de noter le cynisme des médias traditionnels et de leurs porte-parole face à ce qui se passe là-bas et à une possible révolution. « La révolution Twitter n’aura pas lieu », titrent Scholars & Rogues, avec comme tête de proue la journaliste washingtonienne bien connue et habituée des conférences de presse de la Maison-Blanche, Helen Thomas. C’est ce qu’ils disent de leur Amérique mais ne pensent pas le moindrement que le monde ne se limite pas à eux.. Mais les USA sont multiples et donc, permettent aussi ce genre de billet: « We Will Never See Iranians The same Way Again ». Deux USA, deux visions du monde différentes. L’une cynique. l’autre pleine d’espoir et d’empathie. N’est-ce pas là ce qui a fait élire Barrack Obama ?

Sauf qu’il ne faut pas être totalement naifs au point de penser que ce qui se passe en Iran est uniquement une révolution verte ou rose, du peuple, par le peuple et pour le peuple. Il y a une lutte de pouvoir sous-jacente comme dans toute révolution. Celle-ci met en scène des acteurs connus: les Ayatollahs. Mais aujourd’hui, la rue semble échapper à leur contrôle… Le contrôle de l’information, la répression, la pensée unique, le dogmatisme et l’extrémisme. Qui aura le fin mot de l’Histoire?

Communication interactive Événements Médias sociaux

Quand Twitter fait la révolution ! #iranelection

21 juin 2009

Voici le premier d’une série de billets sur la saga Twitter en relation avec les évènements qui se sont déroulés et se déroulent toujours en Iran. Pourquoi parler d’un tel sujet dans ce blogue de niche techno ? Simplement que je vais y analyser encore le phénomène qu’est Twitter et de son influence grandissante dans le monde et en particulier de celui des mass médias, mais aussi vous parler de ses dérives…

Après les 54 heures de couverture « live » des attentats terroristes à Mumbai en novembre dernier, je ne m’attendais pas à être aspiré aussi rapidement dans la couverture micro-journalistique d’une autre crise internationale. Le semaine dernière, donc, comme bien des gens, j’ai reçu les résultats du vote iranien à la présidence avec étonnement. Les sondages laissaient entrevoir la victoire des modérés au premier sinon au second tour… Et voilà que les radicaux et leur homme de paille Ahmadinejad l’emportent avec presque 70% des voix d’une participation record de plus de 80% des votants!

Le lendemain du vote, commence sur Twitter et autres médias sociaux, ce qui va devenir un raz-de-marée bien différent. Tout doucement, on commence à vois apparaître sur Twitter, dans les sujets les plus « trendys », celui de #iranelection. Il montera ainsi pour occuper la première place pendant une semaine, n’étant déclassé qu’en ce dimanche par celui de la fête des pères ou #Happy Fathers Day. Au début, il n’y a sur ce sujet que les Iraniens eux-mêmes et les réguliers sur Twitter, ceux que l’on appelle les « power twitters ». Ceux qui se retrouvent parmi les deux millions d’utilisateurs réguliers sur les 30 millions d’usagers.

J’entre donc dans le flux, un peu de la même manière que Mumbai, soit en tentant d’identifier les sources crédibles. Encore une fois, les médias traditionnels ne sont pas au rendez-vous en ce début de crise qui va prendre une ampleur internationale. Mais déjà les13 juin, un billet de ReadWriteWeb souligne cette absence avec un titre qui va encore ajouter à la popularité montante de la plateforme co-fondée par Biz Stone: « Dear CNN, Please Check Twitter for News Abour Iran ». CNN, qui a révolutionné les médias avec sa couverture de la guerre du Golfe, dans les années 90, en prendra plus que pour son grade en ces premiers jours. Son absence de réaction et de couverture avant l’arrivée en scène de la célèbre Christiane Amanpour sera sanctionné par un assassin #CNNFAIL.

Le billet de RWW sera le plus retwitté des premiers jours et son impact va être profond sur le cours des évènements car on parlera ensuite de «Révolution Twitter». Avec, entre autres, des citations de ce genre :

vetivergirl: The Revolution may not be Televised, But it sure as hell will be TWITTERIZED. #IranElection #Iran9

Donc, je cherche mes sources en ces premiers jours et en trouve légion en Iran même car dans les premiers jours, aucun problème à obtenir les coordonnées des principales sources d’information crédibles car elles sont là, retwittées. Mais contrairement à Mumbai, je ne me laisse pas entrainer dans la couverture en direct mais essaie plutôt de me faire un vrai portrait de la réalité. Qui a raison et qui a tort ? Les résultats des élections sont-ils légitimes ou non ? Quels sont les vrais chiffres, les vrais enjeux et surtout, je tiens à trouver une confirmation visuelle de ce qui se passe. Dans les premiers jours, il y aura peu de visuel, surtout sur YouTube qui éprouve des difficultés à retransmettre. On parlera même de censure… Mais finalement, des visuels commenceront à filtrer comme cette photo que j’ai intitulée

« The face of repression »

Et cette vidéo de la manifestation monstre du 15 juin, où plus d’un million de personnes se sont retrouvées dans la rue à Téhéran, tournée par un amateur et que j’ai intitulée:

« The Sound Of Freedom: Staggering footage, without commentary. What commentary do you need? »

À en croire plusieurs sources « internes », les iraniens ont la certitude qu’on leur a volé l’élection, que les résultats ont été truqués d’avance, etc. Bien des sources officielles en dehors d’Iran commencent aussi à penser la même chose mais certains soutiennent toujours le «Et si les résultats étaient bons?» …

L’entrée en scène des médias

Et c’est là que les médias font leur entrée… Tout d’abord les non traditionnels tels que le Huffington Post et The Atlantic avec Andrew Sullivan et son Daily Dish. Les deux vont être les premiers à changer leur couleur de base et adopter le vert en signe de solidarité avec les opposants au régime en Iran. Ce vert va être d’ailleurs être aussi adopté par bon nombre d’usagers de Twitter :

Donc, les deux vont lancer la couverture en  « live-blogging » mais ne seront pas les seuls. Il va aussi y avoir du côté francophone Mémoire Vive.TV de l’amie Natacha Quester-Séméon.

Au cours de ces premiers jours, la BBC sera une seules des chaînes traditionnelles à être présente, surtout avec sa chaîne en Persan mais aussi et curieusement par la présence sur place et sur Twitter d’un correspondant d’ABC, Jim Sciutto.

C’est ce petit groupe qui va donner le ton aux autres. Dans les heures et jours qui vont suivre, vont se multiplier les blogues en direct tels que celui du Monde.fr, de Libération.fr, du New York Times, du Guardian et le très «twitté» Boston Globe Big Picture.

La couverture dès les premiers jours de Huffington Post et le la BBC, captée sur Livestation

Toutes les sources d’information vont s’entendre sur un point: ce qui a débuté comme une simple contestation des résultats d’une élection est en train de se transformer en véritable révolution et en cela, Internet et surtout Twitter et Facebook auront joué et jouent toujours un rôle déterminant. Et quand le pouvoir tente de museler la liberté d’expression, il tente d’abord de museler les médias traditionnels et oublie pour un certain temps les médias sociaux. Ils ont aussi oublié que l’Iran était une nation de blogueurs:

IRAN: A Nation Of Bloggers from ayrakus on Vimeo.

Mais comme vous le lirez dans le billet suivant, LE pouvoir apprend vite…

Événements Médias sociaux Réseaux sociaux Web politique

La grande désillusion aux DSA

6 novembre 2018

Un petit billet rapide, comme cela, le jour où nos Voisins du Sud vont voter aux élections de mi-mandat. Un billet pour noter que les USA n’ont jamais été aussi divisés. Politiquement, socialement, économiquement et bien entendu technologiquement…

Le président a beau utiliser Twitter comme arme de désinformation massive, les grands des nouvelles technologies ne suivent pas politiquement et peinent à tenir leurs plates-formes en bon ordre. Les GAFAM, Twitter et l’écosystème des start-ups sont campés dans les grands États et grandes villes (Californie et Côte Est dont New York et Boston ou même Austin au Texas), des États et villes à large pourcentage démocrates.

La majorité de leurs dirigeants sont aussi de la même mouvance mais par leurs excès d’appétit fiscal et d’impuissance en gestion des contenus, ils polarisent de plus en plus leurs utilisateurs et leur société. De «Don’t be evil» ils le sont pour plusieurs devenus. La technologie comme la politique divisent encore plus les  USA, creusent des fossés idéologiques mais aussi creusent le fossé des classes sociales et exacerbent les extrémismes et le racisme.

De plus, les élections se sont technologiquement transformées depuis 2008. Les deux camps s’affrontent actuellement à coup désinformation, fake news, et fermetures de comptes, d’ingérence Russe même dans les groupes Facebook, Mais aussi à coup de campagnes médias sociaux utilisant toutes les stratégies de marketing numérique connues et reconnues.

Et tous les coups sont permis non seulement sur Twitter et Facebook mais aussi sur You Tube, Instagram et plusieurs applications mobiles de messagerie instantanée. La guerre technologique fait rage comme le chantait Jean Leloup.

Jamais les USA n’auront été aussi divisés et polarisés et la faute en incombe en partie, pas aux réseaux sociaux en eux-mêmes  mais à ceux qui les ont créés, les gèrent mais aussi et surtout les utilisent. Le climat social au sud de la frontière est délétêre ce qui m’incite et je ne suis pas le seul, à éviter toute visite mais je note et vous aussi probablement que ce climat se répand aussi vite que les changements climatiques.

Divided States of America

Il se répand en Grande-Bretagne, en Pologne, en Hongrie, en Italie, en Turquie, au Brésil, en Indonésie et même ici au Québec mais tranquillement… Mais rien comme aux USA où les élites, les immigrants et les médias sont laminés par le vent de populisme largement issu des réseaux sociaux.

La création du Web puis des réseaux sociaux, le fameux 2.0, auront porté de grandes espérances de liberté, d’égalité et de fraternité et de partage du savoir planétaire. Mais force est d’admettre que le facteur humain a faussé la donne et nous donne aujourd’hui le gueule de bois numérique et un goût amer de déjà vu.

Photo Sylvain Carle

Voyez d’ailleurs ce qui se passe au Web Summit qui s’est ouvert lundi soir à Lisbonne où on parle de grande désillusion et lisez le cri du coeur de Tim Berners-Lee qui essaie de sauver l’utopie.

Pendant ce temps au sud de la frontière, nos voisins n’auront jamais été aussi divisés. C’est pour cette raison que j’ai choisi cette image. Car il faut maintenant parler de Divided States of America. Comment de temps ce pays tiendra-t-il encore ensemble?

Personne ne saurait le dire mais la technologie (et pas juste les réseaux sociaux) mal utilisée risque de pousser ce pays au bord de la guerre civile ou dans le giron de la dictature.

Souvenez-vous du «Printemps arabe» ou des élections en Iran en 2009…

MAJ 1

Et au sortir de cette journée d’élections, le constat est encore plus vrai : le Sénat aux Républicains et le Congrès aux Démocrates. Et surtout pas de vague bleue. Juste une preuve de plus que les divisions sont bien réelles et profondes.

Dans la même veine lisez cet entretien avec Joseph Stiglitz, économiste reconnu:

https://www.theguardian.com/business/2018/nov/05/joseph-stiglitz-america-should-be-a-warning-to-other-countries?CMP=Share_iOSApp_Other&fbclid=IwAR2Jl7Czn737i6dDvGgggGWX6iPBul9k_lS2vCS2TU49PoupiXjE1LmCvDw

Médias sociaux Réseaux sociaux

Twitter, Trump et le ménage de la toilette (prise 2)

27 octobre 2018

J’ai commis, il y a un peu plus d’un an un billet sur la nécessité évidente de faire le ménage régulier de nos abonnés Twitter, question de faire disparaître la saleté, les cernes de bain, les mousses qui roulent sur le plancher (Lire faux comptes, spam, etc.), bref tout ce qui pollue notre compte.

Je fais régulièrement ce ménage mais l’exercice vaut pour tous nos comptes sur les réseaux sociaux. J’élimine ainsi tous les trolls et une bonne partie des fausses nouvelles car les abonnés que je conserve sont habituellement fiables et pour beaucoup, certifiés par Twitter et aussi avec un historique et des références sur leur identité.

Mon billet, intitulé  «Twitter et le ménage de la toilette», relatait l’histoire fictive d’Alexandre, étudiant en communication et aussi gestionnaire de communautés qui se laisse prendre au jeu de la popularité sur les réseaux sociaux.

Drôle de coincidence, je lis ce matin un article dans LaPresse que Voldémort Trump se plaint justement du sain exercice effectué par Twitter, soit de faire le ménage sur son compte à lui puisqu’il ne le fait pas lui-même.

«Le président américain Donald Trump s’est plaint vendredi de la suppression selon lui par Twitter des comptes de certains de ses abonnés, critiquant les efforts du réseau social pour éliminer les comptes faux ou injurieux.»

Comme j’abhorre cet homme, je ne suis pas un de ses abonnés mais pour les besoins de la cause, j’ai été juste vérifier les plus récents de ses 55 millions d’abonnés. Édifiant comme vous êtes en mesure de le constater:

Je vous gage un vieux 20$ que si j’étais chargé par Twitter de faire le ménage de son compte, son nombre d’abonnés tomberait drastiquement. Et comme pour moi depuis des années, Twitter a finalement compris le bien-fondé de cet exercice:

«Le réseau social tente actuellement de se défaire des utilisateurs qui essaieraient de se servir du site à des fins de propagande. Il a ainsi bloqué au cours des derniers mois des centaines de comptes manipulés depuis la Russie ou l’Iran pour mener des campagnes d’influence ou de désinformation.

Twitter a annoncé cette semaine que le nombre d’utilisateurs actifs avait baissé de 9 millions au dernier trimestre, dans le cadre de ses efforts pour rendre la plateforme plus « saine ».

Et comme récompense. Twitter remonte en bourse, justement pour cette raison. Tout pour rendre furieux Voldémort qui pourtant, en a fait son outil de communication favori avec les médias mais aussi avec une base d’abonnés en forme de gruyère…

NDLR: C’est le seul et unique billet qui porte sur ce sinistre personnage…

Blogues Communication interactive

Tel le phénix, Émergenceweb renaît de ses cendres !

7 avril 2016

J’ai cherché longtemps une photo qui pourrait illustrer en UNE le changement que mon blogue vient d’opérer mais après des heures de recherche, j’en suis venu à la conclusion qu’une simple comparaison graphique entre l’ancien et le nouveau était ce qu’il fallait. Car à compter de ce 7 avril, un peu plus de dix ans après sa création Émergenceweb opère un grand changement. Lire la suite

Événements Identité numérique LifeLogs Mémoire d'entreprise Réseaux sociaux

Musicobio: racontez votre vie en musique !

14 avril 2015

J’ai publié de nombreux billets sur ce blogue concernant la mémoire d’entreprise™. Comment faire en ces temps de départs massifs à la retraite pour conserver l’expertise et l’intelligence collective et ainsi conserver sa compétitivité. Et oui, je vais finir par l’écrire ce livre… Mais en attendant, j’aimerais profiter de ce billet pour mettre en valeur une autre initiative de conservation de la mémoire qui, cependant, ne concerne pas directement l’entreprise mais nous tous, ce qui nous rapproche tout de même du concept de «LifeLogs» ou Carnets de vie, mis de l’avant par Gordon Bell. Lire la suite

Big Data Cloud Computing

Six tendances TI qui vont bousculer les entreprises en 2013 (Deuxième partie )

28 décembre 2012

Je l’ai déjà écrit aussi bien sur ce blogue que sur Twitter et je le répète… Je n’aime pas les listes, genre 10 meilleurs ou encore les inévitables prédictions de fin d’année. Toutefois, je n’ai pas pu m’empêcher de traduire et de commenter à partir d’hier celles faites par Antone Gonsalves pour ReadWriteWeb, une publication qui, avec ZDNet donne de très bons billets et analyses du Web et de ses tendances pendant toute l’année.

Hier, j’ai traité de la première grande tendance identifiée par M. Gonsalves, soit le Big Data. Pour moi, cette tendance fait partie d’un ensemble plus vaste que l’on nomme l’Internet des données et qui sera un des sujets de choix du prochain webcom-Montréal en mai 2013. Pas dans son impact technologique sur les entreprises et les individus mais de son impact sociologique ou sociétal si vous préférez… Lire la suite

Blogues Web politique

Sommes-nous des Twitter-bourgeois ou même des Web-bourgeois ????

22 novembre 2011

AVERTISSEMENT:

Ce billet peut offenser certaines personnes. Comme il est mentionné à la télé, «Viewer discretion is advised»…

Après ma récente sortie sur Yulbiz et la place des blogues dans un contexte d’affaires, et surtout après les réactions que ce billet a suscitées, je me pose cette question en titre. Pourquoi? Eh bien parce que depuis, j’ai regardé l’ensemble de mes inrteractions sociales sur le Web pour m’apercevoir que je me suis assigi et surtout que je ne suis pas la seul à l’avoir fait. Quand je regarde mes flux Twitter, Facebook, Google+, etc., je les trouve bien calmes par rapport à 2007-2008.

pirate

Les réseaux sociaux sont-ils toujours les vecteurs de changement qu’ils étaient ? Probablement dans les économies et les pays émergents (j’aime ce mot)  comme en Asie ou au Moyen-Orient où ils ont eu un rôle «instrumental» dans la révolte et l’indignation de la population face à une classe dirigeante corrompue et dépassée par l’éclosion d’un  mouvement civil et populaire.

De là ma question: nous qui avons été aux avant-postes des premiers soubresauts de la prise de parole ciotoyenne, que nous est-il arrivé ? Nous sommes bien coîts devant ce qui se passe actuellement dans le monde. Face à la foule des indignés en Espagne, en Libye, en Égypte (bis), à Wall Street ou à la Place Victoria (sic…) à Montréal. Nous qui avons tweeté en direct la protestation du peuple Iranien face à la fraude massive des dernières élections, avons pourtant élu des gouvernements rétrogrades et autoritaires à l’inverse de la démocratie participative que présupposait le 2.0. Je me souviens à San Francisco de la grande messe O”Reilly à la conférence Web 2.0 Expo où le prêtre officiant. i.e. Tim O’Reilly nous disait que nous étions les privilégiés d’un mouvement planétaire… Le sommes-nous vraiment ?

Nous sommes bien tranquilles dans nos niches d’affaires à ne pas prendre position et à simplement«retweeter», «liker» ou partager sur Facebook… Cela me rappelle avec douleur la murale scandaleuse de Jordi Bonnet au Grand Théâtre de Québec inaugurée en 1970: «Vous êtes pas tannés de mourir bande de caves, c’est assez!». À bas le Web bourgeois !!!

Je dis cela en passant…

Identité numérique Médias sociaux

MAJ 1 et 2: Je quitte Facebook: une mise au point s’impose !

22 juillet 2011

Bon, je fais ce billet car une mise au point s’impose… J’ai récemment écrit sur Facebook que je quittais cette plate-forme sociale et j’ai même créé un groupe à cet effet. J’ai posé ce geste dans un moment de profonde exaspération face aux récentes gaffes de Facebook qui «pitche» en ligne des ajouts de fonctionnalités mal dégrossies, de toute évidence pour ne pas se faire damer le pion par Google+.

jequitte

Faut dire qu’au cours des dernières semaines, j’ai réduit de beaucoup ma présence mais de là à quitter définitivement, il y a une mer à franchir ou encore comme certains l’ont mentionné, une «addiction» à vaincre car on ne quitte pas Facebook comme cela sauf dans le cas le l’ami Martin Ouellette. … J’ai lu les innombrables commentaires que cette décision a générés sur mon mur, en particulier les nombreux appels du pied de Sophie et aussi sur sur celui du groupe, entendu les arguments de plusieurs ami(e)s dont Nancy devant un bon repas et… pris un certain recul… En effet, Facebook rejoint une clientèle que ne fera pas facilement le saut quantique vers Google+, une plate-forme plus versatile et plus intégrée mais plus «geek» pour le moment dans sa conception et l’adoption par les utilisateurs sur invitation seulement… On ne change pas les habitudes si facilement, gestion du changement 1.0…

Bref, un peu comme le mentionne Bruno Guglielminetti, aussi bien sur mon mur que sur celui du groupe (voir ci-dessous) pour son propre usage de Facebook, le mien est surtout orienté famille et amis proches, «ceux que je connais et les figures sur lesquelles je peux mettre un nom». Je me suis toujours refusé à m’en servir pour les affaires, mettant même une mise en garde sur mon profil pour que de potentielles relations d’affaires ou illustres inconnu(e)s aillent plutôt me solliciter sur LinkedIn.

Guglielminetti

C’est contraire à la philosophie de Michelle Blanc qui l’exprime ci-dessous et qui a une logique certaine car elle se sert de plusieurs médias et réseaux sociaux pour faire du «broadcast», ce qui n’est pas mon cas mais son explication et surtout ses analogies sont intéressantes. Toutefois, dans sa logique, Michelle en arrive à un triste constat, et dont j’ai déjà traité dans des billets précédents sur la disparition de la conversation sur notre médium de communication PRIMORDIAL : le blogue…

michelle

L’arrivée de Google+ est venue mettre en péril le bel équilibre établi dans l’usage de mes réseaux sociaux, Twitter y compris car ce dernier me servait d’expérimentateur d’usages… Bref, l’équilibre étant rompu il a bien fallu chercher comment le recréer… En «flushant» Facebook purement et simplement ? Je ne crois pas…

Comme plusieurs d’entre ceux qui ont commenté, je vais réorienter mes usages car Facebook offre encore des possibilités originales, non couvertes par les autres réseaux. Je le garde donc pour la possibilité de me faire des groupes pour les étudiants de mes cours. Ils sont faciles à organiser et faciles à utiliser par les étudiants au contraire de ce que les wikis ou les Google Groups peuvent offrir.

Je garde aussi Facebook pour les événements et surtout pour la famille et les amis proches (avis à Sophie et Nancy ;-). Plusieurs d’entre vous ont suivi mes mésaventures hivernales et comme moi sont en mesure d’apprécier l’utilité manifeste et même vitale de Facebook dans pareil cas:

montagehosto

Mais je ne peux pas, comme dans Google+ publier et sélectionnant de façon pointue mon lectorat. Soyez donc certains que je vais faire du ménage dans ma liste d’amis Facebook pour la réduire à sa plus simple expression. Mais n’en gardez pas ombrage. La qualité de la conversation et des échanges est le point central de la démarche. Qu’en pensez-vous ?

MAJ1

J’ai eu plusieurs réactions à date à ce billet mais je tenais à reproduire ici celle publiée dans le fil de conversation sur Google+, justement… Elle est très éclairante sur «l’addiction» Facebook, un peu comme la cigarette pour ceux qui se souviennent de ce que c’est que d’arrêter de fumer :

« Jacques Cool – J’ai supprimé mon compte Facebook (enfin, je l’espère – sont tenaces chez FB avec tes infos…) il y a 1 an. La vie a continué et je ne sens pas avoir «manqué quelque chose». Bien au contraire, l’expérience sociale en ligne fut des plus riches depuis 12 mois. Je réalise que ma présence sur autres réseaux (Twitter surtout, Diigo, Scoop.it, LinkedIn, WordPress) est essentiellement professionnelle, pas de place pour des sornettes ou des jeux nunuches. Ces jours-ci, j’explore G+. Mi-chemin entre FB et Twitter, ou complètement autre chose? C’est, je prédis, l’expérience «empirique» de G+ qui me le dira. Mais je prends mon temps, mollo. De toute façon, avec un Humidex de 38C, faut pas s’énerver.»

MAJ2

Et encore, trouvé cette présentation de Vincent Wong sur SlideShare qui résume aussi les propos tenus ci-haut mais aussi ceux de mon récent billet sur mes premières impressions de Google+

 


Blogues Événements

Conférence LeWeb: bienvenue dans le “Blog Pit” !

1 décembre 2010

La semaine prochaine je vais être à Paris afin d’assurer avec plus de 73 autres blogueurs et blogueuses officiels, la couverture de la conférence LeWeb 2010, organisée par l’ami Loïc LeMeur. Ce sera pour moi ma cinquième expérience du genre à la plus grande conférence sur le Web en Europe, donc pas une grande surprise mais imaginez un  peu pour ceux et celles qui seront sur place pour la première fois et qui seront propulsés dans le “Blog Pit”… Intimidant et aussi inspirant ! Les deux photos suivantes parlent d’elles-mêmes:

blog pit

Des représentant(e)s de plus de 60 pays seront sur place pour rendre compte des prestations des plus grand noms du Web, tels que Marissa Mayer,  Gary Vee, Shai Agassi, John Ham, Dennis Crowley, le PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn et plusieurs autres. Mais en plus et comme je le mentionne à chaque fois, ce sera l’occasion de rencontrer LA communauté planétaire des blogueurs non pas en un seul événement mais aussi en plusieurs autres plus petits qui vont ponctuer toute la semaine comme le spécial Yulbiz-Paris , le 6 décembre, qui permettra la rencontre des blogueurs France-Québec. Et aussi la fameuse soirée des blogueurs officiels qui se déroule le 7 décembre sur la Péniche Six Huit amarrée aux quais de la Seine, juste en face de Notre-Dame.

JAM 023

Un aperçu de l’ambiance sur la péniche l’an dernier

JAM 034

La blogueuse américaine Irene Koehler et compagnie de la mère de tous les blogueurs à LeWeb, nulle autre que Stéphanie Booth.

Ce sera aussi l’occasion de renouer avec l’endroit où a eu lieu en 2007 la meilleure édition de la conférence, soit Les Docks. Il s’agit d’un complexe de plusieurs anciens entrepôts reconvertis dont trois serviront la conférence. Si l’on se fie à 2007, les conférences majeures et la scène principale seront dans le Pullman. Le Haussmann abritera les repas, les sponsors et les lounges. C’est de là que nous rédigerons la plupart de nos billets. Le Eiffel pour sa part abritera la compétition des strart-ups et les panels et ateliers. Parlant de la compétition, je ne la raterai pas cette année surtout que l’ami Sylvain Carle sera de la partie et présentera Needium. Aurons-nous un vainqueur québécois cette année ?

lesdocks

Bien sûr, tout cela reste à confirmer lors de la visite pré-conférence que nous aurons le mardi en après-midi avec comme guide, soit Loïc ou Géraldine. Je quitte samedi pour la France et débuterai ma “couverture officielle” lundi le 6 décembre. À suivre…

Blogues Événements LeWebParis

LeWeb Paris, Yulbiz, webcom-Montréal et autres perles rares…

8 novembre 2010

Comme je l’ai écrit dans un récent billet, je devrais être à Paris début décembre pour assurer ma cinquième “couverture” consécutive de la plus importante conférence en Europe sur les nouvelles technologies du Web, intitulée fort à propos,  LeWeb et organisée par Loic LeMeur et son épouse Géraldine. Et je ne serai pas le seul à assurer la couverture de l’événement à titre de blogueur officiel. Je serai accompagné par les ami(e)s Philippe Martin, Benoit Descary, Diane Bourque et Tara Hunt mais aussi par le nouveau québécois Damien Guinet. La liste des blogueurs officiels est disponible ICI.

Pourquoi j’écris ces quelques lignes alors que j’ai déjà écrit deux billets complets sur la conférence et son programme rempli de petites perles ? Parce que la liste des blogueurs officiels vient juste d’être publiée certes mais aussi pour souligner une autre nouveauté à la conférence que je trouve très intéressante.

Voici comment l’annonce a été faite sur le site de la conférence mais aussi sur Facebook, Twitter et dans notre GoogleGroup :

Your chance to get on stage at LeWeb

IgniteOn Dec 8th we will offer 10 LeWeb registered attendees the opportunity to speak for 5 minutes and share their passion in plenary.

The talks can be about anything..except a pitch for your business. In 20 rapid-fire slides, you’ll share your vision, your energy, your hobby, your philosophy–whatever will spark conversation and action amongst LeWeb’s attendees from around the globe. To learn more about this format and see some example talks, visit igniteshow.com.

Applications are due midnight PDT on November 10th.
You are allowed to attach PowerPoint slides, PDFs and/or videos to your application.

Génial mais il fallait y penser… Une conférence qui se veut 2.0 n’a pas qu’à organiser un WebCamp gratuit et généré par les participants. Cette formule du cinq minutes de “gloire” en est une autre manifestation même si les candidats seront choisis par un jury et non votés par leurs pairs. Oui, bon, Loic et Géraldine n’ont rien inventé puisque la formule Ignite existe déjà à la conférence Web 2.0 Expo organisée par Tim O’Reilly mais j’ai bien hâte de découvrir de petites perles parmi les dix candidats “élus”.

La perle webcom

Parlant de perles je ne peux pas rater l’occasion et  ainsi écrire quelques lignes à propos du prochain webcom-Montréal qui aura lieu le 17 novembre à l’OACI. Car justement, si vous désirez découvrir des perles de conférences sur le Web 2.0 et sur la mobilité, vous allez être servis, croyez-moi!

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Ce serait faire outrage au programme que de simplement vous donner le lien qui y mène… Je dois souligner à grands traits les études de cas proposées par Claire Flanagan de CSC, de Tim Moore de BART, la société de transport en commun de San Francisco qui utilise Foursquare, de Andrea Baker qui parlera d’intégration d”outils Web 2.0 chez Navstar mais aussi à la CIA, de Bevin Hernandez qui parlera de son expérience à Penn State mais aussi qui fera un speed-keybote très inspirant. Aussi ne manquez pas la conférence à quatre de John Dila, Steven Domeck, Jennifer Fogarty et Cynthia Rando, les deux premiers d’Innocentive et les autres de la NASA.

De telles perles constituent un trésor et pourtant elles ne sont que quelques-unes de toutes celles qui vous seront proposées en plus des keynotes du grand spécialiste mondial de l’utilisabilité, Jared Spool, sur l’avenir de l’utilisabilité et du design dans un monde mobile, de la grande spécialiste des communautés de vente en ligne, Marsha Collier et du grand spécialiste du Online PR, David Armano, VP D’Edelman Digital. Je ne voudrais pas oublier la conférence d’EXOPC, la tablette québécoise qui fait tant parler d’elle et celle du CTO de Seesmic, Johann Romefort. Tout cela sans oublier non plus le webcom-LIVE, le webcamp, le coin du livre et la nouvelle zone de eCommerce parrainée par Desjardins. Oh! je m’en voudrais de ne pas souligner également le dévoilement par le CEFRIO des résultats d’une étude qui fera le portrait de la mobilité au Québec et le travail des blogueurs et twitteurs officiels, soit Alexandre Enkerli, Philippe Bonneau et Jean-François Poulin.

Puisque j’en suis aux noms, je reviens en quelques lignes sur la conférence LeWeb à Paris pour vous mentionner que comme pour l’an dernier, nous aurons droit à quelques petits privilèges en tant que blogueurs officiels dont celui de faire le tour du proprio dans l’après-midi précédant la conférence en compagnie de Loic et que le même soir, nous serons tous reçus par l’organisation et surtout par Stéphanie Booth et Fred de Villalmil sur une péniche amarrée à un quai de la Seine, juste en face de Notre-Dame.

Cela fait partie de toutes les soirées et regroupements qui auront lieu au cours de la semaine à Paris. Ainsi, le lundi 6 décembre, aura lieu également le Yulbiz-Paris. Les organisateurs Fred Cavazza, Émilie Ogez et Fadhila Brahimi. en profitent pour souligner notre passage et ainsi échanger sur le capital social de l’entreprise du XXIeme siècle. Une soirée sous le signe d’un échange interculturel avec la présence de plusieurs blogueurs de renommée internationale. La rencontre aura lieu Au Bon Pêcheur, Châtelet Les Halles à compter de 18h30. Promis je prends des photos et vous en fais un compte-rendu le lendemain.