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avril 2009

Entreprise 2.0 Événements

La grande «messe» de l’entreprise 2.0 : I’m blog/attending !

29 avril 2009

Je viens tout juste de recevoir une nouvelle que j’attendais depuis un bon bout de temps… Je serai blogueur officiel à la conférence Enterprise 2.0, qui aura lieu à Boston du 22 au 25 juin prochains. Pour moi, c’est la plus importante conférence au monde sur l’intégration des technologies et usages du Web 2.0 en entreprise. Eh oui,  même devant webcom-Montréal, la conférence où je suis responsable de la programmation et du choix des conférenciers. C’est tout dire…

À Boston, c’est la réunion annuelle et internationale de tous ceux et celles qui oeuvrent professionnellement dans le domaine de l’entreprise 2.0. Et toute la crème des conférenciers s’y retrouve. Certains comme Andrew McAfee, Shaw Dahlen, Clara Shih, Jessica Lipnack, Rishi Chandra, Lee Bryant, Thomas Vander Wal et Laura Fitton, y ont déjà figuré avant de passer par Montréal et s’y retrouveront encore, que ce soit comme conférenciers ou seulement comme participants. En passant, j’ai bien hâte de serrer la pince à Stowe Boyd, Bill Ives, Gil Yehuda, Oliver Marks, Mike Axlerod et bien d’autres. À noter que plusieurs amis blogueurs québécois y seront également dont Pascal Veilleux, Xavier Aucompte et possiblement Jérôme Paradis et Kim Vallée.

Comme pour webcom, l’organisation fait un usage intensif des outils Web 2.0 : Blogues, compte Twitter et #hashtags, communautés de participants et celle-ci pour les blogueurs (voir l’image ci-dessous), bannières à intégrer dans les blogues (exemple ci-dessus) et beaucoup de gratuités dont le Enterprise2Open, l’équivalent du webcamp à Montréal.

Et aussi, la possibilité de visionner mais pas «d’embedder» les conférences dans les jours ou semaines qui suivent l’évènement. Voici donc un lien qui vous amènera à une de celles-ci mettant en vedette Jessica Lipnack, qui sera à webcom le 13 mai et Stowe Boyd, qui devrait y venir en novembre.

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Une autre particularité webcom qu’elle n’a pas, c’est un équivalent du webcom-live sur UStream. Donc, voici un bref aperçu de ce que sera cette année cette conférence, qui en bien des points ressemble à webcom, sauf sa spécificité Entreprise 2.0 et le fait qu’elle dure quatre jours et a lieu une seule fois par année. Je reproduis ci-dessous des extraits des propos (en anglais) de mon collègue et vis-à-vis Steve Wylie :

«The Enterprise 2.0 Conference spans four days with highly engaging workshops, keynotes and breakout sessions. The program is rich with customer examples of Enterprise 2.0 being applied in business today with tangible benefits.

Our conference program is built collaboratively starting with you-the Enterprise 2.0 Community. We welcome you to take part in this exciting process. There are many ways to contribute including following and joining the conversation on the Enterprise 2.0 Blog or joining one of our social networks on Facebook or Twitter to discuss and debate the issues.

Here’s an overview of just some of what we’ll cover at this year’s conference:

Workshops: Immerse yourself in half and full-day instructor-led sessions on the foundational topics for Enterprise 2.0. This year’s program is expanding to include the following:

Keynotes: The keynote agenda will once again feature the leading examples of Enterprise 2.0 in action. True pioneers will walk through the challenges and opportunities around driving internal change at some of the leading companies in the world. Confirmed keynote speakers include:

Shawn Dahlen
Social Media Program Manager, Lockheed Martin IS&GS CIO Office

Christopher Keohane
Social Media Program Product Manager, Lockheed Martin IS&GS – CIO – Architecture Service

Andrew McAfee
Harvard Business School

Conference Sessions: Breakout sessions span three days and cover critical topics in Enterprise 2.0. The program is broken out into six tracks including:

Launch Pad: This event is an opportunity for developers, product managers and entrepreneurs to compete for a chance to present to the Enterprise 2.0 community, where one of four finalists will be named Launch Pad winner.

Starting in the weeks prior to the conference, companies will be given the chance to pitch their best ideas and new products. Beginning with a new “twitter round,” contestants will first describe their idea or product in 140 characters or less. Through the power of the collective intelligence of the greater Enterprise 2.0 community we will select the most interesting, desired, wild, crazy, or cool tools and technologies out there to move on to the next round where contestants will be able to submit a short video describing their idea or product. The final rounds will be held live, on the main stage at the Enterprise 2.0 Conference.

Evening in the Cloud: Register for one of several packages to attend this interactive “customer visit,” focusing on three theoretical ways to move some or all of your legacy apps into the cloud:

Moving the code for existing platforms like .NET, Sharepoint, Java, etc into cloud-based utilities run by vendors of the original technology: a Java utility run by Sun, a .Net utility run by Microsoft, even a Python utility run by Google (Google App Engine)

Moving existing applications from behind the firewall into cloud-based hosting environments like Amazon’s EC2

Re-writing the existing applications to run on platforms as services (PaaS): Salesforce.com’s Force.com, Bungee’s Bungee Connect, Google App Engine, or one of the Rails-cloud providers such as Joyent, RightScale, Brightbox or Heroku.»

En termes de couverture, je vous promets des billets sur ce blogue, bien entendu, au gré des moments libres, mais une couverture intensive sur Twitter que vous pourrez suivre sur #e2conf. Aussi des entrevues en profondeur avec certains conférenciers et conférencières. Leur identité ? Je vous en reparle dans un autre billet.


Communication interactive Événements NTIC

Poussée de fièvre 2.0 dans l’industrie de l’auto ?

23 avril 2009

Comme je l’ai écrit dans mon dernier billet, je m’attendais, hier, à entendre parler de tribus lors de la conférence de Seth Godin à la journée Infopresse360. Il a abordé le sujet mais curieusement ce n’est pas cela qui a retenu mon attention. Ce qui m’a le plus surpris hier c’est que tous les conférenciers ou presque parlent d’automobile… Ce qui m’a fait twitter la réflexion suivante : Curious, everybody’s talking about cars today, even Godin #IPconfSG

Et pas seulement les conférenciers…

Au repas du midi, j’étais assis à côté de l’ami Martin Aubut, anciennement de Canoe. Martin est maintenant avec l’agence Palm + Havas. Et sur quel compte travaille-t-il actuellement ? Je vous le donne en mille sur celui de Volkswagen… Et comme Martin est un spécialiste des communautés, attendez-vous à ce que le constructeur allemand arrive bientôt avec une campagne communautaire. En fait, c’est déjà commencé, humblement dans leur cas, avec un blogue et vidéos YouTube sur le diesel propre…

Coïncidences ? Peut-être mais alors pourquoi dites-moi, je reçois également un courriel de l’agence de relations publiques Morin qui m’annonce le « 33 clés »: Un jeu de fiction immersif et interactif permettant de remporter une MAZDA3 2010 ? Et pourquoi Mazda me suit dorénavant sur Twitter ? Et pourquoi en cette même journée j’apprends que Ford va se servir de 100 blogueurs pour mousser sa nouvelle Fiesta ?

C’est tout simplement qu’en cette période de crise économique, l’industrie automobile semble avoir découvert les vertus et bienfaits des campagnes marketing Web 2.0. Le marketing Web, ce n’est pas ma tasse de thé, donc j’en parle ou j’en écris rarement mais là, je ne pouvais pas passer à côté. Trop de signes, trop de coïncidences…

Hier à la conférence, Tony Chapman a montré ce que son agence, Capital C, était en train de faire pour le Nissan Cube : Du contenu et une campagne générée par les utilisateurs, un concours de personnalisation avec une voiture à la clé à un des 500 finalistes, appelés hypercubistes, ayant «crowdsourcé» la meilleure idée. Une belle étude de cas ! Intéressante aussi celle de Mazda et son concours basé sur les jeux immersifs et interactifs (aussi connus sous le nom de Alternative Reality Games ou ARG). Ce qui me met un peu mal à l’aise, c’est ce que font les agences avec les blogueurs.

Dois-je être inconfortable ou au contraire applaudir leur utilisation comme dans le cas de Ford qui cible directement ces derniers comme vecteurs de promotion de sa nouvelle Fiesta ? Même genre de «social media push» que les autres avec un concours intitulé «Fiesta Movement» qui a attiré 4 000 participants. Comme pour les autres campagnes on procède ensuite à des éliminatoires où la communauté doit décider qui seront les 100 finalistes. Les heureux élus ne seront pas d’un tirage final pour gagner une Fiesta comme pour Nissan, non… Les 100 auront une Fiesta à leur disposition pour six mois et auront à bloguer leur « expérience » !

Et que dire de Mazda ? Voici comment on décrit la campagne dans le communiqué/courriel :

«33 clés propose aux Québécois une série d’aventures bien réelles aux côtés de personnages colorés et déterminés à libérer l’humanité de l’emprise d’une organisation dominatrice connue sous le nom de la Croix-Verte. Les joueurs, qui vivront une expérience multimédia de classe mondiale, auront à participer à des missions inspirées de la vie réelle, notamment en relevant des défis à couper le souffle, tout en cherchant à résoudre une multitude de problèmes. Le but de l’exercice ? Trouver les 33 clés cachées un peu partout au Québec, dont l’une permettra de déverrouiller la MAZDA3 2010 personnalisée appelée L’Âme qui sera remise au gagnant du concours, le 18 mai prochain»

Ce communiqué/courriel a eu son effet puisque j’écris ces lignes mais aussi parce que l’ami Geoffroi Garon l’a aussi reproduit sur son blogue. Bref… Ce que je trouve de plus intéressant dans tout cela c’est cette réaction d’une industrie frappée de plein fouet par la crise économique. Ceux qui osent innover, faire différemment et surtout avec l’aide des NTIC, ont à mon avis, les meilleures chances de sortir en leaders de cette crise. Donc, si l’on se fie à cette poussée de fièvre 2.0, attendez-vous à voir Nissan, Mazda, Volkswagen et Ford dans le lot !

Événements

Demain Tribes avec Seth Godin, aujourd’hui Twibes…

21 avril 2009

Demain, je vais être un de ceux et celles qui vont assister à la conférence de Seth Godin lors de la Journée Infopresse360, au Centre Mont-Royal. J’y vais parce qu’il va parler de «Saisir les nouvelles opportunités d’affaires» mais aussi parce qu’il est l’auteur du bouquin que je viens de lire et que j’aime bien «Tribes». La tribu… C’est un concept qui se rapproche du nomadisme.

Depuis les tout débuts de l’Humanité, les nomades se sont rarement déplacés seuls. Ils l’ont fait en groupe et ont ainsi créé la tribu. Seth Godin parle de multiples tribus mais surtout des chefs de tribus et se pose la question sur qui seront les leaders des tribus virtuelles.

Source Renée Wathelet

Demain, avec cette conférence et si possible avec une conversation avec l’auteur, je veux voir et surtout comprendre quel lien il faut faire entre ces leaders de tribus virtuelles et les Digital Nomads, identifiés dans le nouveau bouquin de Don Tapscott intitulé «Growing up digital» et par leur propre définition sur leur site créé par Dell donc, jusqu’à quel point ces derniers ne sont pas en train de se regrouper en tribus réelles ou virtuelles et créer une nouvelle forme de leadership basé sur d’autres caractéristiques que le pouvoir et la hiérarchie..

Parlant de tribus virtuelles, elles ont atteint Twitter… On peut désormais créer sa propre Twibe ! Ainsi j’ai créé ma Twibe Enterprise2-0

Cloud Computing Entreprise 2.0 Innovation Mémoire d'entreprise

Après les professions de foi, vient inévitablement le doute…

18 avril 2009

J’ai vu ce phénomène du temps du Web 1.0 dans la seconde moitié des années 90. Eh bien, je constate que plus ça change, plus c’est pareil. Le Web 2.0 promis comme phénomène social, vague de fond qui va révolutionner la société et les entreprises… Le «Power to the people», la Longue Traine, la collaboration et l’horizontalisation des organisations….

Que d’espoirs et de promesses… Mais n’est-ce que cela ? C’est ce doute qui est en train de s’immiscer dans la communauté Web. Il y a le doute car il y a maintenant des voix discordantes. Au-delà de la profession de foi, on commence à voir des résultats sur le terrain et ces résultats ne sont pas toujours probants.

Les professions de foi

D’un côté, il y a toujours des études qui tendent à conclure en la pertinence et l’efficacité de ce changement de paradigme, aussi bien sur le Web public, à preuve ce billet paru dans Mashable cette semaine et intitulé  :«The Web in Numbers : The Rise of Social Media» mais aussi pour les entreprises, ce que l’on nomme l’Entreprise 2.0.

Hier, l’ami Jon Husband a publié un billet sur les résultats d’une étude sponsorisée par IBM, qui a sondé la faune manégériale australienne et qui est intitulée: «Enterprise Social Network Strategy», publiée fin 2008 et dont je reproduis, comme lui, certaines citations, trois en fait :

“The whole organisation is about collaboration. So the area of social networks is really critical for us, particularly if we want to provide a seamless service delivery to the client.”

“The credit crunch has been a good thing. In good times it takes organisations a long time to look at new things but in times of difficult business we are more ready to see that we need to consider change. The way we market our products is going to be different.”

“For Gen Y, social networking is much more open than traditional computing. Look at gaming. They have a collective mindset – achieving common goals is more important to them. They either win together or they don’t win. ”

Le rapport peut être téléchargé gratuitement à : rossdawsonblog.com/Enterprise_Social_Network_Strategy_Report.pdf

Des citation typiques de tout de que vous pouvez entendre des conférenciers «évangélistes» qui sillonnent la planète pour propager la bonne parole 2.0. Et dans l’autre étude, des chiffres qui montrent bien la pénétration phénoménale du Web 2.0. Donc il s’agirait bien d’une vague de fond irréversible…

Comme je m’intéresse aussi au Cloud Computing, je constate que le phénomène est semblable. L’enthousiasme débridé au début avec promesse que cette nouvelle informatique va régler tous les péchés TI du monde… Ce qui fait que des compagnies d’investissement comme Austin Ventures, qui présentement, devraient être frileuses, annoncent un investissement de 50 millions $ dans une entreprise avec comme but d’offrir le SaaS. Et comme pour le Web 2,0, l’offre explose comme les applications possibles.

Et inévitablement, le doute

On a ainsi commencé à parler de «private clouds» et de «public clouds» et même «d’inter clouds», ce qui a fait sourciller David Smith, analyste sénior chez Gartner, un vieux de la vieille qui a publié les premiers rapports sur les intranets en 1996.

Smith n’est pas le seul à se poser des questions et à faire des recoupements avec la situation qui prévalait dans le temps de la Bulle... Que ce soit sur le Cloud Computing ou encore sur l’Entreprise 2.0 d’autres voix se font maintenant entendre. J’en veux pour preuve cet article paru dans la section technologie du NYTimes et intitulé : «When Cloud Computing Doesn’t Make Sense». Assez clair non ?

On y affirme que le Cloud Computing n’est pas viable pour toutes les entreprises et qu’au contraire, il peut être néfaste et coûteux. Même chose pour l’Entreprise 2.0, même si personnellement, je continue à croire que ce paradigme va transformer les organisations en termes de hiérarchie, d’innovation et de mémoire. Il faut cependant admettre que certains soulèvent des interrogations très pertinentes sur ce qui a toujours été le tendon d’Achille des NTIC en entreprise : le ROI ou RSI.

La dernière prise de bec à ce sujet, si je peux l’appeler ainsi, est venue de Dennis Howlett en réponse à Dion Hinchcliffe, le tout rapporté sur le blogue de FastCompany par une autre grosse pointure du Web 2.0, soit Joe McKendrick. Voici une partie de la diatribe :

«Dennis published a rebuttal to Dion’s post, arguing that there aren’t enough examples out there yet of E2.0 delivering results. And, he adds, the bean-counters and the corner-office folks are in no mood these days for funky new theories and applications:

“… the most serious problem with the analysis is its reliance on
‘jam tomorrow’ as an inducement to feed the trend. It is all very well saying that something is emergent but that cuts little ice in the C-suite where the current focus is on cost reduction – usually of the order of 20%.”

Plus, enterprise collaboration is a dream that’s been chased for decades now, Dennis adds. “Getting a department on board, let alone an enterprise, can be  mind numbing, thankless task. I spend most of my life in the ‘knowledge’ industries but even there it can be like pulling hen’s teeth.”

And how do you measure the ROI? “Where’s the ROI in email? Unlike others, I believe that IS measurable,” Dennis adds. “You can’t quite say the same for blogs except in retrospect.»

Et ce n’est pas la première attaque du genre. Déjà je rapportais, le 17 juin 2007 l’escarmouche entre Andrew McAfee, dit «le père» de l’Entreprise 2.0 et Thomas Davenport, un gourou du KM 1.0 qui a ensuite tourné en bataille rangée le 11 janvier 2008 lors d’un webinar-débat.

J’en concluais alors : «Mais tous deux passent à côté du vrai enjeu pour l’entreprise de demain, 2.0 ou pas 2.0… Davenport et McAfee sont de la génération du BabyBoom et n’anticipent pas ou n’ont pas voulu anticiper, dans ce débat, l’aspect fondamental du changement organisationnel que les générations 2.0 et 3D (la génération Y et la NetGen) vont imposer à l’entreprise : leurs valeurs, leur mode de vie, leur façon de voir le travail, leur façon de collaborer et leurs outils pour le faire. La vieille hiérarchie n’a qu’à bien se tenir car une autre et à la veille de naître et Jon Husband en parle depuis déjà quelques années : la Wirearchy. Une relation à l’autorité beaucoup plus inclusive, moins autoritaire, plus participative et non directive. Une entreprise plus horizontale que verticale et branchée non seulement sur les technologies mais sur la créativité de ce que l’on appelle encore aujourd’hui et de façon très 1.0, son «capital humain».

Quand la poussière retombera

Qu’il y ait des pour, des contres et des dubitatifs est sain et alimente un débat nécessaire sur l’évolution du Web, que ce soit dans sa partie sociale et publique ou encore dans sa partie privée et entreprise, le fameux «intra». La poussière a été levée et tous, nous essayons d’y voir clair, d’anticiper ce qui sera en mesure de permettre à nos clients corporatifs de tirer leur épingle du jeu dans une nouvelle économie et une nouvelle société qui émergent dans une naissance tumultueuse ponctuée de multiples contractions.

Dans pareil contexte, il y aura toujours le doute et l’évanescent ROI, mais une fois la poussière retombée, il y aura forcément transformation. D’une part, de la société, de ses institutions politiques et économiques et d’autre part des entreprises et de leurs formes d’organisation, que ce soit en termes de hiérarchie, d’innovation et de mémoire…


Communication interactive Médias sociaux Web politique

De Star Trek et l’effet Obama…

17 avril 2009

L’effet Obama se fait sentir jusqu’à Longueuil… Hier, la grosse affaire sur Twitter c’était la découverte du site d’une candidate à la mairie de cette municipalité de la rive-sud, site qui intègre quelques techniques du Web 2.0. La candidate, Caroline St-Hilaire a un blogue avec deux billets de publiés à date et qui, comme le roche lancée à raz l’eau, font des rebonds successifs… Ici c’est partout sur sa page Facebook ! (Wow …)

C’est un début mais je note que la ressemblance s’arrête là. Pas de communautaire, pas de «yes we can», pas de viral, pas de plate-forme de réseautage social et de création de communauté. Juste une petite phrase sur le blogue :« Ensemble, marchons pour un temps nouveau à Longueuil!» et c’est tout… Le reste de son site est hyper traditionnel et sa proposition, ses slogans sont très «je», dans le sens : «je m’implique, je m’engage».

Les créateurs du site : Kaboom Design Communication et Marketing, une petite entreprise de Longueuil créée en 1995 par Jean-Françoys Auclair, président et conseiller technologique. Lui et son équipe ont encore du travail à faire car côté référencement et rayonnement Web, (comme le dit l’ami Éric Baillargeon) y’a beaucoup de chemin à faire… Tapez son nom dans Google… Son site n’est pas disponible sur la première page de résultats de recherche.

Mais on apprend des choses intéressantes tout de même. Ainsi, qu’elle a été députée fédérale pendant 11 ans, qu’elle a été porte-parole du Bloc Québécois pour les droits humains, la Coopération internationale, les Transports, porte-parole en matière de Sport et en matière de Condition féminine, ainsi que Leader parlementaire adjointe et vice-présidente du Comité des priorités de la Chambre des Communes, qu’elle a démissionné de son poste de députée pour se lancer dans cette campagne locale et qu’elle est la conjointe du député péquiste Maka Koto, qui lui aussi, lors de sa dernière campagne a tâté du blogue. Mais depuis, plus rien…

Dans un autre ordre d’idées, hier, je cherchais sur le Web, les cinémas de la rive-sud qui allaient proposer le nouveau film de Star Trek dont la sortie est prévue le 8 mai. Pas possible… Les cinémas offrent tous un horaire, genre calendrier (en encadré rouge à gauche) mais seulement pour les films à l’affiche. Je suis allé sur lecinéma.ca sans bien plus de succès. On montre la fiche du film, sa date de sortie mais encore là impossible de savoir quels cinémas le mettront à l’affiche, seulement l’horaire des films à l’affiche. Frustrant et surtout pas centré utilisateur…


Ideagoras Innovation

Palmarès de l’innovation : Apple et Google au sommet du Top 10 !

14 avril 2009

Je tiens à souligner aujourd’hui, la publication récente de la liste des 50 compagnies les plus innovantes, selon le magazine américain BusinessWeek. Dans son édition du 9 avril, voici comment on présente les membres de ce club très sélect :

«Not so long ago, innovation was a must-do priority for business. Now research and development might seem more like vacation homes and new cars—luxuries that will have to wait for better times. In an annual survey of top executives by Boston Consulting Group, which provides the foundation of BusinessWeek’s Most Innovative Companies list, more respondents said that innovation spending will be flat or down than since the ranking began in 2005. But recession and market meltdown aside, many on the 2009 ranking are finding ways to forge ahead.»

Ce qui veut dire qu’en temps de crise on a tendance à couper dans les budgets de recherche et développement, bref dans la possibilité de la compagnie d’innover. Erreur… C’est l’innovation qui devrait aider les entreprises à sortir de la crise, un thème qui sera abordé au prochain webcom-Montréal dans un mois car les nouvelles technologies et le Web ont leur mot à dire. L’exemple le plus frappant c’est que neuf des onze premiers rangs du classement de BW sont occupés par des entreprises technologiques.

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Source ; BusinessWeek
Voici les 11 premières:
  1. Apple
  2. Google
  3. Toyota
  4. Microsoft
  5. Nintendo
  6. IBM
  7. Hewlett-Packard
  8. Research in Motion
  9. Nokia
  10. Wall-Mart
  11. Amazon

Et je pourrais ajouter que l’entreprise qui vient en 12e place, soit Proctor & Gamble, a été l’une des premières à «innover dans son innovation» en ayant recours aux idéagoras et au crowdsourcing, cas-type qui a été utilisé par Don Tapscott dans son bouquin Wikinomics. P&G avait alors eu recours aux services du site InnoCentive. elle a tellement aimé les résultats qu’elle a créé son propre site d’innovation appelé P&G Connect et basé sur le crowdsourcing. (ci-dessous)

En passant, si vous voulez en savoir plus, Jon Frederickson, d’Innocentive sera conférencier à webcom-Montréal le 13 mai prochain.


Cloud Computing Entrepôts de données

MAJ : Comme Microsoft, Google met fin au secret : les futurs entrepôts seront « verts » !

11 avril 2009

C’est samedi de Pâques et pour cet évènement peu banal, je m’offre une petite gâterie… Je vais écrire un billet sur les entrepôts de données, ou comme les appellent nos Voisins du Sud, les «Information Factories». J’en ai déjà parlé à profusion mais c’est un billet de Tristan Péloquin qui m’a un peu forcé la main. La semaine dernière, il a publié un billet sur la voracité de ces méga-infrastructures de serveurs. En particulier celles de Google.

Je vous cite un passage : «Chacun de ces conteneurs contient jusqu’à 1160 serveurs, et pompe jusqu’à 250 kilowatts d’électricité. Chaque fois que vous faites une requête sur le moteur de recherche, votre demande passe inévitablement par un de ces monstres».

Quand il parle de monstres, il se réfère à une classe bien particulière d’entrepôts, ceux faits de conteneurs. Et l’ami Tristan de noter que Google jouait pour une première fois la transparence en ce domaine, n’ayant jamais parlé de ses installations depuis 2005. La firme de Mountain View, chacun le sait, ne fait jamais rien à moitié. Alors elle a tout mis l’information concernant ses serveurs, leur composition, ainsi que tous les détails des entrepôts disponibles sur le Web. C’est CNet et YouTube qui ont hérité du trésor d’informations.

Pour y avoir accès, facile… Un premier billet de CNet sur la composition des serveurs intitulé : «Google unlocks once-secret server». et un autre billet de CNet avec une foule de vidéos provenant de YouTube et dont s’est inspiré Tristan. Le billet est intitulé : «YouTube tour reveals Google data center designs».

Une des vidéos disponibles

En cela, Google ne faisait qu’imiter Microsoft, qui a joué cette transparence l’an dernier en permettant un reportage intéressant réalisé  par J. Nicholas Hoover, d’InformationWeek sur la construction du dernier méga-bébé de 550 millions $ de Microsoft. Plus d’un demi-milliard investi dans les montagnes à l’ouest de San Antonio au Texas, donnant ainsi de l’emploi à près de 1 000 personnes sur presque deux ans. (Et vlan dans les dents au gouvernement du Québec qui a refusé à Google de venir en construire un au Québec).

Des classes comme pour les porte-avions

Dans le reportage, on apprend aussi deux autres informations intéressantes sinon fascinantes. D’une part que Microsoft veut être le plus «vert» possible et a demandé à son contracteur de sauver tous les arbres du site mais qu’il va dévorer des quantités énormes d’énergie et d’eau (pour le refroidissement). L’énergie proviendra des filières nucléaire et éolienne. D’autre part, on y apprend également que Microsoft a en chantier entre 40 et 50 de ces méga-centres et que comme pour les porte-avions américains, ils sont identifiés selon des «classes» .

Source : InformationWeek

Celui de San Antonio est de la classe «Quincy», la plus vieille et la plus traditionnelle dans son design. La classe «Chicago» sera la prochaine et la plus gigantesque avec des centres faits d’immenses containers remplis de serveurs, (comme dans la vidéo de Google) prêts à être démantelés et déplacés au besoin. des entrepôts mobiles, quoi… J’avais d’ailleurs entendu parler de ce concept à la conférence Web 2.0 à San Francisco et par des gens de Google à Boston lan dernier.

À San Francisco, le CEO de Sun, Jonahtan Schwartz avait aussi parlé de l’importance que prendrait l’économie d’énergie, donc la virage vert mais pas seulement pour les arbres épargnés. Surtout en consommation d’énergie. Microsoft y pense déjà et prévoit ainsi une nouvelle classe d’entrepôts, soit la classe «Dublin» dont le focus sera entièrement sur les économies d’énergie. Et comme pour les porte-avions, Microsoft entend bien annoncer prochainement d’autres constructions, d’autres classes de centres et le démantèlement des plus vieux et plus énergivores…

Des entrepôts au Québec ?

Dans mes lectures hebdomadaires je tombe aussi sur deux articles similaires et écrits dans Le Monde.fr et Libération.fr, faisant état de la gourmandise énergétique des entrepôts de données de Google.

Dans l’article du Monde.fr, voici ce qu’on dit :«Selon Alex Wissner-Gross, physicien à l’Université de Harvard, deux requêtes sur Google consommeraient autant de carbone qu’une tasse de thé bien chaud. Selon les travaux de ce scientifique, deux requêtes sur Google généreraient 14 grammes d’émission de carbone, soit quasiment l’empreinte d’une bouilloire électrique (15 g).» et encore :«Les centres de calcul( entendre entrepôts de données) sont parmi les infrastructures les plus coûteuses en énergie qu’on puisse imaginer». Libération.fr reprend les propos du même physicien, M. Winnser-Gross.

Ce cher physicien a raison dans un sens. Les entrepôts actuels et les serveurs qui y travaillent à votre service 24/7, ont besoin d’une énorme quantité d’électricité pour fonctionner mais l’entrepôt lui-même a aussi besoin de grandes quantités d’énergie pour les refroidir, surtout que plusieurs de ces entrepôts sont situés dans des endroits secs et chauds.

L’entrepôt de données de Google à the Dalles en Orégon et ses immenses refroidisseurs

Mais la tendance est en train de s’inverser. Comme pour Microsoft et Google, Amazon, IBM, SUN et autres en sont à mettre la dernière touche à leur propre future génération d’entrepôts «portables» qui peuvent être installés facilement dans des endroits froids comme la Sibérie car il en coûte moins cher de chauffer que de refroidir et les coûts de l’électricité y sont habituellement moins chers, disons dans un pays comme le Canada et en particulier au Québec.

Ce n’est pas pour rien que Google s’est intéressé à nous l’an dernier tout en essuyant une fin de non-recevoir du gouvernement du Québec en manque de vision… En passant, quel avenir réserve-t-on aux alumineries qui ferment une à une à Shawinigan, bientôt à Jonquière, etc ? Regardez la photo ci-haut. Cet entrepôt de Google est installé dans.. Oui, oui, une ancienne aluminerie avec une centrale hydro-électrique tout près. Moi ça me fait penser beaucoup à Shawinigan…

Mise à jour sur Microsoft

Je savais que j’avais déjà vu les conteneurs de Microsoft quelque part. Alors pour le pas être en reste avec la vidéo de Google, ci-haut, voici la vidéo d’une présentation faite par le «Director of Data Center Research» de Microsoft, Daniel Costel lors de la conférence GigaOm Structure 08 à San Francisco le 25 juin 2008.

Des entrepôts pour le Cloud

Dans un autre ordre d’idées, il y a aussi les serveurs et comptez sur IBM et Sun pour produire des serveurs plus verts, plus éco-énergétiques. Et l’industrie en est pleinement consciente du phénomène «vert» et a organisé le 26 décembre dernier à Londres, sous l’égide de Sun, une conférence intitulée Data Center Efficiency and Cost Management Seminar, où le thème a été : «Reducing Energy and Management costs, increasing Flexibility and delivering the data centre of the future.»

En terminant, regardez la vidéo ci-haut. Tous les principaux acteurs de l’industrie sont réunis autour de cette table ronde. L’introduction est un peu longue mais j’aime bien les propos de Werner Vogels, le CTO d’Amazon, dont je vous avais parlé à la suite de son apparition sur le podium à LeWeb08 en décembre dernier ainsi que les propos de Vic Gundotra de Google dont j’ai reproduit la récente entrevue avec Tim O’Reilly cette semaine. Tous parlent de la finalité des entrepôts de données : soutenir leur offre de Cloud Computing. J’ai aussi un faible pour Gina Bianchini, la co-fondatrice et CEO de Ning mais cela, c’est une autre histoire…


Cloud Computing Internet2 Médias sociaux Réalité virtuelle Web 3.0 Web sémantique

Bienvenue dans le nouveau Web, celui qui n’a pas de nom ni de numéro !

9 avril 2009

Faut-il vous faire un dessin pour vous convaincre que le Web 2.0 est maintenant devenu ce que les Chinois appellent «Main Stream» ? Peut-être seulement avec ces photos que j’ai prises de ce que les gens du métier journalistique appellent un «spread», soit deux pages pleines et qui se font face.

Quelle ne fut donc pas ma surprise de recevoir copie de mon hebdo local soit Le Journal de St-Bruno/St-Basile, édition du 8 avril (Eh, oui… je suis un 450) avec en page UNE un titre accrocheur : « Les affaires à l’ère Facebook».

Référence en pages 4 et 5. C’est pas rien… Donc dossier spécial confié à la rédactrice en chef Nathalie Côté qui débute avec ? Je vous le donne en mille : une entrevue avec l’ami Simon Lamarche de chez Adviso et qui explique qu’il s’en sert pour le recrutement :« Ça nous permet de mieux connaitre les gens avant de les engager», confie-t-il à la journaliste.

Cette dernière se penche ensuite sur les entreprises locales. Ainsi elle a trouvé une vingtaine de groupes pour la station de ski Mont St-Bruno dont un créé par le directeur marketing de la station, Maxime Legros qui rencontre un hic avec son groupe de 29 membres :« Le vrai problème qu’on rencontre c’est que c’est dur à l’alimenter de façon générale. On a tendance à vouloir y mettre nos promotions mais ce n’est pas ce qui fonctionne», confie-t-il à la journaliste.

Elle passe ensuite en entrevue quelques autres commerçants de l’endroit et fait ensuite un inventaire des contenus des groupes Montarvillois et sans surprise, il y a un peu de tout, «du concours de décrochage de néons aux photos de gars en bikini», écrit-elle pour ensuite remarquer fort justement que les entreprises et les patrons rencontrés ne savaient pas pour la plupart l’existence de groupes d’employés. La journaliste y va ensuite de sa conclusion en amenant comme spécialiste Marianne Kugler, prof au département de journalisme de l’U. Laval à Québec (probablement une des anciennes profs de la journaliste) qui réitère l’importance pour les entreprises d’être présentes sur Facebook.

Le Web 2.0 n’est plus tendance…

Bref, un bon dossier à mon avis, qui a pour mérite de vulgariser le phénomène sans tomber dans les travers habituels et sensationnalistes de plusieurs médias nationaux et internationaux. J’ai un seul reproche et un vague à l’âme… Pour le reproche, c’est que Nathalie Côté n’a pas fouillé plus loin (volontairement ou pas) pour trouver les vrais réseaux sociaux professionnels pour les entreprises, soit LinkedIn et son pendant français Viadeo.

Le vague à l’âme c’est que le Web 2.0, c’est maintenant du passé comme tendance, une tendance qui a débuté en  2004 avec le FOO Camp en septembre de cette année-là. C’est quoi le FOO Camp ? C’est un rendez-vous organisé chaque année en septembre à Sebastopol dans la vallée de Sonoma en Californie (75 de kilomètres de Silicon Valley) par Tim O’Reilly, le «père» du Web 2.0. Ce camp de deux jours s’appelle donc «Friends of O’Reilly Camp» et regroupe à chaque année, quelque 200 invités, triés sur le volet. Une version «élite» des dorénavant connus «BarCamps»… C’est là en 2004 que Tim a trouvé pas seulement l’appellation web 2.0 mais aussi son essence, qu’il a largement propagée par la suite.

Donc, oubliez Facebook… Pour certains jeunes c’est un site pour les parents et grands-parents. Faudra bientôt aussi oublier Twitter, YouTube, Wikipedia, Flickr et compagnie et regarder ce qui nous attend dans les prochaines années. Je dis cela pour les «early adopters» et les «geeks», bien entendu, car c’est une bonne chose que le Web social atteigne maintenant toutes les couches sociales et ainsi puisse aider à démocratiser nos sociétés et donner plus de pouvoir, plus de voix au chapitre et aux médias à chacun d’entre nous.

émergenceweb : blogue › Modifier — WordPress

Mais pour tous ceux et celles qui sont constamment à l’affût des tendances et du «Next Big Thing», il faudra regarder du côté du Web sémantique à la Twine, des agents intelligents dans nos smart phones, de la Web-télé, du Cloud Computing et des services Web à la Google et Zoho, de l’apprentissage virtuel à la Second Life, du Serious Gaming, de la réalité augmentée, d’Internet2, et du Metaverse. Bienvenue dans le nouveau Web, celui qui n’a pas de nom ni de numéro !

MAJ

Je ne suis pas le seul à noter les changements d’habitudes dans l’utilisation des plates-formes telles que Facebook et Twitter, à preuve ce billet paru sur CNet et intitulé : « Why Facebook and Twitter are aging gratefully». l’auteur Chris Matyszczyk y note, entre autres, les observations suivantes :

«Facebook and Twitter users have wrinkles, torn hamstrings, and many, many fillings. And increasingly, they’re beginning to complain about chillblains, varicose veins, and the Social Security system.

In just the last two months, the number of Facebook members over 35 has doubled. And the biggest demographic grouping isn’t 12 to 18. It’s 35 to 44.

ComScore also reported this week that 10 percent of Twitter users are between 55 and 64. That’s the same percentage as are between 18 and 24. In fact, the majority of Twitter users are 35 or older.

And here’s Reuters telling us that 18- to 24-year-olds are 12 percent less likely than average to visit Twitter.»

Entreprise 2.0

TweetDeck lance une nouvelle version dans le chaos…

8 avril 2009

Quoi de mieux pour mon 600e billet sur ce blogue que d’écrire sur le micro-blogging ou encore comme le dit @pistachio, la micro-socialisation. Au moment où j’écris ces lignes, Twitter et l’agrégateur TweetDeck ont de la difficulté à se synchroniser. Twitter n’affiche plus les mises à jour et fait disparaitre inopinément des réponses ou messages directs et élimine des messages dans les colonnes crées pour classer nos «followers».

À travers ce mini-chaos, TweetDeck arrive avec une nouvelle version de sa plate-forme qui intègre Facebook. Attention ! Pas seulement la possibilité de voir nos messages Twitter publiés dans le status Facebook mais aussi l’inverse, ce que j’appelle une version soft du «two way API». Bravo pour cette initiative originale qui risque de faire des petits rapidement… si ce n’est pas déjà fait…

Cloud Computing Événements Web 3.0

Web 2.0 Expo – Dans cinq ans, Google aura des agents intelligents pour conseiller les présidents !

8 avril 2009

Hier, en boutade sur mon statut Facebook j’ai écrit que j’étais à San Francisco… Virtuellement. Je le suis toujours et viens d’assister à une conversation passionnante entre Tim O’Reilly (Dieu le grand-père pour l’ami Éric Blot) et Vic Gundorta, anciennement «General Manager of Platform Evangelism» chez Microsoft et un employé de cette compagnie pendant 15 ans. Ce dernier a joint Google en 2007 à titre de vice-président ingénierie. Il est particulièrement responsable de toute la stratégie mobile, ce qui inclue toutes les applications sur iPhone, BlackBerry, Nokia, Androïd, etc.

L’entrevue porte sur la stratégie mobile et c’est ce qui m’intéressait…  J’avais d’ailleurs écrit sur ce blogue, le 18 décembre dernier que les trois tendances de 2009 seraient la dématérialisation, la mobilité et l’innovation. J’ai aussi récidivé en début d’année dans le bouquin «Guide des tendances 2009»… Dans cette longue conversation, les deux compères viennent confirmer, du moins pour la mobilité.

Il y a présentement 3,3 milliards d’utilisateurs de la téléphonie mobile sur la planète, selon GSM World. Et ce nombre croîtra d’un milliard en 2009. et selon Gundorta, il y aura plus de smart phones en 2009 que d’ordinateurs conventionnels. Et tous ces mini-ordinateurs sont connectés sur le Web et le Cloud où ils vont chercher applications et données, ce qui est une de mes autres tendances soit la dématérialisation, ou comme le nomme o’Reilly, «The Web as an Operating System».

Écoutez bien la conversation entre les deux homme et surtout quand Gundorta parle de sa fille de quatre ans, surnommée «Tiger», qui lui a fait prendre conscience qu’il devait quitter Microsoft pour Google. Quand je parle de la génération, «Netgen», c’en est un exemple frappant… J’ai aussi retenu trois autres assertions intéressantes du VP de Google : 1- «Everyone who tries to control the Internet will fail», en réponse à O’Reilly qui essayait de lui faire dire que Google avait comme but avoué de dominer l’Internet.

2- Que la Maison Blanche a demandé à Google d’utiliser sa technologie Moderator pour les «town hall meetings» de Barrack O’Bama et que la première fois, il y a eu des pics de demande atteignant 700 demandes/seconde et que le Google Apps Engine, qui ronronnait derrière, servait en même temps 1 400 autres applications sans ralentissements…

Finalement, Tim O’Reilly a posé une question fort intéressante, à savoir où en sera la strarégie mobile de Google dans cinq ans. La réponse est très Web 3.0 .«In five years, these devices will be our agents, our friends, providing us with notes and advices and we can expect some surprises…». On s’approche drôlement des agents intelligents et de l’intelligence artificielle…

Événements

Web 2.0 Expo : Quand Dieu le Père fait le bilan…

7 avril 2009

Je ne suis pas à la conférence Web 2.0 Expo, cette année, hélas ! Mais il est facile d’en avoir des échos dans les blogues et sur Twitter. je vous présente donc, si vous ne l’avez pas vue, le présentation d’ouverture de Tim O’Reilly, intitulée :« Web 2.0, Five Years On». À chaque année, Il se permet de faire un peu de prospective. L’an dernier j’étais sur place pour cette conférence et avait intitulé mon billet : «Dieu le Père, les VC et le party…(1)». Vous aurez compris que Dieu le Père est ce cher Tim… Il fait de la prospective sur le prochain Web mais aussi un bilan des cinq dernières années et de l’essor de son bébé 2.0…

Événements Médias sociaux

Bilan de #Mwv09 (2) : Mère indigne chez Jules et cocktail vidéocamp…

3 avril 2009

Je m’attendais à beaucoup de la présentation de Pierre-Paul Larivière de Sympatico/MSN. Ce dernier devait présenter une étude de cas de Web vidéo. En fait, il en a présenté deux. La première porte sur la plate-forme de CGU (Contenu généré par les utilisateurs) appelée Le Fun Show. À mon avis, du contenu de bas niveau généré par ses membres.. Un peu n’importe quoi en fait. Ça mériterait l’intervention d’un responsable de communauté et s’il y en a un, cela ne paraît pas… Bref, la démo a suscité ce commentaire d’un participant qui résume bien :

francoiscote: Web Video != n’importe quelle niaiserie avec de la pub autour et dedans. C’est un modèle d’affaire que je trouve un peu triste.

Par contre, le second cas présenté était nettement mieux, d’une meilleure qualité et mieux ciblé sur les 14-18 ans. la plate-forme a pour nom KWAD9. Le meilleur comme le pire… Ce qui n’est pas rare, non seulement dans le Web 2.0 mais dans toute production, qu’elle soit Web ou télévisuelle et même radiophonique…

Mais verra-t-on encore longtemps ce genre de productions apparaître sur le Web ? Peut-être pas car il y a l’ombre du CRTC qui plane et qui a plané toute la journée de la conférence, exemple ce commentaire de Kathleen Jean-Pierre :

katz_kul: Le fond des nouveaux medias va survivre une derniere année mais après c’la fin. Ca a finance kwad9.ca de sympatico

Des panels qui font jaser…

Mais il n’y a pas que le CRTC, qui a fait jaser. Le panel sur les contenus vidéo aussi. Particulièrement entre Daniel Charron, de l’agence Saatchi & Saatchi et Jean-Martin Desmarais Producteur de chezjules.tv et la salle dont les twitteurs :

zelaurent: On sent un gros décallage entre les agences de pub et le Web. Saatchi & Saatchi en prend un peu pour son compte

Emergent007: Pour les agences, le Web n’est qu’un autre instrument pour diffuser le message du client

Emergent007: JMDesmarais vient d’opposer l’interactivité des blogues aux médias trad.

Zelaurent: JMDesmarais annonce que ChezJules.TV pourrait faire une demande auprès du CRTC pour devenir diffuseur Web « officiel »

katz_kul: Conversations s’echauffent au sujet des agences de pubs et leur ouverture web 

zelaurent: @crapules Au fur et à mesure des discussions, on se rend compte qu’il y a des freins au niveau de l’UDA et du CRTC 

Emergent007: @MichelleBlanc Chez Jules.tV. Il a dit que le modèle TV trad. ne se transpose par sur le Web

Ce qu’on a vu sur scène, devant un Normand Bélisle un peu dépassé, c’est le clash de la Longue Traîne. Entre la foule de petits producteurs Web qui lentement érodent le modèle d’affaires traditionnel et des jeunes producteurs dont la façon de penser et de faire des affaires sur le Web dépassE complètement leurs aînés qui ont en plus, du mal à accepter le succès, la fraîcheur, la créativité de ces nouveaux canaux de diffusion et surtout de leur auditoire et de leur philosophie d’utilisation du Web. Que Desmarais parle de l’apport des blogues à sa production en est un autre exemple…

Damien Lefebvre, VPE chez w.illi.am, l’a bien illustré dans le panel suivant, panel sur les modèles d’affaires qui réunissait aussi Geneviève Rossier, la patronne internet à Radio-Canada et Paul Allard. Président, Alternative Channel. Damien a parlé de la Web télé qui permet de suivre les tours cyclistes mieux qu’aucune autre chaîne, de choisir ses plans de caméra, de suivre tel ou tel coureur, d’avoir des prévisions de classement en fonction des positions dans le peloton, etc. Mme Rossier en avait les yeux ronds…

Pour ne pas être en reste, elle a brandi à plusieurs reprises son arme secrète ; Les chroniques de Mère indigne, la nouvelle et populaire série de Web télé à R-C. J’aurais bien souhaité que l’amie Caroline Allard soit sur place. Mme Rossier, une ancienne journaliste de la radio et de la télé s’est toutefois excusée de son mandat «généraliste» pour le site Web de Radio-Canada. La Société d’État se retranche souvent derrière cet argument…

Deux flèches…

En terminant je ne pouvais pas m’empêcher de décocher deux dernières flèches… Beaucoup de participants, moi inclus, n’ont pas apprécié du tout la présentation faite par Manuel Angelini et David Crow «évangéliste» chez Microsoft.

dianenadeau: RT @Emergent007: RT @crapules: #mtlwv09 – Please… enough with Silverlight (je ne suis pas sur place et j’en suis tannée aussi!) 😉 1 day ago from TweetDeck · Reply · View Tweet

Crow, surtout, a fait ce qu’on appelle un «pitch de vente» pour leur produit Silverlight, produit qu’utilise Angelini et son entreprise Pécunia, organisateurs de cette conférence.

Je n’ai pas compris non plus la logique de placer le vidéocamp de l’ami Sylvain Carle en même temps que le cocktail de fin de conférence. Évidemment, tous les participants se sont retrouvés au cocktail pour les amuse-gueules et le verre de vin alors que Sylvain se retrouvait seul dans l’amphithéâtre. Une situation qu’il faudra corriger s’il y a une prochaine édition en 2010.

Malgré ces deux flèches qui ne sont pas empoisonnées loin de là, je trouve que pour une première du genre, c’est somme toute assez réussi. Je tiens à remercier en particulier Marie-Josée Lachance et Charles-Henri Guillaume pour leur disponibilité, bonne humeur et professionnalisme dans des conditions pas toujours faciles.

En terminant je vous laisse avec quelques chiffres et statistiques entendus à la conférence :

80% des vidéos vus par des Canadiens sur le Web sont des vidéos non produits au Canada
40% de ce qu’un étudiant apprend durant sa 1ère année n’est plus valable lors de sa 4è
10% de la communauté active sur le site du Fun Show
70% des 18-34 ans aux USA écoutent la télé sur le Web
Pecunia offre un million de dollars sur 4 ans a l’OSBL CyberCap!
450 visiteurs sur le site de la conférence pour la retransmission en direct