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CV 2.0, ePortfolios et Lifelogs. Vous voyez le lien ?

20 mai 2009

Je suis actuellement à la conférence Infopresse sur communications et les ressources humaines et qui va traiter, en particulier de recrutement. L’ami Mathyas Gabor va être le seul à parler de recrutement grâce aux réseaux sociaux, ou recrutement 2.0. Ici, les participants sont massivement des RH et un peu des communications et n’ont guère d’expérience en Web 2.0. Mais il sont ici pout apprendre… C’est un autre exemple du retard du Québec en matière de Web 2.0 ou encore d’entreprise 2.0. Le week-end dernier, je «twittais» allègrement sur le cas de ce Guatémaltèque qui a été arrêté pour avoir twitté sur l’affaire impliquant la mort d’un avocat. Une des personnes qui m’a «retwitté» est une française avec pseudo @Turone. Intrigué, je suis allé voir son profil et bing !

Ce dernier renvoie en URL à cette adresse : http://www.doyoubuzz.com/raphaelle-ridarch. Vous connaissez DoYouBuzz.com ? C’est une «srart-up»-communauté française, créée en 2008 par Ludovic Simon et qui se spécialise dans le CV 2.0. Et là, on est loin du méga Monster.com, un peu pataud…  Avec la communauté buzzienne, nous sommes dans le léger, le dynamique mais aussi le cool avec un format de CV qui doit (et qui à mon avis le fait) plaire à tous les nomades et natifs du numérique.

La communauté du Buzz est aussi bien appuyée par des partenaires de E-recrutement et cabinets de recrutement tels qu’Altaïde, des copains Jacques Froissant et Phil Jeudy, de Météjob, New_Net_Talent et de Pixojob, tous plus rigolos l’un que l’autre mais intéressants parce que certains s’adressent en particulier aux nouveaux métiers du Web.

Quel lien avec le Québec ? Facile… Essayez de trouver un site du genre ici !  J’ai essayé et tapé CV 2.0, Québec dans Google. Une seule référence vers Emploi-Québec qui propose quoi ? Un autre site français soit : easy-cv.com. Faudrait que l’ami Olivier Zara et son entreprise Axiopole déménagent au Québec pour sauver l’honneur, eux qui sont basés à Halifax… Oui, oui, vous avez bien lu : Halifax ! Olivier, qui fait habituellement dans l’intelligence collective, a lancé l’an dernier, son propre produit CV | 2.0.

En fait, au Québec il y a bien UN site mais ce n’est pas du même genre… Il s’agit, en fait, d’une plate-forme qui vise à aider les entreprises dans leurs efforts de recrutement, un peu comme le font LinkedIn, avec LinkedIn Recruiter ou encore Facebook et aussi nous partenaires de tout à l’heure. Nous sommes dans le E – recrutement ou le recrumenent 2.0. Il s’agit de Standout Jobs.com. Voici comment les fondateurs se présentent et présentent leur produit : «Standout Jobs, Inc. is a startup based in Montreal, QC Canada that makes a top-rated Recruitment Communication Platform to power companies online recruiting efforts. Standout Jobs was founded by Benjamin Yoskovitz (CEO), Fred Ngo (CTO) and Austin Hill (Chairman & Angel Investor) in February 2007»

Mais je me pose aussi une autre question existentielle. Tous ces sites sont-ils voués à plus ou moins long terme au même sort que le CV papier ?

Car les nomades et les natifs du numérique risquent d’être attirés par des présentations encore plus «flyées»… Comme celle d’Anthony Roussel sur Twitter ou encore celle de Samantha Slade. Cette dernière est une des pionnières dans ce que certains nomment l’univers des ePortfolios et qui déboucheront bientôt sur les LifeLogs. Et rendus à ce point, nous serons dans le Web 3.0 et même plus…

Communication interactive Entreprise 2.0 Identité numérique LifeLogs Réalité virtuelle

La grande fracture de l’humanité annonce la singularité et le retour des nomades !

1 avril 2009

Je vous ai déjà parlé de la conférence qu’a donnée Ray Kurzweil en 2007 à TED.  Je vous ai aussi parlé de M. Kurzweil à la suite d’un reportage étonnant réalisé sur lui par le magazine Wired en mars 2008. Eh bien, ce visionnaire un peu sauté sur les bords a récidivé en début d’année et fait la une du Web et même des médias traditionnels car il s’est entendu avec nul autre que Google et le NASA afin de créer une nouvelle université de la Singularité !!!

La singularité, c’est l’obsession du môssieur… Il s’y prépare sérieusement, ce qui a fait l’objet du reportage dont je vous ai parlé dans Wired. Cette université, qui n’aura d’université que le nom, aura pour but de préparer tous ceux qui le veulent à cette «singularité». Vous avez la définition en hyperlien ICI mais en gros c’est un le moment où la technologie et en particulier l’intelligence artificielle va changer le destin de la race humaine. Et cela, ce n’est pas pour dans 100 ans.

Dans la vidéo ci-dessous, vous le verrez, il en parle pour 2020-2025. Ça c’est dans une dizaine d’années environ. Dix ans, c’est demain !!!

La conférence de Kurzweil à TED

D’ailleurs, selon lui, nous avons déjà terminé ou presque le travail de «mapping» du cerveau humain… Dans quelques années, nous pourrons intégrer, grâce aux nanotechnologies, des «mini-rooters» dans notre cerveau pour nous faire basculer d’un univers à un autre. Du réel au virtuel… Et viendra le temps où l’humain fusionnera avec la machine, robot ou ordinateur. i.e. Cyborg.

Bref, Google, la Nasa et Kurzweil y croient eux et financeront cette institution qui donnera des cours en : nanotechnologies, biotechnologies et intelligence artificielle… Vous voyez le rapport ? Comme l’a dit Kurzweil à l’AP: “One of the objectives of the university is to really dive in depth into these exponentially growing technologies, to create connections between them, and to apply these ideas to the great challenges [facing humanity].”

La NASA fournira le campus et Google le premier million de $ mais d’autres entreprises vont être sollicitées à 250 000 $ pièce tandis que les élèves devront payer 25 000 $ pour une session de neuf semaines ! Intéressé(e)s ? Vous pouvez vous inscrire à : SingularityU.org.

De Kurzweil à Cartier…

Ce que je viens d’écrire est la reproduction d’un billet que j’ai commis il y a quelques semaines… Hier, en lisant un texte de prospective écrit par Michel Cartier (ancien prof à l’UQAM et un de nos grands penseurs québécois sur l’impact de la cultutre numérique sur notre société), que je devais commenter avant sa sortie dans les prochaines semaines, je me suis souvenu de ce principe. Après avoir lu et relu le texte de Michel Cartier et ensuite fouillé dans d’autres textes de d’autres auteurs dont le bouquin «L’Homme nomade» de Jacques Attali, je me suis finalement endormi et là, j’ai fait un rêve conceptuel.

Ce rêve, je l’ai livré en commentaires ce matin à ce même Michel Cartier mais je tiens aussi à le partager avec vous. En introduction, disons que Michel insiste beaucoup, dans ses travaux et écrits, sur la rupture historique que nous vivons actuellement, une rupture aussi bien économique, que politique et sociale. De là, ce qui suit :

Fracture de l’humanité

Les avancées technologiques sont trop rapides (Le choc du futur, la loi de Moore, etc.), causent une mésadaptation des générations BB et X. Il en résulte la crise que nous vivons actuellement et qui contrairement à ce que disent certains, se prépare depuis bien des années :

Politique
et                                  = 2006-2015
Économique

Un fossé se creuse aussi entre les riches et les pauvres mais surtout entre les vieux et les jeunes des générations Y et NetGen. Il en résulte aussi une crise dont on a vu les premiers souvresauts à Gênes en 2001 dans le mouvement naissant contre la mondialisation et ensuite avec éclat et fracas dans les banlieues françaises en 2005 :

Sociale            = 2005-2015

Du chaos généré par ces crises, on verra apparaitre un réalignement politique, économique et social basé sur :

UNE RÉVOLUTION CULTURELLE GLOBALE :

Basée sur le retour d’une humanité nomade faite de sociétés basées sur trois piliers et faites de trois strates démographiques :

Les piliers : la démocratie, le commerce, la religion

Les strates :

Les «digital nomads»

À l’aise financièrement, relativement âgés et hyper-branchés à la planète Web. Ils vivent le travail libéré du lieu et seront branchés à Internet2 et aux mondes virtuels (Metaverse)

Les «hyper nomads»

Issus des générations Y et NetGen, quelques centaines de millions d’individus (artistes, hyper-spécialistes, scientifiques, détenteurs de savoirs-faires industriels et néo-économiques), utiliseront Internet2 et mèneront à terme l’avancée technologique vers la singularité. Avec les derniers digital nomads, ils formeront un réseau qui gouvernera le monde devenu village.

Les «infra nomads»

La majorité de l’humanité, ils seront les moteurs principaux de l’Histoire, de l’économie et de la politique. Ces nomades se croisent en quête de travail et de vie meilleure, seront branchés à Internet et auront leur mot à dire sur la répartition du travail et de la richesse mais seront en opposition les une aux autres sur leur interprétation des trois piliers.

ET L’ÉMERGENCE DE NOUVELLES TECHNOLOGIES :

QUI VONT NOUS MENER VERS :

La singularité                    = 2025

Ce texte tiré de la définition de Wikipédia explique bien ce qu’est cette singularité :

«C’est un concept, selon lequel, à partir d’un point hypothétique de son évolution technologique, la civilisation humaine sera dépassée par les machines – au-delà de ce point, le progrès n’est plus l’œuvre que d’intelligences artificielles, elles-mêmes en constante progression. Il induit des changements tels sur l’environnement que l’Homme d’avant la Singularité ne peut ni les appréhender ni les prédire de manière fiable.

Cet évènement est ainsi nommé par analogie avec l’impuissance de la physique moderne à proximité de la singularité gravitationnelle d’un trou noir.

Lorsqu’on les représente sur un graphe logarithmique, 15 listes différentes d’événements de l’histoire humaine montreraient une tendance exponentielle. Listes préparées entre autres par Carl Sagan, Paul D. Boyer, Encyclopædia Britannica, American Museum of Natural History et l’Université de l’Arizona, compilées par Ray Kurzweil.

De telles conséquences ont été débattues dans les années 1960 par I. J. Good (voir l’article Intelligence artificielle). Selon Ray Kurzweil, cette notion de Singularité technologique aurait été introduite par John von Neumann dans les années 1950. La Singularité a acquis une certaine popularité dans les années 1980 grâce à Vernor Vinge. La venue éventuelle et la date de la Singularité sont sujets à débat, mais les futurologues et les transhumanistes l’attendent en général pour la troisième décennie du XXIe siècle.

D’autres, notamment Kurzweil, ont proposé des théories étendant la loi de Moore à des formes de calcul autres qu’informatique, qui suggèrent que les phases de croissance exponentielle du progrès technologique feraient partie de motifs visibles à travers toute l’histoire humaine et même avant l’apparition de la vie sur Terre. D’après Kurzweil, ce motif aboutit au XXIe siècle à un progrès technologique inimaginable».

La singularité implique la création d’une nouvelle forme de nomades.

Les cyber nomads : Ils seront le fruit du croisement homme-machine, seront les prochains militaires, explorateurs de l’espace et des profondeurs abyssales.

De la science-fiction, vous direz ? Moi je ne crois pas. La seule chose contestable à mon avis dans ce scénario c’est la question des dates mais vous conviendrez qu’en proportion de tout le reste, c’est un détail…

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Web sémantique, WebOS, SaaS, singularité : le choc du futur ?

17 mars 2009

Je vous ai parlé dans le dernier billet de la montée en puissance de Twitter. Puis-je maintenant vous parler d’un autre TWI, soit de Twine ? Oh, sa croissance n’est pas encore aussi fulgurante mais attendez de voir… Justement, le fondateur  Nova Spivack est un mes nouveaux contacts sur Twiter et c’est lui qui a écrit cette brillante analyse sur ce qui attend Twitter dans les prochains mois. Spivack est un autre p’tit vite et brillant qui a fondé Radar Networks et qui a levé 10 millions $US en capital de risque avant la crise économique.

Selon Michael Copeland auteur d’un reportage dans la défunte revue Business 2.0, cette «start-up» américaine est la plus près de réaliser la vision de Sir Tim Berners-Lee, (qui vient de célébrer le 20e anniversaire de son bébé Web) vision exprimée pour la première fois dans un entretien accordé au Courrier de L’UNESCO en 2000. Le créateur du Web y expliquait simplement :

«J’ai un double rêve pour le Web. D’une part, je le vois devenir un moyen très puissant de coopération entre les êtres humains.(Web 2.0) Et dans un second temps, j’aimerais que ce soit les ordinateurs qui coopèrent. […] Quand mon rêve sera réalisé, le Web sera un univers où la fantaisie de l’être humain et la logique de la machine pourront coexister pour former un mélange idéal et puissant..».

Puis, un an plus tard, dans un article de Scientific American en 200, il parlait d’agents intelligents parcourant le Web et faisant pour nous des réservations de billets d’avion, d’hôtels et de restaurants à partir d’une simple demande ou bien faisant baisser le volume de la télé quand le téléphone sonne… Bienvenue au Web 3.0 !!

Du Web 2.0 au Web 3.0

Bref, Spivack et sa compagnie Radar Networks ont mis en place la technologie nécessaire pour créer, dans un premier temps, un «organisateur personnel de données»… Vous pourrez ainsi accumuler courriels, contacts, photos, vidéos, musique, etc. Tout ce qui est digital, en fait, les transformer en format RDF (Resource Description Framework) et y accéder d’un seul endroit… Vous me voyez venir ??? Non ?

Les LifeLogs… J’ai déjà écrit que Google et surtout Microsoft travaillaient sur la question mais que Radar Networks avait une longueur d’avance, même si Microsoft a commencé à s’y intéresser bien avant avec son projet MyLifeBits, sorti tout droit de l’imagination de Gordon Bell.

Imaginez… Pouvoir emmagasiner toute une vie d’articles, de livres, de cartes, de CD, de lettres, de courriels, de mémos, de rapports, de photos, d’images, de présentations, de films, de bandes vidéos, de DVD, d’émissions télé, de revues de presse, de conférences Power Point, de podcasts, d’enregistrements audio, de conversations téléphoniques, etc. et tout cela emmagasiné et digitalisé dans une base de données unique avec recherche intégrée. Des vrais carnets de vie, qu’elle soit personnelle ou en entreprise. Toute l’expertise capturée au jour le jour, classée et surtout récupérable, les anglais disent «retrievable».

La longueur d’avance de Radar Networks s’est confirmée avec le lancement  de la plate-forme Twine. Cette dernière était d’ailleurs une des finalistes aux Crunchies 2007, dans la catégorie Meilleure innovation technologique. Voici comment Spîvak présente son bébé sur la page d’accueil :

«Twine is a new service that intelligently helps you share, organize and find information with people you trust. Share more productively. In Twine you can safely share information and knowledge, and collaborate around common interests, activities and goals. Twine helps you better leverage and contribute to the collective intelligence of your network. Use Twine to share more productively with friends, colleagues, groups and teams. Get more organized. Twine provides one place to tie everything together: emails, bookmarks, documents, contacts, photos, videos, product info, data records, and more. And, because Twine actually understands the meaning of any information you add in, it helps you organize all your stuff automatically. Finally, you can search and browse everything and everyone you know, about anything, in one convenient place.»

Du Web 3.0 au Web 4.0

Le fondateur positionne clairement sa plate-forme dans le Web sémantique, ce que l’on nomme le Web 3.0 mais, pas fou, il lorgne aussi vers le Web 4.0… Eh oui ! On en parle déjà depuis des années. Du passage aux LifeLogs mais aussi à ce que Spivack nomme le WebOS. Voici d’ailleurs le graphique qu’il a élaboré en 2007 afin de montrer l’évolution de Web d’ici 2030.

Mais son WebOS est déjà à nos portes… Ce que font Zoho, Google et les autres présentement avec les SaaS et le Cloud computing mène directement à cela…Mais donnons-lui le bénéfice du doute car rares étaient ceux à voir ces récentes évolutions dans leur soupe au début de 2007. Le choc du futur, quoi…

Parlant de 2030, c’est autour de cette date que Ray Kurzweil place l’avènement de la «singularité». Pour ma part, j’avais fait un graphique un peu semblable en 2006 mais critiqué par notre mentor et maître des schémas, Michel Cartier. Je l’ai retravaillé depuis et le représente donc sous la forme suivante:

Identité numérique LifeLogs Web 3.0 Web sémantique

Marissa Mayer parle et écrit sur où en sera GoogleSearch dans dix ans

19 janvier 2009

Récemment, je faisais le décompte des cinq meilleures conférences ou entrevues de l’évènement LeWeb08 à Paris. Parmi les cinq, je notais l’entrevue réalisée par Michael Arrington et Loïc LeMeur avec Marissa Mayer, VP Search Products & User Experience chez Google et ce qu’elle avait à dire sur les futurs développements de l’engin de recherche le plus populaire de la planète. Voici cette entrevue :

Live Broadcasting by Ustream

Mais voilà qu’en début d’année, madame Mayer en remet une couche et signant sur le blogue de Google un long billet sur le futur de la recherche Web : «The Future of Search», un remarquable travail d’analyse de l’avenir de Google Search. Ce que je retiens, c’est le dernier paragraphe de la conclusion où elle parle de l’engin de recherche idéal et le reproduis ici :

«So what’s our straightforward definition of the ideal search engine? Your best friend with instant access to all the world’s facts and a photographic memory of everything you’ve seen and know. That search engine could tailor answers to you based on your preferences, your existing knowledge and the best available information; it could ask for clarification and present the answers in whatever setting or media worked best. That ideal search engine could have easily and elegantly quenched my withdrawal and fueled my addiction on Saturday. I’m very proud that Google in its first 10 years has changed expectations around information and how quickly and easily it should be able to be retrieved. But I’m even more excited about what Google search can achieve in the future.»

Un engin intuitif et qui peut chercher de lui-même dans des carnets de vie personnels (ou LifeLogs) ou dans des banques de mémoire d’entreprise. Après Microsoft et Twine, Google entrera de plein pied dans le Web sémantique.

Voici le résultat d’une recherche sur mon nom.

Entre-temps, le géant de Mountain View s’amuse à explorer diverses avenues dont la recherche subjective avec Mechanical Zoo. J’aime bien aussi SearchCube, qui nous fournit les résultats de recherche en cubes 3D d’images.Vpous cliquez sur l’image et avec à droite, tous les détails. Et comme on le remarque sur cette image, le cube peut être retourné dans tous les sens. Une interface de recherche qui promet en photo, vidéo, sites Web… Voici ce qu’on en dit sur le site :

«search-cube is a visual search engine that presents web search results in a unique, three-dimensional cube interface. It shows previews of up to ninety-six websites, videos and images.»

Événements Identité numérique LifeLogs NTIC OpenSocialWeb Réalité virtuelle Sécurité des données

webcom-Montréal au Citoyen numérique : quand passé et futur se rencontrent…

20 novembre 2008

Je vous mentionnais, plus tôt aujourd’hui dans un court billet, que l’ami Michel Dumais a diffusé son émission hebdomadaire Le Citoyen numérique avec comme thème particulier le dernier webcom-Montréal.

Parmi les invités, Joël Muzard, conférencier et grand maître des schémas de collaboration, Slyvain Carle, qui a mené de main de maître le webcamp, Nathalie Berger, une des prêtresses de l’utilisabilité, qui était à webcom et qui a aussi parlé de la journée mondiale de l’utilisabilité, et finalement moi-même. Il y a été question du succès de l’évènement avec près de 450 participants mais aussi de mes conférences coups de coeur (question de l’animateur). Je lui ai répondu sans hésitation Laura Fitton et sa conférence sur le micro-blogginng et ce, pour l’originalité, la qualité et la passion. Et nous sommes rapidement passé à un autre sujet…

J’aimerais ajouter deux autres coups de coeur à ma liste soit la conférence d’Isabelle Juppé. À chaque fois que je la vois prendre la parole, je ne peux qu’admirer, cet ex-journaliste et femme de politicien qui est en train de faire sa marque dans le monde du numérique en parlant des femmes et du facteur humain numérique. À Montréal, elle a fait une présentation toute en sensibilité et surtout sans filet. Pas de texte, pas de présentation PowerPoint.

Des participantes concentrées à noter ou à Twitter les propos de Michelle Blanc : Geneviève Lefebvre et Caroline Allard, connues mondialement sous leur identité de blogueuses soit Chroniques blondes et Mère indigne.

Aussi la présentation conjointe de Michelle Blanc et Yves Carignan de DessinsDrummond, une des premières conférences à webcom à parler de réel RSI (retour sur l’investissement). Vous en voyez souvent, vous des PDG monter sur le podium avec leur consultante pour faire une présentation des plus sérieuse mais aussi empreinte d’humour ? Pas fréquent alors chapeau ! Parlant de ce fameux RSI, il en a été question à l’émission car nous avons discuté de la programmation du 13 mai 2009.

J’ai expliqué à Michel Dumais que la thématique de webcom-Montréal, justement tourner autour de ce concept de RSI avec des études de cas de la trempe de celle de DessinsDrummond avec chiffres à l’appui afin de prouver aux entreprises que les nouvelles technologies, moins coûteuses et plus faciles à implanter et surtout à utiliser, vont les aider en temps de crise économique, leur offrir des opportunités de se démarquer de leurs compétiteurs, en économisant temps et argent.

Mais ce n’est pas tout… Lors du prochain webcom, un autre grand thème sera l’identité numérique et ce qui arrive à nos données personnelles sur le Web. Leur sécurité, leur «portabilité» d’un site à l’autre, leur entreposage, leur accès et surtout leur uexploration par autrui, ce que les américains appellent le «Data Mining», un domaine considéré par plusieurs comme le prochain Eldorado du Web et de l’économie numérique.

De tels sujets soulèvent les passions et des discussions animées. L’organisation de webcom va donc tenter de faire venir les meilleurs experts d’ici et d’ailleurs pour débattre de l’Open Social Initiative et aussi de son contrepoids, le Open Social Bill of Rights of Users. À ce sujet, lisez ICI le compte-rendu que j’avais fait du panel de clôture de la conférence LeWeb03 l’an dernier à Paris.

Parlant de «Data Mining«, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre les propos du dernier invité à l’émission, «l’avocat du diable« comme le surnomme Michel Dumais, soit Pierrot Péladeau. Il a traité de la crise économique et de l’usage qu’ont fait les institutions financières des nouvelles technologies pour abuser des possibilités de crédit aux consommateurs et ainsi provoquer la crise qu’on connait. Fascinant… Je vous gage un nounours en peluche qu’il sera du prochain webcom…

En terminant, je tiens à vous préciser que vous pouvez voir l’entrevue de Yves Carignan et Michelle Blanc dans les entrevues réalisées par Christian Aubry et Laurent Maisonnave avec UstreanLive, ces dernières disponibles sur le blogue de la conférence. Pour ce qui est de toutes les conférences, captées en vidéo, elle seront bientôt disponibles avec les présentations PowerPoint dans la section Archives du site. Un message sera envoyé à tous les participants pour les aviser de leur mise en ligne.

MAJ – Plusieurs personnes qui n’ont pas pu écouter l’émission m’ont demandé si on pouvait retrouver l’eregistrement quelque part sur le site de CIBL-FM. Réponse de  Michel Dumais : pas actuellement. Mais il m’a mentionné hier que TOUTES les émissions seront disponibles sur le site du Citoyen numérique d’ici trois semaines. Patience, donc…

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Avis aux mauvais augures : Le Web 2.0 n’est pas mort. Il évolue !

27 octobre 2008

Le tout a commencé le 14 octobre par un billet de l’ami Philippe Martin sur la mort du Web 2.0, intitulé :«Le Web 2.0 est mort, vive le Web 2.0 !». Je ne sais pas si c’est la morosité ambiante, la crise financière, la récession annoncée et les coupures de postes dans les startups du Web 2.0 mais on dirait que bien des gens sont rapides sur la gâchette à prédire la fin de Web 2.0 et en particulier de son phénomène le plus connu : les blogues.

L’ami Laurent Maisonnave a été le premier à relever les propos de Paul Boutin dans le magazine Wired d’octobre où ce dernier écrit :« @WiredReader: Kill yr blog. 2004 over. Google won’t find you. Too much cruft from HuffPo, NYT. Commenters are tards. C u on Facebook?», un clin d’oeil à l’utilisation de plus en plus grande de Facebook et Twitter pour communiquer et s’exprimer sur le Web. Pour Boutin, les blogues sont un phénomène de 2004, récupéré par les médias et les entreprises. Les blogues seraient devenus «affaires», impersonnels…

Oui, il y a plus de blogues d’affaires et donc Yulbiz.org mais impersonnels ? Alors là, pas d’accord ! Boutin n’a pas lu «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires» et n’a pas suivi nos conversations sur la puissance des blogues de niche ou encore les billets de l’amie Michelle Blanc sur la passion et les affaires… Les blogues ont certes évolué depuis 2004 mais ne sont pas un phénomène à la veille de disparaître.

Selon le plus récent recensement de Technorati, il y en a 133 millions. Difficile de sortir du lot selon Boutin mais est-ce le but premier du blogueur que d’être dans les 100 premiers au monde ? Pas du tout…. Ce n’est pas pour cette raison qu’on commence à bloguer et pas pour cette raison qu’on continue. On commence et on continue parce qu’on a envie d’écrire et pas seulement que 140 caractères… On continue parce qu’on se sent un peu coupables de ne pas publier une journée, on continue pour s’exprimer sur les sujets qui nous passionnent, sur les sujets sont les moteurs de notre vie professionnelle. On blogue parce qu’on veut demeurer «à la fine pointe», parce qu’on tient à ce que notre expertise soit visible, reconnue. Qu’elle soit dans les 100 premiers, tant mieux mais ce n’est pas le but !

Et les blogues vont continuer à évoluer. Le micro-blogging à la Twitter fait partie de cette évolution et oui, on peut y retrouver les «pionniers» tels que Calacanis, O’Reilly et Scoble mais cette tendance à la communication instantanée ne fera pas disparaître pour autant le blogue, comme le blogue n’a pas fait disparaître le journal traditionnel. Les blogues, comme les autres médias sociaux ont changé le rapport de pouvoir face à la liberté d’expression. Twitter n’amène rien de neuf de ce côté. Toutes ces formes d’expression écrites sont complémentaires, s’influencent et évoluent dans le fond comme dans la forme…

Et cette évolution passe par la vidéo, les podcasts et les vlogues. «Join the video conversation» dit Seesmic Il s’agit bien de l’appropriation de l’image par tous, comme ce fut le cas de l’écrit. Mais l’image, ce n’est pas que la vidéo : il y a la photo, donc Flickr et autres clones du genre… Et quand on parle ensuite de partager vidéos, photos et texte, on pense alors aux réseaux sociaux, à Facebook, Ning, Flickr lui-même et bien d’autres dont Twine

Twine, c’est le Web sémantique, donc le Web 3.0. À tous les mauvais augures qui annoncent le mort du Web 2.0 : Il n’est pas mort, il évolue ! C’est d’ailleurs ce que notent plusieurs observateurs du Web, dont les rédacteurs de ReadWriteWeb. Ces derniers ont identifié récemment dix tendances lourdes en termes d’évolution :

1. Le Web sémantique
2. L’intelligence artificielle
3. Les mondes virtuels
4. Le mobile
5. «L’Attention Economy»
6. Les sites Web comme services Web
7. La video en ligne / Internet TV
8. Les «Rich Internet Apps»
9. Le Web international
10. La personalisation

À mon avis, ils ne se trompent guère sur les deux premiers et sur le mobile mais oublient la suite logique soit les carnets de vie, ou si vous préférez «LifeLogs», et le «Cloud Computing»  avec ses entrepôts de données.

En terminant, je vous réfère aussi à ce billet, paru sur le blogue de Chris Brogan. Il est de Dennis Howlett et est intitulé «Web 2.0 – Was it ever alive?». Un autre mauvais augure qui dénigre le phénomène et son extension en entreprise, soit l’entreprise 2.0. Lisez ce billet mais surtout, lisez les commentaires de Tim O’Reilly en réponse. Non, le Web 2.0 n’est pas mort. Il évolue !

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Entreprise 2.0 : IBM veut conserver les données pour des siècles !

26 septembre 2008

Vous connaissez mon intérêt marqué pour le phénomène des LifeLogs ou carnets de vie (voir un de mes premiers billets sur le sujet et la définition de Wikipedia ICI), que je considère être l’avenir des blogues et du micro-blogging. Ces carnets semblent intéresser de plus en plus les grandes entreprises technologiques… Ainsi, après Microsoft, c’est au tour d’IBM de se positionner…

Comment ? En perfectionnant les technologies de conservation et ainsi conserver vos données et celles de l’entreprise 2.0 pour des siècles !…  Ainsi, il y a quelques semaines, plus exactement le 8 septembre dernier, IBM a fait une annonce qui est presque passée inaperçue en Amérique du Nord car faite à Haïfa en Israël. Voici comment débute le communiqué de presse :

«IBM Research today announced an entirely new way to preserve digital information, so it can be read decades after it was created despite future changes in digital formats. Researchers at the lab in Haifa, Israel, are ensuring that digital files — such as photos, movies, music, videos, financial records, health records, manuscripts, and more — will be accessible and readable for decades and possibly even centuries—no matter how the content was created.»

Et si vous avez lu la définition des LifeLogs et mon billet précédent, pas besoin de faire de dessins pour comprendre qu’IBM vient de mettre une pierre importante dans l’édification du concept de carnets de vie mais aussi dans la création de la mémoire de l’entreprise, un autre de mes thèmes favoris.

La Mémoire d’entreprise en dix étapes :

Pourquoi le mémoire, vous direz ? Lisez plutôt ces deux passages du communiqué :

«As the world becomes increasingly digital, we may find ourselves in the “digital Dark Ages” in which business, cultural, and personal assets are in ever greater danger of being lost or rendered unreadable due to changing technologies and standards.»

«A recent study by the Academy of Motion Picture Arts and Sciences revealed that fewer than half of all feature films made before 1950 have survived. And because the annual cost of digital film archiving is more than 10 times greater than that of storing celluloid film, we could be facing classic movie extinction. Today, no media, hardware or software exits that can reasonably assure long-term accessibility of digital assets.»

En annonçant ces nouveaux développements, la multinationale américaine sait très bien que la possibilité de créer des LifeLogs et de les conserver sur une longue période aussi bien pour les individus que pour les entreprises devenues 2.0, va nécessiter de formidables capacités de stockage de données, d’où, bien sûr, les méga-entrepôts de données. Voici un autre passage révélateur du communiqué :

«As the volume of digital information continues to grow and digital formats change from year to year, consumers and companies will be faced with archiving and data retention problems. According to analyst firm IDC, more than 160 exabytes of digital information was created – that’s three million times the information in all the books ever written – in 2006 alone.»

En juin dernier, IBM annonçait à Boston la sortie d’une nouvelle ligne de serveurs 2.0, les iDataPlex Servers, destinés aux entrepôts de données des entreprises 2.0 mais on a appris, fin août dans un autre communiqué de presse repris par le Journal du Net, qu’ils allaient investir plusieurs centaines de millions dans leurs propres entrepôts… Pas seulement dans les serveurs et les entrepôts mais aussi dans le marché du SaaS et du Cloud Computing.

LifeLogs, entrepôts de données, Cloud Computing et mémoire d’entreprise tout se tient et vise à soutenir le marché de l’entreprise 2.0 dont j’ai parlé dans mon billet d’hier… Reste à voir ce que les entreprises feront avec ces données, ce qui soulève les questions de propriété, de sécurité, de portabilité et d’identité numérique, questions de l’heure et qui sont soulevées de plus en plus dans les grandes conférences internationales comme webcom-Montréal ou encore Digital ID World 2008 !

Et vous, ces questions de données et d’identité numérique, ça vous inquiète ou vous stimule ???

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La transparence radicale d’un travailleur nomade…

17 septembre 2008

Après Jean-François Ruiz et l’ami Philippe Martin, à mon tour de faire preuve de transparence radicale et de partager avec vous, non seulement la photo de mon bureau mais aussi de quoi il est composé, soit mon équipement de travailleur nomade :

Laïka

Le travailleur nomade… (photo Renée Wathelet)

Équipements de bureau:

Un ordinateur portable Acer TravelMate 5600 acheté il y a 2 ans et ½

Une souris BlueTooth Logitech

Une imprimante Samsung Laser MFP SCX-4×21 Series qui sert aussi de fax (n’en reçois pas mais en envoie encore), de photocopieur et de scanneur.

4 clés USB dont 2 SanDisk U3 de 2 go.

Et un fauteuil de bureau pas très confortable,

Système d’exploitation, navigateur

Je suis toujours sous  Windows XP, pas convaincu de passer sous Vista…

Navigateur principal : Firefox. Secondaires : IE et Chrome

Logiciels:

Suite Office, surtout Word-Excel-Power Point + messagerie Outlook + Office Live Meeting

SnagIt 7  pour les copies d’écran, simple et convivial.

AceFTP 3 Freeware pour gérer mes accès FTP.

Windows Media Player et Quick Time Player pour visionner mes fichiers audios et vidéos.

AVG Anti-Spyware 7.5 pour la sécurité.

NitroPDF pour la lecture et la gestion des documents .pdf

Téléphonie, wi-fi, web mobile:

Téléphone portable Razr de Motorola.

Modem wi-fi de Vidéotron avec forfait haute vitesse Extrême

Rooter Linksys Wireless-G 2.4 GHz

Skype pour les longues distances d’ordinateur à ordinateur.

Photos :

Appareil photo Canon PowerShot 530 avec carte de 2Gb

Services web: mes outils accessibles en ligne.

Courriel: Gmail, le service de courriel de Google et Whalemail pour l’envoi de gros fichiers

Photos: Flickr

Présentations en Power Point et PDF: SlideShare

Vidéos: Daily Motion

À noter que Flickr, SlideShare et Daily Motion me permettent d’insérer facilement mes contenus en ligne dans mes billets tout en offrant un espace d’entreposage et un accès à une communauté.

Microblogging: Twitter + Twitpic + TwitDeck pour la gestion du tout. Seesmic pour mes futures conversations vidéo.

Agrégateur de contenu: FriendFeed et Netvibes

Messagerie instantanée: Gtalk, le service de messagerie instantanée de Google.

Réseaux sociaux : Facebook pour les amis, la visibilité Internet et la gestion des évènements et LinkedIn et Viadeo pour les relations professionelles.

Blogging: Mon vieux WordPress 2.2.1, en sursis. Bientôt mis à jour à la version 2.7

Lecteur RSS: Netvibes

Statistiques: Google Analytics pour le trafic de mon blogue et Technorati et Wikio pour le classement

Autres sites, plates-formes et/ou communautés

AgentSolo pour les offres de contrats

Inpowr  pour mes objectifs de mieux-être personnel

Ning  pour générer au besoin des communautés

MyBlogLog  et Yulbiz.org pour la communauté de blogueurs

Geni pour la généalogie familiale

Twine  pour la création d’un LifeLog

Joost pur la télé sur Internet

Voilà je pense ne rien avoir oublié.  Comme pour l’ami Philippe Martin, tous ces outils me procurent un gain de productivité et de souplesse indéniable, inimaginable seulement quelques années auparavant.  Le prochain stade est de passer au Cloud Computing, soit de déposer mes données et applications dans le «nuage» Web. J’aurai le choix entre les services de Google, Amazon, Zoho ou encore la plus petite mais québécoise Oriso avec iGovirtual.

MAJ

Je rajoute à cette description que je croyais exhaustive ma version du questionnaire de Proust, version geek, mis en ligne aujourd’hui par l’amie Michelle Blanc :

Quel est le bidule dont vous ne pourriez pas vous séparer ?
Mon sac à dos : il contient ma vie …

Quelle est votre application logicielle préférée ?
Skype et de loin !

Quel est le blogue que vous lisez le plus ?

TechCrunch

Quels sont les médias sociaux que vous utilisez réellement ?

Je n’aime pas le terme de média social. Comme réseaux sociaux, je préfère Facebook et LinkedIn

Quel est votre livre d’affaires préféré ?
«Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires», voyons donc…

Quel est votre journal préféré?
Je ne lis plus les journaux papier, sauf la revue Wired !

Qui est la personne qui vous inspire et pourquoi ?
La personne m’ayant le plus inspiré est Gandhi. Il ne faisait pas que parler, il agissait et dans la non-violence. Ce faisant, il a réussi à modifier le cours de l’Histoire…

Qui était votre meilleur gestionnaire et pourquoi ?

Un copain à moi qui s’appelle Guy L’Italien. Si j’ai un quelconque rayonnement aujourd’hui, c’est grâce à lui !

Quel était votre premier emploi ?
Bûcheron pour le Ministère des Richesses Naturelles. Un emploi d’été étudiant au Saguenay qui m’a permis de rencontrer des gens fantastiques, en particulier les monitrices de kayak de la base de plein air toute proche de notre campement 🙂

Quel est l’endroit où vous viennent les meilleures idées ?
De mon lit ! Je rêve mes idées avant de les réaliser…

Que valorisez-vous le plus chez un collègue ou employé ?
L’authenticité, la simplicité et la sociabilité

Vous aimeriez être le meilleur au monde pour ?

Changer le monde…

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L’avenir du Québec passe-t-il par le numérique ? Réponse : OUI !

8 juillet 2008

J’ai eu la semaine dernière, une conversation passionnante avec René Barsalo, directeur, Stratégie et partenariats de la SAT, Société des Arts technologiques. La conversation a porté sur notre civilisation de plus en plus numérique ou «digitale», sur les données que nous générons quotidiennement et sur l’identité numérique que nous nous bâtissons. Une identité faite de documents Word, PowerPoint, Excel mais aussi d’informations personnelles incluses dans nos profils sur Facebook, LinkedIn et autre sites de «networking social», de photos, de vidéos et de micro-conversations à la SMS, Twitter, Skype ou encore Seesmic. Le tout j’expliquais à René, doit former nos «LifeLogs» ou carnets de vie, la génération évoluée et 4.0 des blogues…

Le projet de LifeLog, MyLifeBits

Pour sa part, René travaille beaucoup à la SAT sur l’arrivée prochaine de la vague audiovisuelle (téléprésence, télémanipulation, espaces branchés, etc.), qui nous fera passer de plus en plus en mode “temps réel” plutôt qu’en mode asynchrone. Il se penche aussi sur les impacts à surveiller : sur nos partenariats, nos carrières, nos traces, notre société. Bref, il pousse notre conception actuelle du Web (2.0) vers une nouvelle, déjà identifiée comme celle du Web 3D mais pose aussi une autre question essentielle, soit celle de la place que nous occupons dans la société réelle et celle que nous occuperons dans la société numérique et de plus en plus virtuelle que se met rapidement en place.

Une place individuelle qu’on nomme «identité numérique» (pensez au ePortfolio de Serge Ravet) mais aussi collective et que nous nommerons comment : Culturello-numérique ? La bataille sur la diversité culturelle revue et corrigée et ayant une portée beaucoup plus vaste car touchant pas seulement le production culturelle traditionnelle mais TOUTE la production culturelle, professionnelle, sociale et personnelle de tous les membres de la société. Et quel poids aura le Québec face à des géants comme les USA, l’Europe et la Chine ? René prétend, avec raison, que le Québec occupe une position stratégique, un créneau que nous pourrions occuper si nous ne dormions pas collectivement au gaz comme c’est la cas présentement.

Géographiquement le Québec occupe, d’une part, une place stratégique pour la transmission de données par fibre optique, Il est sur le chemin le plus court pour relier l’Europe et la Chine, donc en mesure de profiter des retombées potentielles de l’installation d’une autoroute à méga-débit, un peu comme le PC1-Cable (PC pour Pacific Crossing et à 640 Gigabits/seconde) qui relie actuellement le réseau WIDE Internet (Widely Integrated Distributed Environment) au Japon au réseau américain Abilene (Advanced Networking for Learning-edge Research and Education) du projet nommé ambitieusement Internet2.

Le Québec pourrait profiter de ce nouvel Internet qui se met en place aux USA et au Japon, certes mais aussi en Europe avec le Projet DANTE (Delivery of Advanced Network Technology to Europe) et son réseau GÉANT2 mais aussi en Chine avec CERNET2 (China Education and Research Network). À la croisée des chemins numériques et virtuels, le Québec pourrait se tailler une place de choix, tant au point de vue économique, technologique que politique et socio-culturel.

L’urgence pour nos gouvernements locaux est d’investir au plus vite dans les infrastructures du futur et non seulement dans celles du présent. Imaginez seulement ce que le réseau GÉANT2 a pu réaliser pour le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) et le projet EGEE (Réalisation de grilles pour la science en ligne) :

«Au cours du mois d’avril 2006, la Grille a en effet été utilisée dans la lutte contre le virus mortel H5N1 de la grippe aviaire. Grâce à l’infrastructure de grille du projet EGEE, six laboratoires en Europe et en Asie ont analysé 300 000 composants de médicaments potentiels pour le traitement de la maladie. Cette recherche, menée sur 2 000 ordinateurs dans le monde entier avec l’aide d’un logiciel développé au CERN, a permis d’identifier et de classer les composés chimiques les mieux à même d’inhiber l’enzyme N1 du virus. En un mois, la collaboration est parvenue à traiter autant de données qu’un seul ordinateur en 100 ans».

C’est donc l’utilisation en réseau ultra-rapide du potentiel des ordinateurs de la planète, ce que l’on nomme le «Grid Computing» mais ces «grilles« seront bientôt remplacées par un nuage… Le «Cloud Computing», soit la possibilité de transférer dans le nuage Internet, l’ensemble des données et applications de la planète, le sujet de l’heure et dont j’ai traité en détails ICI.

Lors de mon récent passage à San Francisco, pour le conférence Web 2.0 Expo, j’avais relaté l’entrevue entre Tim O’Reilly et Jonathan Schwartz, président et CEO de Sun Microsystems, dont voici un extrait :

«Arrivé avec quelques minutes de retard, je comprends que la conversation va dans les deux sens, que le CEO a parlé avec beaucoup de ferveur de MySQL et que O’Reilly prend beaucoup de place. Il tente d’amener Schwartz sur ses terrains de prédilection soit le «Cloud Computing», et «The Internet as the OS», part dans de longues réflexions alors que Schwartz attend patiemment qu’il lui redonne la parole par une question…

La conversation prend une tournure très intéressante quand Schwartz finit par aborder innocemment le sujet des données et surtout les méga-entrepôts de données. Il lance une des meilleures citations de la conférence :« If the network is the computer, data is the currency»…Et fait surprenant, il ouvre la porte verte… En effet, selon lui, Sun Microsystems se doit d’être «power efficient» dans son offre de serveurs et que la nouvelle gamme ira en ce sens avec comme objectif de couper leur consommation d’électricité du cinquième.

Comme Sun est un des grands fournisseurs de serveurs, ses clients sont les propriétaires des entrepôts de données, les Google, Microsoft et maintenant Amazon et SalesForce. Selon le CEO, ces derniers ne devront pas seulement avoir des serveurs moins gourmands en électricité mais aussi avoir des entrepôts-containers… Et dans cette partie, Sun ne veut pas être uniquement un fournisseur d’infrastructure. Elle veut jouer à armes égales et aussi avoir ses propres entrepôts, lui donnant ainsi un avantage concurrentiel…

Ce qu’il veut dire par entrepôts-containers, c’est que Sun, Google et les autres doivent penser à des entrepôts mobiles, qui peuvent suivre les sources d’énergie. Encore plus intéressant, il en est arrivé à parler des entrepôts situés dans des endroits où on réchauffe les équipements au lieu de les climatiser. De l’antigel au lieu de l’air climatisé… Et aussi en arriver à les automatiser complètement. Un peu comme les postes et les centrales hydroélectriques qui sont opérés à distance… En ce sens, certains joueurs comme Microsoft planifient l’installation d’entrepôts en Sibérie

Vous voyez les opportunités ici, entre autres, pour l’économie québécoise. En effet, le Québec est un pays nordique et théoriquement assez froid. Il a une source inépuisable d’énergie : l’eau. Et il a des infrastructures industrielles à recycler dont des alumineries, idéales pour installer des méga-entrepôts de données puisque déjà équipées de l’infrastructure de transformation électrique. Vous imaginez pour l’économie de Shawinnigan ? Ou de Jonquière, ou de Baie-Comeau ? Le gouvernement et l’entreprise privée devraient comprendre et exploiter ce nouvel atout…

Cela me fait penser à ce qu’écrit Nicholas Carr dans son bouquin «The Big Switch», sur le fait que les compagnies comme Google sont en train de devenir des nouvelles «Utilities». Les précédentes fournissent de l’énergie. Les prochaines fourniront un nouveau service essentiel : l’Internet et nos données. Schwartz et Sun ont bien compris… «Free software and free ideas are the best way to reach the consumers». Une fois atteints et fidélisés, Sun peut se concentrer à faire son $$$ ailleurs soit en devenant un des joueurs majeurs de la «Data War» et aussi en vendant ses serveurs à Google, Amazon, et autres nouvelles «Utilities».

Ce que je ne savais pas alors, c’est que le gouvernement du Québec a justement refusé la permission à Google de venir s’installer au Québec… Il y a des sous-ministres qui pensent plus à ne pas faire de vagues jusqu’à leur retraite plutôt qu’à prendre des risques pour assurer le développement économique et technologique du Québec et ainsi assurer notre compétitivité sur la scène mondiale où se joue actuellement le grand positionnement technologique, la «Data War» dont je parlais…

Et pourtant, le Québec pourrait encore une fois tabler sur ses atouts traditionnels : sa situation géographique et son climat, ses ressources naturelles, plus particulièrement l’eau et l’hydroélectricité mais aussi la créativité de l’ensemble de sa population qui l’a longtemps placé au-devant de l’industrie du numérique, tant dans les entreprises du Web 1.0 avant l’éclatement de la Bulle, que maintenant avec l’industrie du jeu, celle du eCommerce et du Web 2.0 mais aussi du Web 3D avec des initiatives comme le Panoscope 360 de la SAT et de l’UdM, l’unité Métalab ou encore le programme TOT.

Car il faut comprendre, comme se tue à l’expliquer René Barsalo, que le futur du Québec n’est pas dans les technologies du Web 2.0 mais bien dans celles du Web 3.0 ou 3D et de ce que nous ferons des opportunités que nous offrent nouvel Internet et ses réseaux. Avoir sur son territoire, à la fois les meilleurs réseaux et les entrepôts qui feront partie du «Nuage Internet» est essentiel à notre développement en tant que société et il est urgent d’agir !!!

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HP ajoute sa pierre à la construction du Web 3.0 : Le memristor

5 mai 2008

Après la résistance, le condensateur et le solénoïde (resistor, capacitor et inductor en anglais), HP vient d’identifier l’identifiable, soit un quatrième composant passif fondamental de l’électronique : le Memristor, une appellation qui est la contraction de Memory Resistor. Ces recherches ont été réalisées par une équipe du laboratoire Information and Quantum Systems Lab d’HP placée sous la direction de Stanley Williams alors, qu’elle travaillait sur l’électronique moléculaire. Elles ont fait l’objet d’une publication dans le magazine scientifique Nature du 30 avril.

Cette découverte intervient 37 ans après que Léon Chua, un ingénieur à l’université de Berkeley en Californie ait postulé, en sa basant sur des raisons de symétrie, l’existence d’un tel composant. Il partait de l’idée qu’un tel composant jouerait un rôle similaire par rapport au flux magnétique et à la charge qu’une résistance par rapport à l’intensité électrique et la tension. En pratique, cela signifie que ce nouveau composant aurait une «mémoire» lui permettant de se rappeler des valeurs du courant après que celui-ci soit passé.

Cette «mémoire» électrique a des répercussions énormes en informatique, comme le note l’auteur de Science Blog : «This scientific advancement could make it possible to develop computer systems that have memories that do not forget, do not need to be booted up, consume far less power and associate information in a manner similar to that of the human brain».

 

Source : ITNews

Comme le mentionne Stanley Williams, la découverte des chercheurs de HP risque de donner un sérieux coup de pouce à Google, Microsoft, Amazon et autres joueurs qui se lancent actuellement dans le Cloud Computing et leurs essentiels méga-centres de serveurs de données.«By providing a mathematical model for the physics of a memristor, HP Labs has made it possible for engineers to develop integrated circuit designs that could dramatically improve the performance and energy efficiency of PCs and data centers».

Vous imaginez les économies réalisées, juste en temps de traitement et de récupération des données après une panne de serveurs ? Actuellement les ordinateurs se servent de leur DRAM pour ce faire (Dynamic Random Access Memory). La DRAM n’est pas capable de se «souvenir» de l’information en cas de panne. Une fois le courant rétabli à l’ordinateur équipé d’une DRAM, un lent et énergivore processus de récupération des données s’accomplit à partir de disques magnétiques. Le «re-boot» traditionnel.

Imaginez alors un ordinateur/serveur qui n’a pas besoin de «re-booter» et qui se souvient de toutes ses données instantanément. Des économies énormes en temps et en énergie qui pourraient bien servir des projets tels que Amazon et ses AWS… Et il y a d’autres applications possibles à cette découverte. Comme l’ordinateur est à même de se souvenir, cela ouvre encore plus grande la porte au Web sémantique avec des systèmes qui se souviennent et associent des séries d’événements ou de faits d’une façon semblable à celle du cerveau humain et ensuite proposent des choix.

On arrive, là encore aux LifeLogs et au système qui pourra gérer et interpréter ces montagnes de données mais aussi offrir les protections nécessaires quant à la sécurité de ces données, comme le mentionne Stanley Williams : «This could substantially improve today’s facial recognition technology, enable security and privacy features that recognize a complex set of biometric features of an authorized person to access personal information, or enable an appliance to learn from experience.»

Bienvenue au Web3.0 !

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Dieu le Père, les VC et le party…(2)

24 avril 2008

Après Dieu le père, est venu son fils… En la personne de Max Levchin, la nouvelle star de Silicon Valley dont je vous ai parlé hier. Interrogé par Charlene Li, VP chez Forrester, le créateur de Slide était un peu décalé. dans ses propos mais s’en est excusé en disant qu’il était effectivement en décalage horaire arrivant tout juste du Japon bref, voici ce que j’ai trouvé d’intéressant.

Levchin en est à sa sixième application développée en faisant office de «Startup». Les quatre premières ont été des flops, la cinquième fut PayPal et la sixième Slide. Cette application est distribuée chez des plates-formes «hôtesses», telles que MySpace, Orkut, Friendster et Facebook et compte à ce jour, 170 millions d’utilisateurs. Avec de pareils chiffres, il vient de conclure un financement de 50 millions$, ce qui porte sa capitalisation à un demi-milliard$.

Il a aussi touché mais clairement se positionner des sujets chauds comme la vie privée, le modèle de revenus et le social spam, a évité de répondre à la question sur ce qu’il aimait le plus et le moins de son application et a été très embarrassé quand Charlene Li lui a demandé comment il se sentait de faire les premières pages des revues, dont celle de Condé Nast Portfolio.

Un vrai développeur geek, toujours nerveux avec des tics, qui ne regarde jamais dans les yeux. Il a fini par dire que la photo sur portfolio était bien réelle et pas retouchée par Photoshop… En terminant, et pour répondre à la question s’il avait un conseil à donner, il a été très américain mais citant un anglais, soit Winston Churchill : «Never surrender».

Se sont ensuite succédés sur la scène plusieurs autres conférenciers, dont Amit Mital , le monsieur «Live» de chez Microsoft, qui est venu faire son pitch de vente sur leur nouvelle solution Live Mesh, une plate-forme qui a l’ambition de vouloir synchroniser tous nos «devices» technologiques, de l’appareil photo, à la caméra, à l’ordinateur, au téléphone portable, à la télé, au iPod, etc. Le tout relié à un fichier central qui cumule les données. Ensuite, une «Mesh Bar» qui vous permet de partager et collaborer avec votre communauté. Et pour lui, ce n’est que la pointe de l’iceberg car Mesh data-personnes-applications n’est pas qu’une simple plate-forme Microsoft. S’adressant à des développeurs il jubile et lance :«Elle est en accès ouvert aux API». Pour en savoir plus, il faudra aller à la présentation au kiosque de Microsoft aujourd’hui mais à première vue, cela ressemble beaucoup à la première offensive du géant de Redmond sur le front des LifeLogs.

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Nicholas Carr à Québec : Google et l’ordinateur planétaire…

10 avril 2008

Intéressante conférence que celle à laquelle j’ai assisté ce matin, au Centre des congrès de Québec, lors du colloque international «Villes, régions et territoires innovants» organisé par le Cefrio et animé par Réal Jacob des HEC. Sur le podium, Nicholas Carr, l’auteur de livre «The Big Switch», un livre qui parle des intentions de Google de créer l’ordinateur planétaire, ce dernier s’alimentant de «l’Info Cloud» généré par des mégacentres de serveurs de données, les «Information Factories» décrites par Georges Gilder dans la revue Wired.

Dans sa présentation de ce matin, Carr a présenté une nouvelle photo du mégacentre de The Dalles en Orégon. La qualité de ma photo de la photo sur l’écran est moyenne mais je la remplace dès que j’accède à la présentation .ppt de la conférence. Les deux compères (Carr et Gilder) se connaissent bien car ils écrivent tous deux pour Wired à propos des nouvelles technologies et ont comme sujet de prédilection : Google.

J’avoue que je partage entièrement leurs propos, surtout après avoir entendu Nicholas, parler ce matin de l’origine de sa fascination pour les velléités hégémonistes de Google. Le principe de base de son bouquin est le suivant. Il fait une analogie entre l’électricité et l’informatique. Aux débuts de l’électrification, la propriété de cette source d’énergie était privée. Elle a graduellement glissé vers des grandes entreprises privées ou sociétés publiques, que les américains nomment les «Utilities». Ici, c’est Hydro-Québec.

Ce sont ces grandes entités qui fournissent maintenant à tous, la source d’énergie essentielle à notre confort et notre développement. Vous le voyez venir ? Même chose pour l’informatique. Elle résidait sur nos postes de travail (client-serveur). Le «Big Switch» c’est la glissade graduelle vers les services Web qui nous sont distribués et pour lesquels nous payons mensuellement. Les ordinateurs personnels sont en train de devenir des terminaux branchés sur des mégas-centres de serveurs de données et/ou applications. De là, la possibilité du «One Laptop Per Child» ou encore du Air mais on va bientôt faire encore plus petit et portable…

Pour l’instant, plusieurs joueurs se font la lutte pour le contrôle de l’information mondiale et donc, de vos données. Un thème que j’ai souvent abordé dont ICI et qui devient de plus en plus sensible : l’identité numérique, le «Digital Divide», la portabilité des données, la sécurité des données, la neutralité du Net, la Charte des droits des utilisateurs, les ePortfolios et les «LifeLogs». Tous des sujets d’actualité et qui découlent de cette lutte que se livrent actuellement Google, Microsoft et aussi Amazon et qui font la manchette.

Ce qui fait moins la manchette, c’est comment ces géants pourront trouver la bande passante nécessaire pour être capables d’alimenter leurs clients. J’ai déjà écrit sur Internet2 , son existence et ses capacités. On sait que Google s’est positionné pour être en mesure de l’intégrer le plus rapidement possible. Pour l’instant, comme du temps d’ARPANET, il est réservé aux militaires, aux universitaires et scientifiques. Le Times of India vient lui aussi d’y faire écho. Et que dire des récents évènements entourant la lutte entre Google et Microsoft pour le contrôle de Yahoo. Encore là, ce n’est pas joué pour Microsoft.

[youtube IfbOyw3CT6A]

Nous vivons des moments déterminants que certains, comme Ray Kurzweil, nomment «The Singularity», un temps dans l’histoire où tout va basculer et faire prendre à l’humanité et la planète une nouvelle direction. Et il y a, comme toujours, les optimistes comme Kurzweil qui s’y préparent comme pour la venue d’extra-terrestres et les autres qui croient que «la Matrice» nous attend derrière cette singularité de l’histoire. Une belle journée à Québec non ?