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Intelligence artificielle

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Comme assistante personnelle, l’IA sera-t-elle aussi discrète que notre coiffeur ?

3 septembre 2018

Laissez-moi vous raconter une histoire qui mêle la technologie, l’histoire et la fiction. C’est la faute au Blog du Modérateur d’ailleurs… Dans un billet du 22 août, on titre :« Aloha : l’intelligence artificielle de Facebook qui concurrencera bientôt Alexa, Siri et l’assistant Google» Ce titre n’est pas l’histoire mais juste son déclencheur… En effet, on traite dans ce billet des assistants personnels.  Aloha, Alexa, Siri et compagnie sont identifiés comme faisant partie intégrante de la nouvelle mouvance si populaire à  Montréal qu’est l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle a le dos large, les deux lettres étant employées pour un nombre croissant de champs d’application. En fait, ils se multiplient plus vite que les lapins !!! Mais l’IA est-elle une vraie nouvelle tendance ? C’est là que l’histoire commence… Il fut un temps jadis (Pas il y a deux mille ans quand même…), où les assistants personnels étaient un concept qu’Apple promenait en vidéo dans toutes les foires scientifiques ou technologiques à travers le monde. Selon la Petite pomme, c’était le GRAAL du travailleur du futur.

Je me souviens d’une présentation faite  par Apple au CRIQ ou Centre de recherche industrielle du Québec en 1987. J’étais alors conseiller en communication pour une Société d’État et un des premiers à utiliser et parler de micro-informatique en milieu de travail.

Spécial de 5 pages dans le journal d’entreprise en 1984

On avait jugé bon de m’inscrire à cette présentation «futuriste», qui m’avait beaucoup impressionnée. Car le futur dépeint dans la vidéo d’Apple était de l’anticipation basée sur les travaux de recherche en cours alors à Cuppertino. Un peu comme l’a fait Corning dans les dernières années avec leur série de vidéos intitulés «A Day Made of Glass»

Bref, une vidéo où on nous présentait des assistants-personnels-machines capables de remplacer n’importe quelle adjointe administrative et capable de faire bien plus, voire de gérer tous les aspects de notre vie personnelle et professionnelle. On est en 1987 et l’Internet n’existe pas encore commercialement ni le Wi-fi. On assiste donc aux balbutiements d’une disruption majeure mais qui devra attendre avant de bouleverser le monde. De l’IA en gestation avant les lettres, les ami.e.s !

Il aura donc fallu au moins une trentaine d’années pour que la «vision» d’Apple se concrétise, lentement, pas à pas. Car il y a en des précurseurs à l’IA. J’en ai encore un  dans mes tiroirs. Tiens, le voici en photo. Un «Electronic Organizer Sharp ZQ2400 de 64Kb». Peu de puissance de traitement et de mémoire et pas de voix…

Une petite merveille de l’époque avec ses versions ultérieures comme celle présentée ici dans une vidéo de Chris Pirillo. Vous vous souvenez de lui? Je vous en ai parlé lors d’une des conférences LeWeb à Paris…

Re-bref , J’aimerais bien retrouver la vidéo d’Apple sur les agents personnels du futur qui dépeignant à grands traits  ce que seraient les Alexa et Echo, Aloha, GHome et Siri trente ans plus tard. Remarquez que ces agents nous sont aujourd’hui offerts pour consommation personnelle, mais très peu pour utilisation professionnelle que ce soit en télé-travail à la maison ou au bureau mais nous ne sommes pas loin. Déjà, Alexa propose une solution pour le marketing.

Gagez un vieux 2$ que cela ne saurait tarder dans les autres domaines de la vie professionnelle… Une question se pose cependant avec l’arrivée de l’IA comme assistante personnelle. Évidemment la question de la sécurité de nos données personnelles et l’utilisation qui en est faite. Sera-t-elle aussi discrète que notre coiffeur ?

Et devinez quoi ? Je l’ai retrouvée la vidéo d’Apple. Elle date de 1987. Et il faut lire les commentaires. En voici deux  qui reflètent la surprise des utilisateurs à la découverte de cette vidéo:

Merci de m’avoir lu.

 

 

blogue perso Non classé Réseaux sociaux Transformation numérique

De retour…

27 août 2018

Cela fait un bail que je n’ai pas écrit un billet sur mon blogue perso. En fait. depuis 2013 je n’y ai eu qu’une présence sporadique. J’écris ce court billet comme un prélude. Un retour longtemps repoussé pour une foule de raisons. Des raisons légales, financières, sociales, professionnelles et surtout médicales, la totale, quoi ! Je ne l’ai pas eu facile depuis ma fête cette année-là. Pas besoin d’entrer ici dans les détails d’une période de loin la plus noire de ma vie. Et non, je n’ai pas été assimilé dans le Collectif…

Une chance, j’ai eu quelques quelques membres de la famille et ami.e.s pour me soutenir durant cette période de cinq longues années qui se termine. Après avoir presque fait le vide autour de moi,  je sors du dessous de ma roche, enterré là pendant cinq ans. Ça c’est du Scorpion tout craché et quand il ressort, il a la carapace plus dure, il est plus coriace et déterminé mais méfiant.

Malgré cette prédisposition, je reprends donc ma liberté de parole et ma liberté d’action dans  le vie de tous les jours, lire dans le réel mais aussi sur les réseaux et médias sociaux. J’en ai fait beaucoup des MRS ces dernières années mais pour d’autres, dans l’ombre. Ne vous surprenez donc pas de me revoir vous demander d’être amie.e.s Facebook, relations sur LinkedIn  ou de vous suivre sur Twitter ou Instagram, de commenter et aimer dans vos fils ou sur vos murs et écrire sur mes sujets préférés.

Comme la transformation numérique (anciennement l’entreprise sociale qui anciennement se disait Entreprise 2.0) maintenant devenue un enjeu non plus seulement organisationnel mais aussi politique et social (éconumérique comme dirait la candidate de Mercier, Michelle Blanc) . Je traiterai aussi de communication interactive, des devoirs de mémoire, du marketing de contenu et d’influence mais aussi sur de nouveaux sujets comme la fiction devenue science, comme le montre l’image qui illustre ce texte et qui nous plonge dans l’univers des cyborgs et  de l’Intelligence artificielle.

Ah oui, l’image… Vous remarquerez que pour ce premier billet, j’ai été avare de tout sauf de mots. Pas de liens, pas d’inter-titres, pas de vidéo ou d’infographie et une seule image (mes excuses à mes anciens étudiants). C’est voulu. Je refais contact avec la blogosphère et la sociosphère avec humilité et simplicité.

Merci de m’avoir lu.

Cloud Computing Entrepôts de données Internet of Things LifeLogs Web 3.0

Les évolutions du Web pour commencer l’année ?

7 janvier 2017

Il semblerait que les blogues vont connaître un regain de popularité. en 2017. Ne voulant pas être en reste j’ai pris comme résolution de m’y remettre moi aussi après un bon six mois d’inactivité. Ce sont Yves Williams et Clément Laberge qui vont être contents! Bref, j’ai été poussé à écrire ce billet à la suite du retweet de @StephaneRicoul ci-dessous:

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Blogues Événements

Prospérité et non austérité: la conférence de Wozniak lance une vaste campagne au Québec

18 février 2015

Quadrilogie, est-ce que ça existe ? Oui, bien sûr… Hier j’ai beaucoup utilisé l’imagerie religieuse dans mon premier billet sur la présence de Steve Wozniak à la Place des Arts. Pour conclure avec ce billet, permettez-moi d’utiliser plutôt la métaphore littéraire. Pour vous mentionner, de un, que j’ai adoré la présentation scénique en quatre tableaux donc, une quadrilogie sur les grandes étapes de la carrière du co-fondateur d’Apple. Lire la suite

Big Data Communication interactive Identité numérique Internet2

Quelle sera la vie des trois C à l’ère des multiples Internets ?

18 novembre 2014

Mon billet sur la fin de la collaboration et de l’Utopie 2.0 a fait réagir… Entre autres Martin Lessard qui m’a fait plusieurs commentaires dont celui-ci qui se termine par une question :«Dur mais lucide constat. Le titre provocateur me laisse sur ma faim. Les détourneurs d’utopie divisent pour régner. Soit. Où se trouvent nos points de convergence pour répliquer et réintroduire de l’espoir dans le réseau?» Lire la suite

Big Data Identité numérique

Qui êtes-vous sur Internet. Data ?

23 octobre 2013

La question peut paraître saugrenue au premier abord mais pensez-y deux fois, question d’identité numérique… Bien sûr, nous ne sommes pas le personnage de Star Trek The Next Generation personnifié par Brent Spiner mais ce n’est pas pour rien qu’on lui a donné ce nom: Data ou donnée… Comme lui, nous sommes de plus en plus des êtres numériques, donc qui  traitent des milliers de données à chaque seconde de notre vie et qui essaient d’en faire un tout cohérent pour gérer notre vie et notre identité numériques. Lire la suite

Événements Internet of Things Real-Time Web Web 3.0 Web sémantique

Le Web 2.0, so¨passé¨ ?

20 novembre 2010

Il en a été un peu question lors du dernier webcom-Montréal et encore plus à Web 2.0 Summit. Il en sera aussi question à LeWeb à Paris dans quelques jours… Je vais aussi en parler dans ma prochaine conférence, mardi prochain devant les membres de la SQPRP. De quoi au juste ? Que le Web 2.0 perd de son actualité au profit de l’Internet des données et applications ainsi que du Web au carré ou plus communément nommé par Tim O’Reilly, Web Squared. Ce faisant et pour des besoins de mémoire, je tiens à republier le billet que j’ai commis sur ce sujet et qui me semble encore tout frais d’actualité:

C’est Tim Berners-Lee qui a mis le feu aux poudres… Depuis le temps que je vous écris que le Web en 2009-2010 fleurira de vos données «It’s all about Data» et que j’écris sur la guerre des données (Data War) qui se joue entre les grands comme Google, Microsoft, Amazon et autres, une guerre qui a pour armes d’accumulation massive le Cloud Computing, le scraping et la portabilité, je croyais donc le sujet entendu. Eh bien, non… Sir Thimoty, qui se présente toujours comme l’inventeur du World Wide Web (www ou encore W3) est venu en rajouter une couche avec une sortie publique fort remarquée, à la conférence TED, en février dernier.

Il est venu parler du futur Web, donc du Web 3.0 où tout n’est que données liées (Linked Data). Il est surtout venu faire la promotion du W3C SWEO Linking Open Data community project.  La simple existence de ce projet et ses possibilités a excité les neurones de plusieurs et valu un super billet de vulgarisation dans ReadWriteWeb, édition française. Mais aussi une réplique de Tim O’Reilly et John Batelle, quelques mois plus tard, dans un webcast préparatoire à la conférence Web 2.0 Summit qui aura lieu en novembre à San Francisco. En effet, on ne détrône pas si facilement O’Reilly de sa paternité chiffresque…

Le SlideShare du webcast de Tim O’Reilly le 25 juin dernier

Il est donc revenu à la charge lors de ce webcast en proposant, comme le mentionne l’ami Fred Cavazza dans un excellent billet d’analyse, un Web intermédiaire, soit de Web Squared ou si vous préférez le Web². Comme l’écrit Fred: «Les explications autour de ce Web² sont résumées dans l’article fondateur suivant : Web Squared: Web 2.0 Five Years On ». C’est un article sur le site de Web 2.0 Summit qui appuie leurs prétentions mais les deux compères ont aussi pris le soin de rédiger un «White Paper» pour officialiser leur paternité sur le thème et l’idée.

Ce qui n’a pas empêché une autre grosse pointure, soit Dion Hinchcliffe de venir rajouter son propre grain de sel avec le billet: The Evolving Web In 2009: Web Squared Emerges To Refine Web 2.0. Hinchcliffe, qui écrit aussi pour ZDNet, donne des ateliers sur l’entreprise 2.0 à la conférence bostonienne Enterprise 2.0 et est, pour le bonheur de ceux et celles qui assistent à ses «workshops», un fervent adepte des schémas. Il a donc pondu le schéma suivant:

Hinchcliffe présente donc le Web² comme une suite logique et naturelle du Web 2.0, une forme d’évolution ou comme le dit Fred de «maturation qui va nous amener vers la prochaine itération majeure», soit le Web 3.0, le Web sémantique où les données et les liens fusionnent, là où se crée finalement une interrelation entre toutes les données afin de finalement donner un sens au Data Cloud, un sens généré au départ par les usagers eux-mêmes comme dans le projet original de Linked Data de Berners-Lee.

Sa croissance est exponentielle. Ce nuage va devenir immense et pas seulement avec les données personnelles et tout ce que cela implique au niveau de leur entreposage et de leur portabilité mais aussi de leur protection et sécurité mais aussi celles des entreprises, à l’externe aussi bien qu’à l’interne… Un immense Cloud planétaire! Certains se réfèrent déjà au concept de Neural Net développé en science fiction et en référence aux travaux sur les Artificial Neural Networks, associés à l’intelligence artificielle. D’autres, comme Thierry Hubert, avec son projet Darwin, parlent de Virtual Cortex, issu directement de la «Théorie du Chaos»…

Bref un SupraNet où des agents intelligents se chargent de faire les corrélations pour récupérer de cet immense et chaotique nuage de données et de liens, les informations pertinentes, requises par les utilisateurs.

Et dire que Gene Roddenberry, il y a bien des années, a décidé de donner un nom très particulier au premier robot à cerveau positronique doté d’intelligence artificielle à apparaître dans sa série Star Trek. Ce nom, vous l’avez deviné, c’est : Data

Identité numérique LifeLogs Mémoire d'entreprise Mobilité Réalité virtuelle

Web X.0: bienvenue sur la planète intelligente !

4 juin 2010

C’est curieux comme le hasard fait bien les choses. Hier soir j’ai partagé mon repas et mes idées avec Louise Guay. Bien sût, elle a parlé longuement de ses projets avec le MIT qui touchent, entre autres, le projet de «responsive cities» mais elle a aussi traité d’identité virtuelle et nous nous sommes vite entendus sur les prémices que sont la mobilité et la réalité augmentée. Je n’ai pas pu résister de lui parler aussi de mémoire d’entreprise™ et qui parle mémoire, parle données.

Et comme par hasard, en arrivant au Condo Émergent (le vrai) sur Foursquare, j’ai branché nonchalamment la télé pour tomber sur une pub d’IBM traitant exactement des mêmes thèmes abordés lors de notre soirée. Toutes les nouvelles technologies que nous inventons et fabriquons se retrouvent dans la majorité des objets que nous utilisons. En cela, les frigos intelligents, les téléphones intelligents, les systèmes de transport intelligents et participatifs comme celui de BART à San Francisco, le projet de Bixi-wiki à Montréal, les maisons éco-énergétiques équipées par la domotique, bref, tout cela c’est les responsive cities et plus…

Je parle de «smart objects» (smart phones, etc), de «smart cities», de «smart energy», de «smart enterprises», bref de «smart planet». et encore une fois, qui des entreprises a compris qu’une planète plus intelligente passait par non seulement l’accumulation mais aussi par le traitement des milliard de données que nous produisons quotidiennement ?

Plusieurs compagnies s’y intéressent. L’une d’entre elles étant justement IBM comme le fait foi cette pub:

Mais IBM n’est pas seule, peu s’en faut… Depuis longtemps dans mes billets je parle de la guerre que se livrent IBM, Microsoft, Amazon, SalesForce, Facebook, Google et quelques autres: la guerre des données, vos données ! Je ne reviendrai donc pas sur tous les aspects de cette guerre qui vise à dominer le marché de l’identité numérique et de manière indirecte l’identité virtuelle mais laissez-moi vous rapporter les propos des fondateurs de Google, Serguey Brin et Larry Paige.

Encore une fois, par hasard, je suis tombé ce matin sur ces propos rapportés par Nicholas Carr dans son bouquin «The Big Switch – Rewiring the world from Edison to Google». Au chapitre 21, intitulé iGod, Carr relate une entrevue les deux fondateurs de Google, entrevue donnée en 2004 au magazine Playboy ( Oui, il y a des articles sérieux)…

Je reproduis ici tel quel les propos du narrateur et du «narré»: «Toward the end of the interview, Paige and Brin gave voice to their deepest ambition. They weren’t just interested in performing their search engine, they said. What they really looked foward to was melding their technology with the human brain itself. «You want access to much (information) as possible so you can discern what is most relevant and correct» explained Brin. «The solution isn’t to limit the information you receive. Ultimalely you want to have the entire world’s knowledge connected to your mind«.

Et plus loin, Carr écrit ceci: «It wasn’t the first time that Brin and Paige talked about their desire to tinker with the human brain-and it wouldn`t be the last. In fact, the creation of an artificial intelligence that extends or even replaces the mind is a theme they return to again and again. «Every time I talk about Google future with Larry Paige», reports Steeve Juvetson, a prominent Silicon Valley venture capitalist, «he argues that it will become an artificial intelligence».

Les buts sont clairs: amasser le plus de données possible  avec les réseaux et médias sociaux, le géoréférencement, les mashups, la réalité augmentée et surtout des Lifelogs afin de mettre en place une banque de données universelle et avec l’aide du Web sémantique, de permettre de créer la mémoire et son interprétation intuitive nécessaire à la création de l’intelligence artificielle (AI) et ainsi de réaliser ce que Ray Kurzweil attend depuis longtemps et annonce pour 2029: la fusion homme-machine.

Et bizarrement, la semaine dernière, j’ai rencontré le fiancé de Clara Shih, cette dernière était conférencière à webcom. Daniel de son prénom est neuro-chirurgien mais aussi entrepreneur dans Silicon Valley. Leurs recherches ont levé des centaines de millions en financement et devinez sur quoi il travaille? Sur des puces implantables dans le cerveau humain et qui permettent (entre autres) de transférer de l’information dans les deux sens. «Uploader au cerveau ou downloader dans un ordinateur». Et ils ont déjà réussi à «downloader» une demi-heure d’activité mentale sur un ordinateur. Imaginez les implications et la quantité de données. Imaginez les implications médicales mais aussi légales et éthiques. Vous vous rappelez la branchement cervical entre Néo et la Matrice?

MAJ

En résumé, je vous invite à écouter attentivement cette vidéo mettant en vedette Ray Kurzweil tournée, comme par hasard, au Googleplex. et ce n’est pas par hasard que Google subventionne The Singularity University

Merci Louise pour l’inspiration…

Cloud Computing Événements Web 3.0

Web 2.0 Expo – Dans cinq ans, Google aura des agents intelligents pour conseiller les présidents !

8 avril 2009

Hier, en boutade sur mon statut Facebook j’ai écrit que j’étais à San Francisco… Virtuellement. Je le suis toujours et viens d’assister à une conversation passionnante entre Tim O’Reilly (Dieu le grand-père pour l’ami Éric Blot) et Vic Gundorta, anciennement «General Manager of Platform Evangelism» chez Microsoft et un employé de cette compagnie pendant 15 ans. Ce dernier a joint Google en 2007 à titre de vice-président ingénierie. Il est particulièrement responsable de toute la stratégie mobile, ce qui inclue toutes les applications sur iPhone, BlackBerry, Nokia, Androïd, etc.

L’entrevue porte sur la stratégie mobile et c’est ce qui m’intéressait…  J’avais d’ailleurs écrit sur ce blogue, le 18 décembre dernier que les trois tendances de 2009 seraient la dématérialisation, la mobilité et l’innovation. J’ai aussi récidivé en début d’année dans le bouquin «Guide des tendances 2009»… Dans cette longue conversation, les deux compères viennent confirmer, du moins pour la mobilité.

Il y a présentement 3,3 milliards d’utilisateurs de la téléphonie mobile sur la planète, selon GSM World. Et ce nombre croîtra d’un milliard en 2009. et selon Gundorta, il y aura plus de smart phones en 2009 que d’ordinateurs conventionnels. Et tous ces mini-ordinateurs sont connectés sur le Web et le Cloud où ils vont chercher applications et données, ce qui est une de mes autres tendances soit la dématérialisation, ou comme le nomme o’Reilly, «The Web as an Operating System».

Écoutez bien la conversation entre les deux homme et surtout quand Gundorta parle de sa fille de quatre ans, surnommée «Tiger», qui lui a fait prendre conscience qu’il devait quitter Microsoft pour Google. Quand je parle de la génération, «Netgen», c’en est un exemple frappant… J’ai aussi retenu trois autres assertions intéressantes du VP de Google : 1- «Everyone who tries to control the Internet will fail», en réponse à O’Reilly qui essayait de lui faire dire que Google avait comme but avoué de dominer l’Internet.

2- Que la Maison Blanche a demandé à Google d’utiliser sa technologie Moderator pour les «town hall meetings» de Barrack O’Bama et que la première fois, il y a eu des pics de demande atteignant 700 demandes/seconde et que le Google Apps Engine, qui ronronnait derrière, servait en même temps 1 400 autres applications sans ralentissements…

Finalement, Tim O’Reilly a posé une question fort intéressante, à savoir où en sera la strarégie mobile de Google dans cinq ans. La réponse est très Web 3.0 .«In five years, these devices will be our agents, our friends, providing us with notes and advices and we can expect some surprises…». On s’approche drôlement des agents intelligents et de l’intelligence artificielle…