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Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires

blogue perso Événements

Restos et technos sont intimement liés dans ma vie mais n’ont pas une place éternelle…

10 septembre 2018

Dans un billet précédent, écrit en 2013. je déplorais la fermeture du Méliès, ce restaurant-bar de la rue St-Laurent qui a été longtemps été le quartier général de nos Yulbiz mensuels et mon propre QG de travail en ville. Après sa fermeture, la communauté geek techno s’est repliée sur le Laïka un peu plus haut sur la même rue. Quelques années plus tard ce dernier a aussi fermé ses portes nous laissant cette fois orphelins. Triste histoire mais il en est ainsi, semble-t-il dans la restauration. Aucun endroit n’a sa place éternelle…

Pourquoi je vous raconte cela ?

Parce que je viens tout juste de m’apercevoir qu’il en est de même pour un autre restaurant que nous fréquentions à chacune de nos visites à San Francisco, surtout dans le cadre des conférences Web 2.0 Expo ou Summit. Des conférences qui ont vu passer tous les plus grand.e.s stars des nouvelles technos à ces conférences organisées par le célèbre Tim O’Reilly.

Les conférences avaient lieu au Moscone Center, le plus grand complexe de conférences de la ville, immense en fait et situé à un jet de pierre des bureaux de Twitter. À côté du Moscone West au coin de la 5e et de Howard St. il y a l’hôtel InterContinental où nous résidions et presque en face au 885, un restaurant-phare de la ville, une institution pendant 20 ans, le Buca di Beppo. En fait, il s’agit de l’un des  restaurants d’une chaîne de bouffe familiale italo-américaine qui en comptait 88 à son apogée.

Un restaurant italo-américain dans la plus pure tradition mais aussi avec un faste démesuré, un kitsch incomparable, surtout avec sa grande table papale… Un Da Giovanni sur les stéroïdes !!! Des photos d’artistes italiennes partout sur les murs, surtout Sophia Loren et une en particulier. Voyez ci-dessous. Prise en compagnie en Jayne Mansfield. Photo bien en vue dans la descente vers la salle à manger.

Gina et Jane

Bref, une institution inconnue ici mais toute en grandeur avec son bar sculptural, sa réception feutrée mais souvent débordée par l’attente, une salle à manger souterraine (de là son nom Joe’s Cave en anglais) mais Ô combien chaleureuse avec des tables dans les recoins et d’immenses autres en plein milieu. Le tout avec les nappes rouges et blanches… Un de ces endroits où quand tu entres, tu te retrouves dans une bulle, hors du temps. Un peu comme au Harry’s ou au Buddha Bar à Paris.

Voici un montage que j’ai fait à partir du compte Fourqsuare du resto:

Et je vous présente ma table préférée

Et le triste spectacle que l’on trouve sur Google Maps quand on se met en «streetview» et qu’on tape l’adresse:

Triste fin pour une institution… Voici ce qu’on en dit dans le SFGate, journal en ligne :« Buca di Beppo, a restaurant chain known for serving Italian food family-style, has closed its South of Market Street location after 20 years in operation.

According to a permit filed with the city of San Francisco on June 29, (2017) the 12,000-square-foot building that housed the restaurant at 855 Howard Street will be renovated into office space.

“San Francisco, thanks for all the memories,” a flyer posted to the restaurant’s front glass door reads. “We have loved being part of your family!!”.

En espérant que  mes deux restos-bars à Paris restent ouverts jusqu’à une prochaine visite qui, là aussi, ont toutes été faites dans le cadre de périples/conférences nouvelles technos. Au fait, je me demande ce qui arrive avec le «Tout Va Bien» sur la 51e à New York et à Carlo, Nina, Jean-Pierre et Mike., famille d’expats français et proprios, rencontrés lors d’une autre conférence techno organisée par Wired au Javits Center. À en croire ces photos tout va bien en effet… Pas fermé 🙂

Comme je l’écris dans le titre:  restos et  technos sont intimement liés dans ma vie mais n’ont pas une place éternelle, surtout pas les conférences… LeWeb Paris, c’est fini, webcom-Montréal aussi, Web 2.0 Expo ou Summit à San Francisco ont aussi sombré dans l’oubli comme Enterprise 2.0 à Boston. Comme pour les restos elles naissent deviennent des institutions et passent à la trappe de l’oubli pour être remplacées par d’autres comme #CMWorld

Cette conférence en est à sa huitième année ! Je me demande quel resto est une institution à Cleveland ?

MAJ

Et forcément j’en oublie.  Hélène Frébourg s’est rapidement chargé de me souligner que l’iconique Chez Jean à Bordeaux a lui aussi disparu, du moins dans sa livrée de 2008  . C’est à cet endroit que nous avions été reçus après un marathon de conférences sur notre livre «Pourquoi bloguer».

Son commentaire sur Facebook:

Et en fouillant dans le billet qu’elle a mis en référence, je suis tombé sur le photos prises par le pote Philippe Martin qui m’accompagnait dans notre tournée Bordelaise, Voici des photos prises chez Jean avec entre autres Hélène Frébourg, Isabelle Juppé, Pauline Deysson, Pascale Avarguès et plusieurs autres

Et pour bien voir le resto:

Et c’est assis sur cette terrasse que nous avons donné cette entrevue à AEC

Philippe Martin (http://nayezpaspeur.ca/) et Claude Malaison (http://emergenceweb.com/) sont co-auteurs du livre “Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ?” (http://pourquoibloguer.com/).

Ils évoquent ici l’entreprise 2.0, ceux qui la composent (les Digital Natives) et les outils qu’elle utilise (ceux du Web 2.0). Entre communication et marketing, le blog utilisé dans un contexte d’affaire est une stratégie incontournable et forcément payante selon nos interlocuteurs.

Interviewés par Suzanne Galy pour Aquitaine Europe Communication (http://www.aecom.org)dans le cadre d’une journée de conférences sur le thème “Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ?”.

Blogues Événements Influenceurs Médias sociaux

Pourquoi bloguer fêtera ses dix ans le 5 novembre !

15 mars 2017

Dans un peu moins de dix mois, le livre collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires» aura dix ans, une éternité dans le monde du Web en constante transformation. Dix ans, dix mois, dix auteur(e)s et dix thèmes qui au fil des années n’ont pas vieilli. Je vois régulièrement passer sur Twitter des liens sur des billets qui prétendent révéler les XX raisons pour créer un blogue ou les sept recettes magiques pour atteindre la consécration de blogueur qui a réussi et qui est lu. Vous n’avez qu’à penser à Jeff BullasLire la suite

Blogues Communication interactive

Tel le phénix, Émergenceweb renaît de ses cendres !

7 avril 2016

J’ai cherché longtemps une photo qui pourrait illustrer en UNE le changement que mon blogue vient d’opérer mais après des heures de recherche, j’en suis venu à la conclusion qu’une simple comparaison graphique entre l’ancien et le nouveau était ce qu’il fallait. Car à compter de ce 7 avril, un peu plus de dix ans après sa création Émergenceweb opère un grand changement. Lire la suite

Blogues Communication interactive Événements

Qui est encore blogueur d’affaires au Yulbiz ?

6 novembre 2011

Question que je me suis posée au Yulbiz de septembre au Laïka et à celui d’octobre au chalet du Parc Lafontaine… Quelques figures connues mais pas nécessairement dépositaires d’un blogue et beaucoup de Twitteurs, de Facebookeurs, de Googleurs et autre afficionados des «médias sociaux». Une chance qu’il y a toujours un petit noyau d’irréductibes comme Philipe Martin, Michelle Blanc, Marc Snyder. Et les autres ? Tu poses la question: As-tu un blogue ? On a un regard un peu gêné avant la réponse négative ou d’autres qui répondent qu’ils sont sur le point de…

Le malaise durait depuis quelque temps déjà, en fait depuis le Yulbiz de novembre 2009 au Jello Bar, qui avait poussé Martin Lessard à titrer ainsi son billet:« Yulbiz : rencontre de la numéricratie montréalaise». Mais en devenant ce que Martin décrit, Yulbiz a peu à peu perdu son âme et ne serait-ce de la présence des irréductibles qui juste par leur présence attirent une foule d’autres personnes, l’événement serait probablement mort car maintenant à Montréal, ce genre de rencontres «2.0 ou médias sociaux» foisonne. Ce qui me fait demander pourquoi cet état de fait ? Ne peut-on pas se réunir entre blogueurs?

Pourtant c’est bien ce qui se passe à Paris à chaque année depuis huit ans lors de la conférence LeWeb où nous nous retrouvons au moins un millier et où nous en profitons pour participer au Yulbiz annuel de Paris. Imaginez, cette année à Paris, il y aura Michelle Blanc, Philippe Martin, Benoit Descary, Damien Guinet, Christian Aubry, Josée Plamondon, Bruno Guglielminetti, Valéria Landivar, Matyas Gabor et moi-même comme délégation québécoise et bien entendu des blogueurs français tels que Fred Cavazza, Bertrand Duperrin, Pierre Mawas, Émilie Ogez, Jacques Froissant, Fadhila Brahimi et bien d’autres. Et ce Yulbiz a lieu juste avant la grande soirée des 1 000 blogueurs présents à LeWeb.

Donc, il est faux de prétendre que le blogue et en particulier celui d’affaires est un outil «so passé» ! Et pourtant, ce matin, justement sur Google+ j’ai lu ceci, ce qui semble accréditer cette thèse.

motivation

Là, je pose mon pied par terre et je dis NON! Il n’y a rien de plus faux… En fait le blogue a été, est et sera toujours la pièce maîtresse du Web 2.0 et des médias sociaux. C’est là qu’est généré le plus de contenu original!  C’est également là aussi que se bâtit notre identité numérique, qu’elle soit personnelle ou professionnelle. Et je ne suis pas le seul à le dire, il me semble… D’une part, j’avais commencé ma propre réflexion sur le sujet avec ce billet en juin dernier. Le copain Philippe Martin, co-fondateur du Yulbiz a lui aussi relevé le fait que le blogue est encore la pièce maîtresse et publié à ce sujet un recensement de récents billets faits par plusieurs blogueurs et blogueuses influent(e)s è travers la planète dont Michelle Blanc, autre co-fondatrice du Yulbiz, Tara Hunt, Pierre Chappaz, Mitch Joel et plusieurs autres. Voir l’article de Philippe ICI. J’aime bien ce que dit Mateusz et qui appuie ce que je dis ici dans ce billet: «…je dis à qui veut l’entendre – comme beaucoup d’autres – qu’il faut veiller à ramener l’audience de toutes les plateformes vers un site dont on a les clés». Voilà! C’est simple non? Le site dont on a les clés c’est notre blogue, notre contenu original, notre identité…

Lors de mes conférences sur l’Entreprise 2.0 et en particulier dans celle que j’ai faite en septembre au congrès de l’ACQ et disponible ICI sur SlideShare, je continue de marteler que le blogue est au centre de toute stratégie de communication ou de création de mémoire. Dans cette présentation j’ai montré comment la SAQ a justement centré sa nouvelle stratégie de communication sociale sur le blogue comme le montre la capture d’écran ci-dessous. Et comme je l’enseigne aussi, ils ont mis en valeur l’expertise essentielle de leurs experts: les conseillers en vin. Et regardez aussi dans le coin inférieur droit. Même la revue papier Le Cellier incite maintenant les lecteurs à se diriger vers le blogue du même nom pour encore plus de contenu. Avant c’était le contraire !

stratégie

Vous vous targuez de créer du contenu original et intéressant? Il doit nécessairement être sur votre blogue… Ceci dit, cette prise de conscience a été au centre de notre dernière réunion du CA du Yulbiz le 28 octobre dernier. Et d’un commun accord, tous les membres présents ont décidé qu’à partir de 2012, nous allons procéder à un changement de cap important. En fait. il s’agit de remettre le cap sur ce qui a fait du Yulbiz ce qu’il est: une rencontre par et pour les blogueurs d’affaires. En fait la mission du Yulbiz est claire: Mission de Yulbiz : «Favoriser la pratique des blogues dans un contexte d’affaires».

pourquoi

Et c’est aussi ce qui nous avait poussés en 2007 à écrire le livre collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires. Dix blogueurs et dix raisons :

1- Bloguer pour influencer – Martin Lessard
2- Bloguer pour vendre – Michelle Blanc
3- Bloguer pour informer – Tristan Péloquin
4- Bloguer pour apprendre – Mario Asselin
5- Bloguer pour se définir – Sylvain Carle
6- Bloguer pour réseauter – Marie-Chantale Turgeon
7- Bloguer pour être vu – Philippe Martin
8- Bloguer pour communiquer – Marc Snyder
9- Bloguer pour provoquer – Martin Ouellette
10- Bloguer pour se souvenir – Claude Malaison

Les raisons, comme les personnes, sont toujours aussi pertinentes.

Et nous avons aussi statué sur deux autres retours tout aussi importants. 1- Le retour de la question du mois,. Pour ceux et celles qui ne s’en souviennent pas, nous avions la bonne habitude de poser une question à chaque Yulbiz. Les blogueurs présents répondaient dans un livre et ensuite nous retranscrivions sur le blogue de Yulbiz. Un peu fastidieux pour la personne chargée de retranscrire et de déchiffrer les écritures parfois un peu imbibées… Bref, nous allons y revenir mais avec un iPad! Les modalités seront annoncées sous peu… 2- Le retour de LA liste des blogueurs d’affaires. Cette liste des blogueurs d’affaires date d’octobre 2008 et  compte pour le moment 112 noms. Si votre nom ne s’y retrouve pas, si votre adresse a changé  ou si vous ne pratiquez plus, SVP, me le faire savoir en commentaire à ce billet.

Michelle Blanc Yannick Manuri
Martin Lessard Kristina Tomaz-Young
Marie-Chantal Turgeon Pascal Beauchesne
Mario Asselin Christian Guy
Claude Malaison Jean-Marc Langevin
Philippe Martin Benoît Descary
Sylvain Carle Adrien O’Leary
Marc Snyder Josh Nursing
Martin Ouellette Patrick Jetté
Mitch Joel Pascal Veilleux
Geoffroi Garon Heri Rakotomalala
Guillaume Brunet Jean-Julien Guyot
Louis Delage Geneviève Piquette
Muriel Ide Harry Wakefield
Christian Aubry Yannick Manuri
Yves Williams Jean Fahmy
Vincent Abry Gabriel Rodrigue
Jacques Warren Jean-Sébastien Bouchard
Éric Baillargeon Harry Wakefield
Arnaud Mangasaryan Yannick Manuri
Kim Auclair Jean Fahmy
Pascal Hébert Rémi Prévost
François Aubin Benoît Meunier
Sébastien Provencher Rebecca Coggan
Stéphane Guérin Manuel Angelini
Patrick Tanguay Barry Welford
Bruno Boutot Nathalie Berger
Sébastien Paquet Louis Durocher
Mathieu Bélanger Frédérick Giasson
Carl Charest Pierre Bouchard
Martin Leclair Michelle Sullivan
Pierre Côté Guillaume Thoreau
Gabriel Rodrigue Marc-Olivier Vachon
Denis Canuel Andrés Restrepo
Yanick Bédard Amélie Racine
Isabelle Lopez Alain Savard
Benjamin Yoskovitz Stéphane Hamel
Kim Vallée Michael Carpentier
Laurent Maisonnave Stéphane Gauvin
Alain Thériault Dany Dumont
Jérôme Paradis Martin Bittner
Daniel Lafrenière Simon Bédard
Nathalie Gauthier Luc et Aryane Gendron
Anouk Hébert Ahmed Galipeau
Katheline Jean-Pierre Renée Wathelet
Isabelle Poirier Sandrine PromTep
Marie-Louise Gariépy Yannick Gélinas
Vallier Lapierre Patricia Tessier
Quynh Nguyen Francis Bilodeau
Laurent LaSalle Yves Carignan
Denis Paul van Chestein Pascal Bernardon
Geneviève Lamy Karine Miron
Olivier Mermet Cédric Fontaine
Éric Noël Julie Fortin
Anne-Marie Cordeau Francis Bilodeau
Karine Vezeau Benoît Grenier

J’aimerais terminer avec cette capture d’écran de mon TweetDeck, faite lors de la rencontre du CA et qui montre bien l’engagement des membres du CA à ce retour aux sources de Yulbiz:

back to the...

MAJ 1

Super! Déjà plusieurs commentaires intéressants ont été faits sur ce billet et je vous invite à les lire tous. Je vous invite aussi à aller consulter la réponse de Fred De Villalmil à ce billet. Il l’a faite sur son blogue. Je suis loin d’être d’accord avec lui, donc j’ai fait un long commentaire…  Je vous invite à lire les deux et à joindre la conversation ici comme de l’autre côté de l’Atlantique.

MAJ2

À tous ceux et celles qui m’ont fait parvenir leurs adresses actuelles ou nouvelles: je vais faire une mise à jour de la liste le lendemain du prochain Yulbiz.

Entreprise 2.0 Gestion des organisations Identité numérique

Vous connaissez ma prédilection pour les ouvrages collectifs…

28 novembre 2009

Je travaille depuis les dernières semaines à l’ossature de mon prochain livre, qui sera la suite logique du dernier, soit le collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires». Drôle de coïncidence, je reçois hier par courrier le tout nouveau bouquin publié par Christophe Deschamps, qui s’intitule «Le nouveau management de l’information» et qui est préfacé par l’ami Marc de Fouchécour.

Dans son bouquin, Deschamps traite de gestion de l’information, de gestion des connaissances (KM et PKM) , d’entreprise 2.0 en citant l’ami Bertrand Duperrin et d’identité numérique (sujet très préoccupant Outre-Atlantique) et mentionne qu’il veut aller «au-delà du discours marketing ambiant qui prône le Web 2.0  comme unique solution» à tous les maux des individus comme des entreprises. Il dissèque les grands courants et tente de fournir à ses lecteurs des fiches pratiques à télécharger pour optimiser la gestion du temps, la mobilité et la surabondance d’informations (infobésité).

Démarche intéressante qui viendra enrichir ma réflexion et ma recherche, qui porte sur les travaux de nombreux auteurs tels que David DeLong, Michel Germain, Richard McDermott, Étienne Wenger, Thomas Davenport, Andrew McAfee, David Pollard ainsi que le collectif dirigé par Lucie Rivard et Marie-Christine Roy.

À la lecture de ces noms, plusieurs auront compris dans quelle direction portera ce prochain bouquin, soit quelque part à la croisée des chemins du KM traditionnel, de la gestion de l’expertise, des Lifelogs et de l’entreprise 2.0. Ce faisant,  je veux prendre un autre chemin que la gestion des connaissances pour expliquer ce que doit être le coeur et le moteur de l’entreprise 2.0.

Et pour cela, je travaille actuellement avec plusieurs clients qui, avec leur consentement, me fourniront les cas concrets (ce que les USains appellent Case Studies) venant appuyer les réflexions théoriques. Je négocie également avec plusieurs éditeurs, avec celui qui rédigera la préface et possiblement avec des co-auteurs possibles. Vous connaissez ma prédilection pour les ouvrages collectifs…

Communication interactive Entreprise 2.0 Études Internet Ideagoras Intranet Web 3.0

L’entreprise 2.0, dans tous ses états en 2009 ?

25 mai 2009

Le premier bouquin collectif que j’ai commis et 2004, avec la complicité de Michel Germain et huit autres auteurs s’intitulait :«L’intranet dans tous ses états» et visait à dresser alors, le portrait de l’évolution fulgurante de cet outil de communication technologique, né presque dix ans plus tôt, des officines des départements Si/Ti des grandes entreprises et ministères gouvernementaux. L’intranet 1.0 a vécu, prospéré puis décliné.

En 2005, on a commencé à entendre parler de Web 2.0, de collaboration et de wikis… Dans les milieux spécialisés de l’intranet de l’entreprise, on parlait toujours d’optimisation de l’engin de recherche, d’installation de portails d’entreprise, de personnalisation, de CMS et de Single Sing On… Mais aussi d’intégration des trois Nets soit l’Internet, l’intranet et les extranets…Ce fut donc le sujet du second bouquin collectif, avec en sous titre : nouvelle dynamique d’entreprise.

Puis sont venues 2006 et 2007, les années de percée mondiale du Web 2.0. En 2007, surtout, la prise de conscience que ce phénomène ne serait pas passager et allait affecter aussi bien le Web public que le Web d’entreprise. C’est alors que nous avons mis sur pied webcom-Montréal et publié le troisième bouquin collectif :«Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires».

Toutes les firmes de vigie technologique le disaient, de Gartner à Forrester : 2008-2009 devaient être  les années fastes pour l’intégration des stratégies et technologies du Web 2.0 en entreprise, ce qu’on a alors nommé l’entreprise 2.0. Il n’en a pas été ainsi, crise économique oblige, même si certains avaient pris un bon départ avant qu’elle ne frappe. Qui ? Les USA bien entendu mais aussi la France et l’Angleterre. Comme je l’ai dit dans des billets précédents, la Canada a perdu l’avance ou du moins sa place au cours des dernières années, surtout ici au Québec.

Alors que nous réserve la deuxième moitié de 2009 et surtout 2010 ?

Ce questionnement vient tout droit de mes derniers billets qui montrent une adoption plus lente que prévue et surtout une poussée marquée de la vidéo et du crowdsourcing, et non comme on le croit, des réseaux sociaux et du micro-blogging. Tout droit aussi d’un billet écrit par Dion Hinchcliffe et d’une table ronde en Web télé sur l’intranet réalisée en France par TechToc.TV et mettant en scène mes vieux amis Michel Germain et Vincent Berthelot.

D’une part, Hinchcliffe part de la même étude qui m’a servi à publier deux des billets de la dernière semaine et ses conclusions, loin d’être contraires aux miennes, sont interprétées différemment. Mais pour faire une histoire courte, il clame haut et fort que 2009, sera l’année du «grand virage» et ainsi il intitule son billet paru récemment sur ZDNet :«The year of the Shifit to Enterprise 2.0».

Et que dit-il essentiellement ?

# Nearly one in two businesses will make use of Enterprise 2.0 software in 2009.
# Business use of social networking has rough parity with personal use, while a quarter of people are not planning to use the tools at all.
# Concerns about the security issues with social computing is high, around 80%.

# At least 50 percent of organizations will use wikis as important work collaboration toos in 2009.
# Management of content types like SMS/text messages, blogs and wikis are largely off the corporate radar in 75% of organizations.

Dans mes titres, j’ai été moins catégorique car tout en notant la percée de la vidéo et du Crowdsourcing mais aussi la persistante utilisation des wikis comme outils de collaboration en train de remplacer le courriel, j’ai aussi noté que les entreprises demeuraient très attachées à leurs pratiques 1.0, surtout chez les professionnels des Si/Ti, ce que ne relève pas Hinchcliffe, pourtant un ardent défenseur des SaaS et du Cloud Computing, qui, à mon avis, sont la future base technologique de l’entreprise 2.0.

Donc, je ne partage pas l’enthousiasme de Hinchcliffe sur la grande percée en 2009. Je la vois plus en 2010, avec la reprise économique mais aussi et surtout avec une maitrise plus grande aussi bien de l’oeuvre que de l’ouvrage. Nous n’en sommes qu’au début des meilleures pratiques en entreprise et aussi aux premières études de cas. Et surtout, peu de RSI

Donc, l’entreprise est-elle 2.0 ou 1.0 ? Son intranet est-il toujours 1.0 ?

Ce qui m’amène à la récente table ronde de TechToc.TV intitulée :«Qu’est-ce qui justifie le passage de l’Intranet 1.0 au 2.0 ?». D’entrée de jeu, Michel Germain a essayé de faire la différence en un intranet et l’entreprise elle-même ou du moins, c’est ce que je crois car il a insisté sur l’intranet et non l’entreprise. Pour lui, un intranet 1.0 est un intranet informationnel et surtout qui souffre d’une recherche déficiente et d’une infobésité chronique. À ce titre, il se réfère au graphique de Gartner sur les phases de développement de l’intranet :

Il pose ensuite comme comme postulat que l’intranet 2.0 pose ses assises sur la collaboration, la personnalisation et une meilleure recherche, donc beaucoup dans la phase 2 du graphique. Dans ce contexte, je le comprends de parler alors d’intranet 2.0. Par contre, vous voyez que j’identifie l’entreprise 2.0 dans les phases 3 et 4 du graphique.

Vincent, pour sa part, amalgame intranet 2.0 et entreprise 2.0, soit l’implantation d’une nouvelle stratégie collaborative, sociale et manégériale en entreprise, basée sur une nouvelle gamme d’outils issus du Web 2.0 et qui vont des blogues au réseaux sociaux en passant par les wikis, fils RSS, idéagoras, Web télé etc. Bref, voici le teneur de leurs propos recueillis par Frédéric Bascunana, le maitre de plateau. En passant, il n’y a qu’en France et aux USA où on peut avoir ce genre de site avec une programmation 2.0. À quand au Québec Christian ?

Grande différence d’approche de l’intranet 2.0. mais l’approche de l’ami Vincent a plus d’échos de ce côté de l’Atlantique. J’en veux pour preuve le travail de l’ami Chris McGrath avec sa suite logicielle Web 2.0. Voyez comment il la positionnait jusqu’à tout récemment :

En terminant, je tiens à vous souligner le fait que nous serons, Michelle Blanc et moi-même sur le plateau de TechTocTV afin de discuter :«Entreprise et marketing 2.0 état des lieux entre le Quebec et la France». Nous enregistrerons le 6 juin.

Communication interactive Événements

14e édition des prix Boomerang : bravo aux gagnants !

5 décembre 2008

Hier soir avait lieu à Montréal la 14e édition des prix Boomerang, le concours qui récompense les meilleures communications interactives et les sites Web conçus par des entreprises québécoises. Organisée par les Éditions Infopresse, la cérémonie a accueilli près de 1 000 personnes lors d’une soirée de remise de prix, qui s’est déroulée à la Tohu.

Je fais ce court billet afin de souligner le travail de copains comme  Martin Ouellette, de Provokat, qui encore hier soir, a fait un tabac avec quatre prix dont le Grand Prix ex-æquo en créativité média pour le widget de Pourquoi bloguer (la bannière est dans la colonne de droite ci-contre). Et durant la présentation du widget, on voit l’ancienne version de mon blogue ainsi que le billet que j’avais écrit pour annoncer la sortie du Collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires».

Bravo donc à Martin et à son équipe. Bravo aussi aux copains de Praized dont Sylvain Carle et Sébastien Provencher qui eux, ont décroché le Prix spécial du Jury. Il y a une foule d’autres prix. Bravo, donc, aux autres gagnants, même si comme le dit Michelle Blanc je ne suis pas non plus un fan des sites conçus en Flash. Vous pouvez trouver la description de tous les prix et gagnants  ICI.

Événements

Pourquoi bloguer au Salon du livre de Montréal

19 novembre 2008

À compter de ce soir, je serai au Salon du livre de Montréal en compagnie de Michelle Blanc, Martin Lessard et Philippe Martin.

Ce sera notre seconde visite car nous avions fait une courte apparition l’an dernier dans le cadre de l’enregistrement du Carnet techno de Bruno Guglielminetti. Cette fois c’est de façon officielle avec plusieurs séances de dédicace de notre collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires »

Nous serons au stand 536 de la Maison Isabelle Quentin éditeur, ce soir à l’ouverture du Salon, de 19h00 à 20h00, demain jeudi de 18h00 à 19h00, samedi de 13h30 à 14h30 et dimanche de 10h00 à 11h30. Venez nous voir. Samedi, plein d’ami(e)s blogueurs et blogueuses  y seront. Ce ne sera pas un Yulbiz mais presque…