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MAJ #LeWeb12 : coup de gueule un soir à Paris…

5 décembre 2012

Hier soir à LeWeb, il y avait neuf activités dont deux soirées officieuses mais très importantes chacune dans leur genre… Le Badoo Party, pour les amateurs de soirées branchées, avec filles sexy et musique techno et avant, la réception à l’ambassade de Suède… Et c’est justement de cette réception que je veux vous entretenir car j’y suis allé en compagnie d’une nouvelle bonne amie, soit la blogueuse Russe Daria Batukhtina, ceci à mon grand bonheur mais aussi à mon grand désarroi….

Je me souviens d’un billet de Michelle Blanc qui écrivait qu’il y a un non sens entre le fait que nous blogueurs et entrepreneurs Web, ayions besoin de payer pour avoir une visibilité à la plus importante conférence Web en Europe alors que des pays comme la Suisse ou encore la Suède, ont l’opportunité de faire des opérations officielles, financées par l’État pour présenter au reste du monde leurs potentialités en matière de Web et de numérique. Michelle a récidivé et produit ce billet lundi.

Je joins ci-dessous une photo de la soirée et aussi capture d”écran du dépliant qui nous a été remis à l’arrivée à l’ambassade de Suède à Paris. Oui ! Une réception des plus formelles au début  avec ensuite présentation d’une bonne vingtaine de startups dont Dramatify, Snowfire, Linkafy (je l’aime cette dernière qui se présente comme le Facebook des appareils ménagers…) Codeness, etc., avec ensuite une bonne séance de réseautage et ce, pour tous les blogueurs officiels de LeWeb et tout le gratin du numérique.

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Vous  voyez le portrait ?. L’an dernier à Le Web, c’était la délégation de la Suisse. Cette année la Suède… À quand une délégation Québécoise ?. L’an dernier nous étions au moins une dizaine de blogueurs et entrepreneurs à représenter le Québec mais à nos propres frais et ainsi offrir gratuitement à nos gouvernemants une visibilité qu’ils ne méritent pas… Cette année, je le confirme à Michelle, je suis le seul  hormis la présence de Nathalie Collard de La Presse..

Mais c’est quoi le problème ici ? Que fait le Gouvernement du Canada ou encore la délégation du Québec à Paris ? Réponse : RIEN… Je représente à mois seul le Québec et le Canada ici… Et ce n’est pas normal quand de partout on me dit, où sont les autres ? Où sont vos «start-ups»? Et M…. Nous sommes ici dans un événement international et le Canada et le Québec sont absents sauf moi. Vous conviendrez que ça relève de l’absurdité totale ?

En tant que membre des Étonnés, cela ne m’étonne guère tiens… Nés pour un petit pain dans l’univers  mondial du numérique ? Tout semble pointer vers ce constat… Mais pouvons-nous collectivement changer ce quasi-état de fait ? Sincèrement, j’espère que oui et que nous nous retrousserons les manches et prendrons les décisions sociétales qui s’imposent.

Sans cela, nous sommes destinés au Tiers-Monde numérique ! Et vous conviendrez avec moi que ce n’est pas la meilleure perspective pour un peuple qui veut assurer sa survivance, sa prospérité et l’essor de son économie qui, dorénavant doit être fondée sur une solide politique du numérique.…

Et justement, dans le prochain billet, je reviens sur le dernier panel d’hier qui mettait en scène, les femmes politiques européennes liées aux politiques numériques de leurs pays respectifs: En scène, la France, l’Angleterre et la Russie. Comme dissent les British, Interesting my dear…

MAJ

Mon billet a suscité quelques réactions sur Twitter, en particulier une conversation entre @MichelleBlanc, @NathalieCollard et @bchamontin. Et ce midi, quelle ne fut pas ma surprise en allant visiter le pavillon des «start-ups» de tomber sur le stand du gouvernement suédois bien en vue de la foule très dense avec en vedette les entrepreneurs de la veille et des blogueurs de là-bas.

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Et la discussion est repartie… Et oui, le gouvernement appuie solidement son industrie du numérique malgré que la politique dite officielle soit encore incomplète selon eux mais déjà plus avancée que la nôtre. (Pas difficile)

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8 Commentaires

  • Répondre Line Briand 5 décembre 2012 - 7 h 47 min

    Bonjour Claude. De toute évidence, on n’a pas encore saisi le ”What’s in it for me”. La place du numérique dans notre avenir n’est pas encore comprise par ceux qui nous gouvernent et n’est donc pas inscrite leurs politiques. Pas surprenant que tu te retrouves tout seul. Vraiment désolant, mais ton constat illustre l’importance de tourner les projecteurs vers ceux qui se traînent les pieds et les interpeller directement. Pourquoi ne pas payer une visite à nos représentants de la délégation du Québec et leur demander ce qu’ils font de leurs journées? Quelle misère!

  • Répondre Michelle Blanc 5 décembre 2012 - 8 h 03 min

    étonnant… Quoi que on s’attend toujours à l’inactivité de notre gouvernement en matière de numérique. En fait je dirais plus que je perds patience et que je suis en tabarnak (encore).

  • Répondre Damdam 5 décembre 2012 - 8 h 37 min

    Surtout que des succès, au Québec, il y en a eu pas mal. Des gens de talents, il y en a beaucoup. Montréal est une ville de talents, dans de nombreuses industries, et la ville a su être précurseur et audacieuse quand on pense au Jeu Vidéo et au Cinéma. Cela a créé quoi ? De la richesse et de nombreux emplois. Depuis, plus grand chose il me semble. En préfère reboucher les nids de poule à coup de coulure de bitume italien et s’attacher aux fioritures qui vont rassurer la fine couche visible de la population qui n’ose s’exprimer, pensant que le Québec n’a pas de moyens.

    Ce pays, qui n’en n’est pas encore un, et encore moins le mien, en tout cas aujourd’hui, il mérite plus que ça. Il lui faut appliquer une vision et tracer une direction. Pas une révolution, non, non, non. Une mise à niveau pour l’avenir. On sait que la production quitte nos pays pour la Chine. Investissons sur la création, la r&d, l’innovation…

    Bref, il y en a des choses à faire. Mais qui aura une paire de c….es pour aborder la politique sans populisme (fini le “pas de chicane dans ma cabane”) mais avec ambition ?

  • Répondre Jon Husband 5 décembre 2012 - 8 h 40 min

    Tres bien dit, Claude. Oui, on se demande pourquoi le Quebec et le Canada joue a l’ostrich vis-avis la vie de plus en plus numerique?

    And .. what Line said !

  • Répondre émergenceweb : blogue » #LeWeb12 : Attaque sur le serveur !!! 6 décembre 2012 - 3 h 47 min

    […] Contact « MAJ #LeWeb12 : coup de gueule un soir à Paris… […]

  • Répondre Xavier Bertschy 6 décembre 2012 - 17 h 42 min

    Hello Claude !
    La Suisse n’était pas de la partie cette année… diverses raisons… mais mon petit doigt me dit que ce n’est que partie remise… à suivre… 😉 En tout cas, même si ce n’est pas au sein d’une virée “officielle” j’espère avoir bientôt l’occasion (allez, fixons 2015 au plus tard, comme ça une échéance est donnée) de venir suivre sur place ta conférence au Canada !

    Salutations de Berlin, où je séjourne en ce moment 🙂

  • Répondre René Barsalo 9 décembre 2012 - 9 h 09 min

    Ça me rappelle la situation de 1995, alors qu’une trentaines de jeunes entrepreneurs du WEB de Montréal (dont Alexandre Taillefer, Louise Guay, Gilbert Ouellet, Paul Allard, JeanPascal Lion… et moi même) avions débarqué à Paris invité par le bureau du Québec… nous avions rapidement identifié que nous avions des années d’avance, la France se demandaient encore si elle laisseraient tomber le minitel. Le temps que Québec comprenne qu’à cette époque, le plus important fournisseur de contenu francophone du Net était le Québec… tout a basculé. Quelques essais timides… et plus rien depuis quelques années.

  • Répondre émergenceweb : blogue » #LeWeb12: quand Internet lit dans vos pensées et vous fait discuter avec votre frigo ! 18 décembre 2012 - 14 h 32 min

    […] de Linkafy. C’est une boîte suédoise dont j’avais écrit quelques mots dans mon «coup de gueule». Elle a la prétention de devenir le Facebook des appareils ménagers. En fait, il s’agit […]

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