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Mémoire d’entreprise

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Musicobio: racontez votre vie en musique !

14 avril 2015

J’ai publié de nombreux billets sur ce blogue concernant la mémoire d’entreprise™. Comment faire en ces temps de départs massifs à la retraite pour conserver l’expertise et l’intelligence collective et ainsi conserver sa compétitivité. Et oui, je vais finir par l’écrire ce livre… Mais en attendant, j’aimerais profiter de ce billet pour mettre en valeur une autre initiative de conservation de la mémoire qui, cependant, ne concerne pas directement l’entreprise mais nous tous, ce qui nous rapproche tout de même du concept de «LifeLogs» ou Carnets de vie, mis de l’avant par Gordon Bell. Lire la suite

Big Data Entreprise 2.0 Gestion des organisations Intranet Mémoire d'entreprise

Quel sera l’avenir des entreprises québécoises en 2020? Cinq ans, ce n’est pas si long…

29 janvier 2015

Contrairement à certains de mes confrères qui repbulient de vieux billets avec le mention [ oldie ], je tiens ici à reprendre un de ces vieux billets mais en faisant l’exercice de le coller à la réalité que les entreprises vivent présentement. Dans ce billet, je me posais et nous posait la question sur l’avenir des entreprises québécoises en 2020. Cinq ans, ce n’est pas si long… Je la posais aussi en réponse à nombre de prévisionnistes s’y sont mis au cours des derniers mois, surtout en début d’année. On n’y coupe pas. Sur Twitter, Facebook. LinkedIn et les blogues, experts et pseudo-experts rivalisent à coup de listes sur les 5 ou 10 tendances des prochaines années.

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Big Data Cloud Computing Entreprise 2.0 Études Internet Événements Gestion des organisations Intranet Mémoire d'entreprise Mobilité

Voyons donc… On ne dit plus Entreprise 2.0. C’est passé de mode !

4 octobre 2013

Je sais, je sais… Maintenant, mieux vaut dire entreprise sociale. C’est plus vague mais ça a le mérite de mieux résister au temps. De mieux se transposer dans l’espace et le temps. Justement, l’entreprise de demain sera-t-elle sociale ? Drôle de question direz-vous car dans les conférences et chez les spécialistes, on n’écrit et ne parle que de ça. Mais tout n’est pas si simple car au Québec.  Lire la suite

Big Data Communication interactive Entreprise 2.0 Études Internet Gestion des organisations Identité numérique Intranet Mémoire d'entreprise NTIC

Votre entreprise en 2020 sera-t-elle in-so-co-mo-an-in-lu-vi ?

2 octobre 2013

Sera-t-elle interactive, sociale, collaborative, mobile, analytique, infonuagique, ludique, virtuelle (in-so-co-mo-an-in-lu-vi), un amalgame de toutes ces réalités ou que sais-je encore ? Ce sont tous des termes qui sont actuellement employés par les grandes firmes USAiennes de vigie en matière de NTIC et de technologies. Gartner, Forrester, Dachis Group, Altimeter pour ne nommer que celles-ci.

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Mémoire d'entreprise

Le CERN perd la mémoire et ne retrouve plus la première page Web !

12 juin 2013

Voici un autre cas patent de perte de mémoire d’entreprise™ qui sera disséqué dans mon prochain bouquin sur le sujet. Le 2 mai dernier je publiais un billet sur le 20e anniversaire du premier site Web. Passé sous silence alors ce que vient de nous révéler l’Associated Press et son journaliste Jeffery Collins avec l’article qui a été repris et traduit par LaPresse.ca, que reproduis ci-dessous et qui a fait le tour de la planète Web en quelques heures. Ce n’est par rien… La première page Web de l’histoire est introuvable, perdue par son créateur, nul autre que Sir Tim Berners-Lee. Lire la suite

Cloud Computing Entrepôts de données Entreprise 2.0 Gestion des organisations Ideagoras Internet2 Mémoire d'entreprise

Plan numérique: viser l’exploitation du savoir et non plus seulement de l’avoir

28 octobre 2012

Comme c’est le cas pour l’ami Mario Asselin, notre démarche qui permet de réactiver un processus qui pourrait permettre l’émergence d’un Plan numérique pour le Québec ma plaît beaucoup. Mais il n’y aura pas de plan ni même de future société québécoise basée sur le numérique si on ne relève pas à mon avis deux grands défis auxquels font face les entreprises et ensuite leurs employés.

D’une part, il faut que nous cessions de penser que le développement économique du Québec passe nécessairement par l’exploitation de ses ressources naturelles. Nous ferions beaucoup mieux collectivement si on alignait ce développement vers les nouvelles technologies et entreprises numériques, vers l’exploitation du savoir et non plus seulement de l’avoir.

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Entreprise 2.0 Gestion des organisations Intranet Mémoire d'entreprise

L’intranet est-il en train de mourir, oui ou non ?

1 décembre 2011

Ancré dans mes certitudes (ce qu’il ne faut jamais faire) je croyais bien que non mais le copain Patrice Leroux m’a forcé à reconsidérer le problème la semaine dernière. En effet, je suis intervenu dans son cours à l’université de Montréal sur la mémoire d’entreprise™. Après ma prestation, Patrice y est allé de plusieurs diapos dont celle-ci :

theintranetis...

La citation sur la mort de l’intranet est tirée d’un billet de blogue commis par Toby Ward, président et fondateur de Prescient Digital, sur Intranet Blog avec comme titre:«IBM’s Galactic Intranet Redesign ? The Death of the Intranet»:. Cet article porte en fait sur l’important travail de refonte qui se fait actuellement sur le site intranet d’IBM, communément appelé W3 et qui est un des plus avancés au monde.

Ce que Ward explique dans son billet c’est qu’IBM pense maintenant en fonction d’un seul écosystème Web intégrant aussi bien l’Internet, l’intranet et les extranets. Drôle de retour vers le futur car le second ouvrage collectif que nous avons commis en 2005 portait exactement sur le même sujet soit l’intégration des 3 Nets. Pour plus d’infos cliquez sur l’image ci-dessous et surtout lisez le paragraphe de présentation !

int3nets

En effet, depuis 2005, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts du Web et des intranets. Mais de là à annoncer la mort de ces derniers? Possiblement pour le plus avancé de tous qui lui prend la direction de l’intégration des 3 Nets ou de la convergence, si vous préférez… Mais il neigera plusieurs années avant que nos intranets québécois en arrivent à ce constat.

Actuellement il est bien plus question de les faire évoluer, de les adapter à un nouvel écosystème en devenir, celui de l’entreprise 2.0 et de sa mémoire corporative. Par la suite et comme je l’ai écrit dans un billet en juillet dernier, il faudra penser à un portail évolutif et complètement intégré aux processus et ouvert sur l’Internet et sur des extranets spécialisés pour les fournisseurs et clients et cela, nourri par des magasins d’applications ou services, consommables à la demande.

Mais cela, c’est une vision du futur qui ressemble à celle qu’ont eu les IBMers. En fait, lisez par vous-mêmes une partie du manifeste qu’ils ont publié et que Ward a reproduit :

“No longer is there a single information workplace. No longer are we bound by the strict confides of a firewalled digital destination. The way we work transcends the binary notions of ‘internal’ and ‘external’. The body of knowledge we access and to which we contribute is now globally distributed across individuals, communities and disciplines. And our communication is constant, immediate and ubiquitous.

The vehicle through which we interact with our colleagues, customers and communities of practice needs to reflect this shift. As an organization, we must reconceive how to serve and empower a global workforce – professionally and culturally – in a way that enables everyone to achieve his or her full potential.

W3 must change to serve the expanding needs of IBMers by seamlessly integrating with IBM.ocm – evolving from distinct toolkit to integrated service; from a walled garden to a mode of engagement. W3 can become the service through which digital citizens (users/employees) engage to make the world work better.

In the future, w3 will cease to be a separate destination for IBMers. Instead, it will seamlessly integrate into IBM.ocm and the Web, serving as the frame through which they relate to their colleagues, the enterprise, their clients and partners. It will inspire and enable each of them to be a steward and standard-bearer of the IBM brand.

This service will exist as a series of permissioned information modes, customized to perfrom a variety of functions:

  • As a private space (Individual) for IBMers to be served, supported and advised by IBM
  • As a forum for dialogue (Enterprise), collaboration and learning with IBM
  • As an inviting workspace (Partner) for the communities of practice both inside and outside of the company
  • As a clearinghouse (Global) for essential information, news and content»

Bon, c’est clair pour eux mais pas autant pour les autres. Qu’est-ce que cette position signifie ? À court terme, rien du tout… Les millions d’intranets existants vont continuer à opérer, à  se raffiner, à devenir plus utiles, plus collaboratifs, moins complexes à utiliser, avec des données plus facilement recherchables, etc. Pour les vendeurs de solutions tout en un, les prochaines années vont être commercialement très rentables, Mais à longue échéance, ils sont mieux de prendre garde.

montagevendeurs

Un de ces derniers Jostle (voir capture ci-dessus)  incite même de potentiels clients à se débarrasser de leur «dead intranet». Ils devront faire attention car l’alternative à la mort de l’intranet n’est résolument pas dans leurs solutions tout inclus, derrière le pare-feu de l’entreprise.

Ce que fait IBM présentement va dans le même sens que ce que proposera bientôt Google. Si j’étais encore en charge de la stratégie intranet de mon entreprise, je regarderais sérieusement de ce côté…

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Lifelogs : nous y sommes presque grâce à… Facebook !

25 septembre 2011

Je croyais bien qu’au fil d’arrivée, ce serait le site Twine qui concrétiserait le rêve de Gordon Bell de Microsoft. Quel rêve ? Celui des LifeLogs ou si vous voulez les Carnets du vie car il faut bien que le blogue, pièce maîtresse du Web 2.0 ait des descendants dans le Web 3.0 ou même 4.0… Sur ce concept j’ai beaucoup écrit sur ce blogue allant même à en faire une catégorie particulière. Mais je ne m’attendais certainement pas à ce que ce soit quelqu’un d’autre qui réalise l’exploit.

Mais bon… Avant d’élucider le mystère, laissez-moi vous expliquer un peu le concept des Carnets de vie à la façon du fondateur de Twine, vendu depuis à Evri Inc., un p’tit vite nommé Nova Spivak. Bref, Spivack et sa compagnie d’alors, Radar Networks, ont mis en place la technologie nécessaire pour créer, dans un premier temps, un «organisateur personnel de données»… Vous pourrez ainsi accumuler courriels, contacts, photos, vidéos, musique, etc. Tout ce qui est digital, en fait, les transformer en format RDF (Resource Description Framework) et y accéder d’un seul endroit… Vous me voyez venir ??? Non ? Les LifeLogs… J’ai déjà écrit que Google et surtout Microsoft travaillaient sur la question mais que Radar Networks avait une longueur d’avance, même si Microsoft a commencé à s’y intéresser bien avant avec son projet MyLifeBits, sorti tout droit de l’imagination de Gordon Bell.

Le concept selon Bell

Imaginez… Pouvoir emmagasiner toute une vie d’articles, de livres, de cartes, de CD, de lettres, de courriels, de mémos, de rapports, de photos, d’images, de présentations, de films, de bandes vidéos, de DVD, d’émissions télé, de revues de presse, de conférences Power Point, de podcasts, d’enregistrements audio, de conversations téléphoniques, etc. et tout cela emmagasiné et digitalisé dans une base de données unique avec recherche intégrée. Des vrais carnets de vie, qu’elle soit personnelle ou en entreprise. Toute l’expertise capturée au jour le jour, classée et surtout récupérable, les anglais disent «retrievable».

Bref, cette longueur d’avance que Twine possédait s’est évanouie et je soupçonne Microsoft d’avoir aidé nul autre que Facebook à réaliser ce grand pas en avant. En effet, cela s’est passé la semaine dernière à la conférence f8 lorsque Mark Zuckerberg est venu faire l’annonce de plusieurs nouveautés censées améliorer l’expérience utilisateur des quelque 750 millions de membres et ainsi les fidéliser un peu plus face à la concurrence croissante de Google+.

Lors de ces annonces, j’ai tiqué une première fois sur le texte commis par Jon Mitchell de ReadWriteWeb et qui va comme suit pour le titre et le lead:

Facebook’s Open Graph Is About Curating Your Life

In Facebook’s f8 keynote today, CEO Mark Zuckerberg introduced two new classes of applications for the Facebook platform. In addition to communications apps and games, Facebook will support media and lifestyle apps.

The change is designed to feed into Facebook’s « Open Graph » of user information, which has been rearranged to suit two new purposes: Filling out the user Timeline – Facebook’s new way of displaying every user’s curated life stream – and discovering new things with friends.

Mitchel joint dans son titre deux concepts différtents mais somme toute complémentaires pour la réalisation des LifeLogs: la curation des contenus et le lifestream. Donc, pour lui, Facebook offrira à ses membres la possibilité d’organiser leur vie en utilisant une des nouveautés: la Timeline.

facezuck

Photo AFP

Et là où j’ai eu la confirmation qu’on arrivait à bon port c’est quand j’ai lu le texte de Marie-Ève Morasse dans Technaute-Cyberpresse sur le même sujet. Un autre titre et un lead qui en disent beaucoup:

Facebook veut raconter la vie de ses membres

Facebook ne se contentera plus de relater ce que ses membres font en temps réel. Le géant du réseautage social propose maintenant d’héberger leur biographie numérique. D’ici quelques semaines, les membres de Facebook découvriront un profil complètement redessiné dont l’objectif est de «raconter l’histoire de sa vie sur une seule page», a dévoilé jeudi le jeune PDG de l’entreprise, Mark Zuckerberg, dans le cadre de la conférence F8 destinée aux développeurs. Avec l’outil «Timeline», les internautes pourront désormais remonter dans le temps et archiver des pans de leur vie.

Voilà, nous y sommes… Archiver des pans de notre vie… Et oui, je vois poindre derrière les critiques qui vont dire que Big Brother est à nos portes mais je préfère voir le bon côté des choses. Comme le dit Zuckerberg :«Vous avez le contrôle total sur tout ce que vous publiez. Vous avez également le contrôle sur les paramètres de vie privée de ces éléments». Individus comme entreprises auront dorénavant la possibilité d’archiver leur vie complète. Imaginez! Pour les individus ça veut dire pouvoir faire un testament numérique qui ne comprend pas uniquement les mots de passe de notre identité numérique mais bien toute cette identité qui peut ensuite être léguée aux proches.

Et pour les entreprises, ça veut dire la possibilité enfin de créer, d’organiser, de communiquer, de recouvrer, d’entreposer, de rechercher et de transmettre ce que j’appelle la mémoire d’entreprise™. Toute l’expertise et le savoir accumulés par les employés ou collaborateurs pendant leur entier séjour maintenant disponible, organisé et transmissible aux générations suivantes ! Nous y arrivons enfin mais j’étais loin de me douter que nous le ferions grâce à Facebook et Mark Zuckerberg. Au fond, je me demande si Gordon Bell n’est pas loin derrière…

 

 

Communication interactive Entreprise 2.0 Intranet Mémoire d'entreprise Réseaux professionnels internes

Observatoire 2011: Les intranets seront de plus en plus collaboratifs, socio-professionnels et mobiles !

16 juin 2011

Dans cette série de billets, je tiens à vous présenter les résultats de l’Observatoire de l’intranet, version 2011. Il s’agit du fruit du travail d’Isabelle Reyre et de Marc Lippa,  associés de Michel Germain dans Arctus.  Michel était professeur au CELSA mais aussi  l’auteur du livre intitulé «Management des nouvelles technologies et e-Transformation» et a été longtemps président de ClubNet en France, une association qui regroupe les professionnels de la pratique intranet dans les entreprises.

observatoire2011

Ainsi, depuis 1999, l’Observatoire analyse chaque année la progression de l’intranet dans quelque 300 environnements professionnels (entreprises privées et publiques, collectivités locales, administrations, institutions et ministères), la majorité en France mais aussi ailleurs dans la francophonie, dont le Québec.

Déclaration d’intention: Parlant du Québec, j’ose espérer que plus d’entreprises participeront à l’enquête 2012 afin que nous puissions extraire des résultats significatifs. Je dis NOUS car ÉmergenceWeb s’associe à Arctus afin justement de promouvoir l’Observatoire de l’intranet et ainsi favoriser le partage d’expertise en matière d’intranet et d’entreprise 2.0.

L’an dernier, j’avais écrit que les cinq grandes tendances remarquées chez les clients se confirmaient dans les résultats observés: Des cinq, deux n’étaient pas vraiment nouvelles dans le décor intranet. En effet, la gouvernance et la lutte à l’infobésité font partie des préoccupations des responsables intranet depuis au moins une décennie. Par contre, les trois autres, soit la collaboration, les réseaux sociaux et la mobilité sont des préoccupations ou des tendances assez nouvelles et qui réflètent les usages Web actuels des employés en dehors du lieu de travail.

tendances2011

Cette année les résultats viennent conforter ces trois dernières tendances. Les intranets sont et seront de plus en plus collaboratifs, socio-professionnels et mobiles ! Quant aux deux autres tendances, exit l’infobésité alors que la gouvernance se précise mais ne fait pas le chemin espéré au sein des entreprises et organisations. En effet et on le verra demain, la direction générale est partie prenante dans le lancement des projets intranet dans environ 50% des organisations, ce qui est encore trop peu…

Cinquième et nouvelle tendance : la gestion des connaissances marque un retrait notoire dans les préoccupations intranet. Dommage car j’insiste habituellement beaucoup avec les clients sur la création et la capture de la mémoire d’entreprise™.

Les intranets collaboratifs

Je publie ci-dessous un tableau qui illustre très bien la tendance collaborative dans les intranets. On remarque que les entreprises réfractaires sont de moins en moins nombreuses, celles qui sont prêtes à un changement plus nombreuses mais surtout que le groupe le plus important se situe dans ceux et celles qui en sont à faire des projets pilote ou à expérimenter avec un ou quelques outils collaboratifs.

approcoll2011

Dans le colonne suivante l’utilisation régulière fléchit et à mon avis c’est normal car il faut regarder la dernière colonne pour comprendre que le fléchissement se fait à l’avantage d’une pratique largement étendue. Ce que ce graphique cache mais qui pourtant crie c’est que les entreprises sont comme les individus qui la composent: elles se répartissent comme les individus sur l’échelle des technographies sociales, des « Early Adopters » aux « Laggers ».

échelle

Aux deux extrêmes, les Laggers et les Early Adopters. Au centre, toutes les entreprises et organisations qui forment la Late Majority et qui attendent pour voir ce que feront celles qui les précèdent dans l’adoption du Web 2.0 et des outils de collaboration. Parlant d’outils, jetez un coup d’oeil sur la tableau ci-dessous. On y note les dix projets les plus populaires en matière d’intranets:
topdix

Dans ce Top 10, sept projets ont trait directement ou indirectement à la collaboration et huit au Web 2.0. Les deux autres sont des constantes depuis des années : comment faire fonctionner le moteur de recherche et intégrer de plus en plus d’applications se rapportant aux processus d’affaires. Dans ce dernier cas, le Web 2.0 et la mobilité devraient aider à cette pénétration et à la transformation de l’intranet en véritable outil de travail. En effet, dans un futur qui existe même de l’autre côté de la frontière, les entreprises et leurs départements Ti  vont offrir aux usagers-clients internes l’équivalent des Apps Stores. Les applications vont se simplifier et surtout se multiplier entre autres en mashups…

Toujours dans le tableau ci-haut, deux des projets touchent directement la deuxième grande tendance notée dans les résultats 2011, soit le réseau social d’entreprise en train de faire sa place au soleil…

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La Longue traîne des solutions logicielles…

Les deux projets en question portent sur l’annuaire corporatif aux fonctions évoluées et sur les outils de mise en relation. Ces deux fonctions bien précises sont des composantes centrales des outils de réseautage professionnels offerts actuellement sur le marché, des outils comme Blue Kiwi ou Jive. Ce qui m’amène à traiter de l’adoption logicielle en entreprise. À ce titre, pas de surprise…

logiciel2011

Comme le démontre le tableau ci-haut, les deux grands de l’intranet et de l’entreprise 2.0 trônent en haut de la Longue traîne organisationnelle. Microsoft et son portail-solution SharePoint domine le marché alors qu’IBM et ses solutions de collaboration sociale, telles que  Quickr, Sametime et Connections suit derrière avec entre eux, les solutions-maison et propriétaires. Dans le reste de la Longue traîne, on retrouve entremêlées des solutions en code source libre mais aussi des solutions propriétaires telles qu’OpenText.

Il fut un temps, il y a pas si longtemps, où OpenText et Documentum dominaient le marché avec les deux grands. On les retrouve maintenant avec des parts de marché diminuées, fractionnées aux dépends de solutions plus 2.0 et surtout en code source libre. C’est là une autre constatation qui n’est pas explicite dans l’Observatoire. L’effet de cette Longue traîne n’a pas fini de faire des victimes. Les résultats constatés lors de l’étude 2011 sont très européens. Je suis prêt à parier que si on la tenait ici et chez nos voisins du Sud, on aurait plus de SocialText, Jive, Yammer et autres tels qu’on les rencontre à la conférence Enterprise 2.0 à Boston mais qu’essentiellement, la courbe serait la même…

La suite demain…

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Entreprise 2.0: je vous fais un petit cadeau !

20 décembre 2010

Je vais prendre congé de blogue pour la période des Fêtes. Entre autres, pour savourer un repos bien mérité après une année 2010 très mouvementée mais qui a quand même accouché de deux excellentes cuvées de webcom-Montréal et du nouveau webcom-Toronto mais aussi pour travailler à la rédaction de mon prochain livre. Cette année que je considère charnière a été aussi l’occasion de faire plusieurs conférences sur le sujet qui me passionne le plus, soit l’entreprise 2.0.

En cette fin d’année, je vous fais donc un petit cadeau… Voici la présentation sur l’évolution des outils inranet dans l’entreprise que j’ai faite au mois de mars aux Grands Communicateurs:

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Deux notes avant que vous ne cliquiez sur l’image pour démarrer la présentation: De un, l’aventure NEXT dont il est question en préambule a été de courte durée et je suis de retour avec ÉmergenceWeb et de deux, la prochaine conférence que je vais donner est prévue les 15 février prochain dans le cadre de la 9e Édition de la formation sur les Communications internes.

Donc, Joyeux Noël et Bonne et Heureuse Année à tous mes lecteurs et lectrices. Je reprends le blogcollier le 5 janvier 2011 !

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LifeLogs et coffre-fort virtuel: même exercice de mémoire…

16 août 2010

Vous vous souvenez certainement que je traite abondamment sur ce blogue des LifeLogs et des portfolios numériques, le premier vrais billet ayant été publié en janvier 2007 et faisait état du projet MyLifebits chez Microsoft. La semaine dernière, j’ai eu la surprise de lire dans Technaute, un article portant sur le site LegacyLocker.com. Ce que propose ce dernier pour 300$ c’est justement  de créer un LifeLog personnel,  de faire un exercice de mémoire… Je parle souvent des LifeLogs dans un contexte de mémoire d’entreprise™ mais cela vaut aussi pour chacun d’entre nous.

Lisez plutôt ces extraits du texte commis par Glenn Chapman de l’agence France-Presse et repris par Technaute:

«Mes enfants ne savent pas encore lire», explique le fondateur du groupe américain LegacyLocker.com, Jeremy Toeman, qui propose de constituer cet héritage numérique. «Un jour, mon blog représentera pour eux une trace identique à celle des vieilles photos de votre grand-père, quand ils voudront connaître mon histoire».

S’il disparaissait, qu’adviendrait-il de ses traces sur Facebook, Twitter, gMail et autres comptes mail? Et comment ses proches y accéderaient-ils sans ses mots de passe?

Pour 30 dollars par mois, ou un paiement unique de 300 dollars, LegacyLocker met à disposition un coffre-fort en ligne pour codes d’accès, logins, et copies de documents, de photos ou de vidéos.

«Aujourd’hui, on reçoit en héritage une boîte à chaussures ou un journal intime; demain ce sera un compte Flickr ou encore un blog», explique le créateur du site.

Les clients peuvent également laisser des messages qui seront envoyés à leurs héritiers à leur disparition.

Le célèbre site de socialisation Facebook a lui aussi décidé de faire une place à ses membres décédés, en offrant la possibilité de réaliser des pages leur étant dédiées.

«Nous avons créé le concept de profils « posthumes » où les gens peuvent conserver et partager les souvenirs des défunts», est-il écrit sur le site.

Le fondateur de LegacyLocker est par ailleurs soucieux de permettre aux internautes de conserver des biens virtuels acquis en ligne, comme des gains sur un site de poker ou encore de la musique téléchargée.

On ne parle pas de LifeLog mais de coffre-fort en ligne mais le principe est le même. Sauf qu’on rajoute de nouveaux éléments dont la gestion de accès post-mortem et du testament numérique.

renée

Des notions qui sont devenues pour moi d’une douloureuse réalité après la mort tragique de notre amie Renée et de sa réapparition virtuelle régulière dans nos vies réelles grâce à sa page Facebook toujours active. Le testament numérique est le sujet dont traite actuellement Adele McAlear dans ses conférences dont celle-ci qu’elle a donnée à webcom le 26 mai dernier.

Adele McAlear – Death and Digital Legacy from webcom Montreal on Vimeo.

Déjà, plusieurs personnes ont fait ce genre de testament dont l’amie Michelle Blanc, D’autres comme Mario Asselin et Samantha Slade créent leur propre LifeLog et le documentent quotidiennement. Et vous ?

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Entreprise 2.0: la maladie du «propriétaire» nous mets dans une dangereuse position économique et dans un vertigineux trou technologique.

14 août 2010

Vous allez trouver que je me répète ou au pire que je radote…  Car dans ce billet, je vais revenir une fois de plus sur le retard compétitif du Québec en matière de nouvelles technologies et en particulier dans l’adoption du concept d’entreprise 2.0. À part les spécialistes, peu de gens dans les entreprises sont encore familiers avec le principe de l’Entreprise 2.Il est plus pertinent de parler à ce stade-ci, d’intranet 2.0. Mais encore là, qui sait vraiment ce qu’est un intranet 2.0 ?

Bien peu d’entreprises sont encore familières, seulement avec le principe 2.0, qu’il soit intranet ou entreprise… Vous en doutez ? Alors j’attends de vous des exemples d’entreprises québécoises qui sont passées à ce fameux intranet 2.0. Plusieurs vont me citer un exemple d’intégration de blogue ou encore de wiki mai ce n’est pas l’entreprise 2.0 ça,  ce sont des initiatives 2.0 mais pas une stratégie globale et concertée…

Entreprise 2.0

L’entreprise 2.0 schématisée par Fred Cavazza

Une telle stratégie implique non seulement l’utilisation des blogues et des wikis mais aussi et au besoin,  les communautés professionnelles personnalisées, la formation à distance, les outils d’information générés par les employés, les idéagoras, la Web télé, l’utilisation du mobile pour les applications de travail, la création d’applications en Web services, l’agrégation des processus d’affaires dans un portail global, la virtualisation des données dans le nuage, etc. Difficile donc d’en arriver à convaincre les entreprises québécoises du potentiel des ces nouvelles technologies (voir le graphique ci-haut) dans uns stratégie concertée d’innovation.

Innovation et compétitivité

Ces dernières sont terriblement frileuses quand il est question de changer leurs habitudes, leurs certitudes et leurs bonnes vieilles technologies IBM, Microsoft, SAP et intranets informatifs 1.0. Comme je l’ai écrit dans un récent billet, cet immobilisme et cette maladie du «propriétaire» met le Québec dans une dangereuse position économique et dans un vertigineux trou technologique.

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Raison pour laquelle à la télé de Radio-Canada, j’ai retenu ce reportage qui parle du recul compétitif des entreprises canadiennes par rapport aux américaines (13% de moins d’heures travaillées), recul dû au fait que les entreprises canadiennes innovent moins et investissent moins dans les nouvelles technologies. Des affirmations corroborées par Infrastructure Canada, qui se base sur le rapport sur la compétitivité mondiale 2006-2007, publié par le Forum économique mondial :

«Pour ce qui est du sous-indice des facteurs d’innovation et de technicité, le Canada se classe aussi au 16e rang (voir le tableau 2) et aussi derrière certains de ses principaux partenaires commerciaux du G8 (É.-U., 4; Japon, 1; Allemagne, 3; R.-U., 10; France, 13). Même s’il devance d’autres économies importantes (Australie, 24; Inde, 26; Chine, 57; Mexique, 52; Russie, 71; Brésil, 38), le Canada est devancé par des partenaires plus petits, mais apparemment plus concurrentiels (Suisse, 2; Suède, 5; Finlande, 6; Danemark, 7; Israël, 8; Taïwan, 9; Pays-Bas, 11; Belgique, 14; Singapour, 15). »

Le Canada au 16e rang mondial en matière de technologies et d’innovation, derrière les USA et la France, ce que je m’évertue à écrire en particulier dans le collectif d’auteurs intitulé «Entreprise 2.0, Réflexions autour d’une nouvelle Odyssée». Et savez-vous où se situait le Canada en 2002 ? Au troisième rang. C’est dire tout le recul pris en six ans, les derniers chiffres datant de 2008. Et je partie que la situation n’a guère changé car depuis, il y a eu la récession…

Et j’ai aussi écrit : Après l’éclatement de la bulle technologique, le Canada et le Québec en particulier ont été lents, très lents à réinvestir dans les nouvelles technologies, en particulier en entreprise et encore plus dans leurs intranets. C’est Dion Hinchcliffe qui disait à Boston en juin 2009 que les départements TI dans les entreprises sont maintenant générateurs de 80% de statu quo et seulement 20% d’innovation…

Et c’est encore lui qui citait le firme Forrester selon laquelle, le marché américain pour l’Entreprise 2.0 peut générer des investissements de 4,3 milliards dans les trois prochaines années. Combien au Canada et au Québec, surtout quand on sait que nous avons un retard historique de 18 mois sur les USA et que les statistiques du FEM viennent enfoncer le clou ? Le Québec et ses entreprises sera-t-il distinct une fois de plus du Canada en investissant massivement dans les technologies, génératrices d’innovation ?

Ces technologies sont celles du Web 2.0 qui font passer les intranets d’entreprise 1.0, centrés sur l’accès à l’information et aux applications avec ou sans outil de portail et de gestion et de publication de contenus Web à des intranets 2.0 centrés sur la collaboration entre ses utilisateurs, la participation de ces derniers à la construction de ses contenus, un portail donnant un accès personnalisé et ergonomique et surtout un accès unique et décentralisé. Décentralisé ?

Un accès de partout en fait. Du bureau, sur la route, à la maison, avec le Wifi, le 3G, les «laptpos», les tablettes et les téléphones intelligents et surtout avec une sécurité et une capacité d’entreposage de données démultipliées par le «Cloud Computing». Compétitivité et innovation passent par ce dernier postulat. Et quelqu’un a-t-il déjà pensé à favoriser les horaires flexibles et surtout le télé-travail ? Dangereux pour les gestionnaires qui ainsi ne peuvent plus exercer leur pouvoir traditionnel, un pouvoir de proximité et de contrôle.

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Le principe de  Wirearchy

Plusieurs de ces gestionnaires ont bien compris le pouvoir du Web 2.0 et du télé-travail. : un contre-pouvoir capable de laminer la hiérarchie verticale traditionnelle (la Wirearchy de l’ami Jon Husband). Résistance aux créneaux ! L’entreprise château-fort est assiégée et n’est plus en sécurité (informatique). Résistance farouche de la vieille garde mais qui finira bien par retraiter ou partir à la retraite et remplacée par les nouvelles générations (X, Y, Z et autres à venir ) plus ouvertes, plus libres.

Ce sont donc les entreprises qui auront compris ces nouveaux paradigmes et divers enjeux comme la mobilité, la flexibilité du travail, la conciliation travail-famille, la qualité de vie et les environnements de travail plus «verts», l’adaptation aux usages technologiques de leurs nouveaux ou futurs employés, qui seront à même de stimuler collaboration, créativité et innovation tout en faisant appel à la mémoire et ainsi générer la compétitivité nécessaire pour faire face aux économies émergentes (j’aime ce mot) dont la Chine.

Au moins une entreprise québécoise a compris l’importance de ces enjeux pour sa survie et les principes de l’entreprise 2.0. Elle a pour nom: Groupe CANAM.

Leader de la révolution numérique?

L’entreprise originaire de la Beauce mais maintenant bien implantée dans plusieurs pays dont les USA et la Roumanie s’est positionnée comme leader de la révolution numérique dans le domaine du manufacturier et sa stratégie passe par l’entreprise 2.0 et la création d’une mémoire d’entreprise. Première phase: un nouvel intranet renommé Sphère. Cette nouvelle mouture répond en plusieurs points à ce que ReadWriteWeb considère comme les tendances 2010: la personnalisation, le Web en temps réel, le Web mobile, les communautés. Et en prime, un projet-pilote d’accès à l’intranet de la maison pour tous les employés! Les nouveaux espaces collaboratifs déjà disponibles dans l’intranet de Groupe Canam ont permis de publier une infolettre générée par les employés en projet-pilote avant de faire passer son journal interne dans la même formule.

Parmi les autres nouveautés 2.0, l’intranet va aussi proposer une encyclopédie baptisée Canampédia, un CanamTube et un Flickr interne, Des wikis de projet (plus de 103 espaces de travail collaboratifs de type wiki sont déjà en place) et de nombreuses applications en RealTimeWeb (messagerie instantanée et réunions en ligne à la Skype) et de géolocalisation entre autres, pour les camionneurs, tout cela intégré à l’intranet et aux processus d’affaires, ouf…

La maquette de la nouvelle page d’accueil de l’intranet

Le Groupe Canam veut se positionner comme le leader de la révolution numérique malgré la crise économique qui sévit encore, en particulier aux USA.  Elle risque d’arriver en premier au fil d’arrivée avec sa stratégie axée sur l’intégration de ses stratégies Web intranet-extranet-Internet. Car l’intranet, baptisé «Sphère, le monde Canam» va permettre aux partenaires et fournisseurs d’accéder à de l’information et des applications. Il va aussi rejoindre les employés actifs ou retraités à la maison et ainsi ouvrir la possibilité d’idéagoras mentoriales… Et je ne parle même pas des sites Internet du Groupe et des nouveautés qui seront disponibles, notamment pour la force de vente.

Je pourrais aussi vous parler des communautés internes, de librairie virtuelle, de bottin téléphonique relié au profil professionnel ou géographique, de l’engin de recherche Google, de l’accès à toutes ces données en mobile pour l’instant uniquement sur Blackberry. Bref, la mise en place sur une période de 18 mois des fondements de la première vraie entreprise 2.0 au Québec. Pas besoin de faire de dessin pour comprendre que cette première soulève déjà beaucoup d’intérêt.

Nathalie Pilon – ÉTUDE DE CAS: Sphère 2.0 : le monde collaboratif de Canam from webcom Montreal on Vimeo.

Ainsi, le projet-pilote de départ a généré un billet sur le blogue collectif rezopointzero et une mention dans le récent bouquin de Serge Leclerc. Groupe CANAM a aussi présenté ses réussites au dernier webcom le 26 mai à Montréal (ci-haut) et le fera aussi à celui de Toronto le 3 novembre prochain.