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Blogues étudiants 2019: mon top 5

27 avril 2019

J’ai déjà fait ce genre d’exercice il y a quelques années avec un groupe particulièrement doué pour la prose «bloguistique». Depuis, plus rien mais rien à voir avec les autres groupes… Mais puisque l’ami Patrice Leroux l’a fait pour son propre cours cette année et comme je viens de travailler sur un blogue d’entreprise à faire un top 30 des influenceurs marketing, je me lance donc dans ce qui est mon top 5, très exclusif et ce, malgré le fait que la cuvée de cette année a été remarquable dans son ensemble.

Roulements de tambours…. : dans le cadre du cours EDP2500 Communication interactive en entreprise à l’Université de Montréal, hiver 2019, les meilleurs blogues de mon groupe sont donc par ordre alphabétique… Holà!!!  Pas trop vite… Il faut que j’élabore un peu plus ici avant de publier des noms. Mon choix a porté autant sur des coups de coeur, que sur une évaluation basée sur des critères stricts.

Mais disons sommairement que ces blogues et les billets qu’ils contiennent sont originaux, drôles, pertinents, des fois geek, revendicateurs, personnels et écrits avec la passion qu’il faut pour devenir permanents et ne pas se terminer après un cours où le prof demandait de rédiger avec régularité, dix billets sur les contenus discutés au fil des cours…

Les auteur.e.s et leurs blogues

Pour avoir accès aux blogues, cliquez sur les images 🙂

Philippe Courcelles – C’est le geek de la classe… Son blogue est un petit bijou superbement construit, avec tous les widgets nécessaires, qui contient tous les éléments pour réussir à percer dans ce créneau déjà assez encombré des blogues de communication interactive orientés sur la technologie. Philippe décortique la matière et sait vulgariser les technologies. En classe et hors classe, dans notre groupe Facebook, il a été très aidant auprès des autres qui avaient des problèmes de code, de plugiciels, etc. Son blogue est un must pour ceux et celles qui aiment la communication mariée à la techno, ce qui est mon cas.

Luna Dansereau – Le plus incisif, acide et citronné (dont le nom), son blogue a eu du mal à me convaincre dans les premiers billets mais la sauce a pris rapidement après. Comme le disait Martin Ouellet dans notre livre collectif «Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires», il faut parfois provoquer, faire réagir autant par le propos que par l’image. Ici, mission accomplie. Et j’aime le titre du billet que je vous présente ci-dessous:

Karima Kebabi  De loin le plus abouti et le plus intellectuel, son blogue n’en reste pas moins très accrocheur avec ses titres et ses images toutes en noir et blanc. Techniquement, il est bien construit et devrait très bien s’en sortir, côté SEO. L’emphase est mise ici sur les contenus bien référencés et contextualisés avec une réflexion personnelle sur les phénomènes nouveaux de la communication interactive. Et semble-t-il qu’elle ne s’arrêtera pas à ses dix billets obligatoires. Un 11e vient d’être publié…

Noémie Leduc – Le plus drôle et de loin. Une de celles qui a su le mieux exploiter le filon du «storytelling». Elle m’avait demandé au début si elle pouvait utiliser en écriture le langage «parlé» du commun des mortels. Pourquoi pas ? Cela donne un ton unique à la narratrice et surtout à ses personnages dont sa grand-mère, devenue une célébrité dans le cours ( J’exagère un ti-peu ). Mais il y a aussi eu Jacques et Ginette… J’espère qu’elle aussi continuera son blogue au-delà de la dizaine…

Nancy Marando –  Elle va certainement s’étonner de se retrouver mentionnée dans ce billet. Déjà par le titre de son blogue, j’avais noté sa présence discrète. D’ailleurs dans son «À propos» elle a écrit: «Première expérience de blogue d’une introvertie habituellement assez réticente à mettre de l’avant sa vie personnelle et opinion. Ce blogue sera un défi pour moi. » En effet, elle partait de loin au début et a vaincu les embûches en cours de route pour finalement écrire des textes qui décrivent sans fioritures, son expérience en entreprise et les aléas de l’entrée des nouvelles technologies, comme ce premier billet que j’ai mis en lien sur l’image ci-dessous:

Comme je l’écrivais en entrée en matière, de nombreux autres blogues sont de très haute qualité et j’avais l’embarras du choix. Disons simplement que ces cinq-là ont plus retenu mon attention en tant que blogueur et non comme prof.  Et qu’en tant que blogueur, j’ai aussi un faible pour WordPress. ce qui ne sera pas contredit par mon premier invité de la saison et propriétaire-associé de La Fabrique de blogues, le seul et unique Philippe Martin.

En conclusion je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont participé à ce cours, discuté, argumenté, posé des questions, assisté aux cours malgré les intempéries, aidé les autres, animé la communauté Facebook. Vous m’avez rendu meilleur.

Blogues Communication interactive Entreprise 2.0 Gestion des organisations Médias sociaux Réseaux sociaux

Blogue tu es blogue et sur ce blogue je bâtirai ma stratégie de Web social !

8 octobre 2013

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, je n’ai jamais fait de billet sur la stratégie Web d’entreprise, qu’elle soit externe ou interne ou les deux… C’est en faisant une recherche dans mes billets sur un autre sujet connexe que l’évidence m’a sauté à la figure. En réalité, j’ai fait des billet qui portent sur des éléments de stratégie mais rien de complet. Donc après plus de sept ans d’écriture de billets sur ce blogue, je vous plonge pour quelques paragraphes dans l’univers plein de mystères de la stratégie Web. Lire la suite

Communication interactive Entreprise 2.0 Intranet Social Business

Bon… Pour en finir avec la mort de l’intranet !

12 juin 2012

Pour une seconde fois en peu de temps, nous nous sommes retrouvés, Patrice Leroux et moi dans le même local de classe à l’Université de Montréal. Cette fois-ci, c’est Patrice qui est intervenu dans mon cours intitulé EDP2500, Communication interactive en entreprise. Je lui ai demandé de venir présenter sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur soit la curation de contenus. Mais ce n’est pas ce sujet qui m’a fait sortir de mon mutisme mensuel. C’est plutôt qu’il est revenu, une fois de plus, sur la prétendue mort de l’intranet dans les entreprises ! Lire la suite

Communication interactive Événements

Groupe Canam ou comment faire la communication autrement…

28 juin 2011

Le titre de ce billet dit tout… C’est sur le groupe Facebook de mon récent cours à l’université de Montréal (capture ci-dessous) que j’ai pris connaissance de la plus récente initiative d’employés du Groupe Canam dans le cadre du 50e anniversaire de l’entreprise. Mes ex-étudiants (oui le groupe a survécu à la fin du cours) y mentionnent, fort à propos, que cette initiative illustre à merveille le sentiment d’appartenance de ces derniers à leur entreprise et leur appropriation de nouveaux médias de communication interactive.

 

videocanam

Elle illustre également plusieurs autres faits de la nouvelle communication interactive. Ainsi, il est clair, comme je le dis souvent, que les employés maîtrisent assez bien et souvent mieux que les spécialistes internes les nouveaux médias et outils issus du Web 2.0 et qu’ils savent s’exprimer par ces nouveaux canaux, en particulier les réseaux sociaux, dans leur quotidien à l’extérieur de l’entreprise.

Alors, quand on leur donne les moyens d’en faire autant à l’interne, il savent se montrer à la hauteur et savent produire des contenus de qualité même lorsque c’est sur leur temps à eux.. Ici, ce sont les canaux audio et vidéo, enregistrement en studio SVP. La qualité vaut celle des spécialistes de la communication traditionnelle, on s’entend…

Quand j’ai vu l’image arriver sur le mur du groupe à l’UdM, j’ai tout d’abord cru qu’il s’agissait du Lipdub Canam, réalisé l’an dernier mais qui revenait dans l’actualité. Ce lipdub avait été une autre initiative des employés dans le cadre du 50e… Mais non, il s’agit d’un autre vidéo et ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’ici, les employés ne se sont pas limités à “dubber” un texte écrit et chanté par d’autres. Non, c’est un employé, Terry Leger, qui a créé les paroles et d’autres dont la surprenante Isabelle Beauregard, qui les ont chantées. Donc, voilà la vidéo en question :

En passant, cette vidéo est la version dite “internationale” car dix places d’affaires y ont participé, aussi bien au Québec, aux USA, en Inde et Roumanie etc… En fait, à chaque place d’affaires, les employés ont tourné une vidéo de leur propre enregistrement. On a ensuite fait un montage qui donne une vue d’ensemble de l’entreprise et de tous ses employés. Génial !

Ouverture et clairvoyance

Ce qui est aussi fantastique c’est que les employés l’ont fait de leur propre initiative, sans l’incitatif de la Direction. Mais tout aussi fantastique a été le réaction de cette dernière face à cette initiative. Loin de réprimer, de bloquer, de censurer, le président et chef de l’Exploitation, Marc Dutil a au contraire poussé pour que la vidéo soit mise au plus vite sur YouTube faisant ainsi preuve d’une belle ouverture mais aussi de clairvoyance.

En effet, vous imaginez à quel point cette vidéo risque de devenir virale et pas seulement au sein de l’entreprise. À l’externe elle constitue un formidable outil de communication et de mise en valeur de l’entreprise. Auprès des clients, entre autres mais aussi auprès de tous les futurs et potentiels employés de l’entreprise et auprès de ceux qui y travaillent actuellement.

Ainsi et pour ne pas être en reste, les employés du siège social à St-Georges-de-Beauce  y sont allés eux aussi de leur propre initiative et se sont montrés aussi créatifs. Ils ont décidé de faire ce que l’on appelle en chinois un “Stop Motion“. Il s’agit de faire un montage photo, de le coupler avec de la musique et de le mettre en vidéo sur YouTube. Voici le résultat du montage fait à partir de plus de 10 000 photos pour en sélectionner 1 727, 540 heures de travail (sur leur temps personnel), 137 participants et un comité de 10 personnes :

Il n’y a pas que ces trois initiatives qui sont le fait d’employés ou qui mettent en vedette des employés dans le cadre de ce 50e anniversaire de Groupe Canam. Il y a des initiatives plus traditionnelles et organisées par les Communications comme des opérations portes-ouvertes, mais celles mentionnées ici ont l’avantage d’illustrer qu’on peut faire de la communication interne et externe autrement et que les employés ne demandent pas mieux que d’en être partie bénévolement et parfois les vedettes et c’est tant mieux !

Communication interactive Entreprise 2.0 Études Internet Internet of Things Intranet Mobilité Réalité virtuelle Web 3.0

Observatoire 2011- suite et fin: Une entreprise mobile et faite de verre ?

20 juin 2011

Pour terminer ma série de billets sur les résultats de l’Observatoire de l’intranet 2011, je voudrais revenir sur une des tendances identifiées par Isabelle Reyre et Marc Lippa, associés de Michel Germain dans Arctus. Vous pensez que je vais revenir sur la collaboration, les réseaux socio-professionnels ou encore la mémoire d’entreprise™ ? Pas du tout. Je veux revenir sur la MOBILITÉ et surtout sur ce qu’elle préfigure pour les entreprises. Déjà hier, j’ai traité des magasins d’applications qui sont les rejetons naturels de la mobilité comme le sont bien entendu les téléphones intelligents et les tablettes à la iPad.

observatoire2011

Mais dans mon cours à l’Université de Montréal, qui porte sur la communication interactive en entreprise, je parle de l’internet des choses avec d’autres rejetons comme la réalité augmentée et les surfaces tactiles, mobiles ou pas, qui vont précéder de peu le Web 3D, les univers virtuels et les hologrammes. Un cas d’espèce en ce domaine que je traite dans ce cours est celui de CNN qui a eu la vertu de donner réalité et une audience mondiale aux murs tactiles et aux personnages holographiques, des concepts jusque là réservés aux spécialistes et aux films de science-fiction.

holocnn

Parlant d’hologrammes, certains se souviendront qu’en 2004 à la conférence Boule de Cristal de Montréal, le futurologue Ray Kurzweil avait fait apparition sous cette forme pour sa conférence. Et je me souviens d’avoir tâté mon premier mur et table tactiles en octobre 2006, à New York, au Javits Convention Center, où avait eu lieu l’évènement Wired TechFest, organisé chaque année par le magazine Wired pour mettre de l’avant les plus intéressantes nouveautés technologiques de la planète et ce, dans tous les domaines. J’y avais vu alors une foule de gadgets, robots, sphères virtuelles et autres avancées technologiques.

Mais ce qui m’avait le plus impressionné, c’était un mur et une table tactile. Le mur tactile est devenu d’actualité deux ans plus tard, en 2008, lors de la campagne électorale américaine lorsqu’utilisé par CNN, le fameux «Magic Wall».

Le Magic Wall de CNN en action

Mais aussi bien le mur que la table datent d’aussi loin que 2001 quand Microsoft a amorcé le développement et attiré l’attention publique sur le «multi-touch» bien  avant les iPhones et iPads d’Apple, influençant entre autres en 2002 le film Minority Report.

Au Wired TechFest, j’avais eu une démo de la part d’un représentant de Microsoft sur la fameuse table qui est, en fait ce que le iPad n’est pas (avec ports USB, Flash, etc.) et qui permet de travailler, entre autres, avec Google Earth en 3D. Je n’en avais pas alors parlé sur ce blogue mais avais intégré une photo de la présentation dans une de mes conférences sur le futur du Web.

Retour vers le furur…

Bref, tout cela pour dire que le mobile avec ses téléphones et tablettes et ses magasins d’applications sont la prochaine frontière pour les entreprises, surtout à l’interne car quelle entreprise n’a pas encore son application commerciale ou informationnelle pour iPhone ou Android ?

Comme nous n’en sommes qu’au début de l’intégration de la collaboration et des réseaux socio-professionnels il est à se demander si la frontière du mobile sera franchie dans les cinq prochaines années. Mais alors quand les entreprises en arriveront-elles au tactile, à la réalité augmentée aux univers 3D et virtuels ou au DGBL (Digital Game Base Learning) ?

Un groupe de mes étudiants ont fourni un élément à cette réponse en intégrant cette vidéo dans leur travail de fin de session:

Un autre élément de réponse se trouve sur le site DigitalLife, que j’ai découvert grâce aux ami(e)s Philippe Martin et Michelle Blanc. La question posée est: “What do we expect of the future in 2015?”, en lien avec le Web bien entendu. Il y a une série de 15 assertions sous forme de Tweets qui portent en majorité sur la mobilité, comme les prévisions 2015 dans cette vidéo.

Digital Life: Today & Tomorrow from Neo Labels on Vimeo.

En passant, dans cette dernière, on montre le contenu d’une maison interconnectée “A new Connected Home”. Eh bien, “back to the future” car cela me fait penser au reportage spécial réalisé en août 2000 (oui, vous avez bien lu…) par Steven Brier dans le défunt magazine Inter@ctive Week, devenu depuis le eWeek en ligne et produit par ZDNet. Dans ce reportage de fond sur toutes les facettes du futur du Web intitulé “Internet 2004 – Inside Tomorrow” on retrouvait un graphique assez semblable (montage ci-dessous) et il était déjà question de mobilité, d’Internet des choses et même d’Internet 2!!!

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Note: Pour ceux et celles qui seraient intéressé(e)s par cette vieille publication papier, j’en ai encore une copie toute annotée dont je vais me servir dans les prochains jours pour vous faire une série de billets sur les étonnantes prédictions faites en 2004 par les journalistes invités mais aussi par une batterie d’experts dont Tim O’Reilly et surtout sur leur encore plus étonnante précision, onze ans plus tard…

Communication interactive Entreprise 2.0 Gestion des organisations Identité numérique

Entreprise 2.0: à quand une université qui forme des hybrides?

6 novembre 2009

Il y a un peu plus d’un an, j’ai écrit un billet sur le phénomène des hybrides. C’est quoi un hybride me demandez-vous en choeur? Simplement une personne qui de par sa formation ou son expérience de travail, peut cumuler aussi bien les expertises et les usages de la communication et de l’informatique. Cela vaut aussi bien pour les RH et les Ti ou encore toute autre combinaison.

Depuis ce premier billet, j’estime toujours que les entreprises et les universités doivent à tout prix s’entendre pour former ces hybrides, ce qui n’est pas le cas actuellement. Aujourd’hui, on forme toujours les jeunes comme les moins jeunes à des disciplines uniques, qui n’intègrent pas l’utilisation des nouvelles technologies dans leur travail de tous les jours et pourtant, le Web est maintenant un incontournable.

Les diplômés qui sortent de nos institutions de «haut savoir» sont encore, dans bien des cas, très peu en mesure d’assumer la direction d’une stratégie Web d’entreprise (entreprise 2.0). Pour cela, il faut comprendre les grands enjeux certes, mais aussi les technologies qui aideront à les réaliser. Les entreprises perdent actuellement temps et argent à reformer professionnellement leurs diplômés récemment engagés. L’équation est simple: perte de productivité + perte d’argent = perte de compétitivité.

C’est pour cela que je me suis investi dans l’organisation de conférences professionnelles, tout d’abord Intracom puis webcom-Montréal mais aussi dans la formation professionnelle à l’Université de Montréal afin de réaliser un vieux rêve que je partageais avec Jean Lanoix : créer une université d’hybrides ou à tout le moins, des programmes d’hybridation dans nos universités… Mon cours a évolué depuis ses débuts. J’avais tout d’abord repris le traditionnel “Pratiques de la communication interne”.

Pas surprenant, les étudiants s’y inscrivaient avec en pensant retrouver un cours traditionnel avec les grandes théories sur la communication et les vieilles pratiques. Je devais les déprogrammer et dans bien des cas, les plus réfractaires aux nouvelles idées et pratiques étaient les jeunes de la génération Y.

Mais le cours a pris cette année une appellation beaucoup plus appropriée soit : Communication interactive en entreprise et j’ai bien hâte de voir à la prochaine session, quelles seront les attentes. Ce cours est un premier pas, timide je l’avoue mais avec des collègues comme Serge Leclerc et Guy L’Italien et mon directeur de programme Patrice Leroux qui eux aussi s’y mettent, nous devrions être en mesure d’améliorer un tant soit peu et bien humblement, les usages de la communication en entreprise.

Mais avant que le rêve ne se réalise vraiment, il faudra attendre l’arrivée de la «NetGen» à l’université et ensuite dans les entreprises car ce sont eux les vrais hybrides naturels, ceux et celles qui trouveront tout naturel de se faire parler de stratégie de création et d’animation de communautés, de groupes collaboratifs en wikis et de communication corporative par les blogues et la WebTV.

Nouveau paradigme

Ce qui m’amène à bifurquer du sujet et de traiter de ma propre éducation.  J’aurais pu disserter sur ma formation universitaire ou mon expérience professionnelle en communication interne et en technologie, ce qui a fait de moi un de ces hybrides,  des conférences de 2005, les premières à parler de Web 2.0 et qui ont mené à ma spécialisation, mon créneau professionnel en Entreprise 2.0 mais je voudrais plutôt insister sur une autre formation/éducation. Celle de mon fils.

C’est lui qui m’a formé aux univers virtuels et aux jeux vidéos. Le «Serious gaming» c’est aussi son influence. C’est après l’avoir regardé collaborer sur WoW que j’ai fait le lien avec les difficultés des jeunes de la «NetGen» avec le système scolaire traditionnel et que j’ai ensuite pris contact avec Marc Prensky, le père des Digital Natives et grand apôtre du DGBL (Digital Game Based Learning) à l’école.

Nous assistons actuellement et devant nos yeux à l’émergence (j’aime ce mot) d’un nouveau paradigme: pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la transmission du savoir s’inverse. Ce sont maintenant les jeunes qui apprennent aux plus vieux. Vous demeurez sceptiques ? Alors, je vous montre le début d’un article paru dans l’ancienne version de  Le Devoir.com (ci-haut mais non-disponible gratuitement sur internet…dommage).

Ce qui ne veut pas dire que nous les vieux profs n’avons plus notre place, loin de là. Même les fameux Y ne sont pas des hybrides. Donc, avant que les trois générations qui travaillent actuellement en entreprise (Y, X, et BB) ne disparaissent dans les brumes de l’Histoire, il y a encore beaucoup de travail en formation universitaire mais aussi en formation en entreprise!

Mais il y a aussi tout un travail à faire dans les écoles primaires, secondaires et au Cégep avec les profs. Il faut leur enseigner à enseigner différemment et à utiliser les usages du Web 2.0 et surtout 3D. Actuellement ces derniers sont dépassés par leurs propres élèves dans bien des domaines. Normal qu’ils se sentent démotivés et aussi normal qu’ils démotivent leurs élèves, surtout les garçons, moins portés sur l’apprentissage linéaire et individuel mais beaucoup plus sur les apprentissages de groupe avec rétribution quasi immédiate.

Mais cela c’est une autre histoire… Le serious gaming et le DGBL à l’école, ce n’est pour demain. Les jeunes n’ont pas encore un ordinateur portable et un téléphone intelligent et on ne leur montre pas encore assez à bloguer leurs travaux ou encore à gérer leur identité numérique, alors…

Communication interactive Entreprise 2.0 Événements

Le Web 2.0, les réseaux sociaux et l’éducation

18 mars 2009

Demain et pour deux jours, débute à l’Université de Montréal, un important colloque sur le Web 2.0, les réseaux sociaux et l’éducation, colloque organisé par la MATI ou Maison des technologies de formation et d’apprentissage Roland-Giguère (MATI Montréal).


J’aurai l’honneur de participer à ce colloque en tant que conférencier en compagnie de l’ami Sylvain Carle de Praized. Notre sujet d’intervention dans ce  milieu universitaire ? «Expériences d’entreprises Web 2.0 au Québec, des acquis à connaitre pour le milieu de l’éducation». Le titre le dit… Nous sommes parmi les rares oiseaux à faire le lien entre l’entreprise et le milieu de l’éducation. Mais Sylvain et moi avons des divergences de vues en ce domaine et il sera intéressant de voir demain comment nous saurons, ou bien les réconcilier ou alors les exacerber…

Pour ma part, je dois dire que ce colloque m’intéresse au plus haut point puisque j’ai une charge de cours à cette même université où j’essaie justement de faire ce lien auprès de mes étudiants dans un cours sur les nouvelles pratiques de la communication interne dans les entreprises de plus en plus 2.0. J’ai déjà assisté à plusieurs colloques et conférences en milieu universitaire et ainsi pu mesurer le fossé qui sépare la théorie de la pratique…

Je compte bien vérifIer demain si les universitaires présents, conférenciens comme participants, ont cheminé depuis sur la route de la maîtrise des nouvelles technologies et leur intégration non seulement à leur enseignement mais aussi à leur pratique professionnelle (Université 2.0 ?). Je vous en fais un compte-rendu par la suite…

Oh, en passant, si vous regardez bien le programme de ce colloque, vous verrez qu’intervient «en vedette internationale» Patrick Chanezon, de Google. Patrick sera aussi à webcom-Montréal le 13 mai sur le panel animé par Marc Canter Et aussi à souligner le travail dans cette organisation du copain et Yulbizzeur Robert Gérin-Lajoie, directeur du Bureau de l’Environnement Numérique d’apprentissage (BENA) à l’UdM.

Entreprise 2.0 Événements

La MATI se penche sur le cas du Web 2.0…

25 février 2009

Connaissez-vous la MATI ? Non ? Je vous avoue que moi non plus jusqu’à tout récemment… Voici ce qu’on en dit sur leur site :

«Le projet de la Maison des technologies de formation et d’apprentissage Roland-Giguère (MATI Montréal) a vu le jour en 2000 grâce à une donation de la Fondation J.A. De Sève et un partenariat de recherche et développement entre l’Université de Montréal, HEC Montréal et l’École Polytechnique. Elle constitue aujourd’hui une composante essentielle du pôle scientifique et technologique, connu sous le vocable de Technopole-Montréal.

MATI Montréal a pour mission de développer des connaissances, des méthodes et des outils pour l’utilisation des TIC dans l’enseignement et l’apprentissage des sciences, des mathématiques, du génie, de la gestion et des disciplines connexes.»

Dans ce cadre assez large, faut le reconnaitre, la Maison, l’Université de Montréal et ses autres partenaires organisent, les 19 et 20 mars prochains, un important colloque intitulé «Le Web 2.0, les réseaux sociaux et l’éducation», colloque auquel j’aurai l’honneur de participer en tant que conférencier en compagnie de l’ami Sylvain Carle de Praized. Notre sujet d’intervention dans ce  milieu universitaire ? «Expériences d’entreprises Web 2.0 au Québec, des acquis à connaitre pour le milieu de l’éducation». Le titre le dit… Nous sommes parmi les rares oiseaux à faire le lien entre l’entreprise et le milieu de l’éducation.

Pour ma part, je dois dire que ça me convient parfaitement bien puisque j’ai une charge de cours à cette même université où j’essaie justement de faire ce lien auprès de mes étudiants. Oh, en passant, si vous regardez bien le programme de ce colloque, vous verrez qu’intervient «en vedette internationale» Patrick Chanezon, de Google. Patrick sera aussi à webcom-Montréal le 13 mai sur le panel animé par Marc Canter Et aussi à souligner le travail d’organisation du copain et Yulbizzeur Robert Gérin-Lajoie, directeur du Bureau de l’Environnement Numérique d’apprentissage (BENA) à l’UdM.