Parcourir la catégorie

Web politique

Entrepôts de données Innovation Internet2 Politique numérique Web politique

L’avenir du Québec ne passe pas par le Plan Nord mais par un Plan Numérique !!!

15 décembre 2011

Je rebondis sur le billet publié cette semaine par Michelle Blanc à la suite de sa présence à la conférence LeWeb11 à Paris. Michelle note avec justesse que le gouvernement français a démontré de façon évidente son implication dans le numérique (voir son billet) surtout en étant présent lors de la plus grande conférence européenne sur le Web mais aussi en invitant 300 des plus influents acteurs présents à la conférence à rencontrer le chef de l’État Français. Et Michelle de se demander pourquoi le gouvernement du Québec n’en fait pas autant ou qu’il ne soit pas présent à webcom-Montréal, la plus importante conférence sur le Web au Québec…

plannord

Jean Charest lors de l’annonce de son Plan Nord

Surtout que Jean Charest, notre premier ministre, ne daigne pas recevoir les acteurs les plus influents d’ici afin de parler du fameux Plan numérique au lieu de se pavaner avec son Plan Nord. Faut dire que le gouvernement a fait un premier pas en étant présent au dernier webcom avec le OpenGouv, une initiative commandée par le premier ministre au député Henri-François Gautrin. Mais ce n’est peut-être que de la poudre aux yeux, on verra bien mais la présence de Jean Charest à webcom aurait marqué la volonté affiché du gouvernement de faire un virage.

Un virage vers l’avenir. D’aligner le développement économique du Québec vers les nouvelles technologies et entreprises numériques. Au lieu de cela, on parle de développer les ressources naturelles comme on le faisait dans les années 50 ou 60. Brader nos ressources pour que d’autres en fassent des produits de la nouvelle économie. Quel poids aura le Québec face à des géants comme les USA, l’Europe, la Chine, l’Inde, la Russie ou le Brésil ? Pourtant, le Québec occupe une position stratégique, un créneau que nous pourrions occuper si nous ne dormions pas collectivement au gaz comme c’est la cas présentement.

Géographiquement le Québec occupe, d’une part, une place stratégique pour la transmission de données par fibre optique, Il est sur le chemin le plus court pour relier l’Europe et la Chine, donc en mesure de profiter des retombées potentielles de l’installation d’une autoroute à méga-débit, un peu comme le PC1-Cable (PC pour Pacific Crossing et à 640 Gigabits/seconde) qui relie actuellement le réseau WIDE Internet (Widely Integrated Distributed Environment) au Japon au réseau américainAbilene (Advanced Networking for Learning-edge Research and Education) du projet nommé ambitieusement Internet2.

Le Québec pourrait profiter de ce nouvel Internet qui se met en place aux USA et au Japon, certes mais aussi en Europe avec le Projet DANTE (Delivery of Advanced Network Technology to Europe) et son réseau GÉANT2 mais aussi en Chine avec CERNET2 (China Education and Research Network). À la croisée des chemins numériques et virtuels, le Québec pourrait se tailler une place de choix, tant au point de vue économique, technologique que politique et socio-culturel.

L’urgence pour nos gouvernements locaux est d’investir au plus vite dans les infrastructures du futur et non seulement dans celles du présent ou du passé. Imaginez seulement ce que le réseau GÉANT2 a pu réaliser pour le CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) et le projet EGEE (Réalisation de grilles pour la science en ligne) :

«Au cours du mois d’avril 2006, la Grille a en effet été utilisée dans la lutte contre le virus mortel H5N1 de la grippe aviaire. Grâce à l’infrastructure de grille du projet EGEE, six laboratoires en Europe et en Asie ont analysé 300 000 composants de médicaments potentiels pour le traitement de la maladie. Cette recherche, menée sur 2 000 ordinateurs dans le monde entier avec l’aide d’un logiciel développé au CERN, a permis d’identifier et de classer les composés chimiques les mieux à même d’inhiber l’enzyme N1 du virus. En un mois, la collaboration est parvenue à traiter autant de données qu’un seul ordinateur en 100 ans».

C’est donc l’utilisation en réseau ultra-rapide du potentiel des ordinateurs de la planète, ce que l’on nomme le «Grid Computing» mais ces «grilles« sont déjà remplacées par un nuage… Le «Cloud Computing», soit la possibilité de transférer dans le nuage Internet, l’ensemble des données et applications de la planète, le sujet de l’heure et dont j’ai traité en détails ICI.

entrepotsmontage

Lors de l’un de mes passages à San Francisco, pour la conférence Web 2.0 Expo, j’avais relaté l’entrevue entre Tim O’Reilly et Jonathan Schwartz, alors président et CEO de Sun Microsystems, dont voici un extrait :«Ce qu’il veut dire par entrepôts-containers, c’est que Sun, Google et les autres doivent penser à des entrepôts mobiles, qui peuvent suivre les sources d’énergie. Encore plus intéressant, il en est arrivé à parler des entrepôts situés dans des endroits où on réchauffe les équipements au lieu de les climatiser. De l’antigel au lieu de l’air climatisé… Et aussi en arriver à les automatiser complètement. Un peu comme les postes et les centrales hydroélectriques qui sont opérés à distance… En ce sens, certains joueurs comme Microsoft  planifient l’installation d’entrepôts en Sibérie…»

Vous voyez les opportunités ici, entre autres, pour l’économie québécoise. En effet, le Québec est un pays nordique et théoriquement assez froid. Il a une source inépuisable d’énergie : l’eau. Et il a des infrastructures industrielles à recycler dont des alumineries, idéales pour installer des méga-entrepôts de données puisque déjà équipées de l’infrastructure de transformation électrique. Vous imaginez pour l’économie de Shawinnigan ? Ou de Jonquière, ou de Baie-Comeau ? Le gouvernement et l’entreprise privée devraient comprendre et exploiter ce nouvel atout…

Il est clair que le gouvernement du Québec n’a pas compris car il a justement refusé la permission à Google de venir s’installer au Québec… Il y a des sous-ministres qui pensent plus à ne pas faire de vagues jusqu’à leur retraite plutôt qu’à prendre des risques pour assurer le développement économique et technologique du Québec et ainsi assurer notre compétitivité sur la scène mondiale où se joue actuellement le grand positionnement technologique, la «Data War» dont je parle souvent… Il n’ont pas compris que l’installation de méga-entrepôts de données, même s’ils ne créent que peu d’emploi à long terme créent pas contre un environnement favorable à l’installation à proximité d’une foule d’entreprises de haute technologie ayant besoin de deux commodités essentielles fournies au départ aux entrepôts de Google, d’Amazon ou de Microsoft: l’énergie et la bande passante.

Pour mettre en place un véritable Plan Nord technologique et non pas minier,  le Québec pourrait tout de même tabler sur ses atouts traditionnels : sa situation géographique et son climat, ses ressources naturelles, pas les mines mais l’eau et l’hydroélectricité mais aussi la créativité de l’ensemble de sa population qui l’a longtemps placé au-devant de l’industrie du numérique, tant dans les entreprises du Web 1.0 avant l’éclatement de la Bulle, que maintenant avec l’industrie du jeu, celle du eCommerce et du Web 2.0 mais aussi du Web 3D avec des initiatives comme le Panoscope 360 de la SAT et de l’UdM, l’unité Métalab ou encore le programme TOT. Avoir sur son territoire, à la fois les meilleurs réseaux et les entrepôts qui feront partie du «Nuage Internet» est essentiel à notre développement en tant que société et il est urgent d’agir.

Et comme le dit Michelle, il est aussi urgent de reconnaître le travail qui se fait sur le terrain maintenant. Nous étions une dizaine de québécois(ses) à Paris lors du Davos du Web et cela à nos frais. Un peu décourageant quand on voit les Français et les Suisses y être en délégations officielles. Où étaient l’Ambassade du Canada ou la Maison du Québec ? Est-ce normal que les organisateurs de webcom ou de Montreal International Startup Festival doivent payer de leur poche pour faire la promotion des entreprises québécoises du Web à l’étranger ? Poser la question c’est un peu y répondre…

 

 

 

Blogues Web politique

Sommes-nous des Twitter-bourgeois ou même des Web-bourgeois ????

22 novembre 2011

AVERTISSEMENT:

Ce billet peut offenser certaines personnes. Comme il est mentionné à la télé, «Viewer discretion is advised»…

Après ma récente sortie sur Yulbiz et la place des blogues dans un contexte d’affaires, et surtout après les réactions que ce billet a suscitées, je me pose cette question en titre. Pourquoi? Eh bien parce que depuis, j’ai regardé l’ensemble de mes inrteractions sociales sur le Web pour m’apercevoir que je me suis assigi et surtout que je ne suis pas la seul à l’avoir fait. Quand je regarde mes flux Twitter, Facebook, Google+, etc., je les trouve bien calmes par rapport à 2007-2008.

pirate

Les réseaux sociaux sont-ils toujours les vecteurs de changement qu’ils étaient ? Probablement dans les économies et les pays émergents (j’aime ce mot)  comme en Asie ou au Moyen-Orient où ils ont eu un rôle «instrumental» dans la révolte et l’indignation de la population face à une classe dirigeante corrompue et dépassée par l’éclosion d’un  mouvement civil et populaire.

De là ma question: nous qui avons été aux avant-postes des premiers soubresauts de la prise de parole ciotoyenne, que nous est-il arrivé ? Nous sommes bien coîts devant ce qui se passe actuellement dans le monde. Face à la foule des indignés en Espagne, en Libye, en Égypte (bis), à Wall Street ou à la Place Victoria (sic…) à Montréal. Nous qui avons tweeté en direct la protestation du peuple Iranien face à la fraude massive des dernières élections, avons pourtant élu des gouvernements rétrogrades et autoritaires à l’inverse de la démocratie participative que présupposait le 2.0. Je me souviens à San Francisco de la grande messe O”Reilly à la conférence Web 2.0 Expo où le prêtre officiant. i.e. Tim O’Reilly nous disait que nous étions les privilégiés d’un mouvement planétaire… Le sommes-nous vraiment ?

Nous sommes bien tranquilles dans nos niches d’affaires à ne pas prendre position et à simplement«retweeter», «liker» ou partager sur Facebook… Cela me rappelle avec douleur la murale scandaleuse de Jordi Bonnet au Grand Théâtre de Québec inaugurée en 1970: «Vous êtes pas tannés de mourir bande de caves, c’est assez!». À bas le Web bourgeois !!!

Je dis cela en passant…

Communication interactive Médias sociaux Web politique

De Star Trek et l’effet Obama…

17 avril 2009

L’effet Obama se fait sentir jusqu’à Longueuil… Hier, la grosse affaire sur Twitter c’était la découverte du site d’une candidate à la mairie de cette municipalité de la rive-sud, site qui intègre quelques techniques du Web 2.0. La candidate, Caroline St-Hilaire a un blogue avec deux billets de publiés à date et qui, comme le roche lancée à raz l’eau, font des rebonds successifs… Ici c’est partout sur sa page Facebook ! (Wow …)

C’est un début mais je note que la ressemblance s’arrête là. Pas de communautaire, pas de «yes we can», pas de viral, pas de plate-forme de réseautage social et de création de communauté. Juste une petite phrase sur le blogue :« Ensemble, marchons pour un temps nouveau à Longueuil!» et c’est tout… Le reste de son site est hyper traditionnel et sa proposition, ses slogans sont très «je», dans le sens : «je m’implique, je m’engage».

Les créateurs du site : Kaboom Design Communication et Marketing, une petite entreprise de Longueuil créée en 1995 par Jean-Françoys Auclair, président et conseiller technologique. Lui et son équipe ont encore du travail à faire car côté référencement et rayonnement Web, (comme le dit l’ami Éric Baillargeon) y’a beaucoup de chemin à faire… Tapez son nom dans Google… Son site n’est pas disponible sur la première page de résultats de recherche.

Mais on apprend des choses intéressantes tout de même. Ainsi, qu’elle a été députée fédérale pendant 11 ans, qu’elle a été porte-parole du Bloc Québécois pour les droits humains, la Coopération internationale, les Transports, porte-parole en matière de Sport et en matière de Condition féminine, ainsi que Leader parlementaire adjointe et vice-présidente du Comité des priorités de la Chambre des Communes, qu’elle a démissionné de son poste de députée pour se lancer dans cette campagne locale et qu’elle est la conjointe du député péquiste Maka Koto, qui lui aussi, lors de sa dernière campagne a tâté du blogue. Mais depuis, plus rien…

Dans un autre ordre d’idées, hier, je cherchais sur le Web, les cinémas de la rive-sud qui allaient proposer le nouveau film de Star Trek dont la sortie est prévue le 8 mai. Pas possible… Les cinémas offrent tous un horaire, genre calendrier (en encadré rouge à gauche) mais seulement pour les films à l’affiche. Je suis allé sur lecinéma.ca sans bien plus de succès. On montre la fiche du film, sa date de sortie mais encore là impossible de savoir quels cinémas le mettront à l’affiche, seulement l’horaire des films à l’affiche. Frustrant et surtout pas centré utilisateur…


Communication interactive Événements Réalité virtuelle Web 3.0 Web politique

CNN, Star Wars et le mur magique…

6 novembre 2008

Partout à la télé, dans les journaux et sur le Web, on parle de la couverture de CNN de la soirée des élections aux USA, le 4 novembre dernier et en particulier de l’apparition de la technologie des hologrammes, utilisée à deux reprises durant la soirée pour faire apparaître, entre autres, la reporter Jessica Yellin.

Ce n’est pas le première fois que cette nouvelle technologie est utilisée hors des officines du cinéma qui l’a popularisée dans le premier film de la première trilogie de Star Wars (le message de la princesse Laila délivré par R2D2). Elle a été utilisée ici, à Montréal, il y a quatre ans lors de la conférence Boule de cristal de la FIQ pour présenter à distance la conférence de Ray Kurzweil. Voici ce qu’on en disait alors.

Vous vous souvenez de M. Kurzweil ?  Je vous ai déjà parlé ICI de la conférence qu’il avait livrée à TED et de son obsession pour le phénomène de la singularité technologique et de la symbiose homme-machine-ordinateur. Bref, rien de nouveau dans ces hologrammes présentés par CNN mais qui ont tout de même fait sensation, probablement parce que présentés pour la première fois à un auditoire planétaire et grand public.

Mur magique…

Moi, ce qui m’a beaucoup plus fait «tripper» (Et je ne suis pas le seul, parlez-en à l’ami Sylvain Carle), c’est le mur digital ou encore «mur magique» utilisé depuis des mois par John King, de CNN pour sa couverture de la campagne. J’avais vu une première version de cette technologie à la conférence Wired NextFest à New York en octobre 2006. À mon avis, cette technologie est moins spectaculaire que les hologrammes mais ô combien plus efficace.

Une technologie inventée par Jeff Han, fondateur et premier scientifique de la compagnie Perceptive Pixel. Pour vous en convaincre, regardez cette fascinante vidéo sur l’utilisation qu’en fait John King et la montagne d’information qu’il est capable d’en tirer pour les téléspectateurs…

N’en demeure par moins que CNN a prouvé une fois de plus qu’elle avait une longueur d’avance dans l’utilisation des nouvelles technologies dans cette campagne. Et je ne vous parle même pas de son utilisation des médias sociaux tels que YouTube, Twitter et les blogues…

Communication interactive Web politique

«I have a dream» – Yes we can !

29 octobre 2008

Décidément, je suis politique ces jours-ci… Pour ceux et celles qui ne l’ont pas vu à la télé, voici la demi-heure Obama. Rien vu d’aussi inspirant depuis JFK et croyez-moi, j’y étais… J’ai aussi assisté en direct au discours de MLK : «I have a dream…». Aura-t-il le même parcours ou saura-t-il réinventer son pays et le réhabiliter face aux autres nations de cette planète au cours des huit prochaines années ?

Communication interactive Événements Identité numérique Web politique

Le Québec numérique. Lettre ouverte au Premier ministre du Québec

28 octobre 2008

Ce n’est un secret pour personne : depuis au moins deux ans, je peste contre l’immobilisme technologique du Québec, en particulier celui du gouvernement et des entreprises, immobilisme que j’avais dénoncé IcI et ICI entre autres.

Comme c’est le 80e anniversaire de naissance du grand Gilles Vigneault, j’aurais pu reprendre son thème «Lettre de ti-Cul lachance à son premier ministre…». Je reprends plutôt avec un grand plaisir la lettre ouverte écrite par l’amie Patricia Tessier elle-même reprise par l’autre amie Michelle Blanc. Je vous incite à la reprendre également sur votre blogue et veuillez noter qu’il en sera question ce soir au Yulbiz, une autre raison pour vous y présenter en grand nombre :

Monsieur Jean Charest
Premier ministre
Conseil exécutif
Édifice Honoré-Mercier
835, boulevard René-Lévesque Est, 3e étage
Québec (Québec)  G1A1B4
Télécopieur : 418 646-1854

Monsieur le Premier Ministre,

Tout récemment, l’Indice du commerce électronique au Québec et Recherche Internet Canada (RIC) publiaient respectivement un rapport sur l’état de l’utilisation d’Internet au Québec et au Canada.  Suite à la publication de ces rapports, force est de constater que le Québec est nettement en retard par rapport au reste du Canada. Par exemple, avec 64% d’internautes à l’été 2007, le Québec était 19 points derrière l’Alberta qui revendiquait la première place avec un taux de pénétration de 83%.  Le rapport nous démontre aussi que l’on retrouve un écart de 15% dans les niveaux d’adoption entre les Canadiens anglophones et francophones (82% contre 67%).

Par ailleurs, l’Indice du commerce électronique au Québec rapporte qu’il y a eu pour 3,5 milliards de dollars d’achats en ligne sur un an au Québec (septembre 2007 – août 2008).  Toutefois, au moins le tiers de ces achats s’effectue à l’étranger.

• 87 millions de dollars avaient abouti dans les coffres de détaillants ou de particuliers non canadiens en mars dernier (36 % des achats totaux),
• 146 millions de dollars en mai (58 %),
• 103 millions de dollars en juillet (33 %).

Une des raisons principales est qu’il y a peu d’offres québécoises. Uniquement 52% des PME disent avoir leur propre site Internet. Et de celles-ci seulement :

• 30% y proposent du service après vente,
• 26% acceptent des commandes en ligne,
• 7% reçoivent des paiements en ligne.

Nous sommes d’avis que les investissements dans l’économie numérique accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie et que la préparation d’un plan de développement de l’économie numérique est un impératif pour le gouvernement québécois.

Nous avons identifié quatre priorités :

1) Permettre à tous les Québécois d’accéder aux réseaux et aux services numériques et éliminer les barrières liées à la sécurité des transactions en ligne.
2) Accroître l’adoption et diversifier les usages d’Internet dans les entreprises, en particulier les PME.
3) Garantir la formation aux usages des technologies de l’information dès le plus jeune âge.
4) Implanter une gouvernance numérique.

Citoyens

Le gouvernement québécois doit garantir l’accès à tous les Québécois à Internet haut débit partout dans la province. L’Internet haut débit constitue aujourd’hui, comme l’eau, le téléphone ou l’électricité, une commodité essentielle.

Parallèlement, il est critique de renforcer la confiance numérique. Uniquement 47% des adultes québécois considèrent les transactions effectuées par carte de crédit sur Internet très ou assez sécuritaire alors que les problèmes réels de sécurité sont plus rares que dans le cas des transactions hors Internet.

Finalement, des mesures doivent être développées pour assurer la protection de la liberté d’expression des citoyens.  Un individu confiant participera activement aux débats politiques et à l’activité économique et contribuera ainsi à la santé de notre société.

PME

Alors que le développement des PME est l’une des clés de notre avenir économique, celles-ci ne disposent souvent pas des ressources ou des connaissances nécessaires pour évaluer les bénéfices qu’elles pourraient retirer des investissements en TIC et non pas, non plus, l’expertise requise pour définir une stratégie cohérente avec leur stratégie d’affaires.

Le faible taux de participation des entreprises québécoises à l’économie numérique et l’exode des dollars d’achat des Québécois sont inquiétants pour l’avenir de notre économie.  Il apparaît primordial que l’offre de services numériques doit être renforcée au Québec.  Pour atteindre cet objectif, les entreprises doivent trouver un environnement favorable au développement des outils numériques notamment par une sensibilisation accrue des PME et une aide financière à l’investissement.

Éducation

L’introduction d’une formation, dès le plus jeune âge, répond à la nécessité de donner, à chaque enfant, des compétences qui sont devenues aujourd’hui indispensables pour réussir tant au niveau professionnel que social.

À cet égard, il est pertinent de garantir la disponibilité d’un accès à Internet haut débit et WiFi dans chaque école et université, d’améliorer les synergies des universités avec les entreprises en général et les entreprises de haute technologie en particulier et de créer des incubateurs d’entreprises.
Finalement, la numérisation accrue et la disponibilité en ligne des contenus académiques et leur libre accès sont des incontournables.

Gouvernement

L’efficacité des actions « numériques » du gouvernement passera par une mise en œuvre concertée et non par un écartèlement des efforts et des budgets entre différents ministères.  Il nous appert critique que ce rôle soit regroupé sous un seul ministre avec une capacité d’agir de façon transversale.

L’administration publique doit moderniser l’accès au travail parlementaire en implantant des outils additionnels d’information, de transaction et d’échange.  La transparence doit être à l’ordre du jour et le gouvernement doit ainsi démontrer qu’il a confiance au fait que les citoyens sont d’importants contributeurs à notre système démocratique.
Il est aussi impératif que le gouvernement québécois soit un porte-parole de la neutralité du net et s’assure qu’Internet demeure ouvert et accessible à tous.
Finalement, il est important que le gouvernement provincial supporte et guide les gouvernements municipaux en matière de politiques numériques. En effet, ces derniers sont des acteurs importants du développement de l’économie numérique locale.

En conclusion, sans actions claires du gouvernement, nous croyons que le Québec court le risque de maintenir son retard et d’être laissé pour compte dans l’économie de demain. Nous vous demandons de planifier, au plus tôt, un exercice de réflexions et un plan de mise en œuvre pour stimuler l’économie numérique au Québec afin que nous puissions, non seulement rattraper le retard, mais devenir une nation qui prendra sa place et se distinguera dans la nouvelle économie.

Veuillez agréer, Monsieur Charest, nos salutations les plus distinguées.

Regroupement YulBiz Montréal

N’hésitez pas à ajouter vos noms en commentaires et en signant ce document ce soir. Un groupe Facebook viens d’être créé. N’hésitez pas à le joindre Monsieur Charest – Le Québec a besoin d’un plan numérique

Communication interactive Événements Web politique

Voter ou ne pas voter ? Là est la question…

2 octobre 2008

Bon, voici ce matin ma modeste contribution aux campagnes électorales en cours ici au pays mais aussi au Sud de la frontière. Y’a pas seulement que les artistes québécois qui se mobilisent pour les prochaines élections avec des vidéos percutantes comme Cultureenpéril ou encore unissonsnosvoix.ca. Nos voisins du Sud ont aussi fait des petites merveilles avec, entre autres imvotingrepublican.com. Mais aussi et surtout cette vidéo que j’ai découverte sur le blogue du Google qui soutient l’initiative. La vidéo est intitulée «Don’t vote».

[youtube VhDRVKDcXQo]

On devrait en faire une du même genre pour réveiller les jeunes de la génération Y d’ici. Je lisais récemment que  seulement 37% des 18-25 ans envisageraient de voter le 14 octobre

Cloud Computing Communication interactive Internet2 Web politique

De l’immobilisme des entreprises québécoises (suite et fin)

25 août 2008

En ce lundi nuageux et frisquet qui me fait penser à l’automne, je voulais parler de choses et d’autres. Juste quelques mots en premier sur mon dernier billet qui a suscité bien des commentaires, la majorité d’appui. En plus des commentaires, je voulais partager avec vous le billet de l’ami Francis Bilodeau sur son blogue Kranf.com, qui va dans le même sens. À lire aussi le commentaire du PDG de Dessins Dummond, Yves Carignan sur la «frilosité» des entreprises québécoises. Je ne suis pas le seul donc à déplorer le manque de vision des entreprises québécoises et notre immobilisme technologique qui met sérieusement en danger notre compétitivité internationale.

Je vous ai parlé en juin de Dion Hinchcliffe qui à Boston avait parlé de l’informatique traditionnelle, dépassée et qui ne génère plus que 20 % d’innovation contre 80 % de statu quo, ce qui était l’inverse avant : Et ce sont les vieux entre 45 et 55 ans qui contrôlent les services Ti et ces «vieux» emploient 80% de leur budget pour le maintien des infrastructures traditionnelles et leur sécurisation. Je vous ai aussi parlé du cas de Google dont on a refusé l’implantation d’un entrepôt de serveurs au Québec.

Pourtant l’aluminerie de Shawinnigan va être démantelée… Les élections fédérales s’en viennent et seront ensuite suivies de celles au Québec et je gage avec vous que cette question n’apparaîtra même pas sur le radar des politiciens à moins que… À moins qu’il n’y ait des centaines de sorties de blogueurs, de leaders de l’économie technologique québécoise et de journalistes techno comme celle de Michel Dumais.

Ce dernier a commis une lettre ouverte-billet, le semaine dernière, sur le manque de vision de l’administration municipale du maire de Montréal. Malgré que je ne partage pas tout ce qui y est écrit, il relève un fait criant : Un manque de vision qui a amené le maire Tremblay à faire tout un show médiatique sur la présence de Montréal sur la nouvelle plaque de jeu du Monopoly international (sur le terrain le plus cher Promenade) au lieu de faire avancer un dossier beaucoup plus important pour la compétitivité et la visibilité internationale de sa ville soit le financement de Ile Sans fil. Cette OSBL est au bord du gouffre et pourtant vise à offrir l’Internet «wireless» au plus grand nombre en utilisant les espaces publics, les restos, bars et cafés.

Quand les entreprises et les administrations vont-elles finir par comprendre que l’avenir passe par l’Internet, le sans fil, le Web 2.0, les espaces branchés et virtuels ainsi que par tous ceux et celles qui y oeuvrent et qui ont fait de Montréal un pôle technologique autrefois mondialement reconnu ? Quand finiront-ils par écouter les experts internationaux qui se succèdent à des conférences comme webcom, ici à Montréal ? Triste de constater que nous creusons l’écart qui nous sépare de l’Europe et de nos voisins du Sud et de l’Ouest…

En terminant, je voulais aussi souligner un billet sur lequel je suis tombé au cours du WE entre mon vélo et et mes «drives» de golf . Un billet lu sur Kelblog, le blogue de Catherine Nivez et Pierre Chappaz. Ces derniers notaient que pour la première fois, Apple vaut plus que Google ! Un petit milliard de $ de plus soit 154 contre 153… Intéressant phénomène dû en grande partie à la popularité des iPhone, iPods et autres «i». Encore plus intéressant de lire les commentaires à ce billet. On y note une méfiance latente, non pas contre Google mais bien envers Apple. Certains parlent de mode éphémère, d’autres de confiance, d’autres de philosophie technologique.

Et finalement une invitation à tous et à toutes pour le Yulbiz-Montréal de la rentrée qui aura lieu demain à 18h00 au Café Méliès à Montréal ! On y fêtera le troisième anniversaire du blogue de l’amie MichelleBlanc.

Communication interactive Événements Web politique

Google vient en aide aux blogueurs…

19 août 2008

Je fais rarement dans les billets sur le Web et la politique… Les derniers remontent à presque un an. Mais ce midi, je suis tombé sur un Twitterpost de Jeremiah Owyang, de Forrester, référant à la campagne présidentielle aux États-Unis. Ce dernier réfère à un article paru dans le Wall Street Journal.

Ainsi, ce dernier annonce que Google (qui d’autre!) fournira un espace de 8 000 pieds carrés sur deux étages pour accommoder les blogueurs qui assisteront à la prochaine convention du Parti Démocrate à Denver la semaine prochaine. Se gardant bien de prendre parti, Google a aussi annoncé qu’il ferait de même pour les Républicains en septembre…

Le but ? :«With its financial support for the “Big Tent” blogger facility at the Democratic convention, Google stands to gain exposure and goodwill from 500 or so bloggers who paid $100 for access to the facility, run by a coalition of bloggers. Google’s software and services will be featured, including a kiosk in the public area of the tent where anyone can post videos on YouTube». Le Web 2.0 entre de plein pied sur le plancher des…